Consoles et encoignures

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N° 140
Secrétaire mécanique à écrire debout en placage d’acajou, acajou flammé et mouluré ouvrant à un tiroir en ceinture et deux tablettes coulissantes, le dessus découvrant un miroir orientable à mécanisme, une tablette rabattable formant pupitre, plumiers en acajou massif et godets en laiton doré, les montants fuselés à cannelures rudentées terminés par des roulettes et réunis par une tablette d’entretoise échancrée.
Attribué à Jean Henri Riesener. Epoque Louis XVI. (manques). H. : 108 cm, L. : 70,5 cm, P. : 43 cm. Relativement peu d’ébénistes se sont illustrés à ce niveau de qualité à la fin du XVIIIe siècle dans un style épuré, sans excès de bronzes dorés, en accordant une grande importance au traitement de l’acajou, utilisé massif ou plaqué sur un chêne au grain très fin et aux assemblages proches de la perfection.
Parmi la quantité de meubles réalisés dans cet esprit, la plupart de ceux présentant une moulu- ration double vers une tablette en retrait (comme nous la trouvons en façade, sur les côtés et à l’arrière de ce meuble) sont estampillés ou attribuables à l’ébéniste Jean-Henri Riesener (1734- 1806, reçu maître en 1768). A l’appui de cette remarque, il est assez éclairant de se reporter à la série de bureaux plat de différentes tailles, présentant ou non des bronzes au sommet des pieds, tel que celui livré pour l’administration du garde meuble royal en 1783 pour la Maison du roi (voir Pierre Verlet, Le Mobilier royal français, tome I, Paris, 1990, pl. XIII), parmi les nombreux meubles de Riesener présentant cette caractéristique peu commune, nous nous permettrons égale- ment de citer les six encoignures livrées les Tuileries en 1784 (Verlet, op. cit., tome IV, p. 105) ainsi que la table vendue à Pau le 27 septembre 2008 ou la table tric-trac du musée Carnavalet à Paris (MB 299).
A cet élément stylistique s’en ajoute un autre venant renforcer l’attribution à Riesener, il s’agit de l’usage du bronze de l’entrée de serrure en cartouche feuillagé que l’on ne peut pas ne pas rapprocher de Riesener tant l’ébéniste en fît un large usage. A cet égard, citons s’il en est besoin la commode estampillée identique à celle du musée Carnavalet à Paris (MB 462) vendue à Drouot étude Brissonneau et Daguerre, le 4 novembre 2011, lot 125 (l’entrée de serrure reproduite en gros plan au catalogue).

Secrétaire mécanique à écrire debout en placage d’acajou, acajou flammé et mouluré ouvrant à …

N° 135
Paire d'encoignures en acajou et placage d'acajou, plateau de marbre blanc. Epoque LOUIS XVI. (accidents, usures) Jean-Henri Riesener (1734-1806), reçu maître en 1768, ébéniste ordinaire du roi en 1774. Traces d'estampille J. H. RIESENER à deux reprises sur l'une des encoignures. Fer du Garde Meuble de la reine et fer CT timbré d'une couronne royale pour le Petit Trianon, marque peinte à l'encre noire du N°. 86. 2 sur les deux. Ornementations, entrées de serrure et athénienne en argent doré 1er titre 950 millièmes rapportés. Hauteur: 90 cm - Largeur: 54,5 cm - Profondeur: 38 cm Provenance: Garde Meuble de la reine Marie-Antoinette. Petit Trianon. De forme triangulaire à pans coupés en section, formant ressauts pour les montants disposés dans leurs extrémités, ces encoignures en acajou ouvrent par un tiroir en ceinture et par un vantail en façade, les deux à encadrements moulurés formant une légère avancée. La ceinture ainsi que la base sont soulignées par une baguette et un listel en encorbellement. Elles reposent sur des pieds droits réunis par des consoles réunies par consoles en arc de cercle à la traverse frontale de la base. Les vantaux sont ornés en leur centre d'une importante applique de bronze doré au mat représentant une cassolette flammée, montée sur un trépied à jarrets feuillagés et griffes de lion, qui soutiennent une vasque à cul-de-lampe en forme de fleuron pendant avec des feuilles et graines d'acanthe, décorée de registres de cannelures formant un motif étoilé à la base, une bande striée sous la gorge et des cannelures torsadées sur le col mouluré. Les vases à fonds ondés sont munis de deux anneaux sur les côtés et reposent sur une plinthe rectangulaire. Les tiroirs présentent des entrées de serrure en forme de médaillons circulaires entourés de chutes de lauriers et soutenus par des noeuds de rubans. Chaque encoignure est coiffée d'un plateau en marbre blanc veiné dont le pourtour est mouluré en cavet. Cette paire d'encoignures faisait partie de l'ameublement du Petit Trianon, comme l'attestent les marques de cette résidence présentes sur chacun de nos meubles. Ils portent aussi les fers du Garde Meuble privé de la reine Marie-Antoinette et un numéro d'inventaire peint à l'encre noire de cette administration dont les archives ne nous sont pas, hélas, parvenues. Ainsi, les commandes privées de la reine pour le Petit Trianon n'étaient pas enregistrées dans le Journal du Garde Meuble de la Couronne. Cependant, Riesener, qui apposa son estampille sur l'une de nos encoignures, avait exécuté dès les années 1779 des meubles semblables en acajou, comme l'atteste ce même Journal: ainsi, le 10 juin 1779, il livra trois encoignures en acajou avec leur dessus de marbre Sainte Anne, « ayant portes et tiroirs fermant à clef avec entrées de serrures et anneaux de bronze ciselé doré d'or moulu » pour le salon de Mesdames Tantes du roi à Montreuil, qui furent enregistrées sous le numéro 29981. Plus tard, le 23 novembre 1784, il fournit pour le service de la Reine aux Tuileries « six encoignures de bois d'acajou ayant 15 pouces d'équerre sur 32 pouces de haut, composées de deux tablettes, l'extérieur en bois d'acajou formant pilastre sur les deux côtés, les panneaux entourés de moulures, l'intérieur mis en couleur d'acajou »2, avec les marbres blanc veiné, qui furent enregistrés dans le Journal sans numéro d'entrée. Par ailleurs, deux de ces encoignures furent identifiées par Pierre Verlet, qui retrouva leur affectation pour la garde-robe des petits appartements de la reine, aux Tuileries, ainsi que le mémoire de Riesener3. Bien que dépourvues de tiroirs et sans porte en façade, leur composition du bâti et des montants n'est pas sans rappeler notre paire d'encoignures. Le Registre de distributions de meubles dans les Maisons royales fait état, lui aussi, le 14 juin 1786, de « 4 Encoignures en bois d'acajou à dessus de marbre blanc »4, reçues par le Contrôle Général, elles non plus sans numéro du Garde Meuble de la Couronne et vraisemblablement exécutées par le même ébéniste. Plusieurs meubles provenant du Petit Trianon et portant des marques similaires sont conservés, dont un bureau plat dans les collections du musée J. P. Getty5, une petite table à écrire à Waddesdon Manor6, une autre passée en vente7, les trois par Riesener, une petite commode portant l'estampille de Deloose, sous-traitée par le même Riesener8, une table de nuit d'aspect Louis XV, estampillée par Peridiez et livrée probablement en 1768 par Joubert9, enfin une seconde, portant le n°17 du Garde Meuble de la Reine10, etc.

Paire d'encoignures en acajou et placage d'acajou, plateau de marbre blanc. Epoque LOUIS XVI. (accid…
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