Ménagères et Couverts

Ménagères et Couverts

Filtres

10092 Résultats
Du
Au

N° 87
« La Beauté/ Hosn » jouant au Chaupar. Peinture provenant de l'album dispersé dit de « Hosn ». Gouache montée sur grande page d'album cartonnée à marges mouchetées or. Sur une terrasse donnant sur une étendue d'eau, deux belles femmes jouent au chaupar ou pachisi ; derrière elles, deux servantes tiennent un cauri et un morchal. En fronton dans la marge, cartouche doré inscrit: « tasvir hosn mashghûl? » / illustration de « La Beauté »... Inde, art Moghol, XVIIIe siècle. Dim. page : 48 x 32,5 cm ; dim. peinture : 30,6 x 22,5 cm. Provenance : Sir Elijah Impey, Chief Justice of Bengal, Calcutta, fin XVIIIe siècle. Cette miniature provient de l'album dispersé, dit de « Hosn », album rattaché à la collection de Sir Elijah Impey, du fait que plusieurs pages portaient une inscription donnant son nom. Cet album, pour des raisons inconnues encore, arrive en France à la fin du XIXe siècle et ses pages sont vite dispersées et vendues séparément. Sir Elijah Impey, Chef de Justice du Bengale à l'époque du gouverneur général Warren Hastings (1774-1785), était un grand collectionneur de miniatures indiennes. Avec sa femme, il avait fait aménager à Calcutta une ménagerie où des artistes ont pu pendant trois ans peindre les animaux les plus variés. A la façon des empereurs moghols, les anglais s'attachèrent à former des albums de peintures, réalisés soit avec des peintures et dessins de maîtres anciens, soit avec des peintures exécutées sur commande par des artistes indiens ou anglais de l'époque. Pour d'autres pages de l'album dit de « Hosn », voir : J. Soustiel et M. Beurdeley, Collection Jean Pozzi, Mes Rheims et Laurin, Palais Galliéra, Paris, 5 décembre 1970, n°17 à 20, 24, 71 et 82 ; M.C. David et J. Soustiel, Miniatures Orientales de l'Inde -3-, Exposition Galerie J. Soustiel, Paris, mai- juillet 1983, n°26 ; J. Soustiel et M.C. David, Art Islamique, Collection Louis Gonse, Mes Daussy-Ricqlès, 16 décembre1988, n°14,19 et 20, et une dernière dans une collection privée à Paris. Le chaupar ou pachisi est un jeu indien très populaire, remontant au IVe siècle et pratiqué surtout par la Cour et l'Aristocratie. Ce jeu est connu notamment grâce à Abu'l Fazl, historien d'Akbar, qui en a fait une description très précise dans le premier volume de son ouvrage The A'in-i Akbari. (Abu'l Fazl, The A'in-i Akbari, vol. I, Royal Asiatic Society, Calcutta, 1977, pp. 315-316, et pl.XVII). Le chaupar peut se jouer à deux ou à quatre. Le plateau de jeu a la forme d'une croix constituée de deux rectangles. Les joueurs prennent place chacun devant l'une des quatre pointes de la croix, et disposent de trois dés et seize pions, de quatre couleurs différentes. Abu'l Fazl rapporte aussi quelques anecdotes au sujet de ce jeu ; « il pouvait y avoir près de deux cents joueurs, et nul n'était autorisé à quitter le jeu avant d'avoir terminé au moins seize parties, qui pouvaient parfois durer des mois ». Il ajoute avec humour que si l'un des joueurs perdait patience, on lui donnait à boire une tasse de vin ! Il existe un jeu de chaupar grand format, de plein air, en pierre, à Fatehpur Sikri, réalisé pour le divertissement de l'empereur Moghol Akbar (1542-1605). Pour des études plus récentes sur ce jeu, voir : A.Topsfield, The Art of Play : Board and Card Games of India, Marg Publications, New Delhi, décembre 2006 ; F. Galloway, Sringar, An exhibition celebrating divine and erotic love, 23 octobre-23 novembre 2007, p. 82, n°31.

« La Beauté/ Hosn » jouant au Chaupar. Peinture provenant de l'album dispersé dit de « Hosn ». Gouac…
Enchère terminée
123..202>