Sculpture en terre cuite

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N° 35
DINDON CULTURE VERACRUZ, REMOJADAS, CÔTE DU GOLFE,
MEXIQUE CLASSIQUE, 600-900 AP. J.-C.
Céramique brun-beige et brun orangé fortement oxydée de noir.
H. 49 cm - L. 44,5 cm
Veracruz turkey vessel, Gulf Coast, Mexico
H. 19.29 in - L. 17.32 in
Provenance
Galerie Edward H. Merrin, New York, début des années 1970.
Publication
Pre-Columbian Art of Mexico and Guatemala, Edward H.
Merrin Gallery, New York, début des années 1970, n°18, reproduit dans le catalogue.
S'il ne fallait retenir qu'une seule espèce animale offerte au reste du monde par la Mésoamérique, c'est bien le dindon, oiseau totalement domestiqué dès l'époque Formative (vers 3500 avant J.-C.). Loin d'avoir été élevé uniquement pour sa chair, l'exploitation du dindon visait aussi des fins rituelles, comme en témoigne la découverte de dindons déposés entiers en contexte d'offrande. A l'époque Classique, l'image de l'oiseau gagne en importance: des récipients funéraires mayas aux sculptures en pierre de la Côte du Golfe, en passant par d'innombrables figurines et de petits instruments à vent en terre cuite, le dindon va domestiquer à son tour l'univers figuratif mésoaméricain. Il est facilement reconnaissable à son corps massif surmonté d'une petite tête dénudée de plumes, à la peau ridée et couverte d'excroissances charnues. L'attitude du mâle faisant la roue, ailes baissées, demeure sans conteste la posture la plus emblématique du dindon dans les arts figuratifs des cultures précolombiennes.
Dans la pensée mésoaméricaine, le dindon représente la victime sacrificielle par excellence. Il est souvent le double animal des sorciers, et peut susciter la crainte. Son ambivalence symbolique, oscillant entre mépris et respect, lui a également valu d'être associé à la noblesse.

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23 mars
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