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N° 329
**Suite de deux marquises, quatre fauteuils et quatre chaises en bois peint et doré à dossier plat et rectangulaire, les dossiers à décor de frises de feuilles d’acanthe prolongés par des accotoirs à supports en balustre à cannelures, feuillages, rudentures, perles et cordelettes ; reposant sur une ceinture, incurvées pour les chaises et fauteuils, à décor de feuilles d’acanthes dans des demi-cercles, reposant sur des pieds fuselés à boule, cannelures, rudentures, asperges perles et cordelettes surmontés de rosaces dans les cases (deux manquantes) ; étiquettes manuscrites du XVIIIe siècle inscrites à l’encre : Monsieur le (…) d’Hosten / Chambre à Coucher..
Estampille de Georges Jacob, menuisier reçu maître en 1765..
Vers 1795..
UN FAUTEUIL AVEC DEUX TRAVERSES ENDOMMAGEES - REHAUTS D'OR D'EPOQUE POSTERIEURE
Fauteuils : H : 93 cm, L : 60 cm.
Marquise : H : 94 cm, L : 80 cm.
Chaises : H : 93 cm, L : 51 cm.
Provenance : .
- Commandée à Georges Jacob par Jean-Baptiste Hosten pour son hôtel de la rue Saint Georges à Paris achevé en 1795..
- Probablement léguée à sa fille Pascalie d’Arjuzon (1774-1850) qui conserve l’hôtel de la rue Saint Georges jusqu’en 1823..
- Collection particulière, Paris..
Références bibliographiques :.
Michel Gallet, Claude Nicolas Ledoux, Paris, 1980, p. 209-213. Bruno Pons, Grands décors français, 1650-1800, Dijon, 1995, p. 395-410.
Daniel Rabreau, Claude Nicolas Ledoux, Paris, 2005, p. 101-104.
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Un dessin de l’architecte Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), publié dans son Architecture considérée sous le rapport de l’art, Paris, 1804, nous donne une idée de l’aspect de la façade de l’hôtel côté jardin (ill. 1). Des trois fenêtres au rez-de-chaussée, intéressons-nous à la troisième en partant de la gauche. Derrière cette fenêtre, le plan de l’étage (ill. 2) nous l’indique, se trouvait la chambre à coucher de monsieur Hosten dans laquelle se trouvait le mobilier de Jacob. Le projet originel de l’hôtel constituait un ensemble immobilier s’étendant à l’angle des rue Saint Georges et Saint Lazare. Lorsque l’on tournait à gauche rue Saint Lazare pour prendre la rue Saint Georges, l’entrée de l’hôtel Hosten se faisait par un passage cinquante mètre plus loin sur la gauche, juste avant d’arriver à l’actuelle rue de Châteaudun ; plus précisément avant d’arriver rue Ollivier percée en 1824 en détruisant une grande partie du lotissement Hosten, et plus tard rebaptisée rue de Châteaudun. L’hôtel Hosten demeura cependant jusqu’à sa destruction en 1885. La principale caractéristique architecturale du projet de Ledoux, probablement légèrement modifié au cours de l’exécution, demeure sans doute l’usage de la serlienne palladienne ; le principe d’une fenêtre centrale cintrée dans le haut et flanquée de deux baies rectangulaires que l’on retrouve très clairement sur les différents documents dont nous disposons (voir notamment Gallet, op. cit., p.211-212). Au moment de la destruction de l’hôtel Hosten en 1885, le célèbre historien des arts décoratifs Alfred de Champeaux, en fait une brève description. Nous retiendrons à cet égard, ce qu’il écrit quelques années plus tard au sujet de la chambre à coucher : « A gauche du salon, une chambre à coucher, où se déroulait une longue frise peinte en grisaille qu’accompagnaient un plafond et des pilastres arabesques ». C’est bien cette pièce, d’assez grande dimension, qui accueillait quelques années auparavant les quatre fauteuils, quatre chaises et les deux marquises qui retiennent ci notre attention. Il est intéressant de noter par ailleurs que la pièce suivante, le grand salon, était ornée de boiseries somptueuses en bois sculpté et doré à panneaux peints dans le goût arabesque à décor de femmes ailées, vases de fleurs et sujets antiques par Rousseau de la Rottière, lesquelles sont aujourd’hui remontées au musée J. Paul Getty à Los Angeles et en constitue l’un des fleurons. Sans pouvoir apporter de preuve formelle il est cependant probable que le décor et l’ameublement de l’hôtel s’effectua sous le contrôle et vraisemblablement d’après les dessins de Ledoux, tout comme pour l’hôtel d’Uzès quelques années plus tôt.
 

**Suite de deux marquises, quatre fauteuils et quatre chaises en bois peint et doré à dossier plat e…
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