Description
COIFFEUSE et son NÉCESSAIRE en marqueterie ouvrant à trois volets, découvrant un miroir au centre et deux volets à décor intérieur de vases à l'Antique fleuris et d'objets populaires. Deux autres volets découvrent des caissons gainés et garnis de verreries en cristal à filets or et des pots à crème en porcelaine de Sèvres polychrome à décor de semis de barbeaux, marqués des " LL " entrelacés ; lettre date de 1782. En façade, elle ouvre par une tablette et quatre tiroirs en caisson, et repose sur des pieds gainés, aux réserves de bois teintés. Le dessus, les côtés et les façades des tiroirs présentent des tableaux en marqueterie de bois polychromes sur fonds de bois teintés tabac et de bois teintés de couleur bleu (décolorés vert) figurant des villages animés au bord de l'eau sur laquelle des cygnes flottent. Ces tableaux sont inscrits dans des encadrements de bois de rose, soulignés de filets aux angles incurvés et de filets à d'encadrement à la grecque. Sabots à roulettes en bronze doré. Attribué à l'ébéniste André Louis Gilbert, reçu maître le 20 juillet 1774. Époque Louis XVI. Haut. 77,2, Larg. 87,8, Prof. 54,8 cm. (petits accidents, fentes et manques) Provenance : - Christine Hypolite de la Poix de Freminville (1763-1847), première femme de chambre de Madame Royale, à propos de qui la reine Marie-Antoinette écrit le 24 juillet 1789 : " Elle a un caractère doux et liant, est fort instruite, et c'est elle que je désire charger de continuer les leçons à la place de l'abbé d'Avaux. Elle en est fort en état et, puis-que j'ai le bonheur d'en être sûre, je trouve qu'elle est préférable à tout. Au reste, ma fille l'aime beaucoup et y a confiance. " ; - par descendance : collection du comte François de Burgat (1860- ?), époux de Marie de La Poix de Freminville (1868-1937), arrière petite-fille de la précédente. Une " notice de la table poudreuse " de sa main sera remise à l'acquéreur ; - acquis du précédent vers 1900 par Joanny Peytel (1844-1924) : grand collectionneur, il compte parmi les donateurs du musée du Louvre et du musée Rodin, finançant le pavillon de l'Alma au Trocadéro pour l'Exposition universelle de 1900 où sont exposées les oeuvres de Rodin dont il est le mécène et l'exécuteur testamentaire. Une photographie d'époque montre la table dans son salon du 130 rue du faubourg Saint-Honoré à Paris ; - par descendance : collection parisienne. Powder table and its necessary attributed to Gilbert, having belonged to the governess chosen by Queen Marie-Antoinette in 1789 for her daughter Madame Royale, Louis XVI period. Bibliographie : Pierre Kjellberg, " Le Mobilier Français du XVIIIe siècle ", éd. de l'Amateur, Paris, 1986. Les mêmes marqueteries représentant des cygnes, certaines maisons et des bâtiments se retrouvent sur plusieurs meubles estampillés par Gilbert, notamment une table de salon Louis XV, une petite commode Transition, un secrétaire Louis XVI et une commode à ressaut Transition, reproduits pages 357 à 359.

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COIFFEUSE et son NÉCESSAIRE en marqueterie ouvrant à trois volets, découvrant un miroir au centre et deux volets à décor intérieur de vases à l'Antique fleuris et d'objets populaires. Deux autres volets découvrent des caissons gainés et garnis de verreries en cristal à filets or et des pots à crème en porcelaine de Sèvres polychrome à décor de semis de barbeaux, marqués des " LL " entrelacés ; lettre date de 1782. En façade, elle ouvre par une tablette et quatre tiroirs en caisson, et repose sur des pieds gainés, aux réserves de bois teintés. Le dessus, les côtés et les façades des tiroirs présentent des tableaux en marqueterie de bois polychromes sur fonds de bois teintés tabac et de bois teintés de couleur bleu (décolorés vert) figurant des villages animés au bord de l'eau sur laquelle des cygnes flottent. Ces tableaux sont inscrits dans des encadrements de bois de rose, soulignés de filets aux angles incurvés et de filets à d'encadrement à la grecque. Sabots à roulettes en bronze doré. Attribué à l'ébéniste André Louis Gilbert, reçu maître le 20 juillet 1774. Époque Louis XVI. Haut. 77,2, Larg. 87,8, Prof. 54,8 cm. (petits accidents, fentes et manques) Provenance : - Christine Hypolite de la Poix de Freminville (1763-1847), première femme de chambre de Madame Royale, à propos de qui la reine Marie-Antoinette écrit le 24 juillet 1789 : " Elle a un caractère doux et liant, est fort instruite, et c'est elle que je désire charger de continuer les leçons à la place de l'abbé d'Avaux. Elle en est fort en état et, puis-que j'ai le bonheur d'en être sûre, je trouve qu'elle est préférable à tout. Au reste, ma fille l'aime beaucoup et y a confiance. " ; - par descendance : collection du comte François de Burgat (1860- ?), époux de Marie de La Poix de Freminville (1868-1937), arrière petite-fille de la précédente. Une " notice de la table poudreuse " de sa main sera remise à l'acquéreur ; - acquis du précédent vers 1900 par Joanny Peytel (1844-1924) : grand collectionneur, il compte parmi les donateurs du musée du Louvre et du musée Rodin, finançant le pavillon de l'Alma au Trocadéro pour l'Exposition universelle de 1900 où sont exposées les oeuvres de Rodin dont il est le mécène et l'exécuteur testamentaire. Une photographie d'époque montre la table dans son salon du 130 rue du faubourg Saint-Honoré à Paris ; - par descendance : collection parisienne. Powder table and its necessary attributed to Gilbert, having belonged to the governess chosen by Queen Marie-Antoinette in 1789 for her daughter Madame Royale, Louis XVI period. Bibliographie : Pierre Kjellberg, " Le Mobilier Français du XVIIIe siècle ", éd. de l'Amateur, Paris, 1986. Les mêmes marqueteries représentant des cygnes, certaines maisons et des bâtiments se retrouvent sur plusieurs meubles estampillés par Gilbert, notamment une table de salon Louis XV, une petite commode Transition, un secrétaire Louis XVI et une commode à ressaut Transition, reproduits pages 357 à 359.

Estimate 5 000 - 8 000 EUR *