Description
*Paul ÉLUARD. RECUEIL de 23 MANUSCRITS autographes, dont 4 signés, et une P.A.S., 1934-1946 ; 31 feuillets la plupart in-4 ou in-fol. montés sur des feuillets de papier vélin fort, reliés en un volume in-fol. maroquin janséniste rouge, cadre intérieur orné, dos à 5 nerfs avec pièce de titre de cuir noir, tranches dorées.

TRES BEAU RECUEIL DE 23 POEMES EN MANUSCRITS DE PREMIER JET ET DE TRAVAIL.
En tête, on a relié cette note de Paul Éluard, du 27 décembre 1946 : « Les manuscrits de poèmes de ce recueil sont tous de premier jet. Le texte automatique en prose est une copie destinée à l’impression dans Minotaure. J’en ai détruit le manuscrit original. (Les différentes versions d’un même poème comportent toutes des variantes) »…
L’a b c de la récitante, dédié « à Félix Labisse », à l’encre bleue (les derniers vers refaits), signé, 7 quatrains ; il a servi de préface à une exposition de Labisse aux Galeries Apollo à Bruxelles (1947), a été recueilli dans Voir (1948) : « Je compte sur mes yeux un et deux dira-t-elle »…
Avec moi, signé, au crayon noir, avec de nombreuses ratures et corrections, 5 quatrains et un monostique. Version très différente d’un passage intégré dans Poésie ininterrompue [I] (1946) : « Il rejeta ses draps il éclaira la chambre […] L’égale pauvreté d’une vie limitée ».
Des jours entre les jours des hommes entre les hommes, à l’encre bleu nuit, très corrigé, 2 huitains et un monostique. Publié dans Élites françaises en juin 1945 sous le titre « Aux premiers jours de la paix », et recueilli dans Poèmes politiques (1948) : « Apportez tout ce qui vit sur leur tombe »…
Sous l’angle d’or, 2 pages à l’encre noire, très raturé et corrigé (titre primitif biffé : L’unique) ; recueilli dans Le Livre ouvert II (1942) : « Lorsque nous nous regardons / Des nappes de neige étincellent »…
[De notre temps (1)], à l’encre bleue, 9 distiques (le 1er et le 7e biffés), version dans un ordre différent et avec variantes de ce poème recueilli dans Dignes de vivre (1944) : « Dominé dominé esclave »…
Passionnément, 8 vers à l’encre noire, première section de ce poème de Cours naturel (1938), avec titre primitif (Amour) biffé : « J’ai vraiment voulu tout changer »…
Où la femme est secrète, l’homme est inutile, 1 page et quart à l’encre bleue, 27 vers, recueilli dans Les yeux fertiles (1936) : « L’indifférence violemment exclue / Tout se jouait / Autour du ventre sans raison »…
[Nu], à l’encre bleu nuit, 11 vers, recueilli dans Les mains libres (1937) : « Prends garde on va te prendre ton manteau »…
[La liberté], à l’encre noire, 3 vers, avec un premier début biffé, recueilli dans Les mains libres (1937) : « Liberté ô vertige et tranquilles pieds nus »…
Ma vivante, à l’encre noire et au crayon,19 vers, recueilli dans Les yeux fertiles (1936) : « Je n’ai pas encore assez pavoisé »…
[Toute la vie], à l’encre noire sur papier jaune (liste d’auteurs au dos : Nerval, Rimbaud…), 23 vers, recueilli dans Cours naturel (1938) : « La boucle de tes bras mélodieux et frais »…
De détail en détail, dédié « à Elsa Triolet », à l’encre bleue, titre primitif biffé (Le goût du détail), 3 distiques (dont 4 versions biffées de l’avant-dernier vers) ; recueilli dans Le dur désir de durer (1946) : « À l’heure du réveil près du nid de la terre »…
Un rêve où tout est inventé, à l’encre bleu nuit, 5 quintils (les 3e et 4e très raturés) ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « Dans la brume des statues se dessinent / Molles et dorées molles et charnelles »…
Il manque quelques échelons à mon échelle animale, sur 2 feuillets, à l’encre bleu nuit et noire ; recueilli sans titre dans Poésie ininterrompue (1946) où il forme la première section d’À l’échelle animale : « Cette petite tache de lumière dans la campagne »…
À l’échelle humaine, 2 versions successives très corrigées, la seconde plus longue avec la dédicace « à la mémoire du colonel Fabien et à Laurent Casanova qui m’a si bien parlé de lui », à l’encre bleu nuit ; publié dans Les Lettres françaises (20 janvier 1945), et recueilli dans la 2e édition d’Au rendez-vous allemand (1945) : « On a tué un homme / Un homme un ancien enfant »…
[Un corps], à l’encre bleu nuit, 21 vers (5+6+6+4) ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « De ce côté c’est l’été / La musique à la volière »…
Chant du feu vainqueur du feu, 3 versions successives (la 2e sur 2 pages et signée), 48 vers, à l’encre bleu nuit ; recueilli dans Au rendez-vous allemand (1944) : « Ce feu prenait dans la chair »…
D’une victoire, à l’encre bleu nuit, 7 quatrains ; recueilli dans la 4e édition d’Au rendez-vous allemand (1946) : « Ce sont d’étranges villes / Que nous avons gagnées »…
« La maison s’éleva comme un arbre fleurit »… et « Construire il y a d’autres jeux »…, sur la même page, à l’encre bleu nuit ; sections VI (2 tercets) et VII (quatrain) du poème Règnes du Livre ouvert I (1940).
Le bien, 2 quatrains à l’encre bleu nuit, avec titre primitif (Mon éternelle) biffé ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « Tu n’as jamais la même allure »…
III, 3 sizains à l’encre bleu nuit ; intitulé À Pablo Picasso, c’est le poème liminaire de Dignes de vivre (1944) : « Une foule de portraits/ L’un est dédain l’autre est conquête »…
[Un seul corps], 16 vers (6+5+5) à l’encre bleu nuit, avec 3 vers ajoutés ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « La chaleur a dénoué / La forêt nue »…
Par un après-midi très froid des premiers jours de 1713 ou le Monde tel qu’il est, 2 pages ; texte publié dans le n° 5 de Minotaure, [mai] 1934, avec la reproduction d’une image d’Épinal, La Folie des hommes ou le monde à rebours ; le manuscrit, mis au net et signé, avec une épigraphe (citation de René Perrou, Les images d’Épinal), a servi pour l’impression ; ce poème en prose a été recueilli, sans l’épigraphe, dans La Rose publique (1934) : « Au revoir. Plus vite, suivez le mouvement »…
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Lot 165

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*Paul ÉLUARD. RECUEIL de 23 MANUSCRITS autographes, dont 4 signés, et une P.A.S., 1934-1946 ; 31 feuillets la plupart in-4 ou in-fol. montés sur des feuillets de papier vélin fort, reliés en un volume in-fol. maroquin janséniste rouge, cadre intérieur orné, dos à 5 nerfs avec pièce de titre de cuir noir, tranches dorées.

TRES BEAU RECUEIL DE 23 POEMES EN MANUSCRITS DE PREMIER JET ET DE TRAVAIL.
En tête, on a relié cette note de Paul Éluard, du 27 décembre 1946 : « Les manuscrits de poèmes de ce recueil sont tous de premier jet. Le texte automatique en prose est une copie destinée à l’impression dans Minotaure. J’en ai détruit le manuscrit original. (Les différentes versions d’un même poème comportent toutes des variantes) »…
L’a b c de la récitante, dédié « à Félix Labisse », à l’encre bleue (les derniers vers refaits), signé, 7 quatrains ; il a servi de préface à une exposition de Labisse aux Galeries Apollo à Bruxelles (1947), a été recueilli dans Voir (1948) : « Je compte sur mes yeux un et deux dira-t-elle »…
Avec moi, signé, au crayon noir, avec de nombreuses ratures et corrections, 5 quatrains et un monostique. Version très différente d’un passage intégré dans Poésie ininterrompue [I] (1946) : « Il rejeta ses draps il éclaira la chambre […] L’égale pauvreté d’une vie limitée ».
Des jours entre les jours des hommes entre les hommes, à l’encre bleu nuit, très corrigé, 2 huitains et un monostique. Publié dans Élites françaises en juin 1945 sous le titre « Aux premiers jours de la paix », et recueilli dans Poèmes politiques (1948) : « Apportez tout ce qui vit sur leur tombe »…
Sous l’angle d’or, 2 pages à l’encre noire, très raturé et corrigé (titre primitif biffé : L’unique) ; recueilli dans Le Livre ouvert II (1942) : « Lorsque nous nous regardons / Des nappes de neige étincellent »…
[De notre temps (1)], à l’encre bleue, 9 distiques (le 1er et le 7e biffés), version dans un ordre différent et avec variantes de ce poème recueilli dans Dignes de vivre (1944) : « Dominé dominé esclave »…
Passionnément, 8 vers à l’encre noire, première section de ce poème de Cours naturel (1938), avec titre primitif (Amour) biffé : « J’ai vraiment voulu tout changer »…
Où la femme est secrète, l’homme est inutile, 1 page et quart à l’encre bleue, 27 vers, recueilli dans Les yeux fertiles (1936) : « L’indifférence violemment exclue / Tout se jouait / Autour du ventre sans raison »…
[Nu], à l’encre bleu nuit, 11 vers, recueilli dans Les mains libres (1937) : « Prends garde on va te prendre ton manteau »…
[La liberté], à l’encre noire, 3 vers, avec un premier début biffé, recueilli dans Les mains libres (1937) : « Liberté ô vertige et tranquilles pieds nus »…
Ma vivante, à l’encre noire et au crayon,19 vers, recueilli dans Les yeux fertiles (1936) : « Je n’ai pas encore assez pavoisé »…
[Toute la vie], à l’encre noire sur papier jaune (liste d’auteurs au dos : Nerval, Rimbaud…), 23 vers, recueilli dans Cours naturel (1938) : « La boucle de tes bras mélodieux et frais »…
De détail en détail, dédié « à Elsa Triolet », à l’encre bleue, titre primitif biffé (Le goût du détail), 3 distiques (dont 4 versions biffées de l’avant-dernier vers) ; recueilli dans Le dur désir de durer (1946) : « À l’heure du réveil près du nid de la terre »…
Un rêve où tout est inventé, à l’encre bleu nuit, 5 quintils (les 3e et 4e très raturés) ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « Dans la brume des statues se dessinent / Molles et dorées molles et charnelles »…
Il manque quelques échelons à mon échelle animale, sur 2 feuillets, à l’encre bleu nuit et noire ; recueilli sans titre dans Poésie ininterrompue (1946) où il forme la première section d’À l’échelle animale : « Cette petite tache de lumière dans la campagne »…
À l’échelle humaine, 2 versions successives très corrigées, la seconde plus longue avec la dédicace « à la mémoire du colonel Fabien et à Laurent Casanova qui m’a si bien parlé de lui », à l’encre bleu nuit ; publié dans Les Lettres françaises (20 janvier 1945), et recueilli dans la 2e édition d’Au rendez-vous allemand (1945) : « On a tué un homme / Un homme un ancien enfant »…
[Un corps], à l’encre bleu nuit, 21 vers (5+6+6+4) ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « De ce côté c’est l’été / La musique à la volière »…
Chant du feu vainqueur du feu, 3 versions successives (la 2e sur 2 pages et signée), 48 vers, à l’encre bleu nuit ; recueilli dans Au rendez-vous allemand (1944) : « Ce feu prenait dans la chair »…
D’une victoire, à l’encre bleu nuit, 7 quatrains ; recueilli dans la 4e édition d’Au rendez-vous allemand (1946) : « Ce sont d’étranges villes / Que nous avons gagnées »…
« La maison s’éleva comme un arbre fleurit »… et « Construire il y a d’autres jeux »…, sur la même page, à l’encre bleu nuit ; sections VI (2 tercets) et VII (quatrain) du poème Règnes du Livre ouvert I (1940).
Le bien, 2 quatrains à l’encre bleu nuit, avec titre primitif (Mon éternelle) biffé ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « Tu n’as jamais la même allure »…
III, 3 sizains à l’encre bleu nuit ; intitulé À Pablo Picasso, c’est le poème liminaire de Dignes de vivre (1944) : « Une foule de portraits/ L’un est dédain l’autre est conquête »…
[Un seul corps], 16 vers (6+5+5) à l’encre bleu nuit, avec 3 vers ajoutés ; recueilli dans Lingères légères (1945) : « La chaleur a dénoué / La forêt nue »…
Par un après-midi très froid des premiers jours de 1713 ou le Monde tel qu’il est, 2 pages ; texte publié dans le n° 5 de Minotaure, [mai] 1934, avec la reproduction d’une image d’Épinal, La Folie des hommes ou le monde à rebours ; le manuscrit, mis au net et signé, avec une épigraphe (citation de René Perrou, Les images d’Épinal), a servi pour l’impression ; ce poème en prose a été recueilli, sans l’épigraphe, dans La Rose publique (1934) : « Au revoir. Plus vite, suivez le mouvement »…

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