82 

NAPOLÉON BONAPARTE (1769-1821). Lettre de grâce signée, accordée à « Robert Eisenmann, soldat au Ier Régiment Suisse », à Fontainebleau, le mardi 7 septembre 1807.In-plano (420 x 530 mm), imprimée sur vélin avec mentions et corrections manuscrites. La lettre présente les signatures autographes de Napoléon Ier, Empereur des Français, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, archichancelier de l’Empire (1753-1824), Claude Ambroise Régnier, duc de Massa et alors Grand-Juge et Ministre de la Justice (1736-1814) et Hugues-Bernard Maret, Ministre Secrétaire d’Etat (1763-1839). Grand sceau à sec aux armes impériales. Présentée encadrée sous verre. Infimes manques marginaux, quelques usures.Rare lettre de grâce, imprimée sur vélin et portant la signature autographe de Napoléon. À son arrivée au pouvoir, Napoléon fait le choix de restaurer la Confédération helvétique, redonnant aux cantons une influence perdue sous ses prédécesseurs qui avaient privilégié un système centralisé. En contrepartie, la Suisse devait lui fournir quatre régiments d’infanterie de ligne, de 4000 hommes chacun, engagés pour quatre ans. Le 1er Régiment Suisse, dont est issu Robert Eisenmann, récipiendaire de cette lettre de grâce, est créé par décret impérial le 15 mars 1805.L’arrêté du 19 vendémiaire an XII (10 octobre 1803) prévoit, pour les déserteurs, une peine de dix ans de boulet assortis de 1500 francs d’amende. La lettre de grâce indique ici une peine de douze ans, ce qui suggère que notre détenu avait déserté avec des camarades, alors qu’il se trouvait en faction ou en première ligne (article LXX). L’arrêté détaille également les conditions de détention : les condamnés traînaient « un boulet de huit, attaché à une chaîne de fer de deux mètres et demi de longueur ». Ils devaient travailler huit heures par jour de décembre à mars, dix heures le reste de l’année, dans des ateliers isolés, n’avaient que des sabots pour chaussures et ne pouvaient ni couper, ni raser leur barb

Informations de vente

paris, France