Lot

PAPIERS ET DOCUMENTS. - Fort ensemble de pièces manuscrites, avec quelques photographies et imprimés. Années 1950-1960, principalement.
Pièces autographes de Fernandel
Quelques brouillons destinés à être dactylographiés ou envoyés par télégramme, dont un beau manuscrit autographe signé de son initiale : «... Si j'ai dans ma carrière d'acteurs de bons et de mauvais films, je dois pourtant reconnaître que tous ceux signés Marcel Pagnol sortaient des sentiers battus pour un comique que j'étais au début du cinéma parlant, je veux parler de “Regain”, “Angèle”, “Le Schpountz”, “Naïs”, “La Fille du puisatier”, JE ME SUIS RÉVÉLÉ À CETTE ÉPOQUE UN COMÉDIEN ET C'EST À MARCEL PAGNOL QUE JE LE DOIS. Je n'ai pas cessé, malgré ça, de tourner des films franchement comiques car je tenais à exprimer ma reconnaissance au public populaire qui m'avait adopté dès le premier jour de ma parution sur l'écran, ET VOICI QUE L'ANNÉE 1950 M'OUVRE UN HORIZON NOUVEAU. JE VAIS CRÉER DANS “MEURTRE” UN RÔLE DRAMATIQUE [film de Richard Pottier]...»
Saynètes et chansons
Une vingtaine de manuscrits musicaux, dont plusieurs avec titre de la main de Fernandel : «Félicie aussi», «Elle disait non !», «Ça que j'ai», «Si j'en faisais autant», etc.
Correspondance reçue
Très important ensemble de lettres et pièces adressées à Fernandel, concernant principalement sa vie professionnelle, provenant de personnalités françaises, mais aussi de pays étrangers (Allemagne, États-
Unis, Italie, Russie).
- CERVI (Gino). Lettre autographe signée à Fernandel. S.l.n.d. «Mio caro Fernando... Tutto va bene. Ti auguro un buon riposo et quindi un buon lavoro. Il prossimo Pernod, lo berrò pensando a te. Spero presto un'altro lavoro assieme a te...» [Traduction :] «Mon cher Fernand... Tout va bien. Je te souhaite un bon repos et puis un bon travail.
Le prochain Pernod, je le boirai en pensant à toi. J'espère rapidement un autre travail ensemble avec toi...» Gino
Cervo incarna le personnage de Peppone dans la série des Don Camillo.
- COMENCINI (Luigi). Lettre autographe signée à Fernandel. Rome, 28 juillet 1965. «Cher Fernand, en ce moment, pendant que je vous écris, votre voix déclame “Le Curé de Cucugnan”. Je viens d'entendre “La Chèvre”, “Le Sous-préfet” et “La Diligence”. Je les ai eu [en disques] il y a seulement deux jours... Ils sont vraiment très beaux et très émouvants. Je ne croyais pas qu'on pouvait à tel point moderniser par la diction les contes de Daudet. Je vous remercie beaucoup de m'avoir donné le plaisir de les entendre...»
- DE SICA (Vittorio). Lettre signée à Fernandel. Rome, 30 août 1955 «... Je crois, cher ami, qu'il serait superflu de vous confirmer l'immense joie que me procurerait la possibilité de jouer dans un film avec vous. Mon admiration pour votre talent est telle qu'il m'est très difficile de pouvoir vous l'exprimer en quelques mots et je compte sur votre exquise sensibilité pour comprendre la fraternité artistique qui m'unit à vous...»
- GABIN (Jean). Lettre autographe signée à Fernandel. S.l., 11 septembre 1969. «... Je prépare le prochain film
Gafer-Pac [La Horse de Pierre Granier-Deferre, avec Jean Gabin en vedette, coproduit par la société que l'acteur avait fondée en association avec Fernandel, la Gafer]. Pour l'instant tout va bien... Dominique [l'épouse de Jean Gabin] m'a dit que tu étais moins con que moi. Toi, tu tournes à Arles au soleil, moi je vais à Bayeux sous la flotte, en Normandie... Il faut qu'on parle sérieusement de nos affaires pour l'avenir dans l'état actuel du cinéma en “pleines couilles”. J'espère que tout va bien pour toi...»
- LAUGHTON (Charles). Lettre signée à Fernandel. Londres, 11 avril 1938. «... I have always had all my life a great ambition to play Moliere. All I can say is - I have seen you, and given it up completely...» [Traduction :] «J'ai toujours eu toute ma vie la grande ambition de jouer Molière. Tout ce que je puis dire, c'est - je vous ai vu, et y ai renoncé complètement...»
- VERNEUIL (Henri). Lettre autographe signée à Fernandel. Paris, 11 août 1952. «... La copie standard du “Fruit défendu” d'une part et notre prochaine arrivée à vos côtés me décident à venir vous importuner... Pour tout le monde d'abord, comme vous me le disiez pendant le tournage, votre création apparaît comme la plus dramatique de votre carrière et l'une des plus émouvantes... Que puis-je vous dire de ma joie et de ma reconnaissance, que vous ne sachiez déjà. Nous avons un très beau film et l'émotion de la fin est si intense qu'elle arrache chaque fois des applaudissements... Quant au “Boulanger de Valorgue”, depuis 15 jours, je travaille avec Jean et Favier dans la plus franche cordialité et une amitié qui me change de la dernière équipe... Vous verrez le travail définitif (des auteurs). Il reste maintenant vos suggestions, je crois qu'il vous plaira...» Henri Verneuil évoque ici deux de ses films dans lesquels il a fait tourner Fernandel,
Le Fruit défendu et Le Boulanger de Valorgue, sortis successivement en septembre 1952 et février 1953.
[il s'agit d'un film d'Henri Verneui, et des deux dialoguistes de celui-ci, Jean Manse et Yves Favier]
- CONCERNANT DES FILMS OU PROJETS DE FILMS : lettres et pièces de Marcel Pagnol (pour Le Schpountz), des cinéastes Christian-Jaque, Clément Duhour, Julien Duvivier, Abel Gance, Jean-Pierre Mocky, Richard
Pottier, du technicien Georges Liron, du scénariste Charles Exbrayat, du réalisateur et critique François
Chalais, du producteur Raoul Ploquin, du comédien Bob Hope, etc. Avec différents contrats et projets de contrats pour des films, dont certains sont signés par Fernandel : Don Camillo Monseigneur, La Cuisine au beurre, etc. Également 2 scripts du film Heureux qui comme Ulysse d'Henri Colpi (dont un sous son titre primitif Le Retour ou Antonin et son cheval), dans lequel Fernandel joua le rôle principal.
- CONCERNANT DES PIÈCES DE THÉÂTRE ET SPECTACLES DIVERS, en projets ou aboutis : lettres et pièces des comédiens Jean-Pierre Aumont, Elvire Popesco, de l'écrivain Robert Thomas, de la directrice de théâtre
Simone Berriau, du comédien, metteur en scène et réalisateur Robert Dhéry. Etc.
- CONCERNANT DES PROJETS RADIOPHONIQUES ET TÉLÉVISUELS français et étrangers (Yvan Audouard, Gilbert
Carpentier, Guy Lux, Pierre Tchernia), des PORTRAITS PHOTOGRAPHIQUES (Philippe Halsman), des PUBLICATIONS DE DISQUES (société Decca), des INTERVIEWS, le changement de nom d'une rue de Carry-le-Rouet en «avenue
Don Camillo» (le maire Jean-Baptiste Grimaldi), la Campagne nationale de l'Accueil et de l'Amabilité (Marcel Achard). Etc.
- MESSAGES AMICAUX ET FÉLICITATIONS : lettres de Marc Allégret (qui tourna le film Fanny), Maurice Chevalier,
Henri Colpi, Denise Grey, Christian-Jaque, Gaston Defferre, Jean Delannoy, Paul Guth, Marcel L'Herbier,
Édouard Molinaro, Noël-Noël, Georges Tabet, etc. Invitations diverses d'Henri Amouroux, Philippe
Bouvard, Jacques Chancel, Alain Peyrefitte. Etc.
- PROGRAMMES DE SES SPECTACLES ET PROSPECTUS DE SES FILMS (environ 60 feuillets et plaquettes) : Fric-frac de
Maurice Lehmann (1939), La Fille du puisatier de Marcel Pagnol (1940), La Table aux crevés d'Henri Verneuil (1951), etc. Avec une affiche pour la pièce Freddy de Robert Thomas au Théâtre des Variétés (1969).
- TEXTES DE SES SKETCHS ET MUSIQUES DE SON RÉPERTOIRE DE CHANT, pour beaucoup annotés de plusieurs mains.
- Des fascicules de traversée en paquebot pour les États-Unis, avec liste nominative des passagers en première classe (Fernandel y figure soit sous son nom de scène, soit sous son véritable nom de Contandin), de nombreuses pièces comptables professionnelles et privées, un portrait photographique du père de
Fernandel (cliché J. Fabre à Marseille), plusieurs clichés de l'épouse de Fernandel et de leurs trois enfants (dans un portefeuille vert). - Etc.

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France - 75009 - paris