Description
LOUISE DE SAVOIE. Lettre signée « Loyse » en qualité de régente du royaume de France, contresignée par Florimond Robertet en qualité de secrétaire de la Chambre, en charge de la diplomatie française, [adressée à Jean de Selve, chef de la délégation française à Madrid]. Lyon, 20 juin [1525]. 1 p. in-folio, adresse au dos , petites perforations marginales dues au système de clôture. NEGOCIATIONS POUR LA LIBERATION DE FRANÇOIS Ier PRISONNIER DE CHARLES-QUINT APRES LE DESASTRE DE PAVIE. Fait prisonnier sur le champ de bataille de Pavie le 24 février 1525, le roi fut emmené captif à Madrid, et sa libération conditionnée à l’acceptation des exigences démesurées de Charles-Quint. LA REGENTE, LOUISE DE SAVOIE, MERE DE FRANÇOIS Ier, et Florimond Robertet, le chef de la diplomatie, dépêchèrent alors Jean de Selve en Espagne, à la tête d’une délégation comprenant également François de Tournon et Philippe Chabot, pour négocier avec les représentants de l’empereur, le chancelier Mercurino Arborio, marquis de Gattinara, et l’amiral Hug de Montcada. Ses instructions, au regard de l’urgence de la situation, précisaient que tout était négociable, sauf le retour de la Bourgogne aux Habsbourg – mais Charles-Quint demeura inflexible et, par le traité de Madrid, François Ier dut accepter toutes ses conditions. Il fit cependant savoir à Jean de Selve que ses promesses lui avaient été arrachées par la force et qu’il les considérait comme nulles et non avenues. Le roi put rentrer à Paris en mars 1526, et le parlement, présidé par Jean de Selve, refusa donc l’enregistrement de ce traité. « J’ay veu ce que vous m’avez escript par monsr de Lignane [Alessandro di Lignana, conseiller et chambellan impérial, gendre du chancelier Gattinara], et pareillement les lettres qu’il m’a apportees de monsr le chancellier de l’empereur, sur quoy je luy faitz responce telle que vous verrez par icelle que je vous envoye, affin que à vostre arrivee devers l’empereur vous les luy baillez. Et aprés ENTREZ EN BESONGNE AVECQUES LES DEPPUTEZ DUDIT EMPEREUR, et respondez aux quatre pointz principaulx contenuz en sa lettre, lesquelz sont telz que vous trouverez cy-dedens escriptz. Et sur iceulx ENSUYVREZ VOZ INSTRUCTIONS ET CE QUI VOUS A ESTE DIT ICY AVANT VOSTRE PARTEMENT. CAR IL ME SEMBLE QUE C’EST CE QU’ON Y PEUT ET DOIT FAIRE ET LE CHEMYN QU’ON A A TENIR EN CESTE MATIERE, comme vous saurez bien faire. Il y a une autre lettre adressant audit chancellier, par laquelle je luy prie qu’il vueille prendre en main et embrasser ceste paix, laquelle vous luy baillerez pareillement. Et aprés luy porterez toutes les meilleur[e]s et plus honnestes parolles que vous pourrez, luy donnant bien a congnoistre la fiance et seurecté [confiance et sûreté] que j’ay en luy avecques esperance certaine qu’il s’y emploiera, et l’auctorité qu’il a en sorte que les choses prendront bonne et desiree yssue. Et de ce qui vous sera sur le tout dit et respondu et qui sera survenu m’advertirez tousjours et vous me ferez plaisir... » Sur Jean de Selve, voir ci-dessus le n° 5.

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LOUISE DE SAVOIE. Lettre signée « Loyse » en qualité de régente du royaume de France, contresignée par Florimond Robertet en qualité de secrétaire de la Chambre, en charge de la diplomatie française, [adressée à Jean de Selve, chef de la délégation française à Madrid]. Lyon, 20 juin [1525]. 1 p. in-folio, adresse au dos , petites perforations marginales dues au système de clôture. NEGOCIATIONS POUR LA LIBERATION DE FRANÇOIS Ier PRISONNIER DE CHARLES-QUINT APRES LE DESASTRE DE PAVIE. Fait prisonnier sur le champ de bataille de Pavie le 24 février 1525, le roi fut emmené captif à Madrid, et sa libération conditionnée à l’acceptation des exigences démesurées de Charles-Quint. LA REGENTE, LOUISE DE SAVOIE, MERE DE FRANÇOIS Ier, et Florimond Robertet, le chef de la diplomatie, dépêchèrent alors Jean de Selve en Espagne, à la tête d’une délégation comprenant également François de Tournon et Philippe Chabot, pour négocier avec les représentants de l’empereur, le chancelier Mercurino Arborio, marquis de Gattinara, et l’amiral Hug de Montcada. Ses instructions, au regard de l’urgence de la situation, précisaient que tout était négociable, sauf le retour de la Bourgogne aux Habsbourg – mais Charles-Quint demeura inflexible et, par le traité de Madrid, François Ier dut accepter toutes ses conditions. Il fit cependant savoir à Jean de Selve que ses promesses lui avaient été arrachées par la force et qu’il les considérait comme nulles et non avenues. Le roi put rentrer à Paris en mars 1526, et le parlement, présidé par Jean de Selve, refusa donc l’enregistrement de ce traité. « J’ay veu ce que vous m’avez escript par monsr de Lignane [Alessandro di Lignana, conseiller et chambellan impérial, gendre du chancelier Gattinara], et pareillement les lettres qu’il m’a apportees de monsr le chancellier de l’empereur, sur quoy je luy faitz responce telle que vous verrez par icelle que je vous envoye, affin que à vostre arrivee devers l’empereur vous les luy baillez. Et aprés ENTREZ EN BESONGNE AVECQUES LES DEPPUTEZ DUDIT EMPEREUR, et respondez aux quatre pointz principaulx contenuz en sa lettre, lesquelz sont telz que vous trouverez cy-dedens escriptz. Et sur iceulx ENSUYVREZ VOZ INSTRUCTIONS ET CE QUI VOUS A ESTE DIT ICY AVANT VOSTRE PARTEMENT. CAR IL ME SEMBLE QUE C’EST CE QU’ON Y PEUT ET DOIT FAIRE ET LE CHEMYN QU’ON A A TENIR EN CESTE MATIERE, comme vous saurez bien faire. Il y a une autre lettre adressant audit chancellier, par laquelle je luy prie qu’il vueille prendre en main et embrasser ceste paix, laquelle vous luy baillerez pareillement. Et aprés luy porterez toutes les meilleur[e]s et plus honnestes parolles que vous pourrez, luy donnant bien a congnoistre la fiance et seurecté [confiance et sûreté] que j’ay en luy avecques esperance certaine qu’il s’y emploiera, et l’auctorité qu’il a en sorte que les choses prendront bonne et desiree yssue. Et de ce qui vous sera sur le tout dit et respondu et qui sera survenu m’advertirez tousjours et vous me ferez plaisir... » Sur Jean de Selve, voir ci-dessus le n° 5.

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FEUILLET DE CONCHES (FELIX-SEBASTIEN). Deux volumes provenant de sa bibliothèque, chacun avec son monogramme ex-libris doré au dos. Les « précieuses » selon Somaize – SOMAIZE (Antoine Baudeau de). Le Dictionnaire des précieuses. À Paris, chez P. Jannet, 1856. In-16, lxiv-296-408 pp., feuillets de titre intermédiaires compris dans la pagination, maroquin grenat, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec monogramme doré en queue de dos, triple filet doré encadrant les plats, coupes filetées, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure , tache sur le premier plat (Capé). RECUEIL DE 4 OUVRAGES DE SOMAIZE AU SUJET DES « PRECIEUSES », établi par Charles-Louis Livet qui, quoique partisan de thèses aujourd’hui contestées, fut le premier historien moderne à travailler sur la préciosité au XVIIe siècle. Il réunit donc ici Le Grand dictionnaire des pretieuses, ou Clef de la langue des ruelles [salons], reprenant la seconde édition augmentée de 1660, Le Grand dictionnaire des pretieuses, historique, poetique, geographique, cosmographique, cronologique, & armoirique, d’après l’édition originale de 1661, ainsi que deux comédies, Les Véritables précieuses et Le Procès des précieuses, également d’après leurs originales de 1660. À cela, Charles-Louis Livet ajoute, en édition originale, sa propre étude biographique des « précieuses » intitulée Clef historique et anecdotique du Grand Dictionnaire des précieuses. Bel exemplaire relié dans l’esprit du XVIIe siècle. Beaux esprits du Grand Siècle – BOSSUET (Jacques-Bénigne) et alii. Manuscrit autographe signé de Félix-Sébastien FEUILLET DE CONCHES (signature avec paraphe sur une des premières gardes, et paraphes sur plusieurs feuillets), intitulé « Lettres inédites de Jacques-Bénigne Bossuet, du cardinal Le Camus, de Colbert, archevêque de Rouen, de Fénelon, de Claude Fleury, de Fléchier et de Mascaron, recueillies sur les originaux ». 1837-1838 et s.d. In-4, environ 390 pp., veau fauve, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec monogramme doré répété aux entrenerfs et pièces de titre brune et noire, encadrement à la Duseuil doré sur les plats, coupes filetées, dentelle intérieure dorée , coupes, mors et coiffes légèrement frottés (Niedrée). CORRESPONDANCES DE CELEBRES HOMMES D’ÉGLISE DU XVIIe SIECLE, PRINCIPALEMENT ADRESSEES AU PHILOSOPHE, THEOLOGIEN ET PHILOLOGUE PIERRE-DANIEL HUET, ami de Ménage et de madame de Lafayette, qui fut évêque d’Avranches, sous-précepteur du Dauphin auprès de Bossuet, et membre de l’Académie française. Parmi les autres destinataires se trouvent ici Bossuet, l’abbé Claude Nicaise, le futur évêque d’Auxerre Charles de Caylus, Michel Chamillart, le Père François de La Chaize, le cardinal Angelo Maria Quirini, mademoiselle de Montpensier ou mademoiselle de Scudéry. Avec une lettre de Charles Perrault, et les passages d’un livre de Pierre-Daniel Huet que, selon Feuillet de Conches, Jean Racine auraient indiqués de sa main comme ayant suscité son intérêt. Feuillet de Conches a accompagné l’ensemble de notes historiques et d’une table générale, rédigées par ses soins. Il a également illustré le volume en y ajoutant 5 planches gravées sur cuivre, portraits de Bossuet, Caylus, Fénelon, La Chaize, Quirini. LE DIPLOMATE, COLLECTIONNEUR, HISTORIEN ET FAUSSAIRE FEUILLET DE CONCHES (1798-1887) : entré dans la carrière diplomatique en 1824 sous la protection de Talleyrand, il occupa des postes importants jusqu’à sa retraite en 1874, notamment introducteur des ambassadeurs puis directeur du protocole avec statut de ministre plénipotentiaire. Durant cette période, il montra déjà un certain goût pour les « arrangements » avec la réalité, prenant le titre de baron et modifiant son nom de famille en « Feuillet de Conches », quoiqu’issu de la classe populaire, fils de Joseph-Philibert Feuillet et de Denise Conches. Il développa un goût pour la collection dès sa jeunesse, et fit l’acquisition de nombreux objets d’art et d’autographes, mais se montra parfois peu regardant sur leur provenance, et dut ainsi par exemple restituer une lettre de Montaigne à la Bibliothèque nationale. Il trouva dans ses collections et recherches la matière de nombreuses publications, en revue comme en librairie, études historiques et éditions de correspondances, dont le célèbre Marie-Antoinette et Mme Élisabeth, lettres et documents (1864-1873). Il fut cependant prouvé qu’il avait « inventé » des documents pour appuyer ses thèses, et même fait d’admirables faux pour en tirer profit chez les marchands, entre autres des lettres de Marie-Antoinette.