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LOT DE 6 MONNAIES EN ARGENT LOUIS XV du type au bandeau (144,62 g) : Écu 1747 Vaquette = Pau, Écu 1761 L = Bayonne, Écu 1765 Vaquette = Pau, Écu 1767 L = Bayonne, Demi-écu 1759 W = Lille, Demi-écu 1756 Vaquette = Pau. Beaux et T.B.

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LOT DE 6 MONNAIES EN ARGENT LOUIS XV du type au bandeau (144,62 g) : Écu 1747 Vaquette = Pau, Écu 1761 L = Bayonne, Écu 1765 Vaquette = Pau, Écu 1767 L = Bayonne, Demi-écu 1759 W = Lille, Demi-écu 1756 Vaquette = Pau. Beaux et T.B.

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FÊTE DE LA FÉDÉRATION. BAILLY (Jean-Sylvain), Gilbert Du Motier de LA FAYETTE, Joseph CHARON, Alexandre BARRE et Jean-Nicolas LARDIN. Pièce signée par ces deux derniers seuls en qualité de commissaires du pacte fédératif. 3/4 p. in-folio imprimée avec ajouts manuscrits, en-tête imprimé et cachet de cire rouge de la « Confédération nationale ». « Nous, maire de la ville de Paris [Bailly], commandant-général de la Garde-nationale-parisienne [La Fayette], président & commissaires de la Commune pour le pacte-fédératif [Charon, Barré et Lardin], certifions que M. BOUDET PERE, CAP[ITAI]NE, A ASSISTE A LA FEDERATION, EN QUALITE DE DEPUTE PORTE-BANNIERE DU DEPARTEMENT DU LOT, DISTRICT DE MONTAUBAN & que pendant son séjour dans nos murs, il nous a donné les témoignages du plus pur patriotisme & de la fraternité la plus entière... » LA FEDERATION, « CE MARIAGE DE LA FRANCE AVEC LA FRANCE » (MICHELET, Histoire de la Révolution française). L’historiographie conféra rapidement une forte charge symbolique à cet événement qu’elle présenta comme une manifestation de fraternité sincère, comme une mise en scène de l’unité nationale sans égard aux particularismes (donc parfois même comme l’acte de naissance du patriotisme) et comme une étape vers l’abolition de la royauté (les Fédérés s’étant largement radicalisés par la suite). Cette fête de la Fédération, et non du fédéralisme, fut organisée simultanément sur tout le territoire français, avec comme épicentre la grande cérémonie parisienne du Champ-de-Mars où assistèrent des délégués venus de toute la France. Il ne faut pas, cependant, occulter les ambiguïtés de l’événements : il s’agissait plutôt d’une initiative bourgeoise de canaliser un mouvement insurrectionnel et parfois même de répondre à la « Grande Peur » suscitée par les débuts de la Révolution. En outre, quoique sur des modalités plus festives en province, cette manifestation se déroula à Paris dans une atmosphère maussade, par un temps pluvieux, sous la forme d’un défilé militaire, avec messe et serment royal inaudibles pour la masse des assistants.

FEUILLET DE CONCHES (FELIX-SEBASTIEN). Deux volumes provenant de sa bibliothèque, chacun avec son monogramme ex-libris doré au dos. Les « précieuses » selon Somaize – SOMAIZE (Antoine Baudeau de). Le Dictionnaire des précieuses. À Paris, chez P. Jannet, 1856. In-16, lxiv-296-408 pp., feuillets de titre intermédiaires compris dans la pagination, maroquin grenat, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec monogramme doré en queue de dos, triple filet doré encadrant les plats, coupes filetées, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure , tache sur le premier plat (Capé). RECUEIL DE 4 OUVRAGES DE SOMAIZE AU SUJET DES « PRECIEUSES », établi par Charles-Louis Livet qui, quoique partisan de thèses aujourd’hui contestées, fut le premier historien moderne à travailler sur la préciosité au XVIIe siècle. Il réunit donc ici Le Grand dictionnaire des pretieuses, ou Clef de la langue des ruelles [salons], reprenant la seconde édition augmentée de 1660, Le Grand dictionnaire des pretieuses, historique, poetique, geographique, cosmographique, cronologique, & armoirique, d’après l’édition originale de 1661, ainsi que deux comédies, Les Véritables précieuses et Le Procès des précieuses, également d’après leurs originales de 1660. À cela, Charles-Louis Livet ajoute, en édition originale, sa propre étude biographique des « précieuses » intitulée Clef historique et anecdotique du Grand Dictionnaire des précieuses. Bel exemplaire relié dans l’esprit du XVIIe siècle. Beaux esprits du Grand Siècle – BOSSUET (Jacques-Bénigne) et alii. Manuscrit autographe signé de Félix-Sébastien FEUILLET DE CONCHES (signature avec paraphe sur une des premières gardes, et paraphes sur plusieurs feuillets), intitulé « Lettres inédites de Jacques-Bénigne Bossuet, du cardinal Le Camus, de Colbert, archevêque de Rouen, de Fénelon, de Claude Fleury, de Fléchier et de Mascaron, recueillies sur les originaux ». 1837-1838 et s.d. In-4, environ 390 pp., veau fauve, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec monogramme doré répété aux entrenerfs et pièces de titre brune et noire, encadrement à la Duseuil doré sur les plats, coupes filetées, dentelle intérieure dorée , coupes, mors et coiffes légèrement frottés (Niedrée). CORRESPONDANCES DE CELEBRES HOMMES D’ÉGLISE DU XVIIe SIECLE, PRINCIPALEMENT ADRESSEES AU PHILOSOPHE, THEOLOGIEN ET PHILOLOGUE PIERRE-DANIEL HUET, ami de Ménage et de madame de Lafayette, qui fut évêque d’Avranches, sous-précepteur du Dauphin auprès de Bossuet, et membre de l’Académie française. Parmi les autres destinataires se trouvent ici Bossuet, l’abbé Claude Nicaise, le futur évêque d’Auxerre Charles de Caylus, Michel Chamillart, le Père François de La Chaize, le cardinal Angelo Maria Quirini, mademoiselle de Montpensier ou mademoiselle de Scudéry. Avec une lettre de Charles Perrault, et les passages d’un livre de Pierre-Daniel Huet que, selon Feuillet de Conches, Jean Racine auraient indiqués de sa main comme ayant suscité son intérêt. Feuillet de Conches a accompagné l’ensemble de notes historiques et d’une table générale, rédigées par ses soins. Il a également illustré le volume en y ajoutant 5 planches gravées sur cuivre, portraits de Bossuet, Caylus, Fénelon, La Chaize, Quirini. LE DIPLOMATE, COLLECTIONNEUR, HISTORIEN ET FAUSSAIRE FEUILLET DE CONCHES (1798-1887) : entré dans la carrière diplomatique en 1824 sous la protection de Talleyrand, il occupa des postes importants jusqu’à sa retraite en 1874, notamment introducteur des ambassadeurs puis directeur du protocole avec statut de ministre plénipotentiaire. Durant cette période, il montra déjà un certain goût pour les « arrangements » avec la réalité, prenant le titre de baron et modifiant son nom de famille en « Feuillet de Conches », quoiqu’issu de la classe populaire, fils de Joseph-Philibert Feuillet et de Denise Conches. Il développa un goût pour la collection dès sa jeunesse, et fit l’acquisition de nombreux objets d’art et d’autographes, mais se montra parfois peu regardant sur leur provenance, et dut ainsi par exemple restituer une lettre de Montaigne à la Bibliothèque nationale. Il trouva dans ses collections et recherches la matière de nombreuses publications, en revue comme en librairie, études historiques et éditions de correspondances, dont le célèbre Marie-Antoinette et Mme Élisabeth, lettres et documents (1864-1873). Il fut cependant prouvé qu’il avait « inventé » des documents pour appuyer ses thèses, et même fait d’admirables faux pour en tirer profit chez les marchands, entre autres des lettres de Marie-Antoinette.