Description

CHAISE HISTORIQUE PROVENANT DU SALON DE LA PRINCESSE DE LAMBALLE

SAISIE A VERSAILLES PENDANT LA REVOLUTION

 

Chaise de salon en acajou et placage d’acajou, le dossier à grille. Elle repose sur quatre pieds fuselés et cannelés. Estampille de Jean-Baptiste Sené. Porte la marque au fer « Assnat », pour Assemblée Nationale.

Vers 1787.

H : 86,5 – L : 47,5 – P : 42 cm

 

 

Historique :

Cette chaise fait partie d’un ensemble de 24 chaises, livré le 27 mars 1787, pour le service de la princesse de Lamballe, surintendante de

la Maison de la Reine (ref : 013641). Celle-ci témoigne des saisies révolutionnaires et des réemplois qui pouvaient être réalisés au profit

des nouvelles Institutions.

Provenance :

Paris, Daguerre, vente Collection Achille Fontaine (1836 -1912), n° 265.

Bibliographie :

Pierre Verlet, Le mobilier royal français, édition Picard, 1992, n°35 P.150-151

OEuvres en rapport :

- Archives Nationales, deux chaises du même modèle.

- Vente, Neuilly, 6 décembre 2013, n° 161.

Biographie :

Marie-Thérèse-Louise de SAVOIE-CARIGNAN, princesse de Lamballe, dite « Mademoiselle de Carignan » ou « Madame de Lamballe ».

Princesse de la Maison de Savoie née à Turin le 8 septembre 1749 et morte à Paris le 3 septembre 1792.

En 1767, elle épouse Louis-Alexandre de Bourbon, prince de Lamballe, fils du duc de Penthièvre (lui-même fils du comte de Toulouse fils

légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan) et héritier d’une branche légitimée de la famille royale de France. Elle est veuve

l’année suivante, à 19 ans.

Amie de la dauphine Marie-Antoinette qui, devenue reine, la nomma surintendante de sa maison, elle fut supplantée par la duchesse de

Polignac dans l’affection de la souveraine, à qui elle resta néanmoins toute dévouée, ce qu’elle paya de sa vie.

Jean-Baptiste-Claude SÉNÉ (1747-1803)

Menuisier en siège – maîtrise obtenue le 10 mai 1769 : A l’égal de Georges Jacob, Jean-Baptiste-Claude Sené est considéré comme le

plus grand menuisier en siège français du règne de Louis XVI.

Connu pour sa très grande production aussi bien que pour la longévité de sa renommée,

fils aîné du menuisier Claude I Sené, Jean-Baptiste-Claude Sené s’impose sans équivoque

comme le plus célèbre des menuisiers parisiens de sa lignée. Depuis la rue de Cléry à

l’enseigne du « Gros Chapelet » où il exerce, son talent suscite très vite un grand intérêt.

Sené voue les premières années de sa carrière au service d’une clientèle privée à laquelle

il livre des sièges Louis XVI aux lignes pures, soignés, raffinés, bien proportionnés, mais

classiques. De 1785 à 1791, il figure avec Jean-Baptiste Boulard parmi les fournisseurs

réguliers du Garde-Meuble de la Couronne. Il bénéficie alors de commandes pour les

châteaux de Saint-Cloud, Versailles, Fontainebleau ou encore Compiègne du Roi, de la

Reine mais aussi pour plusieurs membres de la famille royale, pour lesquels il réalise des

sièges de la plus haute et belle qualité. Pour les commandes les plus élaborées, il collabore

avec Boulard.

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CHAISE HISTORIQUE PROVENANT DU SALON DE LA PRINCESSE DE LAMBALLESAISIE A VERSAILLES PENDANT LA REVOLUTION  Chaise de salon en acajou et placage d’acajou, le dossier à grille. Elle repose sur quatre pieds fuselés et cannelés. Estampille de Jean-Baptiste Sené. Porte la marque au fer « Assnat », pour Assemblée Nationale.Vers 1787.H : 86,5 – L : 47,5 – P : 42 cm  Historique :Cette chaise fait partie d’un ensemble de 24 chaises, livré le 27 mars 1787, pour le service de la princesse de Lamballe, surintendante dela Maison de la Reine (ref : 013641). Celle-ci témoigne des saisies révolutionnaires et des réemplois qui pouvaient être réalisés au profitdes nouvelles Institutions.Provenance :Paris, Daguerre, vente Collection Achille Fontaine (1836 -1912), n° 265.Bibliographie :Pierre Verlet, Le mobilier royal français, édition Picard, 1992, n°35 P.150-151OEuvres en rapport :- Archives Nationales, deux chaises du même modèle.- Vente, Neuilly, 6 décembre 2013, n° 161.Biographie :Marie-Thérèse-Louise de SAVOIE-CARIGNAN, princesse de Lamballe, dite « Mademoiselle de Carignan » ou « Madame de Lamballe ».Princesse de la Maison de Savoie née à Turin le 8 septembre 1749 et morte à Paris le 3 septembre 1792.En 1767, elle épouse Louis-Alexandre de Bourbon, prince de Lamballe, fils du duc de Penthièvre (lui-même fils du comte de Toulouse filslégitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan) et héritier d’une branche légitimée de la famille royale de France. Elle est veuvel’année suivante, à 19 ans.Amie de la dauphine Marie-Antoinette qui, devenue reine, la nomma surintendante de sa maison, elle fut supplantée par la duchesse dePolignac dans l’affection de la souveraine, à qui elle resta néanmoins toute dévouée, ce qu’elle paya de sa vie.Jean-Baptiste-Claude SÉNÉ (1747-1803)Menuisier en siège – maîtrise obtenue le 10 mai 1769 : A l’égal de Georges Jacob, Jean-Baptiste-Claude Sené est considéré comme leplus grand menuisier en siège français du règne de Louis XVI.Connu pour sa très grande production aussi bien que pour la longévité de sa renommée,fils aîné du menuisier Claude I Sené, Jean-Baptiste-Claude Sené s’impose sans équivoquecomme le plus célèbre des menuisiers parisiens de sa lignée. Depuis la rue de Cléry àl’enseigne du « Gros Chapelet » où il exerce, son talent suscite très vite un grand intérêt.Sené voue les premières années de sa carrière au service d’une clientèle privée à laquelleil livre des sièges Louis XVI aux lignes pures, soignés, raffinés, bien proportionnés, maisclassiques. De 1785 à 1791, il figure avec Jean-Baptiste Boulard parmi les fournisseursréguliers du Garde-Meuble de la Couronne. Il bénéficie alors de commandes pour leschâteaux de Saint-Cloud, Versailles, Fontainebleau ou encore Compiègne du Roi, de laReine mais aussi pour plusieurs membres de la famille royale, pour lesquels il réalise dessièges de la plus haute et belle qualité. Pour les commandes les plus élaborées, il collaboreavec Boulard.

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FEUILLET DE CONCHES (FELIX-SEBASTIEN). Deux volumes provenant de sa bibliothèque, chacun avec son monogramme ex-libris doré au dos. Les « précieuses » selon Somaize – SOMAIZE (Antoine Baudeau de). Le Dictionnaire des précieuses. À Paris, chez P. Jannet, 1856. In-16, lxiv-296-408 pp., feuillets de titre intermédiaires compris dans la pagination, maroquin grenat, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec monogramme doré en queue de dos, triple filet doré encadrant les plats, coupes filetées, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure , tache sur le premier plat (Capé). RECUEIL DE 4 OUVRAGES DE SOMAIZE AU SUJET DES « PRECIEUSES », établi par Charles-Louis Livet qui, quoique partisan de thèses aujourd’hui contestées, fut le premier historien moderne à travailler sur la préciosité au XVIIe siècle. Il réunit donc ici Le Grand dictionnaire des pretieuses, ou Clef de la langue des ruelles [salons], reprenant la seconde édition augmentée de 1660, Le Grand dictionnaire des pretieuses, historique, poetique, geographique, cosmographique, cronologique, & armoirique, d’après l’édition originale de 1661, ainsi que deux comédies, Les Véritables précieuses et Le Procès des précieuses, également d’après leurs originales de 1660. À cela, Charles-Louis Livet ajoute, en édition originale, sa propre étude biographique des « précieuses » intitulée Clef historique et anecdotique du Grand Dictionnaire des précieuses. Bel exemplaire relié dans l’esprit du XVIIe siècle. Beaux esprits du Grand Siècle – BOSSUET (Jacques-Bénigne) et alii. Manuscrit autographe signé de Félix-Sébastien FEUILLET DE CONCHES (signature avec paraphe sur une des premières gardes, et paraphes sur plusieurs feuillets), intitulé « Lettres inédites de Jacques-Bénigne Bossuet, du cardinal Le Camus, de Colbert, archevêque de Rouen, de Fénelon, de Claude Fleury, de Fléchier et de Mascaron, recueillies sur les originaux ». 1837-1838 et s.d. In-4, environ 390 pp., veau fauve, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec monogramme doré répété aux entrenerfs et pièces de titre brune et noire, encadrement à la Duseuil doré sur les plats, coupes filetées, dentelle intérieure dorée , coupes, mors et coiffes légèrement frottés (Niedrée). CORRESPONDANCES DE CELEBRES HOMMES D’ÉGLISE DU XVIIe SIECLE, PRINCIPALEMENT ADRESSEES AU PHILOSOPHE, THEOLOGIEN ET PHILOLOGUE PIERRE-DANIEL HUET, ami de Ménage et de madame de Lafayette, qui fut évêque d’Avranches, sous-précepteur du Dauphin auprès de Bossuet, et membre de l’Académie française. Parmi les autres destinataires se trouvent ici Bossuet, l’abbé Claude Nicaise, le futur évêque d’Auxerre Charles de Caylus, Michel Chamillart, le Père François de La Chaize, le cardinal Angelo Maria Quirini, mademoiselle de Montpensier ou mademoiselle de Scudéry. Avec une lettre de Charles Perrault, et les passages d’un livre de Pierre-Daniel Huet que, selon Feuillet de Conches, Jean Racine auraient indiqués de sa main comme ayant suscité son intérêt. Feuillet de Conches a accompagné l’ensemble de notes historiques et d’une table générale, rédigées par ses soins. Il a également illustré le volume en y ajoutant 5 planches gravées sur cuivre, portraits de Bossuet, Caylus, Fénelon, La Chaize, Quirini. LE DIPLOMATE, COLLECTIONNEUR, HISTORIEN ET FAUSSAIRE FEUILLET DE CONCHES (1798-1887) : entré dans la carrière diplomatique en 1824 sous la protection de Talleyrand, il occupa des postes importants jusqu’à sa retraite en 1874, notamment introducteur des ambassadeurs puis directeur du protocole avec statut de ministre plénipotentiaire. Durant cette période, il montra déjà un certain goût pour les « arrangements » avec la réalité, prenant le titre de baron et modifiant son nom de famille en « Feuillet de Conches », quoiqu’issu de la classe populaire, fils de Joseph-Philibert Feuillet et de Denise Conches. Il développa un goût pour la collection dès sa jeunesse, et fit l’acquisition de nombreux objets d’art et d’autographes, mais se montra parfois peu regardant sur leur provenance, et dut ainsi par exemple restituer une lettre de Montaigne à la Bibliothèque nationale. Il trouva dans ses collections et recherches la matière de nombreuses publications, en revue comme en librairie, études historiques et éditions de correspondances, dont le célèbre Marie-Antoinette et Mme Élisabeth, lettres et documents (1864-1873). Il fut cependant prouvé qu’il avait « inventé » des documents pour appuyer ses thèses, et même fait d’admirables faux pour en tirer profit chez les marchands, entre autres des lettres de Marie-Antoinette.