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Jean PUY (1876-1960) Peintre & André METTHEY (1871-1920) Céramiste
& Ambroise VOLLARD (1866-1939) Éditeur – Céramique FAUVE
[L’]Enlèvement des Sabines, pièce unique, circa 1906/07
Panneau composé de 13 carreaux.
Épreuves en faïence à l’émail stannifère au décor polychrome.
Le décor central éponyme composé sur 4 carreaux, l’entourage des 9 autres carreaux aux motifs d’une salamandre et de pampres de vigne.
Présenté dans un encadrement en chêne mouluré.
Signé PUY en bas à droite et titré Enlèvement des Sabines en haut du décor central, porte au dos (sur le fond) une première étiquette avec les mentions suivantes : Galerie Mady Bonnard – Exposition Jean PUY – Paris – 25 avril-24 mai 1961, et une seconde de l’encadreur Maison Cluzel – L. Vivien Paris 9e.
À vue : 34,2 x 38,5 cm
Provenance :
Ancienne collection du Musée du Petit Palais, Genève (Suisse).
Œuvres en rapport et bibliographie :
Notre panneau céramique est à rapprocher de ceux titrés Les Fruits d’or des Hespérides et Orphée charme les monstres reproduits respectivement page 89 et page 106 dans le catalogue de l’exposition La céramique Fauve organisée en 1996 (Musée Matisse à Nice puis Fondation Saint-Jean à Bruges), édition de la Réunion des Musées Nationaux.
Historique :
Impulsée par Ambroise Vollard, défenseur des peintres fauves, la céramique dite fauve voit le jour en 1906 dans l’atelier d’André Metthey, soit l’année suivant le Salon d’automne de 1905 durant lequel un critique d’art inconnu allait donner son nom au mouvement, vocable repris plus tard et immortalisé par Louis Vauxcelles. Ce qui sera appelée l’École d’Asnières, petite cité où demeurait et travaillait le céramiste, réunira, autour d’André Metthey, les meilleurs artistes du moment, André Derain, Georges Rouault, Maurice de Vlaminck, Henri Matisse, Louis Valtat, Kees van Dongen, Achille-Émile Othon Friesz, etc. et bien-sûr Jean Puy.
Le Salon d’automne de 1907 marquera l’histoire de la céramique fauve avec les 108 pièces qu’André Metthey choisira d’exposer, toutes des œuvres de collaboration avec les peintres du mouvement, notre panneau était possiblement de cet envoi.
Malheureusement, jamais Ambroise Vollard ne parvint à réellement commercialiser ces peintures sur faïence. De bien trop rares collectionneurs prirent le parti d’acquérir ces œuvres, aussi l’aventure tourna court et très peu de céramiques sortirent du four d’André Metthey qui très vite allait se tourner vers la poterie de grès qui le rendra célèbre.