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Télégramme tamponné du 9 août 1962 par la Centrale Télégraphique de Bordeaux envoyé par Jean Cocteau depuis Saint Jean Cap Ferrat à Louis Emié à son adresse à Bordeaux 5 rue Mestrezat : "TU PEUX ENVOYER A SANTO SOSPIR MERCI = JEAN"
(quelques déchirures dues à l'ouverture du télégramme)

Note : Poète, romancier et essayiste, Louis Émié (1900-1967) a longtemps attendu une reconnaissance nationale que sa condition de Bordelais indéracinable lui interdisait. Replié dans sa capitale de province, supportant une vie bourgeoise, menant simultanément une carrière de journaliste, il fut de longues années secrétaire de rédaction et rédacteur en chef au quotidien Sud Ouest, après avoir commencé par écrire pour La Petite Gironde et une entreprise créatrice qu'il était soucieux d'isoler et de préserver, il échappa, sans jamais cesser de les côtoyer, aux grands mouvements artistiques parisiens, engageant des correspondances avec ceux qu'il admirait et dont, pour beaucoup, il gagna l'amitié : Jean Cocteau, Jean Rostand, Joë Bousquet, Yanette Delétang-Tardif, Jean Paulhan, Max-Pol Fouchet, Maurice Fombeure ou Max Jacob.
Le 5 de la rue Mestrézat accueillait des gens passionnés par leur art, certains partageant la frêle sensibilité du poète. Ainsi recevait-il des écrivains : Jean Cocteau, Louis Guillaume, François Mauriac, Raymond Guérin mais aussi des peintres et des sculpeurs : Mildred Bendall, Chaval, Joseph Rivière, des compositeurs, des chanteurs lyriques, des critiques d'art. Des amitiés qui comptaient beaucoup pour ce solitaire offrant parfois trop rapidement sa confiance.

Description


Télégramme tamponné du 9 août 1962 par la Centrale Télégraphique de Bordeaux envoyé par Jean Cocteau depuis Saint Jean Cap Ferrat à Louis Emié à son adresse à Bordeaux 5 rue Mestrezat : "TU PEUX ENVOYER A SANTO SOSPIR MERCI = JEAN"
(quelques déchirures dues à l'ouverture du télégramme)

Note : Poète, romancier et essayiste, Louis Émié (1900-1967) a longtemps attendu une reconnaissance nationale que sa condition de Bordelais indéracinable lui interdisait. Replié dans sa capitale de province, supportant une vie bourgeoise, menant simultanément une carrière de journaliste, il fut de longues années secrétaire de rédaction et rédacteur en chef au quotidien Sud Ouest, après avoir commencé par écrire pour La Petite Gironde et une entreprise créatrice qu'il était soucieux d'isoler et de préserver, il échappa, sans jamais cesser de les côtoyer, aux grands mouvements artistiques parisiens, engageant des correspondances avec ceux qu'il admirait et dont, pour beaucoup, il gagna l'amitié : Jean Cocteau, Jean Rostand, Joë Bousquet, Yanette Delétang-Tardif, Jean Paulhan, Max-Pol Fouchet, Maurice Fombeure ou Max Jacob.
Le 5 de la rue Mestrézat accueillait des gens passionnés par leur art, certains partageant la frêle sensibilité du poète. Ainsi recevait-il des écrivains : Jean Cocteau, Louis Guillaume, François Mauriac, Raymond Guérin mais aussi des peintres et des sculpeurs : Mildred Bendall, Chaval, Joseph Rivière, des compositeurs, des chanteurs lyriques, des critiques d'art. Des amitiés qui comptaient beaucoup pour ce solitaire offrant parfois trop rapidement sa confiance.