Description
Maserati
Mexico 4.2
1969
Maserati avait abandonné la compétition en 1957 pour se
lancer dans la construction de voitures de Grand Tourisme
en série, sous l’égide de la famille Orsi, qui avait
repris la marque aux frères Maserati, partis fonder Osca, et en assurait
désormais la direction. Les première Maserati de série, les
coupés et cabriolet 3500 GT, n’étaient plus construites à l’unité
comme les A6G 2000 du début des années 1950, et avaient
d’emblée connu un bon succès. La gamme Grand Tourisme
s’était étoffée vers le haut avec les très exclusives 5000 GT équipé
d’une version « civilisée » du V8 de compétition de la 450 S.
Ce V8 à quatre arbres à cames en tête, encore édulcoré et raffiné,
allait trouver place sous le capot des berlines Quattroporte en
1963 et des grands coupés quatre places Mexico, dévoilée au
Salon de Turin en 1966. Cet imposant coupé Grand Tourisme
dont la carrosserie était due à la carrozzeria Vignale, qui allait
devenir le carrossier attitré de Maserati, avait dit-on d’abord
été conçue pour un client privé du carrossier. Elle arborait des
lignes élégantes, mais très discrètes avec des volumes classiques.
Maserati, qui cherchait une remplaçante à la 5000 GT, décida
de la construire en série. La Mexico reprenait le soubassement
de la berline Quattroporte contemporaine, à l’exception
de son pont De Dion, remplacé par un essieu arrière rigide, avec
une suspension avant indépendante à double triangulation, des
freins à disque aux quatre roues, une boîte ZF cinq rapports en
série, la transmission automatique étant proposée en option. Elle
était équipée du moteur V8 4,7 litres (93,9 x 85 mm) de 290 ch
(type 112) de la Maserati Quattroporte qui lui conférait une
vitesse de pointe de 240 km/h. Une version plus économique,
équipée du V8 4,2 litres (88 x 85 mm) de 260 ch (type 112/1)
fut également proposée, évidemment moins rapide, puisqu’elle
n’atteignait « que » 225 km/h. Loin d’être aussi exclusive et aussi
performante que la 5000 GT, la Mexico s’adressait à une clientèle
à la recherche d’une quatre place luxueuse moins encombrante
qu’une berline comme la Quattroporte. L’habitabilité
était soignée avec un pavillon assez haut, dégageant une bonne
garde au toit aux places arrière et une agréable luminosité dans l’habitacle, traité très luxueusement avec cuir et bois et l’instrumentation
était particulièrement complète. La Maserati Mexico
devait son nom à la victoire d’une Cooper-Maserati au Grand
Prix du Mexique en 1966. La production de la Mexico, assurée
par la carrosserie Vignale, prit fin en 1973 après 480 exemplaires
construits, faisant passer la Ghibli contemporaine avec ses 1 274
exemplaires pour un modèle de grande série.
Cette magnifique Maserati Mexico à moteur 4,2 litres est sortie
d’usine le 18 mars 1969 (numéro de châssis AM112*576*)
dans sa livrée Rosso Cordoba, un superbe rouge foncé, sa
couleur d’origine, et n’affiche que 108 000 km. La carrosserie et
le soubassement ne présentent pas de corrosion et les chromes
sont en bon état. À l’intérieur, la sellerie de cuir brun, entièrement
d’origine, est également en bon état, tout comme les
garnitures et le tableau de bord, avec une patine superbe. Le
moteur tourne bien et la boîte de vitesses présente des passages
fluides.
Ces prestigieux coupés, longtemps restés dans l’ombre des
Ferrari 2+2, commencent à trouver leur juste place dans la hiérarchie
des grands tourismes italiennes. Très rares, elles méritent
une attention particulière lorsque l’une d’elles émerge dans une
vente.
This superb Maserati Mexico 4.2, chassis number AM 112 *576*
has been first registered on 18th March 1969. Its colour is the
desirable “Rosso Cordoba” (dark red), original colour for this car. The
odometer only shows 108,000 km. The car is French registered. There
is no corrosion on the bodywork and the underneath. The chrome elements
are in good condition. Inside, the brown leather upholstery is in
good original condition, as well as the dashboard, with a nice patina.
The engine runs well, and the gearbox is in very good working order.
These prestigious Coupe, left behind for a long time because of their
Ferrari’s 2+2 equivalent, are now rising and represent a sure value
for the future.