Armes de collection, tableaux, mobilier et objets d'art, tapis

22 juillet 2018 - 14:00
9-11, rue Royale 77300 Fontainebleau
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N° 10
RARE TROMBLON DE MAMELUCK DE LA GARDE CONSULAIRE ET IMPERIALE. Canon tromblonné, rond, largement évasé à la bouche et à pans au tonnerre, poinçonné « PB » du contrôleur Pierre BOUNY, « D » de l’inspecteur d’AUDIGNE, et « 12B » pour l’An XII. Canon gravé sur le pans supérieur « Entse Boutet ». Platine poinçonnée « DX » du contrôleur DESCHASSEAUX (vers 1806) et gravée « MRE IMPLE DE VERSAILLES», à corps plat et chien col de cygne à corps rond. Bassinet en laiton garni d’argent ainsi que la lumière. Garnitures en laiton poinçonné « DA » du réviseur DARCANTEL. Crosse en noyer à joue à fut court. Baguette en fer. B.E. Dans son bleui d’origine. Epoque Ier Empire. Long. : 79 cm. Canon : 40 cm. Poids : 2,350 kg. Le tromblon de mameluck est la seule arme de ce type qui soit réglementaire. Soixante-treize tromblons auraient été fabriqués, 48 en 1806 et 25 en 1810. Les mamelucks devaient utiliser le tromblon en le chargeant de plusieurs balles , n’employant pas de cartouche, mais la poire à poudre, la balle supérieure enveloppée d’un calpin devait faire office de bourre en maintenant la charge bien en place. D’après les chiffres des fabrications, c’est seulement la moitié de l’effectif (avant 1813) qui était équipée de tromblons. Historique: En Egypte, séduit par la folle bravoure de ces fougueux cavaliers, Bonaparte décide d’incorporer les mamelouks dans son armée. Silhouettes chamarrées et insolites, les mamelouks seront de toutes les campagnes de l’Empire et entreront dans toutes les capitales d’Europe. Au fil du temps, leur nombre allant décroissant, de nombreux français seront incorporés chez les mamelouks. Mamelouk de la Garde Impériale Le décret du 29 juillet 1804, qui réorganise la Garde Impériale, prévoit que la compagnie des mamelouks serait attachée au régiment des chasseurs à cheval. En 1812, 75 mamelouks participeront à la Campagne de Russie sous les ordres du général Guyot.Le costume des mamelouks, aux couleurs vives, comprend tout d’abord la coiffe, appelée «cahouc», sorte de shako, qui est un fût cannelé recouvert de drap vert ou rouge, dépourvu de visière, et dont la base est entourée d’un «schâl» de mousseline blanche formant un turban. Le «béniche» de soie est une chemise à longues manches enfilée dans un pantalon bouffant nommé «charoual» de couleur rouge ou blanche. Par-dessus le «béniche», le mamelouk porte un «yolek», gilet sans manche orné de broderies d’or ou d’argent.Le pantalon est maintenu par une large ceinture de soie qui porte le nom de «hezam». Les bottines, ou «khouffs», sont en maroquin cramoisi, jaune ou vert. Hormis la couleur du cahouc et du charoual qui est à peu près uniformisée, le reste du costume est fait de diverses couleurs allant du rouge au vert en passant par le bleu. On imagine aisément la bigarrure de cette troupe orientale. Au combat, le mamelouk dispose d’un véritable arsenal : un sabre courbe à la turque, un tromblon, un poignard, une paire de pistolets d’arçon et une paire de pistolets portée soit à la ceinture, soit dans un étui appelé «koubour». Le type des armes n’est pas uniforme, chaque cavalier possédant ses propres armes. Il n’a pas été possible de rattacher cette arme à son propriétaire, toutefois il est à noter que deux membres de la famille servirent dans la garde impériale, un en tant que gendarme d’ordonnance, l’autre en tant que vélite.

RARE TROMBLON DE MAMELUCK DE LA GARDE CONSULAIRE ET IMPERIALE. Canon tromblonné, rond, largement éva…
Estimation - 10 000 - 15 000 €
Osenat - Fontainebleau, France
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22 juil. 2018

14:00

N° 11
Alphonse LAVAUDAN (ou LAVAUDEN) (1796-1857) Portrait du Colonel DULUAT de SAINT LEON, portant les insignes d’officier de la Légion d’honneur et de chevalier de l’ordre de Saint Louis, sur un fond de ville algérienne Huile sur toile signée « LAVAUDEN » et datée « 1842 ». 117 x 90 cm. Important cadre doré à décor de rinceaux. B.E. Biographies : Alphonse LAVAUDAN ou LAVAUDEN, né le 17 janvier 1796 à Lyon, mort le 17 février 1857 à Paris. Elève de Pierre Revoil à Lyon puis d’Antoine Jean Gros à Paris. Jean Baptiste DULUAT de SAINT LEON (1784-1846), entré aux vélites de la Garde en 1806, il combat à Iéna puis à Eylau. Brigadier fourrier aux chasseurs à cheval de la Garde, après Tilsitt. Il combat en Espagne, et se distingue dans les Asturies en 1809. Aide de camp du général Valentin, il est blessé à Polotsk. Capturé en 1813. Il sert durant la campagne de Belgique, rattaché au Maréchal Grouchy. Inspecteur de l’infanterie en 1818. Fait partie du camp d’Omer en 1827, chevalier de Saint Louis. Aide de camp de Drouet d’Erlon en 1830. Il est nvoyé comme lieutenant-colonel en Algérie, à sa demande, en 1840. Colonel et commandeur de la Légion d’honneur en 1843. Informations extraites du Dictionnaire des chasseurs à cheval de la Garde impériale, par Jérôme Croyet, SEHRI.

Alphonse LAVAUDAN (ou LAVAUDEN) (1796 1857) Portrait du Colonel DULUAT de SAINT LEON, portant les in…
Estimation - 4 000 - 6 000 €
Osenat - Fontainebleau, France
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