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PHOTOGRAPHIES

jeudi 21 juin 2018 - 14:00
3, rue Favart 75002 Paris

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N° 5
Adrien Tournachon, dit Nadar jeune (1825-1903)
Charles Deburau en Pierrot portant la pancarte « À M. Cassandre, Receveur Général », 1856.
Épreuve sur papier salé contrecollée sur carton. Signature du photographe et dédicace à l’encre de Charles Deburau sur l’épreuve « à notre ami Monnier. Ch. Deburau. 14 nbre 1856 et St Albin ».
23,7 x 17,9 cm

Cette épreuve est issue d’une série de 15 photographies réalisées par les frères Tournachon - Nadar en 1854 pour l’Album des figures d’expression du mime Deburau. Cet album de photographies gagne la médaille d’or de l’Exposition universelle en 1855. C’est grâce à cette série que débute la carrière d’Adrien, le jeune frère de Félix Nadar. Il commence à signer ses photographies « Nadar jeune ». Cette épreuve représente Charles Deburau escaladant une porte-fenêtre et montrant une enveloppe adressée « à monsieur Cassandre, Receveur général ».Charles Deburau joue des numéros facétieux, issus de l’arlequinade italienne. Dans la lignée de son père, il poursuit aux Funambules et triomphe tous les soirs dans le rôle du nouveau Pierrot. Une épreuve semblable est conservée au musée d’Orsay, à l’exception de la dédicace qui date du 14 novembre 1856, lorsque Charles Deburau s’associe à Petitjean, dit Saint-Albin, ancien régisseur de l’Opéra-Comique. L’épreuve est aussi adressée à l’acteur Henry Monnier, créateur du célèbre Monsieur Prudhomme.

Adrien Tournachon, dit Nadar jeune (1825 1903) Charles Deburau en Pierrot portant la pancarte « À M. Cassandre, Receveur…
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N° 12
Gustave Le Gray (1820-1884)
La Vague brisée. Mer Méditerranée n°15, printemps 1857.
Épreuve sur papier albuminé d’après négatif verre au collodion. Signature du photographe en bas à droite à l’encre rouge. Numéro de tirage 12381 à l’encre au verso.
24,5 x 32,5 cm

« Le Gray ne s’enferme pas dans son atelier. (...) Ce qui fait d’abord sa réputation pendant cette période, ce sont les marines, réalisées précisément entre 1856 et 1858 : en 1856 sur la côte normande, en 1857 sur la Méditerranée, en 1858 en Bretagne. Le choix d’un tel sujet n’est pas fortuit pour un photographe préoccupé tout à la fois de peinture et de chimie. La marine, classique en peinture, n’est pas alors un genre nouveau en photographie mais doit y gagner ses lettres de noblesse. Grâce au collodion qui permet un raccourcissement du temps de pose, Le Gray se confronte à un sujet dont l’avait tenu éloigné sa pratique du calotype. Ses marines seront l’illustration éclatante de son savoir-faire au collodion en grand format. Au-delà de la prouesse, Le Gray réalise des œuvres d’art, réussissant la transposition photographique d’un sujet traité depuis des siècles par les peintres flamands, hollandais, français et anglais, mais dans une manière qui l’apparente à Courbet et, plus tard, aux impressionnistes. (...) Il emporte son appareil sur les bords de la Méditerranée l’année suivante (1857), profitant du prolongement jusqu’à Sète de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Toulouse : il photographie pour Le Monde illustré la gare de Toulouse lors de l’inauguration, le 2 avril 1857, puis celle de Sète, enfin il plante son trépied face à la mer. Cette seconde série contient certaines de ses marines aujourd’hui les plus appréciées : la Grande vague, la Vague brisée, la montagne d’Agde, sans compter les nombreuses vues du port de Sète. »

Sylvie Aubenas, Gustave Le Gray, 1820-1884, Paris, Bnf/Gallimard, 2002.

Gustave Le Gray (1820 1884) La Vague brisée. Mer Méditerranée n°15, printemps 1857. Épreuve sur papier albuminé d’après …
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N° 30
Prudent René Patrice Dagron (1819-1900)
Grand Ballon Captif à Vapeur de Mr. Henry Giffard.
Exposition Universelle de Paris, 1878.
Mise en place du ballon dans la cour du Louvre. Gonflage du ballon. Lest. Moteur et bobine d’enroulement des câbles. Cadre de charge. Nacelle et câbles. Ouvriers. Vue aérienne de Paris, de la Seine et des Tuileries. Réfectoire.
Album in-folio, reliure en demi-maroquin brun à coins, titre en lettres dorées sur le premier plat et le dos, composé de 36 épreuves sur papier albuminé et une photoglyptie contrecollées sur cartons. Crédit imprimé du photographe sur les montages en bas.
Format moyen des épreuves : 21,5 x 28 cm
L’album est accompagné d’une lettre, copie manuscrite signée par Gaston Tissandier et destinée à l’Empereur Napoléon III à propos de la demande d’emplacement pour le projet d’Henri Giffard et présentant le plan du terrain du Palais de l’Industrie ainsi qu’un article du Gaulois du 12 avril 1870.

Provenance : Galerie Texbraun, Paris.

À l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, Henri Giffard met en place dans la cour du Carrousel du Louvre un ballon gigantesque destiné à accueillir 40 à 50 passagers par vol, visiteurs, invités, hommes politiques, dignitaires. Un fois gonflée, l’enveloppe de 25.000 mètres cube permet une ascension verticale de 500 m d’altitude au-dessus du Louvre. Attraction-phare de l’exposition, l’aérostat réalise jusqu’à 12 ascensions par jour pour atteindre sur la période une fréquentation extrêmement importante de plus de 35.000 passagers. Cette démonstration du ballon de Giffard marque fortement les esprits en ce début de IIIe République et fait l’objet de nombreux commentaires dans la presse. Si les limitations du médium sont précisément en passe d’être dépassées en 1878 (mise en place d’un procédé instantané avec l’utilisation du gélatino-bromure d’argent), l’iconographie photographique de l’évènement reste rare et les épreuves de Dagron constituent un témoignage technique et historique précieux des premières décennies de l’aérostation.

« Le ballon des Tuileries a 36 mètres de diamètre et, par conséquent 113 mètres de circonférence. Sa surface est de 4,000 mètres carrés et sa capacité de 25,000 mètres cubes. Mettez l’une sur l’autre deux maisons à six étages, vous aurez approximativement la hauteur de cette sphère sans pareille : prenez avec une ficelle la hauteur des Invalides du pavé à l’extrémité de leur flèche, il s’en faudra de 8 mètres que la ficelle soit assez longue pour faire le tour de la sphère. Arrimé à terre et tenant sa nacelle suspendue au-dessous de lui, prêt à partir enfin, il a son sommet à 55 mètres au-dessus de la cour des Tuileries; il dépasse de 12 mètres la colonne Vendôme et de 10 mètres l’Arc-de-Triomphe de l’étoile, et il ne s’en faut que de 11 mètres qu’il atteigne à la hauteur des tours Notre-Dame.
Sa nacelle peut contenir une cinquantaine de personnes. Il les monte à 600 mètres. Elles y restent un quart d’heure.
Quatorze colonnes Vendôme mises l’une sur l’autre, ou treize arcs de triomphe, ou neuf tours Notre-Dame, ou sept Panthéons, ou cinq flèches des Invalides feraient un observatoire de la même hauteur. On en revient comme on y est allé, en un instant, sans fatigue, en toute sécurité, sans avoir éprouvé seulement la sensation du vertige, sans choc ni secousse, d’un mouvement qui n’est rendu sensible à la montée que par le rapide éloignement des objets, de l’agrandissement immense de l’horizon, et par l’effet inverse à la descente.
Ce ballon-là est aux ballons ordinaires ce qu’un vaisseau est à un bateau, ce que le Greal-Eastem est à un vaisseau ».
Victor Meunier, Le Rappel, 22 juillet 1878.

Prudent René Patrice Dagron (1819 1900) Grand Ballon Captif à Vapeur de Mr. Henry Giffard. Exposition Universelle de Par…
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N° 38
Photographe de la police judiciaire - Alphonse Bertillon
Attentats anarchistes, 1885-1894.
Premier volume. Affaires Joutand Dejoux. Engin explosif. Affaire Jardin du Luxembourg. Dynamite. Affaire de la Mairie du XIe arrondissement. Explosion de la rue de Téhéran. Coupe de l’engin explosif supposé. Explosion de la rue de Lisbonne. Affaire des bureaux de placement. Affaires des terroristes russes.
Deuxième volume. Portrait de Ravachol. Explosion de la rue de Clichy. Vues de la valise explosive reconstituée. Immeuble après l’explosion. Façade. Escalier. Appartement. Palier. Affaire du commissariat de police de Ternes. Buche explosive. Explosion du restaurant Véry. Façade extérieure. Vue de la rue. Cadavre. Jambe gauche de Véry. Émile Henri. Explosion du commissariat de la rue des Bons-Enfants. Reconstitution de la marmite explosive. Vue extérieure et générale. Débris du cadavre du secrétaire foudroyé par l’explosion. Cadavre du garçon des mines de Carmaux. Cadavre du sergent de ville. Affaire de la préfecture de police. Engin explosif reconstitué. Vue du vestibule. Affaire Vinchon, Léveillé, Spannagel, Marchand et Bondon.
Troisième volume. Bombe modèle Orsini. Auguste Vaillant. Explosion de la chambre des députés. Explosion de Neuilly, rue Jacques Dulud. Affaires des magasins du Printemps. Explosion du café Terminus. Deuxième explosion de Neuilly, rue Charles Lafitte. Affaire de la Société Générale. Explosion de la rue Saint Jacques. Vue générale de la chambre. Explosion de la rue du faubourg Saint Martin. Explosion de l’Église de la Madeleine. Corps de Pauwels après l’explosion. Affaire de la gare de l’Est. Explosion du restaurant Foyot. Salle du restaurant. Affaire de la Courneuve. Affaire de l’avenue Niel. Vues des baraquements dans lesquels on procède à l’ouverture des engins. Presse hydraulique servant à l’écrasement des engins.
Trois albums in-folio oblongs modernes, titrés sur le dos, composés respectivement de 19, 50 et 50 épreuves sur papier albuminé contrecollées sur cartons. Légendes manuscrites et dates à l’encre noire sur les montages.
Formats des épreuves : de 12 x 6 à 26 x 18 cm

La notion anarchiste de « propagande par le fait » marque les années 1880-1890 à Paris et justifie les expéditions punitives, les sabotages, boycotts ou encore les attentats particulièrement nombreux et meurtriers qui visent aussi bien l’espace public que des personnalités politiques. Si le phénomène est loin d’être circonscrit à l’hexagone et s’étend de l’Italie à la Russie en passant par l’Allemagne, la multiplication des attentats à Paris sur la période livre une iconographie impressionnante d’immeubles éventrés, de cadavres, de reconstitutions. Ces rares et riches recueils témoignent d’un usage nouveau de la photographie qui révolutionne les méthodes judiciaires en cette fin de siècle.

Photographe de la police judiciaire Alphonse Bertillon Attentats anarchistes, 1885 1894. Premier volume. Affaires Joutan…
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N° 42
Adolphe Goupil - Etienne Carjat - Félix Nadar - Pierre Petit - Eugène Pirou et divers
Galerie Contemporaine des illustrations françaises.
Paul de Lacroix, Éditeur, Paris, s.d. (c. 1890).
Victor Hugo. Rossini. Juliette Lamber. Francois Coppée. Michelet. Sarah Bernhardt. Gounod. Duc d’Aumale. Félicien David. Canrobert. Corot. De Marcère. Néplaton. Edmond About. Gustave Droz. Thiers. Baudry. Alexandre Dumas père. Edmond de Goncourt. Edouard de Beaumont. Ferdinand de Lesseps. Baron Taylor. Ernest-Ange Duez. TH. Barrière. Paul de Cassagnac. Jules Simon. Jules Janin. Ernest Renan. Octave Feuillet. Ambroise Thomas. Charles Lecocq. Alexandre Dumas fils. Henri Rochefort. Mac-Mahon. Alphonse Karr. Pierre Loti. Émile Augier. Eugène Labiche. Rembrandt dans son atelier. Champfleury. George Sand. Léon Gambetta. Isaac Péreire. Garnier. Eugène Clémenceau. Paul de Kock. Théodore de Banville. Amiral Courbet. De Broglie. Louis Figuier. Louis Blanc. Émile de Girardin. Alphonse Daudet. Henri Martin. Louis Pasteur. Gustave Eiffel. Émile Zola. Félix Bracquemond. Victorien Sardou. Hector Malot. Louis-Léon-César Faidherbe.
Éditions originales en huit volumes in-folio, reliures demi-chagrin rouge à coins d’époque, titrés et numérotés sur le dos orné à cinq nerfs. Nombreuses illustrations et photoglypties in et hors-textes. Photoglypties contrecollées sur cartons d’éditeur et montées sur onglets. Légendes tapuscrites sur les montages.
Formats des épreuves : de 11 x 8,5 à 23 x 19 cm

Adolphe Goupil Etienne Carjat Félix Nadar Pierre Petit Eugène Pirou et divers Galerie Contemporaine des illustrations fr…
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