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Mobilier - Objets d'Art

vendredi 22 juin 2018 - 14:00
Salle 1-7 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris
Lots phares

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N° 6
Attribué à Francesco UBERTINI
dit BACHIACCA
(1494-1557)
Portrait de Dante Alighieri
Panneau transposé sur toile
21,5 x 15 cm
Manques et restaurations anciennes
La popularité de Dante Alighieri est attestée par les nombreux portraits peints dans sa ville natale au XVIe siècle dans l’art Florentin du XVIe siècle. Une tradition iconographique se crée où le poète est identifiable par la robe et le chapeau rouge qu’il porte, un visage allongé, le nez crochu, portant la couronne de lauriers. Une des premières représentations de l’écrivain se trouve dans la fresque de l’école de Giotto à la chapelle du Podestà au musée du Bargello à Florence.
Suivront ses effigies par Domenico di Michelino, Botticelli ou Bronzino.

Une version comparable à notre portrait est conservée à la Galerie des Offices à Florence, attribué à l’école florentine du XVIe siècle (panneau, 22 x 17 cm, inventaire 1890, n°1521). Le musée Condé à Chantilly possède un portrait comparable comme « école florentine du XVIe siècle » (bois, 19,5 x 16 cm, inv. 593), anciennement attribué à Bacchiacca.
Cette composition a eu une grande fortune, car on connaît plusieurs répliques de notre panneau. Des versions anciennes sont conservées à Yale University Art Gallery (55,8 x 45,7 cm, inv. 1871.85), au Musée civique de Come, à la Pinacoteca Ambrosiana de Milan, au Kunsthistorisches Museum de Vienne …

L’image a été reprise vers 1545 / 1549 pour le musée de portraits d’hommes célèbres de Paolo Giovio à Côme.

Attribué à Francesco UBERTINI dit BACHIACCA (1494 1557) Portrait de Dante Alighieri Panneau transposé sur toile 21,5 x 1…
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Enchère terminée

N° 31
Paulus du BOYS
(Actif à Anvers de 1637 à 1651)
Le voile de sainte Véronique
Panneau préparé
32 x 24 cm
Sans cadre
Les écrits apocryphes disent que Véronique, ayant pitié du Christ portant sa croix, lui essuya le visage avec un linge qui garda l’empreinte de ses traits. La lettre de Lentulus, témoignage qui aurait été adressé par un contemporain de Jésus au Sénat romain, les décrivent ainsi : « Ses cheveux sont de couleur châtain, séparés par une raie centrale à la manière des Nazoréens, tombent droit jusqu’aux oreilles mais bouclent plus bas, avec des reflets blonds jusqu’aux épaules. Il a un front pur et aucune ride ou marque sur le visage, ses joues sont relevées de roses … Sa barbe est large et épaisse mais courte, et séparée par le milieu… » et depuis 1249 la cathédrale de Laon conserve une icône de la Sainte face qui offre une image du Christ avec ce même regard détourné, procédé qui évite au fidèle de croiser le regard du divin, ce qui serait sacrilège.
Paul du Boys est connu pour ses saintes faces. Deux, très proches de celle-ci, sont signées et datées, l’une de 1637 (panneau, 30 x 24 cm, vente anonyme, Paris, Ader, Picard, Tajan, 30-31 janvier 1991, lot 88), l’autre de 1651 (panneau, 29 x 21 cm, vente anonyme, Paris, Tajan, 27 octobre 2 000, lot 73). En 1640, l’évêque Camus encourage la dévotion à ces images en la guidant en ces termes: « Ce fut sur une toile blanche que le Sauveur imprima son visage sanglant …Si notre perfection consiste à nous rendre conformes à l’image de Jésus-Christ, rendons nos cœurs blancs comme le linge de cette femme, blancs d’innocence et de pureté. »

Paulus du BOYS (Actif à Anvers de 1637 à 1651) Le voile de sainte Véronique Panneau préparé 32 x 24 cm Sans cadre Les éc…
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N° 40
Gottfried de WEDIG
(Cologne 1583-1641)
Nature Morte aux olives, miche de pain, verre de vin, assiette de poisson à la lueur d’une bougie
Panneau de chêne
28,5 x 23,8 cm
Restaurations anciennes
Provenance :
Vente à Zürich, Galerie Koller, le 22 mars 2002, n°3028 (comme Gotfried de Wedig) ;
Vente à Zürich, Galerie Koller, le 28 mars 2003, n°3027 (comme Gotfried de Wedig) ;
Vente à Vienne, Dorotheum, le 24 mars 2004, lot n°253 (comme Georg Flegel).

Bibliographie :
Catalogue de l’exposition Gottfried von Wedig, Cologne, Wallraf-Richartz-Museum, octobre 1998 - janvier 1999, p. 52 et 53, n°8.
Anne-Dore Ketelsen-Volkhardt, Georg Flegel 1566-1683 catalogue raisonné, Deutscher Kunstverlag, Munich-Berlin, 2003, p. 292, n°75 fig.95 (comme Georg Flegel).

Gottried von Wedig est l’un des précurseurs de la nature morte indépendante à Cologne (« Stilleben ») aux côtés de Georg Flegel dont il est particulièrement proche stylistiquement au cours des années 1630. Il représente un nombre restreint d’objets soigneusement décrits dans un espace réduit.
Plusieurs de ses compositions reprennent le motif caravagesque du nocturne à la bougie qui incarne parfaitement la brièveté de la vie humaine (Paris, musée du Louvre, Darmstadt, Hessisches Landesmuseum). De plus, la plupart de ses tableaux développent une référence christique par la représentation du pain et du vin, ou encore du poisson, référence au dernier repas eucharistique et symbole utilisé par les premiers chrétiens pour s’identifier mutuellement. Ici, les olives et le citron, denrées méditerranéennes, suggèrent une certaine aisance des commanditaires.

Gottfried de WEDIG (Cologne 1583 1641) Nature Morte aux olives, miche de pain, verre de vin, assiette de poisson à la lu…
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