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N° 1
BONAPARTE (Napoléon). Apostille autographe signée « Buonaparte » en qualité de capitaine commandant l'artillerie du siège de Toulon (7 MOTS dont 2 en ajouts dans le texte, Ollioules, septembre 1793, probablement le 27) sur une pièce manuscrite des conventionnels Th omas-Augustin GASPARIN et Antoine-Christophe SALICETI, représentants du peuple en mission « près l'armée dirigée contre les rebelles du Midy » (Ollioules, 27 septembre 1793, 1 p. in-folio, déchirure angulaire sans atteinte au texte, essais de plume d'une autre main au verso). PROMOTION D'UN OFFICIER À LA TÊTE D'UNE DES BATTERIES COUVRANT TOULON : « Les représentants du peuple près l'armée dirigée contre les rebelles du Midy, sur la proposition du citoyen Bonnaparte, commdt de l'artillerie, considérant que les places de ce corps ne peuvent pas rester vacante dans un moment où son service devient si essentiel et que la fermeté qu'il a montré dans lé divers attaques aux [sic pour « où »] il a résisté, mérite tous les encouragements de la pard des représentants du peuple, arrêtant que le citoyen Echefein [ce nom propre DE LA MAIN DE BONAPARTE], lieutenant [Bonaparte a corrigé « sous-lieutenant » en « lieutenant » en biff ant « sous »] en second de la comp[ag]nie d'artillerie légère qui a été blessé au bras à la BATTERIE DES SANS-CULOTTES, serra promu provisoirement à la lieutenence de la dite comp[ag]nie vacante par la mort du citoyen François [ce nom propre DE LA MAIN DE BONAPARTE] qui a été tué à la BATTERIE DE LA MONTAGNE, chargent le citoyen Bonnaparte, commendt d'artillerie, de le faire recevoir et reconnaître en lad[i]te qualité de lieutenent après en avoir prévenu le général de l'armée [Jean-François Carteaux] et d'adresser sur le camp copie du présent arrêté au ministre de la guerre pour obtenir le brevet dudit citoyen... » JEUNE CAPITAINE, BONAPARTE VENAIT D'ÊTRE NOMMÉ À LA TÊTE DE L'ARTILLERIE DU SIÈGE DE TOULON. C'est en regagnant Nice au retour d'une mission à Avignon que, s'étant arrêté au Beausset pour y saluer son compatriote Antoine-Christophe Saliceti, puissant conventionnel en mission dans le Midi, il avait aussitôt été mis en réquisition par celui-ci, comme ses pouvoirs l'y autorisaient, pour servir à la tête de l'artillerie du siège de Toulon. L'important port militaire, insurgé, s'était livré aux Anglais et une armée avait été formée pour tenter de les en déloger. Le général Dommartin, qui commandait l'artillerie française, avait été blessé à l'attaque des gorges d'Ollioules, dans l'arrière-pays toulonnais, et il était nécessaire de lui trouver un remplaçant. Bonaparte présentait des qualités qui faisaient de lui l'homme de la situation : offi cier d'artillerie aux compétences reconnues, jacobin proche de Robespierre jeune, il était Corse comme Saliceti dont il avait la confi ance – il fut donc nommé à la tête de l'artillerie de l'armée devant Toulon le 19 septembre 1793. C'EST À TOULON QUE BONAPARTE RÉVÉLA SON GÉNIE MILITAIRE, passa du grade de capitaine à celui de général, acquit la célébrité, se lia avec nombre de jeunes offi ciers dont il ferait la carrière et qui deviendraient ses compagnons de fortune : Desaix, Duroc, Junot, Leclerc, Marmont, Suchet, Victor... LE PRÉSENT DOCUMENT EST DE LA MAIN DU FUTUR GÉNÉRAL JUNOT, alors sergent, que Bonaparte venait de s'attacher comme secrétaire, et qu'il conserverait auprès de lui jusqu'en Égypte.

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N° 2
BONAPARTE (Napoléon). [...] Lettre du général en chef au Directoire exécutif [...] Lettera del generale in capo al Direttorio esecutivo. [Probablement Gênes, janvier 1797]. 2 pp. sur un feuillet in-folio, impression bilingue sur 2 colonnes, à gauche en français et à droite en italien, en-tête imprimé à la devise « Liberté Égalité » illustré d'un bois gravé représentant la République française. RARE IMPRESSION de cette lettre datée du 28 nivôse an V [17 janvier 1797], donnée pour copie conforme à l'impression par Guillaume Charles Faipoult de Maisoncelles (1752-1817), ancien ministre des Finances alors en poste comme ambassadeur de France à Gênes. COMPTE-RENDU TRIOMPHAL PARTICIPANT DE L'INLASSABLE CAMPAGNE DE PROPAGANDE PAR LAQUELLE BONAPARTE CHERCHAIT À MAGNIFIER TOUTES SES ACTIONS. « [...] Le 24 au matin l'ennemi fi t fi ler une colonne très forte par Montagna et Caprino, et par là obligea la division du général Joubert à évacuer la Corona et à se concentrer à Rivoli. J'AVAIS PRÉVU LE MOUVEMENT : JE M'Y PORTAI DANS LA NUIT, ET CELA DONNA LIEU À LA BATAILLE DE RIVOLI que nous avons gagnée le 25 & 26 [après une résistance opiniâtre, et où nous avons fait à l'ennemi treize mille prisonniers, pris plusieurs drapeaux et plusieurs pièces de canon : le général Alvintzy presque seul a eu beaucoup de peine à se sauver [...] » Il évoque ensuite les batailles d'Anghiari, de La Favorite, et l'échec d'une sortie de Wurmser enfermé dans Mantoue, avant d'asséner : « VOILÀ DONC EN TROIS OU QUATRE JOURS LA CINQUIÈME ARMÉE DE L'EMPEREUR ENTIÈREMENT DÉTRUITE. » Il livre ensuite un bilan chiff ré de cette phase de la campagne

BONAPARTE (Napoléon). [...] Lettre du général en chef au Directoire exécutif [...] Lettera del generale in capo al Diret…
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N° 3
BONAPARTE (Napoléon). Apostille signée « Bonaparte » en qualité de Premier Consul (Paris, 16 ventôse an IX–7 mars 1801, 6 mots), sur une supplique à lui adressée par le général Paul Th iébault (Paris, 3 ventôse an IX–22 février 1801, 1 p. in-folio, petite mouillure angulaire). LE GÉNÉRAL THIÉBAULT DEMANDE À REJOINDRE MURAT À L'ARMÉE D'ITALIE. Provisoirement promu général par Masséna en 1800, il avait été mis en congé après la campagne d'Italie. Par la présente lettre, alors qu'il s'est vu confi rmer dans son grade par Bonaparte, il demande à être employé auprès de Murat. « Paul Th iébault, instruit par le général Oudinot qu'il est au moment de recevoir son brevet de général de brigade, demande au premier Consul d'être employé dans le corps de troupes de l'armée d'Italie, destiné à renforcer l'armée commandée par le général Murat. Ayant servi de la manière la plus active à l'armée de Naples, en l'an 7, et ayant sur le pays, les moeurs, et les personnes des connoissances très détaillées, Paul Th iébault espère que le premier Consul approuvera les motifs de sa démarche et qu'en acquiesçant à sa demande, il le mettra à même de sortir de la CRUELLE INACTION dans laquelle l'attente de sa confi rmation l'a retenu ici, et de justifi er (autant du moins que son zèle le lui rendra possible) le témoignage honorable de bienveillance qu'il reçoit en ce moment du Premier Consul... » Bonaparte a ensuite dicté ces mots : « Renvoyé au ministre de la Guerre... »

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N° 5
CONDÉ (Louis-Joseph de Bourbon, prince de). Pièce signée, contresignée par le secrétaire de ses commandements François-Denis Drouin. Windisch-Feistritz [actuellement Slovenska Bistrica en Slovénie], 8 février 1801. 1 p. in-folio oblong imprimée avec ajouts manuscrits, cachet de cire rouge aux armes du prince de Condé, déchirures marginales. « Nous Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé [...] certifi ons que M. de St-Abre, émigré le 18 juillet 1791, nous a joint le dixhuit décembre 1794, que depuis ce tems il a servi sans interruption sous nos ordres, ayant fait, dans la compagnie n° 9 des Chasseurs nobles, la campagne de 1795 jusqu'au mois de septembre, qu'il est passé dans la cavalerie noble, où il a continué de servir jusqu'à ce jour, qu'il s'est trouvé aux aff aires de la campagne de 1796, et qu'il s'est conduit avec honneur, pendant qu'il a été à l'armée, se distinguant par son zèle, son courage, et sa bonne volonté... » CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE OCTROYÉ AU COMTE DE SAINT-ABRE AU MOMENT DE LA DISSOLUTION DE L'ARMÉE DE CONDÉ. Celle-ci venait de participer aux opérations menées en vain par les Autrichiens pour s'opposer à la marche victorieuse de l'armée du futur maréchal Brune à travers le Nord-Est de l'Italie. L'armistice fut signé à Trévise le 16 janvier 1801, et les émigrés furent alors relégués en Styrie, dans les environs de Windisch-Feistritz où Condé put installer son quartier-général. C'est là que ce prince licencia son armée : ses offi ciers et ses soldats étaient stipendiés par l'Angleterre, or celle-ci envisageait de les envoyer contre leur gré en Égypte.

CONDÉ (Louis Joseph de Bourbon, prince de). Pièce signée, contresignée par le secrétaire de ses commandements François D…
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N° 7
[GAZAN (Marie-Joseph)]. Manuscrit. Environ 9 pp. in-folio, sur une demi-colonne in-folio, ratures et corrections , quelques mouillures, quelques marges eff rangées avec atteintes au texte. LE DÉBARQUEMENT DE NAPOLÉON Ier AU GOLFE JUAN, À SON RETOUR DE L'ILE D'ELBE. UN TÉMOIGNAGE DE PREMIÈRE MAIN : Marie-Joseph Gazan venait de passer la journée du 1er mars 1815 au Cannet chez son ami Léandre Sardou (père du dramaturge Victorien Sardou), offi cier en demi-solde comme lui, et, rentrant à son domicile d'Antibes, rencontra les troupes de débarquement. Il relate ici cette rencontre, et comment il fut conduit devant le général Drouot puis devant l'empereur. Le présent manuscrit a été établi sur papier vergé fi ligrané Duclos, peu ou prou contemporain des événements en question. Une copie de cette relation fut communiquée en 1879 au juge Paul Sénequier, qui la publia à Grasse en 1898, sous le titre Le 1er mars 1815. Débarquement de Napoléon au golfe Jouan (Tulard, n° 607). « ... Bientôt je découvris la batterie de la Gabelle, et ce ne fut pas sans étonnement que j’aperçus un groupe de militaires au-dessus du parapet , j’avais fait moi-même, quelque temps auparavant, le désarmement de toute la côte , mais QUELLE FUT MA SURPRISE LORSQUE JE RECONNUS EN EUX DES CANONNIERS DE LA VIEILLE GARDE IMPÉRIALE ! JE POUVAIS À PEINE EN CROIRE MES YEUX. M’étant approché d’eux, et leur ayant demandé ce qu’ils faisaient dans la batterie et comment ils s’y trouvaient, ils me répondirent "qu'ils avaient suivi l’empereur à l’île d’Elbe, que le séjour de l’île ne leur convenant pas, ils avaient obtenu leur congé et qu’ils avaient été transportés par les bâtiments qu’ils me montrèrent dans le Golfe, qu’en attendant leurs camarades qui étaient encore à bord, ils étaient venus se promener jusqu’à la batterie." J’APPERÇUS EN EFFET TROIS GRANDS BÂTIMENTS À L’ANCRE ET PLUSIEURS CHALOUPES QUI EFFECTUAIENT UN DÉBARQUEMENT... » Marie-Joseph Gazan raconte ensuite avoir dû stopper sa marche en raison du nombre de soldat bloquant la route, s’être fait confi squer son cheval, avoir rencontré un de ses anciens camarades offi ciers puis le général Drouot : « ... LE Gal [DROUOT] VINT BIENTÔT ET ME DIT EN ME PRENANT PAR LA MAIN : ? "VENEZ, L’EMPEREUR VEUT VOUS VOIR. Je viens de lui parler de vous et il m’a ordonné de vous conduire près de Sa personne." Je suivis le gal et NOUS TROUVÂMES NAPOLÉON SE PROMENANT, LES MAINS CROISÉES DERRIÈRE LE DOS, dans une planche perpendiculaire à la direction de la route. Les deux planches latérales étaient occupées par des factionnaires. Lorsque nous fumes près de lui, le gal lui dit : – "Sire, voici le neveu du gal Gazan dont je vous ai parlé", et il se retira aussitôt. J’étais chapeau bas et j’avoue que je n’étais pas sans émotion devant l’homme extraordinaire dont la puissance avait fait trembler l’Europe entière. J’étais seul, au milieu de ses troupes et cependant bien résolu à lui désobéir. – "Eh ! bien ! Le gal D[rouot] vous a-t-il remis mes proclamations ? Les portez-vous à votre oncle à Antibes ?" – "Sire, j’ignore si le gal Gazan est à Antibes." – "À Antibes ! Non, à Grasse !" – "Sire, il m’est impossible d’aller d’aller à Grasse , il faut que je sois à Antibes ce soir." – "Mais vous ne pourrez pas entrer, ils ont fermé les portes." – "N’importe, Sire, je suis d’Antibes même et je suis sûr d’y pénétrer." À ces mots, N[apoléon] me tourna les talons et recommença sa promenade. Il revint quelques instants après. – "Eh ! bien ! Partez-vous pour Grasse ?" – "Sire, j’ai eu l’honneur de vous dire que je ne pouvais pas aller à Grasse, et que je devois retourner à Antibes." – "Vous êtes à cheval ?" – "Oui, Sire." – "Voulez-vous le vendre ?" – "Il ne m’appartient pas. Je ne puis donc en disposer." – "Y a-t-il des chevaux dans ce pays ?" – "Je ne crois pas que le pays off re des ressources en ce genre." Il me tourna le dos une 2de fois et fut joindre le maréchal Bertrand qui était au bout de la planche avec plusieurs individus que je ne reconnus pas. J’attendais depuis quelques minutes lorsqu'un personnage à habit brodé sur toutes les coutures vint me dire : – "Monsieur, vous pouvez vous retirer , si S[a] M[ajesté] a besoin de vous, elle vous fera appeler." Je ne me fi s point répéter un ordre qui me convenait si fort... » LE FUTUR GÉNÉRAL BARON GAZAN, VÉTÉRAN DES GUERRES D'EMPIRE. Neveu des généraux Honoré Vial et Honoré Th éodore Maxime Gazan de La Peyrière, Marie-Joseph Gazan (1785-1849) débuta dans la diplomatie mais se tourna rapidement vers la carrière des armes : entré en 1804 à l'école spéciale de Fontainebleau, il servit dans les armées napoléoniennes comme sous-lieutenant puis capitaine, en Autriche (1805), en Prusse (1806), en Pologne 1807, en Espagne (1808-1812), en Allemagne (1813). Il fut blessé cinq fois, à Eylau, Talavera, Chiclana, Dresde, et sa conduite en Espagne comme ensuite à la bataille de Leipzig lui valurent la croix de membre puis d'offi cier de la légion d'Honneur. À la Restauration, il obtint la lieutenance des îles Sainte-Marguerite, puis fut employé à l'état-major de la place de Paris (1821). Il fut alors fait colonel, et élevé au rang de baron (1824). Sous la monarchie de Juillet, promu maréchal de camp (général de brigade, 1835) puis lieutenant-général (général de division, 1845), il commanda notamment à Ancône (1835-1839) et fut mis à la tête de la direction du personnel et des opérations militaires au ministère de la Guerre (1845-1848). IL AVAIT ÉPOUSÉ EN 1822 LA FILLE DE BERNARDIN DE SAINT-PIERRE.

[GAZAN (Marie Joseph)]. Manuscrit. Environ 9 pp. In folio, sur une demi colonne in folio, ratures et corrections , quelq…
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N° 9
JOSÉPHINE (Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie, dite). Lettre autographe signée « Lapagerie Bonaparte », adressée à Alexandre-Urbain Yvan. Toulon, « ce 7 prairial » [an VI – 26 mai 1798]. 1 p. in-4, adresse au dos avec sceau de cire rouge « Marine de la République française. Toulon », petite déchirure au f. d'adresse due à l'ouverture sans atteinte au texte. Belle lettre écrite peu après avoir fait ses adieux à Bonaparte parti pour l'Égypte. Le couple était arrivé à Toulon le 9 mai, pour se séparer le 19 mai, jour de l'embarquement. « Bonaparte a voulu que j'aye aux eaux, mon cher Ivan, je compte partir dans huit jours pour Plombière, faites-moi l'amitié aussitôt ma lettre reçu d'avoir par écrit l'avis du docteur Quenesset [?] médecin de Bonaparte pour savoir si la saison est favorable et la manière de me conduire aux eaux. Je vous remercie de m'avoir donné de vos nouvelles et de celles de votre femme, je vous recommande toujours mon bon carlin [le chien de Joséphine, nommé Fortuné]. Adieu, mon cher Yvan, amitié tendre et sincère pour vous et pour votre femme... » Futur chirurgien personnel de Napoléon, Alexandre-Urbain Yvan (1765-1839) participa à la première campagne d'Italie, devint chirurgien en chef des Invalides (adjoint en 1798, en titre en 1811) et inspecteur général du service de Santé. De 1800 à 1814, il fut attaché à la personne de Napoléon qu'il suivit partout comme son ombre : c'est lui, par exemple, qui le soigna d'une blessure au talon reçue à Ratisbonne en 1809. Sa position quelque peu surévaluée par rapport à ses fonctions réelles, et son rôle controversé lors de la tentative de suicide de Napoléon en 1814 nuisirent à son image pour la postérité. Impératrice Joséphine, Correspondance, Paris, Payot, 1996, n° 83.

JOSÉPHINE (Marie Joseph Rose de Tascher de La Pagerie, dite). Lettre autographe signée « Lapagerie Bonaparte », adressée…
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N° 11
LANNES (Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéhenneuc. TILSIT [actuellement Sovetsk en Russie, dans l'enclave de Kaliningrad], 29 juin 1807. 1 p. in-4, adresse au dos, vestiges de cachet de cire rouge. LA PAIX DE TILSIT APRÈS LA VICTOIRE DE FRIEDLAND SUR LES RUSSES (14 juin 1807). Avec la Russie, l'armistice fut signé le 21 juin par le prince de Lobanov et le maréchal Berthier, ratifi é le 24 juin , il serait suivi du traité de paix signé le 7 juillet par le prince Kourakine, le prince Lobanov et le prince de Talleyrand, et ratifi é par les souverains le 9 juillet. Avec la Prusse, l'armistice fut signé le 25 juin par le maréchal comte von Kalckreuth, défenseur de Dantzig, et par le maréchal Berthier , il serait suivi du traité de paix signé le 9 juillet par Kalckreuth et Talleyrand, ratifi é le 12 juillet par les souverains. LES NÉGOCIATIONS DE PAIX FURENT AGRÉMENTÉES DE BRILLANTES RENCONTRES AU SOMMET ENTRE NAPOLÉON Ier, LE TSAR ALEXANDRE Ier ET LE ROI DE PRUSSE FRÉDÉRIC-GUILLAUME III. « Je suis indigné, ma chère Louise, de ce que ce misérable est venu te dire à Maison [le château de Lannes à Maisons, actuellement Maisons-Laffi tte] , je t'en veux beaucoup, tu t'es conduite en poiltronne. J'exige de toi, s'il revient sous aucun prétexte, que tu le fasses arrêter par la gendarmerie, et que tu le fasse conduire chez le ministre de la Police avec invitation de le faire renfermer dans un fort. Je vois, ma bonne amie, qu'il faudra toujours en venir là , je crois que ce misérable est plus bette et animal qu'un cheval, il faut donc le traiter comme tel, je te défans absolument de ne rien lui donner. Je pense, ma chère Louise, être sous peu à Paris alors je prendrai des mesures pour qu'il ne fasse plus de sceines pareilles. LA PAIX VA TOUJOURS GRAND TRAIN, LES DEUX EMPEREURS SONT LES MEILLEURS AMIS DU MONDE, LE ROI DE PRUSSE EST AUSSI ICI. Quel bonneur, ma bonne amie, de penser que je te reverrai bientôt. J'ai reçu la lettre de ton ami [le père de Louise], du 13. Je vois avec grand plaisir que sa santé est beaucoup meilleurs, embrasse-le pour moi, ainsi que ta maman. Louis est bien portant [le frère de Louise, Louis Guéhenneuc, aide de camp du maréchal Lannes et futur aide de camp de l'empereur] , je t'ai écrit que l'empereur lui avait donné la croix de Saxe. Adieu,, ma chère Louise, je t'aime de tout mon coeur…

LANNES (Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéhenneuc. TILSIT [actuellement Sovetsk en Russie, dans l'e…
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N° 12
LANNES (Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéhenneuc. Saragosse, 21 février 1809. 1 p. in-4, adresse au dos. LETTRE ÉCRITE LE JOUR MÊME DE LA CAPITULATION DE LA PLACE, après un siège terrible de près de deux mois (20 décembre 1808-21 février 1809). « Tu seras bien contente, ma bonne amie, de ce que J'ENVOYE LOUIS PORTER LA REDITION DE SARRAGOSSE [le frère de Louise, Louis Guéhenneuc, aide de camp du maréchal Lannes et futur aide de camp de l'empereur] , cette ville s'étoit rendue bien coupable. AUTANT...LES ABITANS MÉRITOIENT D'ETTRE CHÂTIÉS, AUTANT J'AI ÉTÉ GÉNÉREUX ENVERS EUX. J'AI ACCORDÉ À TOUT LE MONDE UN PARDON GÉNÉRAL... Quel métié n'ai-je pas fait... depuis que je suis devant Sarragosse , J'AIMERAI MIEUX LIVRER CENT BATAILLE PAR JOUR PENDANT TOUT LE TEMS QUE J'AI RESTÉ ICI QUE DE RECOMMENCER , pour te donner une idée du mal que j'ai eu, je t'envoye copie du rapport que j'ai adressé à Sa Majesté apprès la prise du faubourg. J'ai reçu hier, ma chère Louise, un paquet de tes lettres, à la vérité la plus résente était du mois passé , c'est égal, j'ai eu bien du plaisir à les lire , JE DEMANDE À SA MAJESTÉ DE RENTRER EN FRANCE, j'en ai grand besoin pour rétablir ma santé. JE TE JURE QU'IL FAUT PLUS QUE DU DÉVOUEMENT POUR FAIRE CE QUE J'AI FAIT. Louis te dira le mal que j'ai eu...Embrasse mes enfans, ainsi que ton ami [le père de Louise], et toute la famille. Adieu, ma bien bonne Louise, je t'aime de tout mon coeur... »

LANNES (Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéhenneuc. Saragosse, 21 février 1809. 1 p. In 4, adresse a…
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N° 15
NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napoleo » au ministre de l'Intérieur Jean-Baptiste Nompère de Champagny. « De mon camp impérial d'Augsbourg », 30 vendémiaire an XIV [22 octobre 1805]. 1 p. in-4. 1 000/1 500 € SUITES DE LA CAPITULATION D'ULM, PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CAMPAGNE D'AUSTERLITZ. Napoléon Ier venait de mener avec succès cette opération initiale, consistant en la neutralisation de l'armée autrichienne du général Mack avant la jonction de celle-ci avec les Russes. Son génie tactique, mais aussi la valeur militaire du général Dupont à Haslach et du maréchal Ney à Elchingen, avaient réduit les Autrichiens à s'enfermer dans la place d'Ulm où ils venaient de capituler le 20 octobre 1805. « Près de soixante-dix mille prisonniers se rendent en France. IL FAUT QUE VOUS ÉCRIVIEZ AUX PRÉFETS POUR QUE LES PROPRIÉTAIRES QUI VEULENT EN EMPLOYER AUX TRAVAUX DE LEURS TERRES FASSENT LEUR DEMANDE, et qu'on disperse ces prisonniers dans les diff érens départemens. IL FAUT CEPENDANT ÉVITER D'EN METTRE DANS LES DÉPARTEMENS FRONTIÈRES DE L'ALLEMAGNE, DE PEUR QU'ILS NE S'ÉCHAPPENT. M. Cretet [Emmanuel Cretet, directeur des Ponts-et-Chaussées] pourrait en former des bataillons de prisonniers, comme j'ai fait en l'an 8 [1800]. Ces prisonniers me coûteront fort cher, voyez à les utiliser. Du reste tout va ici au mieux, je n'ai rien à ajouter aux relations que vous avez vues. J'attends avec impatience le rapport que vous me ferez d'ici à 15 ou 20 jours de l'état de la levée de la conscription... » Napoléon Bonaparte, Correspondance générale, Paris, Fayard, vol. V, 2008, n° 11032. Ref : Vente Osenat du 19 novembre 2017et 23 mars 2014

NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napoleo » au ministre de l'Intérieur Jean Baptiste Nompère de Champagny. « De mon camp imp…
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N° 17
NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napo » au ministre de l'Intérieur Jean-Baptiste Nompère de Champagny. TILSIT, 26 juin 1807. 1/2 p. in-4. LETTRE ÉCRITE LE JOUR DE LA SECONDE ENTREVUE DE TILSIT AVEC LE TSAR ALEXANDRE Ier, À BORD D'UN RADEAU SUR LE NIÉMEN (la première avait eu lieu la veille). Après la victoire de Friedland sur les Russes le 14 juin 1807, l'armistice fut signé le 21 juin avec la Russie par le prince de Lobanov et le maréchal Berthier, ratifi é le 24 juin , il serait suivi du traité de paix signé le 7 juillet par le prince Kourakine, le prince Lobanov et le prince de Talleyrand, et ratifi é par les souverains le 9 juillet. Avec la Prusse, l'armistice fut signé le 25 juin par le maréchal comte von Kalckreuth, défenseur de Dantzig, et par le maréchal Berthier , il serait suivi du traité de paix signé le 9 juillet par Kalckreuth et Talleyrand, ratifi é le 12 juillet par les souverains. LES NÉGOCIATIONS DE PAIX FURENT AGRÉMENTÉES DE BRILLANTES RENCONTRES AU SOMMET ENTRE NAPOLÉON Ier, LE TSAR ALEXANDRE Ier ET LE ROI DE PRUSSE FRÉDÉRIC-GUILLAUME III. « J'ai reçu votre lettre par laquelle vous me rendez compte de la manière dont les Espagnols ont été reçus à Bordeaux. Témoignez-en ma satisfaction au préfet de la Gironde [Jean-Antoine-Joseph Fauchet], car c'est m'être très agréable que de donner des marques de considération & d'intérêt à mes alliés... » Alors alliée de la France, la Couronne d'Espagne envoya quelques troupes d'infanterie en soutien à la Grande Armée dans la campagne en cours contre la Russie : le général marquis de La Romana, futur ennemi des Français, menait le corps de troupe espagnol vers le Nord de l'Europe – il y resterait cantonné jusqu'en 1808. Napoléon Bonaparte, Correspondance générale, Paris, Fayard, vol. VII, 2010, n° 15929. Ref : Vente Osenat du 19 novembre 2017et 23 mars 2014

NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napo » au ministre de l'Intérieur Jean Baptiste Nompère de Champagny. TILSIT, 26 juin 1807…
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N° 18
NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napole » avec 2 LIGNES AUTOGRAPHES, adressée à son fi ls adoptif le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie. « De l'île Napoléon » [île Lobau], 3 juillet 1809 [date erronée « 3 juin »]. 2/3 p. in-4 sur papier vélin doré sur tranches. À LA RECHERCHE D'UN PASSAGE SUR LE DANUBE. À l'issue de sa marche sur Vienne, Napoléon Ier se trouvait sur la rive droite du fl euve tandis que l'armée autrichienne en occupait la rive gauche. Il tenta un premier passage du 20 au 22 mai 1809, mais fut forcé de se retirer après la sanglante bataille d'Essling. Au début du mois de juillet, il concentra de nouveau la Grande Armée sur l'île de Lobau tandis que l'archiduc Charles disposait ses troupes sur les hauteurs de la plaine de Wagram. LE PRINCE EUGÈNE EN RENFORT. À la tête de l'armée du royaume Italie, composée de trois corps sous les ordres des généraux Baraguey d'Hilliers, Macdonald et Grenier, le prince Eugène remonta lui aussi sur Vienne, remportant successivement, contre l'archiduc Jean, les victoires de Sacile (14 avril) et de Raab (14 juin). À son arrivée à la fi n du mois de juin, l'armée d'Italie fut intégrée à la Grande Armée par l'empereur. L'INSTANT DÉCISIF. Depuis le 2 juillet, Napoléon Ier s'activait sur l'île Lobau, rebaptisée « île Napoléon », pour y inspecter les ponts jetés sur le Danube, passer les troupes en revue, et assister aux derniers préparatifs avant la bataille. Le 4 juillet au soir, à 23 heures, il ordonna une préparation d'artillerie puis, le 5 juillet à 2 heures du matin, comme annoncé ici, il engagea le passage de la Grande Armée sur la rive droite, fantassins d'Oudinot en tête. Le prince Eugène, dont l'infanterie traversa à 10 heures du matin, fut placé au centre du dispositif en seconde ligne : dans la soirée du 5, il conduisit avec Oudinot l'action principale de la première attaque du plateau du Russbach, rencontrant une forte résistance, et au matin du 6, toujours avec Oudinot, il fut chargé d'attaquer de front l'aile gauche autrichienne pour la fi xer et permettre le succès de l'assaut fi nal au centre. Sa cavalerie fut en outre engagée dans deux autres opérations au cours des combats. Extraordinaire lettre annonçant la bataille de Wagram « Mon fi ls, je reçois votre lettre du 2 avec celle du général Montbrun [Louis-Pierre Montbrun commandait la division de cavalerie légère du corps de Davout, et, à Wagram, serait chargé de couvrir l'aile droite]. JE VOUS ATTENDS DE VOTRE PERSONNE LE 4 À MIDI ET VOTRE CORPS AVANT ONZE HEURES DU SOIR, VU QUE LE 5 À DEUX HEURES DU MATIN, J'ATTAQUE. Votre aff ectionné père... P.S. Le général Baraguay d'Hilliers doit avoir été renforcé de la brigade Th iry de mille hommes composé d'un régiment provis[oi]re de chasseurs & d'un rég[imen]t de Wurtemberg. » DE SA MAIN, L'EMPEREUR A AJOUTÉ : « ce qui, avec un de vos régiments de chasseurs lui feroit 1200 chevaux. Vous êtes le maître de lui laisser mille hommes de plus des chasseurs. » Le général Baraguey d'Hilliers avait été chargé, vers le 28 juin, de prendre le commandement d'un corps d'observation en couverture devant Presbourg (actuelle Bratislava en Slovaquie, à 25 km à l'Est de Vienne). Sa mission était de maintenir les communications avec le quartier impérial et de retenir l'archiduc Jean au cas où il déboucherait par là – ce que dernier manqua faire de peu, ayant reçu un ordre en ce sens, rapidement contremandé. Napoléon Bonaparte, Correspondance générale, Paris, Fayard, t. IX, 2013, n° 21461.

NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napole » avec 2 LIGNES AUTOGRAPHES, adressée à son fi ls adoptif le prince Eugène de Beauh…
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N° 19
NAPOLÉON Ier. Lettre signée « Napol » au ministre du Trésor public Nicolas-François Mollien. Fontainebleau, 23 octobre 1810. 1/2 p. in-4. Intéressante illustration des diffi cultés que l'empereur rencontra pour instaurer son nouveau système monétaire et retirer de la circulation les monnaies de l'Ancien Régime et de la Révolution, telles les écus d'argent de 6 livres, qui continuèrent longtemps à être utilisés. Il venait en outre, les 18 août et 12 septembre, de prendre des décrets concernant la concordance entre nouvelles monnaies et anciennes, abaissant leur valeur d'échange, en raison de leur usure, ce qui occasionna quelques troubles dans l'opinion. « JE VOUS AI FAIT CONNAÎTRE QUE JE DÉSIRAIS QUE LE TRÉSOR NE FÎT PLUS À AUCUNE CAISSE DE PAYEMENS EN ÉCUS DE 6 L[IVRES] ET QU'IL LES ENVOYÂT TOUS À LA MONNAIE POUR ÊTRE FONDUS. Je sais que cela produira une perte d'un pour % au Trésor, mais ce ne sera qu'une perte d'un million sur cent millions, et je veux la supporter. CELA NE SE FAIT PAS ET L'ANGOISSE POUR LA MONNAIE EN EST PROLONGÉ. PRENEZ DONC DES MESURES POUR EN FINIR. Je désirerais que les particuliers qui veulent changer les écus de 6 livres puissent le faire à bureau ouvert à la Monnaie et que cet échange se fît sans aucune espèce de perte pour eux... » Napoléon Bonaparte, Correspondance générale, Paris, Fayard, t. X, 2014, n° 25034. Provenance : vente publique, Paris, étude Marc-Arthur Kohn, 2 décembre 2013, n° 122-3.

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N° 25
NAPOLÉON Ier. Ensemble d'environ 1300 pièces montées dans 6 forts volumes grand in-folio, maroquin bleu nuit, dos à nerfs, plats ornés des armoiries de l'Empire dans une couronne à entrelacs de style Art Nouveau, tranches dorées, dos refaits avec maroquin d'origine conservé , 2 gravures dépliantes coupées au pli sans manque (Th e Hampstead Bindery). UNE EXTRAORDINAIRE ET VASTE COLLECTION RETRAÇANT LA VIE DE NAPOLÉON Ier, des origines à l'exil, sous ses aspects publics et privés, militaires et civils, français et internationaux. Elle comprend : Reliques de Sainte-Hélène – « PAPIER [PEINT] PRIS AU MUR DU SALON DE SAINTE-HÉLÈNE par George Brown en 1824 ou 1825, pièce de Napoléon Bonaparte ». Fragment monté sur un feuillet portant la mention manuscrite « Paper taken from the wall of the drawing room at St-Helena by George Brown in 1824 or 1825. Napoleon Bonaparte's room » (volume VI). – « PRIS AU MANTEAU DE NAPOLÉON… À SAINTE-HELÈNE, 1825 ». Fragment de tissu rouge orné de broderies dorées aux deux abeilles, monté sur un feuillet de papier portant la mention manuscrite « Taken from Napoleon's coat… in St-Helena, 1825 ». Documents autographes des principaux protagonistes – 65 lettres et pièces : l’EMPEREUR lui-même, des membres de la FAMILLE BONAPARTE (Louis, Lucien, Jérôme, Joseph, Hortense de Beauharnais ou le cardinal Fesch), des MARÉCHAUX ET GÉNÉRAUX tels Davout, Dejean, Gérard, Grouchy, Kellermann, Macdonald, Maison, Marmont, Masséna, Menou, Moreau, Molitor, Moncey, Mortier, Ney, Serrurier, Suchet, ou Victor. Des MINISTRES ET HAUTS FONCTIONNAIRES tels Berthier, Chiappe, Clarke, Daru, Denon ou Talleyrand. Des COMPAGNONS DE SAINTE-HÉLÈNE tels le grandmaréchal Bertrand ou Las Cases. Des adversaires tels les BOURBON Charles X ou le prince de Condé (chef de l'armée des émigrés), des OFFICIERS ET MINISTRES ANGLAIS comme le général William Beresford, le secrétaire d'État aux Aff aires étrangères Lord Mulgrave, l'amiral Sidney Smith, ou le duc de Wellington. Une fresque en estampes : visages et paysages des grands événements – Environ 1250 estampes (environ 700 en couleurs), essentiellement publiées dans les années 1760 à 1840, en France, en Angleterre et en Italie. Elles comprennent environ 350 scènes de BATAILLES, environ 500 vues de PAYSAGES, VILLES ET MONUMENTS, et environ 370 PORTRAITS d'amis ou ennemis, civils ou militaires, hommes ou femmes, français ou étrangers, notamment anglais et russes (ceux-ci d'après des dessins de Francesco Vendramini, dessinateur italien fi xé à Saint-Pétersbourg en 1808). Avec également des cartes et plans, ainsi que 32 cuivres en clairobscur de la magnifi que série des Battaglie e fasti di Napoleone d’Andrea Appiani, à la gloire de l’Empereur et roi d'Italie dont il était le Premier peintre, dans un tirage avant la lettre. En contrepoint, le récit de la vie de l'empereur par R. H. Horne, écrivain admiré de Charles Dickens et d'Edgar Poe Pour ordonner cette masque gigantesque de documents, le collectionneur a choisi de leur associer un récit biographique de l'empereur. Il a donc fait monter en fenêtres au format grand in-folio les feuillets imprimés in-8 du livre de Richard Henry Horne, Th e History of Napoleon illustré de gravures sur bois d'après Auguste Raff et et Horace Vernet (Londres, Robert Tyas, 1841, paru en 2 tomes), puis a fait placer chacun des documents en regard des passages en rapport : ainsi, une vue de Toulon illustre le récit du siège de la ville, un manuscrit de Marmont est placé en regard de l'évocation de son rôle dans la prise de Mantoue, des vues de Moscou illustrent le récit de l'occupation de la ville en 1812, une lettre du maréchal Ney est placée face au récit d'un de ses exploits dans cette campagne russe, etc. Le collectionneur a par ailleurs fait imprimer spécialement une page de titre ouvrant le premier volume : Th e History of Napoleon. Special copy in six volumes, illustrated with hundreds of additional portraits, engravings, caricatures, autograph letters, military and others documents, &c, &c, &c. SPECTACULAIRE ENSEMBLE relié dans l'atelier londonien dit « Hampstead bindery » qui, fondé par l'éditeur anglais Frank Karslake, employa jusqu'à huit relieurs et fonctionna de 1898 à 1904. Provenance : bibliothèque William Hartmann Woodin (vignette ex-libris). Grand collectionneur de monnaies et médailles et grand bibliophile américain, William Hartmann Woodin (1868-1934) fut secrétaire d'État au Trésor sous Franklin D. Roosevelt en 1933.

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N° 27
PRISON DU LUXEMBOURG. – Registre d'écrou pour les périodes de juillet 1793 à mai 1794 et d'octobre 1794 à avril 1795. En copie manuscrite vers 1820. Environ 215 pp. dans un volume petit infolio à feuillets réglés à l'encre, demi-parchemin vert à coins, dos lisse avec titre ajouté postérieurement au composteur , reliure un peu frottée avec mors fendus, gardes renouvelées, un feuillet détaché (reliure de l'époque). LISTE DES PRISONNIERS PASSÉS PAR LA PRISON DU LUXEMBOURG, classée par dates d'entrée, avec indications des autorités ayant demandé l'incarcération (Convention nationale, Comité de Sûreté générale, administrateurs de police, sections parisiennes, Tribunal révolutionnaire, etc.), avec parfois précision des motifs (« conspiration contre l'unité et l'indivisibilité de la République », etc.), indication de la date de sortie (élargissement, transfert ou exécution capitale), mention des noms des greffiers concierges ou huissiers ayant signé le registre. Quelques feuillets d'index alphabétique concernant la première partie chronologique. Se trouvent donc ici désignés des conventionnels comme VERGNIAUD, GENSONNÉ (p. 1), Anacharsis CLOOTS, Th omas PAINE (p. 82), FABRE D'ÉGLANTINE (p. 96), HÉRAULT DE SÉCHELLES (pp. 115 et 132), Camille DESMOULINS (pp. 130 et 131), DANTON (pp. 131-132), FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU (le futur Directeur et sénateur, p. 51), des nobles comme le maréchal de NOAILLES, duc de Mouchy (pp. 33 et 129), des militaires comme le général Louis-Marie TURREAU (22 vendémiaire an III-13 octobre 1794), des étrangers, etc. Les originaux des registres d'écrou de cette prison se trouvent aux archives de la Préfecture de Police de Paris (cote AB 307-313), et ont fait l'objet d'une campagne de microfi lmage dont les bobines sont consultables aux Archives nationales (cotes 728 Mi, 94-95). Provenance : l'auteur dramatique Victorien SARDOU (vignette ex-libris illustrée « Bibliothèque de Marly »). – Les comtes de Crawford et Balcarres, Alexander William Lindsay puis son fi ls James Ludovic Lindsay (vignette ex-libris armoriée Bibliotheca Lindesiana). – B. Y. McPeake (vignette ex-libris illustrée)

PRISON DU LUXEMBOURG. – Registre d'écrou pour les périodes de juillet 1793 à mai 1794 et d'octobre 1794 à avril 1795. En…
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N° 30
SAINTE-HÉLÈNE. – Ensemble de 14 pièces écrites à Sainte-Hélène où concernant l'illustre exilé. IMPORTANTE COLLECTION AUTOUR DE DEUX LETTRES DE L'EMPEREUR. « On pourrait se demande si une telle discussion se passe sous la loi d'une nation européenne ou au fond de la Tartarie... ? NAPOLÉON Ier. Minute d'une note adressée à l'amiral Cockburn, à faire signer par le grand maréchal Henri Gatien BERTRAND et dictée à Louis MARCHAND avec corrections autographes de BERTRAND. Sainte-Hélène, 20 mars 1816. L'empereur proteste contre le refus qu'on lui oppose de laisser partir cachetées des lettres au Gouvernement britannique. « La violation des loix les plus sacrées de l'hospitalité... » ? NAPOLÉON Ier. Minute dictée à Gaspard GOURGAUD, d'une « Note pour Monsieur le grand maréchal [Bertrand] ». Sainte- Hélène, s.d. 4 pp. in-folio sur papier anglais, petits manques de papier avec atteinte à quelques mots. Puissante dénonciation de ses mauvaises conditions de détention ? ARCHAMBAULT (Achille Th omas L'Union). Lettre signée à un général (probablement Gourgaud, qui lui vint plusieurs fois en aide). Tuileries, 1er juin 1840. Ce COCHER DE NAPOLÉON à Sainte-Hélène sollicite son appui afi n d'être désigné pour faire partie du voyage du Retour des Cendres. ? BATHURST (Henry). Lettre signée en qualité de ministre de la Guerre et des Colonies Henry Bathurst, en charge de Sainte- Hélène, adressée À PAULINE BONAPARTE. Londres, 1818. Très belle lettre dans laquelle il affi rme que, contrairement à ce que Pauline Bonaparte lui a écrit, les rapports de Hudson Lowe affi rment que la santé de Napoléon Ier n'empire pas mais qu'il s'obstine à mener une vie trop sédentaire. ? GOURGAUD (Gaspard). Manuscrit autographe intitulé « Note sur la grande pyramide », avec apostille autographe signée par Jean-Baptiste Alexandre PIERRON, maître d'offi ce et un temps maître d'hôtel de Napoléon Ier sur l'île. Joint, le même texte d'une autre main avec dessin. ? [HAMILTON (Alexander)]. 8 lettres à plusieurs personnes de l'entourage de Letizia Bonaparte. 1821 et s.d. Le duc écossais, homme politique admirateur de Napoléon Ier, évoque notamment la mort de l'empereur, des visites au général Bertrand, etc. ? PLANAT DE LA FAYE (Nicolas-Louis). Lettre autographe signée du colonel [au cardinal Fesch]. Trieste, 1820. Relatif à la demande de Napoléon Ier de l'avoir près de lui à Sainte-Hélène. Ancien offi cier d'ordonnance de Napoléon Ier qui l'avait déjà désigné

SAINTE HÉLÈNE. – Ensemble de 14 pièces écrites à Sainte Hélène où concernant l'illustre exilé. IMPORTANTE COLLECTION AUT…
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N° 34
TALLIEN (Jean-Lambert). Lettre autographe signée à Antoine Jay. Paris, « 29 9bre ». 2 pp. petit in-4. « ... Recevez mes félicitations particulières sur vos estimables et substanciels articles. Vous êtes du très petit nombre de ceux qui gémissent encore sur les ruines de Troie. Combien d'autres, hélas ! prostituent leurs talens en chantant une infâme palinodie. Continuez à battre en ruines les adorateurs du genre romantique, dût la baronne [de Staël] en perdre ses dernières dents. [C'est madame de Staël qui avait popularisé le terme romantique pour qualifi er la littérature « née de la chevalerie et du christianisme », dans son livre De l'Allemagne, largement diff usé à partir de 1813]... » Tallien demande par ailleurs un droit de réponse dans le Journal de Paris pour son ami le docteur Bilhouet, médecin du prince de Condé, qui y a été attaqué. CLIENT DE FOUCHÉ, L'ÉCRIVAIN ET JOURNALISTE LIBÉRAL ANTOINE JAY (1770-1854) avait une formation de juriste et embrassa les idées révolutionnaires. Exilé de 1796 à 1803 aux États-Unis, il s'y lia avec le président Th omas Jeff erson. Devenu précepteur des fi ls de Fouché, qui avait été son professeur chez les Oratoriens, il fut employé auprès de lui au bureau littéraire du ministère de la Police générale. Il serait élu représentant sous les Cent Jours et deviendrait une des voix du parti libéral sous la Restauration. Il publia de nombreux ouvrages littéraires et historiques, et, farouchement hostile aux romantiques, fut élu à l'Académie en 1832.

TALLIEN (Jean Lambert). Lettre autographe signée à Antoine Jay. Paris, « 29 9bre ». 2 pp. Petit in 4. « ... Recevez mes …
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N° 36
DEVELLY (Jean-Charles). 17 feuillets autographes avec nombreux dessins originaux (principalement à la mine de plomb), dont 3 sur papier calque. LE CABINET COMMÉMORATIF DU MARIAGE DU DUC D'ORLÉANS. Le duc Ferdinand-Philippe d'Orléans, fi ls aîné du roi Louis-Philippe Ier, épousa Hélène de Mecklembourg-Schwerin le 30 mai 1837, au terme de trois cérémonies, la première civile et les deux autres religieuses, l'une de rite catholique et l'autre de rite protestant. Pour en faire don à la princesse en souvenir de cet événement, la ville de Paris commanda à la manufacture de Sèvres un meuble d'apparat, un serre-bijoux en bois orné de pièces de porcelaine, fi gures en biscuit et plaques peintes. Pour peindre la série de plaques commémoratives, l'administrateur de la manufacture, Alexandre Brongniart, fi t appel à JEAN-CHARLES DEVELLY, UN DES PEINTRES SUR PORCELAINE LES PLUS RÉPUTÉS DU TEMPS, lequel assista au mariage pour pouvoir réunir les éléments visuels et narratifs nécessaires. Dessiné par l'architecte Jules Bouchet, décoré des fi gures du sculpteur Jean-Louis Jaley et des peintures de Jean-Charles Develly, le spectaculaire cabinet fut achevé en octobre 1838 et livré au palais de Fontainebleau en 1841, où il orne actuellement la galerie des Assiettes. Le présent ensemble comprend : ? 7 VUES PRÉPARATOIRES AUX CINQ PLAQUES PEINTES PRINCIPALES, notamment : l'accueil de la princesse par le roi au haut de l'escalier en fer à cheval, le mariage civil dans la galerie Henri II (actuelle salle de bal), le mariage catholique dans la chapelle de la Trinité, le mariage protestant dans la galerie Louis-Philippe (actuelle salle des Colonnes). – UNE PROFUSION DE CROQUIS PRÉPARATOIRES ANNOTÉS, au crayon ou à l'encre et à la plume, pris dès le 26 ou le 27 mai 1837 jusqu'au moins en juin 1837 : ornements architecturaux, meubles, costumes avec indications nominatives (Louis- Philippe, le roi des Belges, le maréchal Mouton, etc.), carrosses, plans de cérémonies. Avec un projet non retenu pour le dessin du cabinet. JOINT : ? 2 autres feuillets de la main de Jean-Charles Develly, l'un portant un PORTRAIT DE LA REINE MARIE-AMÉLIE (mine de plomb et cadre à l'encre, copie inversée du portrait peint par Marie-Adélaïde Ducluzeau en 1832), et l'autre portant notamment au recto une esquisse avec légende autographe datée du 25 février 1829 pour une oeuvre intitulée « VEILLÉE ». ? 5 pièces adressées à Jean-Charles Develly : BRONGNIART (Alexandre). Lettre autographe signée. Sèvres, 2 juillet 1830. Le minéralogiste, administrateur de la manufacture de Sèvres, le félicite pour son talent et ses peintures sur porcelaines et lui annonçant qu'il le gratifi erait d'un ensemble des meilleures couleurs d'aquarelles anglaises. – BRONGNIART (Alexandre). Lettre autographe signée. Sèvres, 25 mai 1837. Il l'avertit qu'il était autorisé à se rendre à la cérémonie, qu'il doit se rendre dès le 26 ou le 27 au palais de Fontainebleau, etc. – ATTHALIN (Louis-Marie-Baptiste). Lettre autographe signée. Fontainebleau, 29 mai 1837. Le général aide de camp de Louis-Philippe, lui annonce qu'il est autorisé à assister aux cérémonies. – FAIN (Agathon Jean-François). Lettre autographe signée. S.l., 29 mai 1837. L'ancien secrétaire de Napoléon Ier, alors intendant général de la Liste civile, accompagne de ce mot la lettre d'Atthalin ci-dessus, en précisant que tout se déroulera uniquement au château de Fontainebleau. – LOUISPHILIPPE Ier. Croquis annoté autographe. Neuilly, 10 juillet 1837. Concernant le placement des personnes lors de la signature de l'acte civil de mariage. Document monté sur un bifeuillet annoté de la main de Brongnia

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N° 39
ARNAULT (Antoine-Vincent). Vie politique et militaire de Napoléon. Paris : Émile Babeuf, à la librairie historique, chez les principaux libraires et banques de l’Europe, 1822 , Paris : la librairie historique, 1826. — 2 volumes in-folio, 583 x 440 : (3 ff.), 136 pp., 70 planches , 173 pp., 68 planches. Demi-chagrin rouge, plats de percaline rouge, titre et armes impériales dorés sur le premier plat, chiffre impérial couronné doré au centre de second plat, dos à nerfs orné dans les caissons du chiffre impérial couronné doré sur un semé d’abeilles à froid, tête dorée (reliure de l’éditeur). Édition originale de cet imposant ouvrage de l’homme politique et poète Antoine Vincent Arnault (1766-1834) proche de Napoléon qu’il accompagna notamment lors de l’expédition d’Égypte. À travers ce livre, Arnault voulut proposer une histoire complète, fidèle et, dit-il, impartiale de l’Empereur, exposant ainsi en 136 tableaux aussi bien la vie du citoyen que celle du soldat, du particulier et du souverain. De cette façon, l’auteur dit avoir voulu, avant tout, donner au lecteur la possibilité de faire son propre jugement sur Napoléon : « Qui que tu sois, entre les mains de qui ce livre est tombé, tu es membre du tribunal qui doit prononcer sur Napoléon , tu tiens les pièces du procès : lis et juge » (Introduction). On sait cependant que cet ouvrage est une réponse au souhait que l’empereur fit dans son testament qu’Arnault rédige son histoire. L’édition fut publiée en 30 livraisons , elle est illustrée de très nombreuses lithographies hors texte imprimées par Motte, d’après les dessins de Géricault, Horace Vernet, Boulanger, Grenier, Eugène Lami, Bellangé, Victor Adam, etc. Exemplaire comprenant 138 lithographies, soit 4 de plus que dans la liste proposée à la fin du second volume. Taches sur les plats, épidermures aux dos. Mouillures, essentiellement dans le premier volume. Rousseurs et quelques feuillets brunis. La cinquième planche du second volume a été restaurée

ARNAULT (Antoine Vincent). Vie politique et militaire de Napoléon. Paris : Émile Babeuf, à la librairie historique, chez…
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N° 41
DESNOS (Louis-Charles) - BRION (Louis). Atlas de France. Divisée En ses Gouvernemens Militaires et en ses Généralités , subdivisée En toutes ses provinces et Petits Pays &c. Assujetti aux Nouvelles Observations de M.M. de l’Académie Royle des Sciences. Paris : Desnos, 1775 [1783]. — In-4, 291 x 231 : titre, 15 ff., 20 cartes, 1 table. Basane marbrée, dos à nerfs orné (reliure pastiche moderne). Atlas composite, comprenant le titre de 1775 et 20 cartes gravées sur cuivre, dont 18 de Paris et des régions françaises datées de 1783 à l’adresse de Brion ou de Desnos, et 2 gravées par Starckman, non datées, représentant le canal royal de Languedoc et Les jonctions des deux Grandes Rivières de Loire et de Seine par le nouveau canal d’Orléans et Celuy de Briare. On trouve également 15 feuillets de texte et une table gravée hors texte qui se rapporte aux 18 premières cartes. Exemplaire dans lequel il a été ajouté en tête la plaquette de Brion intitulée : Coup-d’oeil général sur la France… pour servir d’introduction au tableau analytique et géographique de ce Royaume. Paris : Desnos, 1765 (15 pages in-4). Exemplaire entièrement monté sur onglets, en reliure moderne à l’imitation. Quelques frottements d’usage. Le titre gravé est sali et présente des déchirures aux coins. Mouillures et rousseurs à la table.

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N° 42
LAS CASES (Emmanuel de, sous le pseudonyme de A. Le Sage]. Atlas historique, généalogique, chronologique, et géographique. Paris : M. de Sourdon, [1807]. — In-folio, 510 x 388 : frontispice, 37 ff. dont 1 simple, 35 doubles et 1 dépliant. Demi-veau marbré, dos à nerfs orné (reliure pastiche). Nouvelle édition de cet atlas du comte de Las Cases, publié sous le pseudonyme de Le Sage. Composé pour l’instruction de la jeunesse, cet ouvrage propose une série de tableaux et de cartes sur double page se rapportant à l’histoire, la géographie, la chronologie et la généalogie. Sa première parution remonte à 1803-1804 et il connaîtra plusieurs rééditions à chaque fois augmentées. Cette édition de 1807 se compose d’un frontispice gravé par Moisy intitulé Les Fastes Napoléens de 1796 à 1806, d’un feuillet comprenant le titre, un exposé préliminaire et la table des matières, ainsi que de 35 feuillets doubles avec rehauts de couleurs, dont 16 agrémentés de cartes géographiques. Ces feuillets sont datés de 1805 et 1806. Exemplaire enrichi de 2 doubles feuillets représentant la mappemonde et l’Europe, avec le texte correspondant, provenant de l’édition de 1808. On trouve également à la fin, sur un feuillet in-folio oblong, le texte de la carte de la campagne contre la Prusse. En tête a été ajouté un exemplaire de la carte dressée par Lapie des divisions anciennes et modernes de la France, gravée par Tardieu et publiée en 1804. Reliure restaurée, dos refait avec pièce de titre rapportée. Déchirures avec manque et atteintes au texte à la planche XVI. Mouillures à la planche XXXII.

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N° 43
LAS CASES (Emmanuel de). Mémorial de Sainte-Hélène par le CTE de Las Cases : suivi de Napoléon dans l’exil, Par MM. O’Méara et Antomarchi, et de l’histoire de la translation des restes mortels de l’Empereur aux Invalides. Paris : Ernest Bourdin, 1842. — 2 volumes in-8, 259 x 171 : frontispice, (2 ff.), vij, 828 pp., 16 planches, 2 cartes , frontispice, (2 ff.), 935 pp., 11 planches. Chagrin rouge, plaque spéciale dorée sur les plats, composée des armes impériales au centre d’un semé d’abeilles dans un encadrement de feuillages, filets à froid en encadrement à l’extérieur, dos lisse orné d’une plaque spéciale dorée, tranches dorées (Boutigny). Première édition illustrée de l’un des beaux livres de l’époque romantique, ornée de centaines de vignettes dans le texte, de deux cartes et de 29 planches tirées sur Chine appliquée, dont deux frontispices, gravés sur bois essentiellement d’après Nicolas Charlet et A. Sandoz, en collaboration avec Horace Vernet. Cette édition parut en 126 livraisons sous couvertures jaunes ou bleues. Le Mémorial est complété par trois textes : Napoléon en exil par O’Méara, Derniers moments de Napoléon par Antomarchi et Historique de la translation des restes mortels de l’Empereur Napoléon aux invalides par F. Fayot. Ces deux derniers textes sont entrecoupés du testament de Napoléon. L’ouvrage se termine par un appendice donnant le Rapport de monseigneur le prince de Joinville au ministre de la marine daté de Cherbourg, 30 novembre 1840, l’Acte d’exhumation et de remise des restes de Napoléon et le Procès-verbal du chirurgien-Major de la frégate La Belle-Poule. Très bel exemplaire en reliure de l’éditeur signée de Boutigny, l’une des conditions les plus recherchées pour ce livre. Il comporte la gravure sur Waterloo en double dans le premier volume, l’une placée page 216 et l’autre à sa bonne place page 727. Exemplaire parfaitement conservé malgré de légères usures aux coins. Quelques rousseurs et feuillets brunis comme souvent. Joint le Procès-verbal de la fête Qui a eu lieu à Rennes, à l’occasion du mariage des militaires dotés, publié à Rennes en 1810 (8 pp. in-4, en feuilles

LAS CASES (Emmanuel de). Mémorial de Sainte Hélène par le CTE de Las Cases : suivi de Napoléon dans l’exil, Par MM. O’Mé…
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N° 44
LUCE DE LANCIVAL (Jean-Charles-Julien) Folliculus, Poëme en quatre Chants. S.l., 1812. — Manuscrit in-12, 196 x 133 : 54 pp. Maroquin bleu nuit, large encadrement doré sur les plats, comprenant une roulette à motif de palmettes entre deux doubles filets, d’une rosace aux angles, et de filets ondulés séparés de petits fers à l’extérieur, armes impériales dorées au centre, dos à nerfs richement orné, annelets dorés intérieurs, tranches dorées (Thouvenin). Belle copie anonyme parfaitement calligraphiée et sans ratures, du poème en 4 chants du poète et littérateur Jean-Charles-Julien Luce de Lancival (1764-1810). Il s’agit d’un pamphlet contre le journaliste Julien Louis Geoffroy (1743-1814). Il avait fondé la tradition de la critique au Journal des débats et ses feuilletons connurent un large succès, faisant et défaisant les réputations. Il attira cependant de nombreuses inimitiés, le célèbre tragédien Talma n’hésita d’ailleurs pas à le gifler en public, et plusieurs satires furent composées contre lui dont celle de Luce de Lancival qui est l’une des plus virulentes. Elle sera d’ailleurs plagiée par Bouvet de Cressé. Ce poème satirique commence en ces termes, donnant parfaitement le ton de l’oeuvre : « Muse, sifflons un sot qui siffle tout le monde ». Outre Geoffroy, l’auteur évoque d’autres personnalités de l’époque comme Malte-Brun, Jondot, Dussault, Féletz, Saint-Victor, Fiévée et Delalau. La clef, que l’on trouve à la fin, ne mentionne ici que Féletz, Saint-Victor et Dussault. Luce de Lancival composa cette pièce vers 1809 mais elle ne fut publiée que de façon posthume en 1812. Cette copie est contemporaine de l’édition. Superbe exemplaire relié par Thouvenin, aux armes de Napoléon Ier. Très légers frottements aux coiffes, minime fente à la charnière du premier plat. Provenance : Maurice Robert, avec ex-libris.

LUCE DE LANCIVAL (Jean Charles Julien) Folliculus, Poëme en quatre Chants. S.L., 1812. — Manuscrit in 12, 196 x 133 : 54…
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N° 45
MASSON (Frédéric). Ensemble de 14 ouvrages de Frédéric Masson sur Napoléon et son entourage, tous en reliure uniforme en demimaroquin vert à long grain à coins, le dos lisse orné de motifs et des symboles impériaux dorés. Le tout forme un ensemble de 26 volumes in-8. Comprend : - Napoléon et sa famille. Paris : Ollendorff [ou Albin Michel], 1909-1927. 13 volumes. — Napoléon. Manuscrits inédits. 1786-1791. Publiés d’après les originaux autographes par Frédéric Masson et Guido Biagi. Paris : Librairie Paul Ollendorff, 1914. — Mme Bonaparte. Paris : Librairie Paul Ollendorff, 1920. — Joséphine de Beauharnais. 1763-1796. Paris : Albin Michel, 1925. — Le Sacre et le couronnement de Napoléon. Paris : Librairie Albin Michel, 1925. — L’Impératrice Marie-Louise (1809-1815). Paris : Librairie Albin Michel, [1926]. — Napoléon et les femmes. Paris : Albin Michel, [1927]. — Cavaliers de Napoléon. Édition définitive. Illustrations de F. de Myrbach. Paris : Librairie Ollendorff, s.d. — Joséphine Impératrice et Reine (1804-1809). Paris : Albin Michel, s.d. — Joséphine répudiée (1809-1814). Édition définitive. Illustrations de F. de Myrbach. Paris : Librairie Ollendorff, s.d. — Napoléon à Sainte-Hélène. 1815-1821. Édition définitive. Illustrations de F. de Myrbach. Paris : Librairie Paul Ollendorff, s.d. — Napoléon chez lui. La journée de l’empereur aux Tuileries. Édition définitive. Illustrations de F. de Myrbach. Paris : Librairie Ollendorff, s.d. — Napoléon dans sa jeunesse. 1769-1793. Édition définitive. Illustrations de F. de Myrbach. Paris : Librairie Ollendorff, s.d. — Napoléon et son fils. Édition définitive. Illustrations de F. de Myrbach. Paris : Librairie Ollendorff, s.d. Les dos sont uniformément passés. Épidermures et griffures aux dos et sur les plats. Seules les premières de couverture ont été conservées. On joint : - LAS CASES. Mémorial de Sainte-Hélène. Illustré de 120 nouveaux dessins par Janet-Lange et Gustave Janet. Paris : Barba, s.d. — Grand in-8, demi-basane brune, dos lisse orné (reliure de l’époque). Édition populaire publiée dans la série « Le Panthéon populaire ». Mouillures et rousseurs. Frottements et épidermures au dos.

MASSON (Frédéric). Ensemble de 14 ouvrages de Frédéric Masson sur Napoléon et son entourage, tous en reliure uniforme en…
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N° 46
MONTBEL (Guillaume Isidore de). Le Duc de Reichstadt. Paris : Le Normant, Dentu , Versailles : Angé, 1832. — In-8, 221 x 137 : portrait, 484 pp., 4 planches. Veau glacé havane, plats ornés d’un encadrement composé d’une roulette à froid à motifs de palmettes, entre un filet doré à l’extérieur et un filet noir à l’intérieur, dos à faux nerfs orné, roulette dorée intérieure, tranches marbrées (reliure de l’époque). Édition originale du second ouvrage consacré au Duc de Reichstadt (1811-1832), fils de Napoléon Ier et de Marie- Louise, composé par le ministre Guillaume Isidore de Montbel (1787-1861). L’ouvrage parut le 15 décembre 1832, soit à peine 5 mois après la mort du jeune duc. Il est illustré d’un beau portrait de ce dernier, gravé sur acier par Jean-François Pourvoyeur d’après le peintre miniaturiste autrichien Moritz-Michaël Daffinger (1790-1849). On y trouve également 4 planches dont les 3 premières proposent le fac-similé de 3 lettres du duc de Reichstadt adressées au capitaine Foresti, et la dernière le plan du caveau sépulcral de la famille impériale dans l’église des Capucins. Un des rares exemplaires imprimés sur papier vélin, comprenant le portrait tiré sur chine appliqué. Il provient de la bibliothèque de l’homme politique Laurent-Martin Duval, baron Duval de Fraville (1791-1871) pour qui la reliure a été faite à l’époque. Bel exemplaire malgré le dos passé et le filet noir sur les plats en partie effacé. Rousseurs éparses

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N° 48
O’MEARA (Barry Edward). Napoléon en exil ou l’écho de Ste-Hélène, ouvrage contenant les opinions et les réflexions de Napoléon sur les événemens les plus importans de sa vie. Paris : tous les marchands de nouveautés, 1822. — 2 volumes in-8, 202 x 125 : (2 ff.), xvj, 474 pp., 1 planche , (2 ff.), 446, 44 pp. Demi-veau havane, dos lisse orné, tranches jaspées (reliure Première édition française de ce précieux journal de Barry Edward O’Meara, sujet britannique et premier médecin de Napoléon à Sainte- Hélène. Il s’agit de l’un des principaux témoignages sur les premières années d’exil de l’empereur. La traduction fut réalisée par Mme Collet, revue par le comte Louis Beaupoil de Saint Aulaire. L’édition comprend un fac-similé hors texte de l’écriture de Napoléon et l’on trouve en appendice un chapitre consacré à la description de Sainte-Hélène. Bel exemplaire en reliure de l’époque, bien conservé malgré quelques frottements d’usage. Rousseurs et de rares traces de mouillures. On joint une autre édition du même ouvrage : - O’MEARA (Barry Edward). Napoléon en exil à Sainte-Hélène, Relation contenant les Opinions et les Réflexions de Napoléon sur les événemens les plus importans de sa vie, et ornée d’un fac similé. Paris : Plancher, 1822. — 2 volumes in-8, 200 x 124 : (2 ff.), xij, 44, 188, 173 pp., 1 planche , (2 ff.), 203, 119, 32 pp. Demi-basane fauve, dos lisse orné, tranches jaunes (reliure de l’époque). Nouvelle édition dont la traduction a été entièrement revue et corrigée. Elle est complétée d’une notice historique sur la mort de Napoléon, et de plusieurs pièces officielles et justificatives dont le testament de l’empereur. La description de Sainte-Hélène, ici intitulée Statistique de Sainte-Hélène, a été placée en tête du premier volume. On y trouve également le fac-similé hors texte de l’écriture de l’empereur. Frottements aux dos, charnière du premier plat du premier volume fendue. Rousseurs.

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N° 49
PERCIER (Charles) - FONTAINE (Pierre François Léonard). Choix des plus célèbres maisons de plaisance de Rome et de ses environs. Paris : imprimerie de P. Didot l’aîné, 1809. — In-folio, 584 x 400 : (2 ff.), 72 pp., 77 planches. Demi-chagrin marron, dos à nerfs, non rogné (reliure vers 1880). Édition originale de cet important ouvrage sur les villas romaines, initié à la fin de l’ancien régime et qui parachève la formation des deux auteurs, les architectes Charles Percier et Pierre François Léonard Fontaine. Ces derniers, alors en pleine gloire suite à la publication de 2 ouvrages sur les palais et édifices modernes de Rome et sur la décoration intérieure, considéraient ce livre comme leur favori. Il s’agissait d’un projet de jeunesse, et l’expérience qu’ils ont pu acquérir et les études qu’ils ont réussi à faire les ont amenés à proposer un travail personnel à la fois théorique et pédagogique des plus précis. En s’appropriant les demeures romaines de la Renaissance et de l’âge baroque pour en proposer des modèles contemporains de parcs et de maisons de maître, ils inspirèrent les propriétaires et les architectes français du Ier Empire, époque toute imprégnée de la culture classique et de l’étude des auteurs latins. Se livrant comme à leur habitude à la pédagogie par l’exemple, leur travail privilégie l’illustration au texte. L’ouvrage possède ainsi 13 entêtes, 5 culs-de-lampe et 77 planches, gravés sur cuivre d’après leurs compositions. Les planches sont numérotées de 1 à 75 et comportent en plus une planche 39bis et une autre non numérotée. Elles représentent des vues et des plans. Les en-têtes et culs-de-lampes reproduisent pour la majorité des fragments de décorations et des objets antiques. Dos légèrement passé, frottements d’usage, début de fente sans gravité à une charnière. Rousseurs éparses

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N° 50
RÉTIF DE LA BRETONNE (Nicolas-Edme). La Dernière Avanture d’Un Homme de Quarantecinq-ans , Nouvelle utile à plus d’un Lecteur. Genève, Paris : Regnault, 1783. — 2 parties en 2 volumes in-12, 181 x 110 : frontispice, 264 pp., 1 planche , frontispice, pp. (265)-528, 8 pp., 1 planche. Broché, non rogné. Rives Childs, pp. 282-283, XXV-1. - Lacroix, pp. 212-215, XXVI. - Cohen, 878. Édition originale de ce livre que Lacroix considèrait comme un chef-d’oeuvre et plaçait au-dessus de Manon Lescaut. Plus qu’un roman, il s’agit d’une histoire vraie et des plus sincères. « Je la composais à mesure que les faits arrivaient. C’est ce qui lui donne l’air d’un journal. J’étais profondément affecté, en l’écrivant et je regardais son impression comme le complément de mon existence » (Monsieur Nicolas, XVI, p. 4722). La première partie contient une pièce de théâtre de Sara Debee, intitulée L’Amour & la folie, ou le rosier retrouvé, pastorale, mêlée de symfonies & de danses. L’édition est illustrée de deux charmants frontispices et de deux planches, gravés par Giraud et Pouquet d’après les dessins de Louis Binet. Exemplaire broché, tel que paru et à toutes marges, condition des plus désirables. Il est parfaitement conservé. On trouve en seconde de couverture, une étiquette ancienne sur laquelle figure la signature de Charrière. Au recto du premier frontispice se trouve une autre étiquette imprimée spécifiant que ce livre a figuré à l’exposition « Dix siècles de livres français » qui s’est tenue à Lucerne du 9 juillet au 2 octobre 1949.

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