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Mobilier & Objets d'Art - Collection Malatier

mercredi 10 octobre 2018 - 13:30
Salle 5-6 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris
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N° 2
Attribué à Jacques STELLA (Lyon 1596 - Paris 1657)
Portrait d’un homme en buste accoudé sur son menton
Plume et encre brune, lavis gris
31 x 23,5 cm
Annoté en bas à gauche : du Valentin
Au verso plusieurs croquis : une figure à la sanguine sur un char, et deux études à la plume d’une chienne allaitant ses chiots.
Quatre coins coupés

Notre dessin présente une technique similaire au Buveur attablé, récemment acquis par l’École des Beaux-Arts de Paris (EBA 8439) (voir :
E. Brugerolles (dir.), Le partage d’une passion pour le dessin, Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2017, p. 46, n°16).

Signée et datée de 1619, la feuille de l’EBA fut probablement exécutée durant le séjour florentin de l’artiste et figurait, selon Emmanuelle Brugerolles, dans un recueil de dessins de genre. Proche de notre dessin, la technique hachurée à la plume et encre brune est caractéristique de l’œuvre de jeunesse de l’artiste. Comme le souligne madame Brugerolles, ce style tire ses origines de l’art de la xylographie qu’il expérimente à Florence (voir un dessin conservé au Musée du Louvre représentant Deux femmes et un enfant, inv. 322 881).
Le dessin de l’École des Beaux-Arts est reconnu comme de Stella par Sylvain Kerspern et Fabienne Albert-Bertin. Il était considéré comme anonyme de l’école française par Jacques Thuillier, opinion reprise par Prat et Lhinares dans leur ouvrage sur la collection Chennevières (voir : L.A. Prat, L. Lhinares et Loyrette, La Collection Chennevières : Quatre siècles de dessins français, catalogue d’exposition, 8 mars au 7 juin 2007, édition musée du Louvre et Ensba, n°653, repr. p. 388)

Attribué à Jacques STELLA (Lyon 1596 Paris 1657) Portrait d’un homme en buste accoudé sur son menton Plume et encre brun…
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N° 3
Giorgio VASARI (Arezzo 1511 - Florence 1574)
Bacchanale
Plume et encre brune et crayon noir
28 x 28 cm

Bibliographie :
C. Davis, Per l’attività romana del Vasari nel 1553 : Incisioni degli affreschi di Villa Altoviti e la Fontanalia di Villa Giulia, Mitteilungen des Kunsthistorischen Institutes in Florenz, 23, 1979, p. 215-216, fig. 18
C. Davis dans cat. exp. Arezzo, 1981, Giorgio Vasari : Principi, letterati e artisti nelle carte di Giorgio Vasari. Pittura vasariana da 1532 al 1554, Casa Vasari and Sottochiesa di San Francesco, p. 126-127, cat. 24f
V. Markova, Un Baccanale ritrovato di Giorgio Vasari, proveniente dalla Galleria Gerini Kunst des Cinquescento in der Toskana (Italienische Forschungen, ed. Kunsthistorisches Institut in Florenz, Dritte Folge, vol. XVIII), Munich, 1992, p. 237-241, fig. 5
F. Härb, Giorgio Vasari. Die Zeichnungen, thèse de doctorat, non publiée, Université de Vienne, 1994, n°252
F. Härb, The drawings of Giorgio Vasari (1511-1574), Rome, Bozzi, 2015, p. 341, n°187.

Exposition :
Poughkeepsie, The Katalan Collection of Italian Drawings, 1995, n°11, repr.

Provenance :
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, 31 mars 1993, lot 67
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot 27 mai 1994, lot 36
Ancienne collection Jack Katalan, New York
Chez M. Brady, New York, 22 janvier - 14 février 2008, n°3, repr.

Vasari, dessinateur, peintre, architecte et écrivain se forme à Florence puis à Rome, où il découvre l’Antiquité et les grandes créations de Michel-Ange et Raphaël. Il rentre en 1555 au service de Cosme de Médicis et se retrouve au centre de la production florentine qu’il domine par l’extrême diversité de ses talents. La première édition Des vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes, qui paraît en 1550 est le fondement de toute l’historiographie de l’Art de la Renaissance.
Vasari travaille entre 1550 et 1555 pour le pape Jules III. En 1553, le pape lui commande la décoration de la Villa Giulia. Dans une lettre de juin 1553 à son ami Bernardetto Minerbetti, Vasari mentionne travailler sur des cartons pour cette villa. Le décor aurait été composé de trois fresques, Fontanalia, Cerealia et Baccanalia, aujourd’hui détruites. Selon Annnibal Caro, la bacchanale représentait Bacchus ivre accompagné de Bacchantes, de satyres, avec Silène et Priape, tous couronnés de lierres, de grappes de raisins et de figues, habillés de peaux de chèvres et tenant des coupes de vins, certains tenant des thyrses enroulés de lierre, tous ensemble dansant et titubant. Notre feuille correspond assez bien à ce descriptif, en dehors de Priape, qui semble remplacé par un jeune homme tenant une grappe de raisins. Selon Charles Davis et Florian Härb, notre dessin dû être exécuté lorsque Vasari travaillait à l’ébauche de cette fresque.
On connaît aussi un tableau plus tardif de Vasari (vers 1558) de même sujet, aujourd’hui conservé au Radicev Museum of Fine Art, Saratov (voir F. Harb 187/3)

Giorgio VASARI (Arezzo 1511 Florence 1574) Bacchanale Plume et encre brune et crayon noir 28 x 28 cm Bibliographie : C. …
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N° 8
Joseph VIVIEN (Lyon 1657 - 1734)
Charles Albert Prince électeur de Bavière, baisant la main de son père, vers 1726
Pastel sur papier bleu
41 x 31 cm

Provenance :
Vente Sotheby’s, Monaco, le 22 février 1986, n°41, repr., comme École française du début du XVIIIe siècle, avec en pendant Maximilien Emmanuel

Bibliographie :
Marianne Roland-Michel, Le dessin français au XVIIIe siècle, 1987, p. 43, comme Vivien
Neil Jeffares, Dictionnary of pastellist before 1800,
www.pastellists.com, n°J.77.233, repr.

Second prix de Rome en 1678, Vivien est agréé à l’Académie royale de peinture et sculpture en 1698. Il est reçu comme « peintre en pastel » le 30 juillet 1701 avec les portraits de François Girardon et Robert de Cotte. A la suite de Le Brun et de Nanteuil, il porte haut les couleurs de cette technique, avant l’avènement de La Tour et Chardin.
Dès 1698, Maximilien de Bavière commanda à Vivien son portrait, celui de son fils et celui de sa maîtresse, la comtesse d’Arco. Vivien devient son Peintre attitré et se rend à Munich en 1715, puis y séjourne de 1716 à 1718. Il consacre les dernières années de sa vie à peindre un gigantesque portrait allégorique de la famille de Maximilien. Il le montre achevé en 1734 au roi Louis XV à Versailles avant d’amener son œuvre à Bonn, où il meurt.
Maximilien II Emmanuel de Bavière (1662-1726) est le petit-fils de l’empereur Ferdinand II et l’arrière-petit-fils d’Henri IV. Il devient Electeur de Bavière à la mort de son père en 1679. Les souverains français et autrichien rivalisent pour mettre Maximilien dans leur orbite. En 1680, Louis XIV marie son fils le Dauphin à la sœur de Maximilien. L’empereur Léopold I réplique en mariant sa fille Marie-Antoinette au Prince électeur en 1685. Durant la guerre de Succession d’Espagne, il prend le parti de la France mais perd ses états d’Allemagne après avoir été battu.
En compensation, il reçoit la souveraineté de Namur de 1711 à 1714, puis retrouve ses États à la fin du conflit. Son fils Charles-Albert (1697-1745), qui était retenu en captivité en Autriche, rejoint sa famille en 1715. En 1722, il marie son fils Charles-Albert avec la fille de l’empereur, Marie-Amélie. Charles-Albert succède à son père en 1726. Après la mort de Charles VI du Saint-Empire, il prétend à la succession avec l’appui de la France et devient empereur des Romains. Charles VII meurt en 1745, et son fils renonce à ses prérogatives, laissant Marie-Thérèse reprendre les rênes du Saint-Empire.
Les deux pastels sont des études préparatoires pour L’Allégorie du retour de la famille électorale en 1715, lorsqu’après la fin de la guerre de Succession d’Espagne Maximilien retrouve ses États et que son fils Charles-Albert rentre de captivité en Autriche. Ce grand tableau allégorique représente tous les membres de la famille de l’électeur. Au centre du tableau, Charles-Albert vient baiser la main de son père, en signe d’amour filial, de soumission et de fidélité. Le tableau est conservé au château de Schleissheim (Staatsgalerie im Neuen Schloss), où étaient réunies les collections de la famille du Prince électeur Maximilien Emmanuel.

Joseph VIVIEN (Lyon 1657 1734) Charles Albert Prince électeur de Bavière, baisant la main de son père, vers 1726 Pastel …
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N° 12
Attribué à Jacques-André PORTAIL (Brest 1695 - Versailles 1759)
Vue cavalière des jardins du Trianon, de la Nouvelle Ménagerie et du Pavillon Français
Plume et encre noire et brune
18 x 24, 5 cm

Provenance :
Ancienne collection Victorien Sardou, Paris, Hôtel Drouot, avril 1909, n°98 comme Pierre-Denis Martin.

Notre dessin présente quelques variantes par rapport à celui conservé au château de Versailles (MV 6162). (Voir : X. Salmon, Jacques-André Portail 1695-1759, Cahier du dessin français n°10, Paris, galerie de Bayser, 1996, p. 23, n°59, repr. p. 81)
Le dessin fut exécuté entre juillet 1750, date d’achèvement du Pavillon Français, et septembre 1751, date de construction du Pavillon français.
Formé par son père architecte, Jacques-André Portail était originaire de Bretagne. Il s’exerça d’abord dans sa région avant d’être nommé architecte aux Bâtiments du roi par M. Orry en 1738. Deux ans plus tard, il obtint le poste de Garde des tableaux du Roi et bénéficia d’un logement à l’hôtel de la Surintendance de Versailles. Il obtint également « la direction de tous les ouvrages de peinture, sculpture et dorure qui se font journellement dans les Cabinets de sa Majesté à Versailles ». En 1741, il reçut 1 000 livres par gratification extraordinaire, en considération du tableau figurant une Vue et perspective de l’Orangerie et du château de Versailles fait pour le roi.
Nous connaissons d’autres vues du château de Versailles réalisées par Portail : Vue de l’Orangerie et du château de Versailles prise à la pièce d’eau des Suisses, (conservée au musée national des châteaux de Versailles et du Trianon, inv. MV 2267) ; Vue des jardins et du château de Versailles prise du bassin de Neptune, (conservée au musée national des châteaux de Versailles et du Trianon, inv. MV 2268).

Attribué à Jacques André PORTAIL (Brest 1695 Versailles 1759) Vue cavalière des jardins du Trianon, de la Nouvelle Ménag…
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N° 29
George ROMNEY (Dalton-in-Furness 1734 - Kendal 1802)
Figure féminine drapée portant une urne ou un objet, Lady Hamilton étant le modèle présumé
Plume et encre brune, lavis brun, sur traits de crayon noir
45,5 x 30 cm
Étiquette au verso de l’encadrement
Pliure en bas à droite

Provenance :
Ancienne collection Beraldi.

En 1773, Romney voyage en Italie et rencontre Fussli, dont l’influence sera déterminante. De retour à Londres en 1775, il est salué pour son originalité et impressionne un grand nombre de personnalités du monde de l’art. Romney rencontre l’actrice Emma Hart (1765-1816) par l’intermédiaire de Charles Greville en 1782. Médusé par sa beauté, il en fait sa muse pendant dix ans. Emma va peupler ses rêves et l’inspirer en Circé, en Euterpe, en Ariane, en femme du monde, en figure allégorique, en tête d’expression. Elle était célèbre pour les tableaux vivants appelés aussi « Attitudes » qu’elle inventait pour Lord Hamilton comme en témoigne la comtesse de poigne : « Un jour, elle m’avait placée à genoux, devant une urne, les mains jointes dans l’attitude de la prière. Penchée sur moi, elle semblait abimée dans sa douleur, toutes deux nous étions échevelées. Tout à coup, se redressant et s’éloignant un peu, elle me saisit par les cheveux d’un mouvement si brusque que je me retournai avec surprise et même un peu d’effroi, ce qui me fit entrer dans l’esprit de mon role, car elle brandissait un poignard. Les applaudissements passionnées des spectateurs artistes se firent entendre avec des exclamations : « Bravo la Medea ! » (voir Gilles Chazal, « Les attitudes de Lady Hamilton », dans Gazette des Beaux Arts, pp. 219-226).
Elle épouse, en 1790, Sir William Hamilton, ambassadeur à Naples, et accessoirement esthète et collectionneur (voir : Jane Roberts, dans le catalogue d’exposition « d’Outre-Manche », Louvre, 1994, édition Bibliothèque Nationale de France, p. 271)
On peut comparer notre dessin avec deux autres feuilles conservées au Victoria and Albert Museum, (voir : Alex Kidson, George Romney, Princeton University Press, Londres, 2002, p. 171, repr. fig. 53 et p. 106, fig. 34, repr.) ainsi qu’au Musée d’art et d’Archéologie de Guéret (voir opus cité supra, p. 28, fig. 15)

George ROMNEY (Dalton in Furness 1734 Kendal 1802) Figure féminine drapée portant une urne ou un objet, Lady Hamilton ét…
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N° 30
Jacques BARRABAND (Aubusson 1767 - Lyon 1809)
Canard orange d’égypte
Aquarelle
53 x 38 cm
Signé au centre
Numéroté en bas à gauche
Notre aquarelle est préparatoire à la gravure répertoriée sous le numéro n°10 dans le Recueil des Observations et recherches faites en égypte pendant l’expédition française publié par les ordres de l’Empereur Napoléon et réalisé entre 1802 et 1830.

Élève de Joseph Malaine (1745-1809), Jacques Barraband étudia à la Manufacture des Gobelins et fournit des projets à celle de Sèvres, avant d’exposer ses peintures sur porcelaine au Salon de 1798 à 1806. Il remporta une médaille d’or en 1804 puis enseigna à l’Académie des Beaux-Arts de Lyon.
Barraband fut réputé pour la qualité de ses illustrations ornithologiques. Le travail qu’il réalisa pour François Levaillant (1753-1824) fut sans aucun doute le couronnement de sa carrière. Il fournit des dessins préparatoires pour pratiquement toutes les planches de L’Histoire Naturelle des Perroquets (1801-1805) et L’Histoire Naturelle des Oiseaux de Paradis et des Rolliers… (1801-1806) et pour la plupart de celles de L’Histoire Naturelle des Guêpiers et des Promérops (1807).
Apprécié par Napoléon, Barraband décora la salle à manger du château de Saint-Cloud. L’empereur aimait offrir aux monarques étrangers ses traités ornithologiques. Barraband fut également l’auteur des sections d’histoire naturelle de La description de l’égypte. Il publia ses observations et ses recherches en Égypte lors de l’expédition de Bonaparte.

R. Guinot, « Jacques Barraband peintre sous Napoléon Ier », Librairie Guénégaud, 2002, repr. p.138
 

Jacques BARRABAND (Aubusson 1767 Lyon 1809) Canard orange d’égypte Aquarelle 53 x 38 cm Signé au centre Numéroté en bas …
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