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Art de l’Amérique précolombienne
5 collections européennes

mardi 18 septembre 2018 - 15:00
Salle 9 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris
Lots phares

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N° 22
Masque cérémoniel, il présente le visage d’un jeune dignitaire à la belle expression intemporelle et hiératique. Le front est orné d’un médaillon évoquant une tête courroucée probablement d’un chamane sous l’effet d’un hallucinogène. Des motifs travaillés au repoussé évoquent des animaux aquatiques avec des masques anthropomorphe. Le front est agrémenté d'un bandeau avec en son centre un diadème symbolisant la préscience du prêtre ou du chamane dont nous avons ici un beau portrait ; le regard est accentué par des incrustations de pierres bleues et le pourtour des yeux enrichi de fils d'or torsadés. Il porte un anneau nasal avec perle de spondyle, coquillage sacré associé aux échanges coutumiers.
Feuille d’or découpée, martelée, filigranée, et assemblée par des agrafes.
Tumaco, Îles de la Tolita, frontière Equateur Colombie, 500 av.- 500 ap. JC.
17 x 16,5 cm

Une analyse métallographique du docteur R. Neunteufel du laboratoire Antiques Analytics sera remise à l'acquéreur.

Provenance : ancienne collection Frédéric-André ENGEL

Bibliographie :
- vente GAIA du 4 décembre 2007, Fondation Dosne-Thiers, Paris, p. 190, fig. 431 pour un masque en or de ce type provenant de l'ancienne collection Guillot-Munoz
- La terre et l'or, catalogue d'exposition du 7/12/1989 au 25/02/1990, Maison de l'Amérique Latine, Paris, p. 99 et 137, fig. 94 pour des masques proches

Masque cérémoniel, il présente le visage d’un jeune dignitaire à la belle expression intemporelle et hiératique. Le fron…
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N° 26
Masque anthropomorphe, il présente le visage d'un jeune shaman arborant les attributs de l’être jaguar. Sa bouche est ouverte, les lèvres au contours dessinée avec soin et maîtrise, ces yeux sont ouvert les pupille marquée par deux percements au trépan primitif lui confère un beau regard intemporel.
Le travail de la pierre atteint ici son paroxysme, l’artiste exprime à travers ce portrait, un concept caractéristique de la culture olmèque où cette animal majestueux le jaguar , est ici évoqué avec force pour être en symbiose avec un homme possédant le pouvoir de ce métamorphoser en félin.
La première société complexe de la Méso-Amérique reste celle des Olmèques. Elle s’étend à partir de 1200 av. JC du sud de l’état de Tabasco jusqu’au sud du Veracruz pour rayonner ensuite jusqu’aux Costa Rica.
Elle atteint son apogée au préclassique moyen entre 900 et 400 avant notre ère date probable de réalisation de ce masque Les Olmèques sont à l’origine de nombreuses découvertes artistiques, architecturale, économique, artistique, astronomique, numérique et religieuse.
Il élaborèrent les concepts fondamentaux de l’univers et de l’idéologie animiste de la Méso-Amérique .
Ils furent aussi le premier peuple américain qui a mis en place un système de principe divin des souverains qui étaient les représentants des dieux auprès de leurs peuples.
Serpentine verte sculptée et polie aux reflets lumineux et aquatiques. Deux percements biconiques réalisés avec un trépan primitif sur le bas des oreilles.
Olmèque, époque Formative ou Préclassique moyenne, Mexique, 900 à 400 av. JC
15 x 15 cm
Une analyse scientifique de surface réalisée par le docteur R. Neunteufel du laboratoire Antiques Analytics conclut à l'ancienneté de cette œuvre.

Ce masque se distingue par la puissance expressive de ces formes, la noblesse de la pierre et sa provenance.

Provenance : Collection Frédéric André ENGEL

Bibliographie : Le cinquième Soleil, éd. Du Musée Jacques Chirac, p.48, fig. 9 pour un masque proche, de l'ancienne collection Ziff

Masque anthropomorphe, il présente le visage d'un jeune shaman arborant les attributs de l’être jaguar. Sa bouche est ou…
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N° 30
Grand plat à paroi incurvée sur le pourtour, il est peint au centre d’un dignitaire (peut-être un prêtre) fumant assis dans une posture codifiée en usage au cours des cérémonies religieuse. Des motifs en point symbolisent la fumée qui sort de sa bouche. Ce seigneur, de profil, porte de riches parures, large collier de jade, coiffe de plumes d’oiseaux exotiques, tambas et divers ornements qui attestent de son rang important dans le clan.
Sur le pourtour du vase des glyphes disposés en cercle évoquent probablement le signe phonètique « ko » ou « holy » exprimant un concept de pureté et de bénédiction.
Deux autres glyphes déchiffrés par l’archéologue allemand Ferdinand Anton dans l’étude réalisée sur cette œuvre, peuvent être interprétées comme des chants rituels utilisés pour les cérémonies
Terre cuite polychrome légèrement cassée collée, pas de repeint ou partie reconstituée
Royaume Maya, Sud Campeche, Nord Peten, Mexique ou Guatemala
Époque classique finale, 600 à 850 ap. JC
D : 35,5 cm

Provenance : ancienne collection Manoogian et Mr et Mme Peter G. Wray NY usa (inv. 224 )

Bibliographie : ce plat se distingue par son iconographie particulière et peut être classé dans le corpus des quelques exemplaires existants présentant un dignitaire fumant comme ceux répertoriés dans l’ouvrage de référence : Robicsek F, « the Smoking Gods » University of Oklahoma Press, 1978

Grand plat à paroi incurvée sur le pourtour, il est peint au centre d’un dignitaire (peut être un prêtre) fumant assis d…
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N° 35
Encensoir à l'effigie du dieu Chaac présenté debout, le corps orné de riches vêtements cérémoniels, la tête coiffée d'une couronne à décor symbolique et les oreilles agrémentées d'ornements attestant de son rang divin auprès des membres du clan. Il tient dans chacune de ses mains des offrandes, vases destinés à recevoir le sang des sacrifices. Sa bouche est ouverte, deux larges dents symbolisent probablement l'eau qui s'écoule et le nez prolongé associé au serpent et à la préscience des chamanes.
Terre cuite orangée, beige et brune avec belles traces de polychromie.
Maya, fin de la période Post Classique, Mayapan, Yucatan, Mexique, 1200-1500 ap. JC
73 x 39 cm

Une analyse de thermoluminescence réalisée par QED laboratoire sera remise à l'acquéreur

Bibliographie : "Maya", éd. Bompiani, Venise, 1998, p. 598, fig. 320 pour une œuvre proche conservée dans les collections du Musée National d'Anthropologie de Mexico (inv. n°10-081374)

Dans la péninsule du Yucatan, à la fin de la période Postclassique, la prédominance de la cité de Mayapan culmine à son apogée. Les productions les plus caractéristiques sont les encensoirs cérémoniels comme celui-ci. De nombreuses cérémonies sont organisées au cours desquelles on fait brûler de l'encens ou du copal dans les encensoirs à l’effigie du dieu Chaac. A Mayapan, elle attire les habitants des peuples voisins qui n'hésitent pas à se déplacer sur des centaines de kilomètres pour s'attirer les faveurs et bénédiction de ce dieu.

Encensoir à l'effigie du dieu Chaac présenté debout, le corps orné de riches vêtements cérémoniels, la tête coiffée d'un…
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N° 50
Statuette présentant une jeune femme debout campée sur des jambes puissantes, elle est enceinte et son ventre généreux évoque un concept de fertilité et de fécondité associés à la déesse terre mère. Son corps est peint pour une cérémonie, il présente sur les cuisses et les hanches un décor en dents de scie et linéaire. Le ventre et le torse sont ornés de motifs évoquant des escaliers de temple se rejoignant au centre. Son visage est également peint de symboles géométrisés.
Terre cuite polychrome, superbe état de conservation.
Chupicuaro, État de Guanajuato, Mexique. 600-200 av. JC.
24 x 16 cm
Une analyse de thermoluminescence réalisée par QED laboratoire conclut à une cuisson ancienne compatible avec l’époque et la culture de cette œuvre.

Provenance : ancienne collection de M. Michel Polak, diplomate en poste au Mexique, et acquise par celui-ci dans les années 1950

Cette œuvre ce distingue par la rondeur de ces formes, la maîtrise et l’harmonie de ses contours et bien sûr son état de conservation exceptionnel.
Elle peut être classée dans le corpus des rares statuettes de ce type présentant une jeune femme enceinte et les seins modelée en reliefs. On la rapprochera de celle de la collection John Bourne, reproduite dans l’ouvrage Exploring Art of the Ancient Americas, Dorie Reent-Budet, édition du musée de Baltimore, 2012, p. 84, fig. 61 .
Ou encore de celle de la collection Natalie Wood, reproduite dans l’ouvrage, Pre-Columbian Art, Hasso Von Winning, édition Harry N. Abrams, NY, p. 50, fig 38 .

La culture Chupícuaro est née dans les montagnes du Mexique central et son nom est associé à un village situé près d'un groupe d'anciens cimetières au faîte d'une colline, aujourd'hui recouvertes par les eaux d'un barrage sur la rivière Lerma. Elle fut longtemps un centre industriel renommé pour sa faïence, et commerçait avec les puissantes communautés de la vallée. Il est possible que cette statuette, dont les motifs colorés indiqueraient un statut ou un certain rang social, commémore un rite d'initiation ou présidait à un rite lié à la fertilité de la terre et à son cycle annuel de renaissance. L'élément féminin, symbole de la périodicité et du renouveau des saisons, jouait un rôle essentiel dans l'ordre social et cosmologique des traditions «méso-américaines »

Statuette présentant une jeune femme debout campée sur des jambes puissantes, elle est enceinte et son ventre généreux é…
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