Live

Photographies - A l'occasion de Paris Photo - Collection Sudre et divers

jeudi 08 novembre 2018 - 14:00
Salle 11 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris

Filtres

Ajouter un mot-clé

Prix

Thématiques

N° 13
Alphonse de Brébisson - John Stewart - Jean Walther - Fortier et photographes non identifiés
Keepsake Photographique. Études et paysages.
Lille, Blanquart-Évrard, Éditeur. [c. 1850-1854].
Le pont d’Ouilly sur la rivière de l’Orne. Après l’exécution. Vue prise dans la vallée de Changy. Rochers dans la forêt de Fontainebleau. Le pont d’Orthez. Une cour d’auberge. L’escalier de François 1er au Château de Blois. Le château de Chillon sur le lac Léman. Vue prise aux environs d’Ypres. Le port de Boulogne. Dentellières flamandes. Vue prise du pont des arts à Paris.
Album in-4 oblong, reliure en percaline marron, titré en lettres dorées sur le premier plat, composé de 12 épreuves sur papier salé, d’après négatifs papier, contrecollées sur cartons. Page de titre et serpentes avec légendes et quelques crédits imprimés.
Format moyen des épreuves : 11 x 15 cm

Provenance :
Galerie Texbraun, Paris.

Bibliographie :
Isabelle Jammes, Blanquart-Evrard et les origines de l’édition photographique française. Catalogue raisonné des albums photographiques édités, 1851-1855, Librairie Droz - Ecole pratique des Hautes Etudes, Genève - Paris, 1981, pp. 217-220.
« Cet album ne figure pas dans la liste des publications de Blanquart-Evrard parue dans La Lumière et n’est connu jusqu’à présent que par deux exemplaires. Il se compose d’un titre, précisant l’adresse bibliographique à Lille et à Paris, et de 12 planches. Chaque planche est précédée d’une serpente sur laquelle les légendes sont imprimées. Ce Keepsake qui porte d’ailleurs en sous-titre « Études et paysages » reprend les thèmes des séries de modèles pour peintres publiées par Blanquart-Evrard : 6 planches sont des détails ou des réductions (Ces réductions sont des contretypes d’après les originaux de plus grand format. Nous décrivons par ailleurs une édition « réduite » de la Jérusalem de Salzmann.) de photographies déjà données antérieurement dans les Etudes photographiques et les Souvenirs des Pyrénées. » Isabelle Jammes, p. 217.

En réalité, trois exemplaires sont connus avec celui-ci. Un album était présent dans l’ancienne collection André Jammes et un album similaire dans les collections du J. P. Getty Museum de Los Angeles.

Alphonse de Brébisson John Stewart Jean Walther Fortier et photographes non identifiés Keepsake Photographique. Études e…
Live
Enchère terminée

N° 32
[Félix Nadar]
Enseigne Nadar.
Enseigne en fer découpé et laqué en rouge (4 éléments montés sur supports à sceller).
Hauteur de l’ensemble : environ 145 cm
Largeur de l’ensemble : environ 285 cm

Alors que s’ouvre à la Bibliothèque Nationale de France une grande rétrospective sur les Nadar, nous sommes fiers de présenter ce très rare objet, sans doute la seule enseigne Nadar en main privée. L’occasion donc de rappeler l’origine de ce patronyme devenu emblème commercial.

Chaque époque propose ses déformations de la langue. À la fin de Monarchie de Juillet, il était courant parmi la jeunesse artistique de la capitale de remplacer la fin d’un mot par le suffixe «dar» . C’est dans ce contexte que Félix Tournachon voit son nom transformé en Tournadar puis simplement Nadar comme le rappelle Camille Desmoulins durant le procès qui oppose Félix à son frère Adrien :
« Tu me demandes d’écrire ce que je sais sur l’origine de ton nom Nadar. Rien ne m’est plus facile car je suis un de tes plus anciens amis et j’ai vu naître ta légende. Il y a 17 ou 18 ans, au moment où tous deux nous sortions du collège, tu t’appelais encore Tournachon. Un de tes amis trouva piquant de transformer Tournachon en Tournadar, qui le lendemain se formula en Nadar tout court (...) et bientôt, grâce à ta verve, à ton esprit, à tes succès, à ton originalité, Nadar devint un des hommes les plus connus de Paris ».

En effet, transformé en véritable marque, étroitement lié à la photographie de portait, le pseudonyme Nadar se retrouve au centre d’un différend opposant Félix et Adrien (un temps collaborateur de son frère) qui souhaitait utiliser la dénomination «Nadar Jeune» pour son propre studio de photographie. En 1857, après de longues péripéties judiciaires, parmi les premières de l’histoire de la photographie, Félix obtient gain de cause et Adrien doit renoncer à l’usage du nom.

Étendard de l’entreprise familiale, l’enseigne Nadar est affichée sur les façades des studios successifs de Félix. Nous connaissons des images figurant la façade du boulevard des Capucines (2e studio), de la rue d’Anjou-Saint Honoré (3e studio) et enfin de celle de Marseille (4e studio). Nadar avait-il des enseignes sur cour ou a t-il changé d’enseignes sur une même façade ? Les sources actuelles ne nous permettent de préciser ces points.

Malgré les divergences artistiques et personnelles entre Félix Nadar et son fils Paul, (directeur artistique de la maison puis en charge de studio), le pseudonyme Nadar est utilisé par Paul avec l’autorisation de son père pour la suite de sa carrière de photographe.

[Félix Nadar] Enseigne Nadar. Enseigne en fer découpé et laqué en rouge (4 éléments montés sur supports à sceller). Haut…
Live
Enchère terminée

N° 35
Paul Nadar (1856-1939)
Entretien de Félix Nadar avec Eugène Chevreul à l’occasion de son centenaire, en compagnie de son fils Henri et du docteur Frédéric Bordas.
Atelier Nadar, rue d’Anjou, Paris, 1886.
Neuf (9) épreuves sur papier albuminé, contrecollées sur cartons. Inscriptions à l’encre sur quelques épreuves.
Formats : de 16 x 12 à 18 x 13,5 cm avec marges

Bibliographie :
Michel Frizot, Nouvelle Histoire de la Photographie, Paris, Adam Biro / Bordas, 1994.
Michèle Auer, Le premier interview photographique: Chevreul, Félix Nadar, Paul Nadar, Lausanne, Ides & Calendes, 1999.
Danièle Giraudy, Marseille au temps de Nadar, Marseille, Musée du Vieux-Marseille-Éditions Parenthèses, 2001.

Les travaux d’Eugène Chevreul sur la couleur intéressèrent fortement les artistes de la seconde moitié du XIXe siècle. Son ouvrage De la loi du contraste simultané des couleurs et de l’assortiment des objets colorés, publié la même année que l’invention de la photographie, témoigne de l’intérêt de l’époque pour les phénomènes lumineux et la perception des couleurs. Considéré de son vivant comme une figure scientifique éminente, Chevreul, alors centenaire, est interviewé et photographié par Nadar père et fils qui livrent une forme nouvelle de récit par la photographie considéré aujourd’hui comme une préfiguration du reportage photographique, qui sera publié sous le titre «L’art de vivre cent ans» dans Le Journal illustré du 5 septembre 1886.

« Fin août 1886, le chimiste et physicien fête son centenaire; le photographe Félix Nadar obtient une « entrevue photographique » avec le savant. Chevreul, spécialiste de la chimie des corps gras (...) et théoricien de la couleur. C’est Nadar fils qui réalise les prises de vue (sans doute au cours de trois séances) pendant que son père interroge le savant (en pantoufles) à son domicile, assis à une table. La nouveauté consiste à ne pas « prendre la pose » et à ignorer le dispositif photographique ; la liaison particulière entre l’image et la parole - souvent sous-entendu dans la photographie - est ici érigée en principe de connaissance. (...) l’avant-garde du reportage sur le vif. » Michel Frizot.

Paul Nadar (1856 1939) Entretien de Félix Nadar avec Eugène Chevreul à l’occasion de son centenaire, en compagnie de son…
Live
Enchère terminée

N° 37
Félix Nadar (1820-1910)
Les catacombes de Paris, c. 1861-1864.
Crypte N°8.
Têtes et fémurs choisis pour décorer une façade.
Épreuve sur papier albuminé, contrecollée sur carton. Tampon-signature « Nadar » à l’encre rouge en bas à droite. Légendes manuscrites à l’encre sur le montage en bas.
22,5 x 19,3 cm

Bibliographie :
Sylvie Aubenas et Anne Lacoste, Les Nadar. Une légende photographique, BnF, Paris, 2018, p. 273.
Sylvie Aubenas, Catacombes. Nadar au royaume des morts, L’Oeil Curieux, Paris, 2018, p. 12.

A partir de 1859, Nadar met au point un système d’éclairage à la poudre de magnésium alimenté par une batterie de 50 piles pour lequel il dépose un brevet en 1861. Il l’avait d’abord expérimenté dans son studio du boulevard des Capucines au cours de séances de portraits en compagnie de Gustave Doré ou d’Émile Pereire avant de l’emporter avec lui sous terre dans les catacombes. Le magnésium brûle en produisant une luminosité très forte et en dégageant une intense fumée. Les batteries restent à la surface sur le trottoir pour le plus grand plaisir des badauds. Elles alimentent par le truchement de câbles électriques des arcs qui permettent de réduire le temps de pose à quelques minutes. De 1 à 2 minutes dans le meilleur des cas à plus de 15 minutes selon le témoignage de Nadar. Lieux de fascination pour ses contemporains, que l’on visite par petits groupes, les catacombes, puis les égouts, constituent les premiers sujets que la photographie assistée de lumière artificielle permet de représenter.

« Nous allions pénétrer, révéler les arcanes des cavernes les plus profondes, les plus secrètes. » Félix Nadar

Félix Nadar (1820 1910) Les catacombes de Paris, c. 1861 1864. Crypte N°8. Têtes et fémurs choisis pour décorer une faça…
Live
Enchère terminée

N° 42
Étienne Carjat (1828-1906)
Archives d’une historienne.

- Album de la Galerie Contemporaine. Biographie et portraits.
Revue Illustrée, Paris, 1878.
Deux (2) volumes contenant le portrait de Charles Baudelaire.
Adolphe Goupil - Etienne Carjat - Félix Nadar - Pierre Petit - Eugène Pirou et divers
Paul de Lacroix, Éditeur, Paris, s.d. (c. 1890).
Charles Baudelaire. Edmond de Goncourt. Chanzy. Nélaton. Pierre Dupont. Dufaure. De Marcère. Viollet-Le-Duc. Louis Blanc. Bouffé. Mme de Ségur. Colonel Denfert-Rochereau. Sarcey. Henri Regnault. De Broglie. Gustave Droz. Bouguereau. Louis Figuier. Félix Bracquemond. Th. Barrière. Mme Pape-Carpantier. Isaac Péreire. Adolphe Thiers. Baron Taylor.
Deux (2) volumes in-folio. Éditions originales, reliures en percaline titrées sur le premier plat. Nombreuses illustrations et photoglypties in et hors-textes. Photoglypties contrecollées sur cartons d’éditeur et montées sur onglets. Légendes tapuscrites sur les montages
Format moyen : 23 x 18 cm

- Trois (3) albums de cartes de visite.
Étienne Carjat (1828-1906)
Artistes. Hommes de lettres. Hommes politiques. Militaires. Comédiennes. Comédiens. Musiciens, c. 1865.
Gustave Doré. Étienne Vacherot. Louis Blanc. Auguste Nefftzer. Baron Taylor. E. Charrette. Auguste Vacquerie. Autran. A. Rolland. Carrier-Belleuse. Alfred Stevens. Edouard de Cabarus. E. About. Jérome. Nicolas R. Fleury. Jouffroy. Champfleury. François Arago. Théodore Rousseau. Félicien David. Rosa Bonheur. Octave Feuillet. Mers. Louis Jourdan. Benoît Jouvin. Léon Gatayes. Henri d’Audigier. Kastner. Laprade. A. Delaforge. Azevedo. H. Martin. Velpeau. Giuseppe Garibaldi. Victor Emmanuel. Léon Gambetta. Billot. Bordone. Chanzy. Denfert. Rochefort. Célestine Galli-Marié. Pauline Lebrun. Léonie Leblanc. Charlotte Provost. Mme Tillemont. Mlle Tual. Georgette Ollivier. Quatuor. Ambroise Thomas.
Trois (3) albums in-8 contenant respectivement 50, 50 et 33 épreuves sur papier albuminé au format carte de visite (9 x 6 cm) contrecollées sur cartons du studio. Légendes manuscrites à la mine de plomb sur les montages et aux versos.

- Littérature.
Quatre (4) volumes.
Léon Rossignol
Nos petits journalistes.
Librairie Gosselin, Paris, 1865.
In-12, reliure en demi-maroquin vert avec titre en lettres dorées sur le dos, contenant une épreuve albuminée (galerie de portraits d’après Carjat).
Étienne Carjat
Artiste et citoyen.
Tress éditeur, Paris, 1883.
In-8, cartonnage d’éditeur avec couverture titrée (usée).
Olivier Merson
Ingres. Sa vie et ses œuvres.
H. Hetzel, Paris, n. d.
In-16. Édition originale brochée contenant une épreuve sur papier albuminé au format carte de visite (portrait d’Ingres par Légé et Bergeron).
Le Boulevard, Journal littéraire illustré, 1861-1863.
Tomes I-II.
Slatkine Reprints Genève, 1971.
In-folio, couverture rigide pleine toile, titré sur le dos. Nombreuses illustrations.
Le Boulevard est un hebdomadaire publié de 1861-1863 dont Étienne Carjat était le rédacteur en chef.

- Tableau.
Étienne Carjat (1828-1906)
Homme de 3/4, c. 1860.
Huile sur panneau de bois dans son cadre d’époque. Signature du peintre sur le bord droit. Étiquette de marchand de tableau au verso du cadre.
21 x 17 cm

- Lettres manuscrites.
Étienne Carjat (1828-1906)
Correspondances, 1863-1876.
27 lettres autographes sur papier à en-tête pour la plupart, dont une lettre de Félix Nadar à Étienne Carjat évoquant la difficulté des affaires de Nadar : « Je suis annéanti, malade, et à la veille d’un voyage, éperdu de misère et de chagrins. Je t’en prie, tire-toi de là sans moi ».

On joint deux exemplaires du catalogue de l’exposition Étienne Carjat photographe, 1828-1906, qui a eu lieu au musée Carnavalet en 1982.

Étienne Carjat (1828 1906) Archives d’une historienne. Album de la Galerie Contemporaine. Biographie et portraits. Revue…
Live
Enchère terminée