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Haute Époque & curiosités

lundi 10 décembre 2018 - 16:00
Salle 9 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris
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N° 7
Anneau pastoral de cistercien en argent avec chaton de forme ovale serti d'un camée d'albâtre à décor d'un buste ?; cabochon de forme légèrement trapézoïdale entouré d'un jonc finement torsadé; anneau plat ovalisé portant l'inscription gravée en grec
AGIOS+OTEOS+ATAN (O Dieu saint, immortel).
Seconde moitié du XIIe siècle
Hauteur: 2,7 cm - Longueur: 2,4 cm - Largeur: 1,8 cm
(pierre usée et fendue, légère déformation de l'anneau)

Un anneau très semblable est conservé à l'abbaye de Tamié (Savoie) ayant appartenu à saint Pierre de Tarentaise (fig. a et b).
Ce saint abbé, fondateur de l'abbaye, était un moine cistercien né en 1102 à Saint-Maurice-l'Exil (Isère) et mort le 14 septembre 1174 à Bellevaux en Franche-Comté. Son tombeau devint très rapidement un but de pèlerinage très fréquenté et les nombreux miracles qui s'y produisirent engagea le pape Célestin III a canonisé Pierre de la Tarentaise en 1191. Parmi les reliques que les pèlerins venaient vénérer à Bellevaux, il y avait divers objets dont sa mitre, son calice et son anneau. Après les tempêtes et les pillages révolutionnaires, les châsses et ses objets pieux furent dispersés entre plusieurs églises. L'anneau dit anneau de saint Pierre fut quant à lui recueilli par l'archevêché de Besançon puis le remis à l'abbaye de Tamié qui conservait déjà plusieurs autres objets de ce saint. Cet anneau, simple jonc d'argent avec un chaton serti d'une agate à peine polie, porte une inscription, identique à celle figurant ici, reprenant une stance des impropères chantés le Vendredi saint; ces deux anneaux ont été vraisemblablement réalisés par le même atelier d'orfèvrerie. Sans grande valeur, le modèle est conforme aux voeux de pauvreté de l'ordre des cisterciens et, par là même, particulièrement émouvant.
Ouvrage consulté: «Notes sur quelques objets trouvés dans la châsse de saint Pierre en tarentaise» dans Annuaire du Doubs, 1881, pp.74-75.; Source internet: http: //www.abbayetamie.com/histoire/histoire-de-tamie/saint-pierre-de-tarentaise-1102-1174/saint-pierre-detarentaise- reliques/anneau-de-st-pierre-de-tarentaise

Anneau pastoral de cistercien en argent avec chaton de forme ovale serti d'un camée d'albâtre à décor d'un buste ?; cabo…
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N° 13
Rare bague sceau de changeur en or et agathe. Chaton en forme d'amande figurant un changeur coiffé d'un chaperon derrière son étal, un stylet à la main, des monnaies devant lui; inscription tout autour + SIG[ILLVM] TITVS BINI CAMPS[ORIS] . IESI (Sceau de Tito Bini, changeur à Jesi); anneau plat et ajouré.
Italie, XIVe siècle
Etat de conservation: deux petits éclats dans l'inscription de l'intaille, sinon excellent.
Le métier de changeur connut son premier développement à partir de la fin du XIIe siècle. Cette activité était en effet devenue indispensable par la diversité croissante des monnaies. A Paris, c'est au XIIIe siècle que le roi concède le droit d'ouvrir boutique moyennant une rente. Cette profession regroupait son activité dans les villes à des emplacements déterminés; dans la capitale, d'après une ordonnance de Philippe le Bel, les changeurs occupaient un pont non loin de la Grève qui prit par la suite le nom du Pont au Change. Ils faisaient à l'époque leurs opérations sur un banc ou une table dans une boutique ouverte sur la rue comme celle des autres artisans ainsi que le montre cette fresque toscane dans l'église Saint-François de Prato (fig.). Jesi est une ville située dans les Marches, au centre médiéval enserré dans des remparts, qui a connu son apogée au XIVe siècle comme capitale d'un petit état indépendant.

Rare bague sceau de changeur en or et agathe. Chaton en forme d'amande figurant un changeur coiffé d'un chaperon derrièr…
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N° 22
Vierge à l'Enfant en noyer sculpté, dos ébauché. Assise sur un banc-trône, le buste incliné vers la gauche, la Vierge maintient d'une main l'Enfant debout auprès d'elle; visage aux traits réguliers et fins avec yeux légèrement étirés vers les tempes, bouche aux commissures marquées, petit menton rond et lourd; elle est habillée d'une robe à l'encolure arrondie, blousante, à la taille au-dessus de la ceinture et d'un manteau dont les pans reviennent sur le devant des genoux; une ligne de pointillés sous le col indique la présence d'une ancienne polychromie avec orfrois; plis souples des drapés, certains tombant en lignes obliques et cassées, d'autres formant une chute en cornet, d'autres encore un bec comme entre les genoux et sous l'Enfant; base moulurée à pans. Ancienne étiquette de collection au dos.
Rhin moyen, vraisemblablement Cologne, vers 1340/1350
Hauteur: 32,5cm - Largeur: 15cm
(main droite de la Vierge et bras de l'Enfant refaits anciennement)

Provenance: ancienne collection, Aix-la-Chapelle (Allemagne)
On peut rattacher ce type de Vierge assise à un groupe de sculptures colonaises dont on connait plusieurs exemples, notamment deux conservés au
Schnütgen Museum de Cologne et un autre de l'ancienne collection Neumeister passé en vente publique (fig. a, b et c). Toutes ces statuettes sont en noyer avec d'évidentes similitudes dans la position penchée du buste de la Vierge, sa taille ceinturée, le manteau découvrant la poitrine et revenant sur le devant des genoux dans un drapé très similaire.
Ces caractères communs avaient été énumérés, par Jacqueline Boccador dans son ouvrage sur la statuaire médiévale. On peut en rajouter d'autres, comme l'attitude de l'Enfant, debout avec les pieds placés dans une position asymétrique, la base à pans moulurée, la chevelure aux mèches ondulées, tombant en pointe dans le dos, creusée d'un sillon à l'emplacement de la couronne (fig. d et e).
La Vierge à l'Enfant proposée ici, destinée par sa taille à la dévotion privée, ne possède cependant pas les yeux très étirés vers les tempes que l'on observe généralement sur la statuaire colonaise. Ayant été décapée avec soin selon la mode du XIXe siècle, elle témoigne d'une facture très soignée et moins stéréotypée.
Ouvrage consulté: J. Boccador et E. Bresset, Statuaire médiévale de collection, Ed. Les Clefs du Temps, 1972, pp 33-34.

Vierge à l'Enfant en noyer sculpté, dos ébauché. Assise sur un banc trône, le buste incliné vers la gauche, la Vierge ma…
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N° 23
Partie centrale de retable en pierre calcaire sculptée en fort relief avec traces de polychromie représentant la Crucifixion accompagnée de la Vierge et de saint Jean. Au centre, Christ à l'anatomie assez réaliste, au long perizonium laissant le genou droit découvert avec chute latérale sur la hanche gauche, à la jambe droite fléchie et aux pieds superposés dans le prolongement; tête ceinte d'une couronne d'épines torsadée s'inclinant sur son épaule droite; beau visage aux yeux clos encadré des longues mèches bouclées de la chevelure tombant sur les épaules; à gauche, la Vierge se tient debout, les mains jointes devant la poitrine; les pans de son manteau accrochés par un fermail losangique reviennent sur le devant tout en entourant ses bras; saint Jean porte un livre fermé de sa main gauche, son autre main recouverte d'un mouchoir dans un geste d'affliction; à la partie inférieure, tertre du Golgotha avec le crâne et les ossements d'Adam.
Région rhéno-mosane ou Allemagne, XIVe siècle
Hauteur: 73,5 cm - Largeur: 52 cm
(bras du Christ manquants, petits accidents)
Ce beau panneau se trouvait très vraisemblablement à l'origine au centre d'un retable. Plusieurs caractères comme l'anatomie réaliste du Christ, les attitudes de la Vierge avec ces mains jointes et de Jean avec sa main droite recouverte d'un mouchoir comme la multiplicité des drapés tombant en sillons parallèles ou en V superposés renvoient à certaines Crucifixions du XIIIe siècle du nord de l'Europe. On pense à celles de Naumburg, de Wechselburg et d'Erfurt en Allemagne ou à d'autres encore en pays mosans. Il semble que le sculpteur de ce groupe ait eu connaissance de l'art précurseur du Maître de Naumbourg qui a marqué de son influence la production de nombre de ses suiveurs.

Partie centrale de retable en pierre calcaire sculptée en fort relief avec traces de polychromie représentant la Crucifi…
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N° 24
Rare paire d'anges céroféraires en peuplier sculpté en ronde-bosse, polychromé et doré. De silhouette élancée, ils tiennent chacun un cierge, l'un de la main gauche, l'autre de la droite; beaux visages ovales à l'expression juvénile avec les yeux en amande et une bouche à la lèvre inférieure charnue; chevelures ceintes d'un diadème en pointe dont les mèches relevées autour des tempes forment une couronne; ils sont vêtus d'une longue robe ceinturée, à la taille haute, aux drapés d'une grande fluidité qui tombent jusqu'au sol laissant les extrémités pointues des chaussures visibles; robes à l'encolure arrondie ponctuées de motifs losangés aux angles fleuronnés et enrichies de bordures travaillées au poinçon; porte-cierges effilés aux extrémités inférieures torsadées; grandes ailes déployées fixées au dos par des clavettes en fer forgé; terrasses monoxyles octogonales moulurées.
Toscane, Sienne, vers 1390-1410
Hauteurs totales avec les piques: 118 cm et 110 cm; Hauteurs sans les cierges: 96 cm et 95 cm
(exceptionnel état de conservation tant du bois que de la polychromie, petites fentes et légers manques dont le pouce de la main gauche à l'un d'eux, dorure des ailes et des cierges anciennement rafraichie)

Provenance: Ancienne collection, famille Guinigi-Petrucci, Sienne
Illustrant le printemps de la Renaissance de l'école siennoise, ces deux anges faisaient partie d'un cortège entourant une chapelle d'un palais privé toscan.
Leur hiératisme, la douceur de leur visage ainsi que les fleurons des robes, les rapprochent de l'Annonciation de l'église de Sainte-Marie de l'Assomption du hameau de Benabbio non loin de Lucques (fig.a, b et c). Seule oeuvre certaine de Piero d'Angelo, le père de Jacopo della Quercia, ce groupe s'inscrit dans le courant neo-pisano qui dominait l'art siennois vers la fin du XIVe siècle. Par la suite, les grands maîtres comme son fils Jacopo (1374-vers 1438), Francesco di Valdambrino (vers 1375-1435) ou encore Domenico di Niccolò dei Cori (vers 1363-1450/53) devaient accentuer l'élégance des silhouettes et la grande fluidité des drapés de cette statuaire particulièrement élégante. Ces anges sont dans un très bel état de conservation avec une polychromie des carnations toute en nuance ainsi que des rehauts de dorure encore très présents dans les chevelures, le décor des robes et leur bordures.
Ouvrages consultés: Exposition Lucques 1995-1996, Sculturalignea: Lucca 1200-1425, Musée National de la Villa Guinigui, Musée et Pinacothèque Nationale du Palais Mansi, cat.C. Baracchini, 1995, Florence, pp.138-142; Exposition Paris 2014, Le printemps de la Renaissance - La sculpture et les arts à Florence 1400-1460, musée du Louvre, cat. M. Bormand et B. Paolozzi Strozzi sous dir.

Rare paire d'anges céroféraires en peuplier sculpté en ronde bosse, polychromé et doré. De silhouette élancée, ils tienn…
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N° 33
Saint Georges terrassant le dragon en bois sculpté en ronde-bosse. Monté sur un cheval cabré, le saint chevalier brandit de la main droite l'épée qu'il tenait, aujourd'hui disparue; la tête coiffée d'un casque empanaché au mézail relevé, il est revêtu d'une cuirasse de type maximilienne à nervures rayonnantes, d'un camail protégeant le cou et les bras, d'une jupe aux plis tubulaires et de longs solerets courbés; la monture est richement caparaçonnée avec chanfrein muni d'une pointe, bordures perlées à grelots et cabochons en forme de rosace; le dragon, au corps arcbouté, le cou transpercé par la lance, tient dans ses griffes les morceaux de la lance brisée; terrasse guillochée.
Allemagne du nord, entourage de Bernt Notke (Lassan, vers 1435- 1509, Lübeck), fin du XVe siècle
Hauteur: 47 cm
Socle en bois mouluré et doré (quelques manques et restaurations, tête du saint d'origine mais sculptée dans une autre essence de bois que le corps ainsi que l'aile gauche du dragon)
Bernt Notke est certainement l'un des artistes les plus remarquables de l'Europe septentrionale de la fin du Moyen Age qui dirigea à Lübeck un grand atelier consacré à la peinture et à la sculpture sur bois. Sa renommée s'étendit bien au-delà des frontières de la ville allemande notamment dans les pays baltes. L'impressionnant saint Georges terrassant le dragon de la cathédrale de Stockholm est considéré comme son chef-d'oeuvre (fig.).
Réalisé en 1489, il témoigne du style très expressif et exubérant de son talent de sculpteur. On retrouve dans la statuette présentée ici des qualités communes comme le dynamisme de la composition, la fantaisie quelque peu exagérée apportée à la représentation de l'armure avec notamment ses solerets en poulaine ainsi que la richesse ornementale de l'harnachement.
L'activité créatrice de Notke se situe entre les caractéristiques propres au gothique tardif mêlée à la nouveauté du style suivant, conjuguant ainsi monumentalité et expressivité.

Saint Georges terrassant le dragon en bois sculpté en ronde bosse. Monté sur un cheval cabré, le saint chevalier brandit…
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N° 42
Fragment de retable en chêne sculpté en fort relief polychromé et doré représentant deux serviteurs des Rois mages, partie droite d'une Adoration des Mages. Sur un fond accidenté de rochers, deux jeunes pages dont un noir, se tiennent debout, l'un portant un drap d'étoffe recouvrant sa main, l'autre tenant vraisemblablement le couvercle d'une coupe; le premier, coiffé d'un bonnet laissant échapper les longues mèches bouclées de sa chevelure, est revêtu d'une tunique dont le vert est posé sur un fond argenté et d'un manteau mi-long; le second, la tête ceinte d'un turban, les oreilles percées, se tient comme en équilibre sur une aspérité du rocher; il est revêtu d'une tunique courte, de chausses près du corps et de bottes souples aux extrémités pointues.
Rhin inférieur, Maître Arnt de Kalkar et Zwolle, vers 1480/85
Hauteur: 105,5 cm - Largeur: 27,5 cm
(accidents et reprises à la polychromie et la dorure)

Provenance: Ancienne collection du château de Bailleul, Seine-Maritime

Le patronyme du grand sculpteur appelé Maître Arnt, ayant oeuvré dans la région du Rhin inférieur au XVe siècle, n'est pas connu. La période d'activité de cet artiste couvre plus de trois décennies, de 1460 à 1492, date de son décès. On sait qu'il a commencé à travailler à Kalkar puis ensuite à Zwolle, fuyant l'épidémie de peste de 1484. Il est l'auteur de plusieurs retables dont celui sur la vie de saint Georges conservé à l'église Saint-Nicolas de Kalkar. On retrouve son style expressif et élégant, comme sur cette partie de retable, avec ses personnages dans des attitudes animées, aux visages individualisés et aux vêtements mis en valeur par de riches polychromies et dorures. Les scènes de la vie du saint se déroulent également sur un fond rocailleux sur lequel se tiennent les figures, parfois en équilibre, dans une composition étagée (fig.a)
Ce fragment de retable est la partie droite d'un grand panneau de l'Adoration des Mages entré dans les collections du musée Schnutgen de Cologne dans les années 90 (Nr. A 1082, fig. b). Il provenait également du château de Bailleul, mais cet autre élément, dissocié au cours du temps et conservé dans une autre pièce, n'avait pas été retrouvé à l'époque de l'acquisition par le musée allemand. Sa mise en vente donne ici l'occasion de réunir les deux pièces pour compléter cette belle composition du Maître Arnt von Kalkar.
Ouvrages consultés: Heilige aus Holz im Museum Kurhaus Kleve, Clèves, 1999; G. de Werd, St. Nicolaikirche Kalkar, Munich-Berlin, 2002.

Fragment de retable en chêne sculpté en fort relief polychromé et doré représentant deux serviteurs des Rois mages, part…
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N° 48
Grande croix d'autel en argent fondu, ciselé et ajouré avec Christ en ivoire sculpté rehaussé de polychromie.
Branches cylindriques aux extrémités sphériques à collerettes fleuronnées et ornées d'une tête d'angelot; fleurons feuillagés à l'intersection des branches; noeud en sphère aplatie entourée d'un disque perlé; large base à six lobes au pourtour ajouré d'une frise à motifs végétaux symétriques. Poinçons sur la base, la hampe et le stipe BAR.
Christ vivant à la chevelure stylisée descendant en mèches ondulées sur les épaules, barbe bifide, perizonium aux bords frangés ornés d'ocelles, jambes droites aux pieds superposés en rotation interne.
Barcelone, dernier tiers du XVIe siècle
Hauteur: 67,6 cm - Hauteur Christ: 28,5 cm
(manques aux doigts des mains et restauration au pied droit du Christ)
Cette croix spectaculaire en bon état de conservation est un des rares exemples du mariage de l'argent avec l'ivoire dans l'art de l'orfèvrerie ibérique. Certains exemples sont visibles dans les trésors et les musées de la péninsule. Classée dans l'art indo-portugais des XVII/XVIIIe siècles, une grande croix processionnelle de ce type fait ainsi partie des collections du musée de la Sainte-Croix à Vila Viçosa dans l'Alentejo portugais (fig.).
Cette grande croix d'autel est poinçonnée par trois fois avec les lettres BAR qui ne sont pas précédées par une petite croix comme on le trouve sur les poinçons barcelonais du XVIIe siècle. Sa typologie avec ses branches cylindriques, ses collerettes bordées de fleurons et son pied polylobé ajouré renvoient sans conteste à la Renaissance, c'est pourquoi il a semblé vraisemblable de la situer au dernier tiers du XVIe siècle.
Ouvrage consulté: C. Esteras Martin, La collection Alorda-Derksen -
Plateria de los siglos XIV - XVIII, 2006

Grande croix d'autel en argent fondu, ciselé et ajouré avec Christ en ivoire sculpté rehaussé de polychromie. Branches c…
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