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Numismatique

mercredi 05 décembre 2018 - 14:00
Salle 3 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris

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N° 1
Louis XVI, départ des frégates la Boussole et l'Astrolabe, Brest, 1785
A/LOUIS XVI. ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE
Buste cuirassé, Toison d'Or et plaque du Saint-Esprit, avec manteau fleurdelisé de Louis XVI à gauche, au-dessous signature B. DUVIVIER. F./ 1778

Couronne formée de deux branches, au centre : LES FREGATES/ DU ROI DE FRANCE/ LA BOUSSOLE/ ET L'ASTROLABE/ COMMANDÉES PAR M.M./ DE LA PEROUSE/ ET DE LANGLE/ PARTIES DU PORT/ DE BREST/ EN JUIN 1785
SUP+ - R - Bronze - 59,9 mm - 99,07 g - 12 h -
cf. Nocq.224 - -
Le Roi Louis XVI avait souhaité une grande expédition maritime. Il souhaitait rectifier et achever la cartographie de la planète, établir de nouveaux comptoirs commerciaux, ouvrir de nouvelles routes maritimes autour du monde et enrichir les connaissances et les collections scientifiques. En 1785, L’Astrolabe et La Boussole prirent donc la mer sous le commandement de La Pérouse et de Langle. Pendant près de trois années, La Boussole commandée par La Pérouse à qui le commandement de l'expédition fut confié, et l'Astrolabe commandée par Fleuriot de Langle, parcoururent tous les océans du globe (Île de Pâques, Îles Sandwich, Philippines, Japon, Brésil, Chili, Australie). En 1788, les deux frégates et leurs équipages disparurent corps et biens lors d’un naufrage dans les îles Salomon, à Vanikoro. Sur cette médaille, dont le coin était préparé à l'avance, est indiquée la date de juin 1785 mais le départ n'eut lieu que le premier août 1785

Louis XVI, départ des frégates la Boussole et l'Astrolabe, Brest, 1785 A/LOUIS XVI. ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE Buste …
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N° 2
Louis XVIII, départ du voyage d'exploration de l'Uranie, 1817 Paris
A/LOUIS XVIII ROI. - DE FRANCE ET DE NAV.
Buste de Louis XVIII à droite, au-dessous signature GAYRARD F. et DE PUYMAURIN D.
R/HEMISPHERE AUSTRAL// PHYSIQUE ASTRONOMIE
Au centre : LA CORVETTE L'URANIE/ Me Ls DE FREYCINET COMMANDt/ S.A.R. Mgr LE DUC D'ANGOULÊME/ AMIRAL DE FRANCE/ Mr LE Vte DE BOUCHAGE/ MINISTRE DE LA MARINE et signature DE PUYMAURIN D.
SPL - RR - Bronze - 41,0 mm - 31,14 g - 12 h -

L'Uranie quitte Toulon le 17 septembre 1817 et mouille à Rio en décembre pour effectuer des expériences avec le pendule et les observations sur le magnétisme. Elle traverse l'Atlantique, fait escale au Cap et jette l'ancre à l'île Maurice le 5 mai 1818. En septembre 1818, elle explore la côte occidentale de l'Australie, le Timor, les Moluques puis traverse les Carolines jusqu'aux Mariannes. En juin 1819, afin de soigner ses malades, le navire séjourne aux îles Sandwich avant de traverser l'archipel des Navigateurs (Samoa) puis fait escale à Sydney en décembre. En février 1820, l'Uranie atteint la Terre de Feu mais heurte une roche aux îles Malouines et s'échoue. En avril 1820, le commandant Freycinet rachète un baleinier américain, rebaptisé la Physicienne, qui permet de rentrer au Havre en novembre 1820. Papiers, instruments et hommes sont tous sains et saufs. Exemplaire splendide à fleur de coin avec numéros à la plume : 61 au droit, 40 et 61 au revers

Louis XVIII, départ du voyage d'exploration de l'Uranie, 1817 Paris A/LOUIS XVIII ROI. DE FRANCE ET DE NAV. Buste de L…
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N° 7
Société impériale zoologique d'acclimatation, à C. L. N. M. DE MONTIGNY, médaille en aluminium chimique, par Alphée Dubois, 1861 Paris, PCGS SP64
A/CHARLES L. N. M. - DE MONTIGNY
Tête à gauche de Charles Louis Nicolas Maximilien de Montigny, au-dessous signature ALPHÉE DUBOIS
R/SOCIÉTÉ IMPÉRIALE ZOOLOGIQUE D'ACCLIMATATION
Couronne, au centre : A/ C. L. N. M./ DE MONTIGNY/ 1861
SPL - RR - Aluminium - 50,3 mm - 20,25 g - 12 h - Main

Louis Charles Nicolas Maximilien de Montigny (1805-1868) est un diplomate français qui fut notamment en poste en Asie : il fut le premier consul français à Shanghai de 1848 à 1853 où il ne trouve que peu de commerçants français, mais surtout des jésuites, composant l'essentiel de la petite communauté d'une trentaine de Français. Audacieux, et poussé par un commerçant français venu de Canton, il négocie et obtient du daotai Lin Kouei une concession comparable à celle des Britanniques. De juin 1856 à janvier 1857, il fut l’envoyé de la France auprès du roi Mongkut de Siam, afin de rétablir les relations diplomatiques avec le Siam, qui avaient été interrompues depuis Louis XIV, et, là encore, un traité de commerce fut signé permettant l'accès des navires de guerre français à Bangkok. Montigny visita l'Empire d'Annam en 1857 pour exiger l’établissement d’un consulat à Hué, capitale impériale dans l'Annam, ainsi que la liberté de commerce et d’évangélisation et l’arrêt des persécutions contre les catholiques. Cependant, la Cour de Hué rejeta toutes ses exigences. Après l'échec de la mission de Montigny, Napoléon III décida d’envoyer une force militaire de 3 000 hommes dans l'actuel Viêt Nam, menant à la prise de Tourane (aujourd'hui Da Nang) par Rigault de Genouilly le 1er septembre 1858, et établissant un protectorat sur la Cochinchine. Charles de Montigny servit de nouveau à Shanghai au poste de consul général de juin 1857 à juin 1859, puis comme président du conseil municipal en 1862. De 1863 jusqu’à sa mort en 1868, il fut consul de France à Tientsin.
La Société impériale zoologique d'acclimatation, fondée en 1854 par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, avait pour buts d'introduire, acclimater et domestiquer des espèces d'animaux utiles ou d'ornement ainsi que de perfectionner et multiplier des races nouvellement introduites ou domestiques. C'est aujourd'hui la Société nationale de protection de la nature.
Sous coque PCGS SP64 ! Cette médaille montre un poinçon main et ALUMINIUM sur la tranche, très rare métal pour cette époque ! L'aluminium, découvert en 1807, provient du minerai de bauxite. En 1827, ce métal est isolé par Friedrich Wöhler qui met en évidence ses propriétés chimiques et physiques, dont la plus notable est la légèreté. Le chimiste français Henri Sainte-Claire Deville améliore en 1846 la méthode de Wöhler en réduisant le minerai par le sodium. En 1854, il présente à l'Académie des sciences le premier lingot d'aluminium obtenu, à l'état fondu, par voie chimique. Le premier site industriel producteur d’aluminium au monde s'installe à Salindres dans le Gard et commence son activité dès 1860. Pendant une trentaine d'années, l'aluminium reste cher à produire et donc rare. La France est alors pratiquement seule à en fabriquer (ce n'est qu'à partir de 1890 que le procédé électrolytique encore en vigueur aujourd'hui est mis au point). La fabrication en reste extrêmement coûteuse, donnant un métal dont le prix était comparable à celui de l'or (1 200 et 1 500 F or/kg et l'argent 210 F/kg seulement). L'aluminium chimique est alors réservé pour fabriquer des bijoux de luxe ou de l’orfèvrerie réservée à une élite, notamment à la cour impériale de Napoléon III. Ce dernier reçoit un surtout aux putti offert par Christofle en 1858. L'aiguière de l'Impératrice Eugénie en porcelaine de Sèvres à monture d'aluminium doré en 1859 est à cette époque l'objet le plus cher de la manufacture : 6 975 F [La Gazette Drouot, N° 1622, p. 24-25]. On note aussi pour l'anecdote que Napoléon III reçoit ses hôtes de marque avec des couverts en aluminium, les autres convives devant se contenter de couverts en vermeil !

Société impériale zoologique d'acclimatation, à C. L. N. M. DE MONTIGNY, médaille en aluminium chimique, par Alphée Dubo…
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N° 11
Colonies françaises, journal la Dépêche coloniale et maritime, 1930 Paris
A/LA DEPECHE COLONIALE ET MARITIME
Une allégorie debout à gauche, à ses pieds un lion, signature G. SAUPIQUE ; à l'exergue : PVISSE. CE. JOVRNAL. EVEILLER/ CHEZ. TOS. LES. FRANÇAIS/ VNE. FOI. COLONIALE/ OCTAVE. HOMBERG
R/CETTE MÉDAILLE A ÉTÉ FRAPPÉE EN 1930
Vue du paquebot Père de Foucauld à quai
SPL - RR - Bronze - 100,5 mm - 440,42 g - 12 h - Triangle

Avec ce grand format, l'auteur de cette belle médaille est connu : Georges Saupique (1889-1961). Ami du sculpteur Raymond Delamarre, il expose dans différents salons ses sculptures. En 1927, le financier Octave Homberg lui commande quatre sculptures monumentales pour décorer le hall de l'immeuble de la Société Financière Française et Coloniale (SFFC), au 34 rue Pasquier à Paris. Il mettra deux ans à sculpter les quatre allégories des colonies : l'Afrique noire, l'Indochine, l'Afrique du Nord, et les Antilles, en marbres polychromes et en bronze, mesurant près de 2 m de hauteur. Pour l'Exposition coloniale de 1931, il sculpte principalement la Fontaine des lions du palais de l'AOF (le lion et la lionne surmontés d'un vautour aux ailes déployées) et la décoration du pavillon de la SFFC. Il participera en 1935 à la décoration du paquebot Normandie, réalisant quatre bas-reliefs représentant les gloires de la Normandie. Attribution à MONSIEUR G. GUIGNARD. Minimes marques sur le listel à 6 h. au droit pour cet exemplaire splendide

Colonies françaises, journal la Dépêche coloniale et maritime, 1930 Paris A/LA DEPECHE COLONIALE ET MARITIME Une allég…
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N° 35
Afrique/esclavage, F. A. Isambert, fondateur de la Société française pour l'abolition de l'esclavage, par Rogat, 1838 Paris, PCGS SP66
A/F. A. ISAMBERT ANen AVOCAT CONler - A LA COUR DE CASSATION DÉPUTÉ
Tête nue à droite d'Isambert ; au-dessous signature ÉMILE ROGAT 1838

Couronne formée d'une palme et d'une branche de chêne, au centre : A/ LEUR DEFENDEUR/ LES NÈGRES/ ET/ LES MULATRES/ RECONNAISSANTS/ 1838/ NIL ACTUM/ REPUTANS/ SI QUID SUPERESSET/ AGENDUM
FDC - RR - Cuivre - 50,7 mm - 66,49 g - 12 h - Proue de navire

Sous coque PCGS SP66, cet exemplaire est absolument fleur de coin ! François André Isambert (1792-1857) commence comme avocat aux conseils du Roi, au Conseil d'État et à la Cour de cassation. Il est ensuite directeur du Bulletin des lois et conseiller à la Cour de cassation puis devient député d'Eure-et-Loir (1830-1831) puis de la Vendée (1832-1848). Il est le fondateur de la Société française pour l'abolition de l'esclavage et va mener une lutte incessante contre l'esclavage. Sa présence à la Chambre des députés, de 1830 à 1848, lui permettra de combattre les gouvernements successifs de Louis-Philippe Ier et de lutter en faveur de l'abolition de l'esclavage et, à chaque fois qu'un débat avait lieu à la Chambre des députés sur les colonies, il intervient pour demander l'émancipation des esclaves. En 1838, une députation des hommes de couleur de diverses colonies offrent à François-André Isambert une médaille à son effigie accompagnée du message suivant : La puissance de la force qui jadis divisait les hommes en deux classes, les exploitants et les exploités, a fait place aux principes d’une éternelle justice ; la raison a proclamé le droit, c’est-à-dire l’égalité des hommes, de quelque contrée, de quelque couleur qu’ils soient… Il n’y a plus d’esprit assez puissant pour empêcher ni retarder l’émancipation ; le nom de M. Isambert sera gravé dans le cœur reconnaissant des noirs et dans le livre impartial de l’avenir

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N° 48
Algérie, Louis XIV, paix imposée aux pirates algériens, patine bicolore, par Roëttiers et Molart, 1684 Paris
A/LVDOVICVS. MAGNVS. REX CHRISTIANISS.
Buste lauré, drapé et cuirassé, de Louis XIV à droite, au-dessous signature R
R/CONFECTO (cœur) BELLO (cœur) PIRATICO
Le roi en empereur romain, debout à gauche, le pied droit appuyé sur un boulet de canon, reçoit la soumission écrite de l’ambassadeur d’Alger, agenouillé devant lui. Derrière, proue de navire, gouvernail, canon et boulet ; à l'exergue : AFRICA. SVPPLEX./ (date) et signature MOLART. F.
SUP+ - RR - Bronze doré - 72,7 mm - 128,38 g - 12 h -
Divo.cf 204 - Esc.cf 4 -
De 1681 à 1688, Louis XIV mène une guerre contre la Régence d'Alger qui développe la guerre de course contre les vaisseaux marchands européens de Méditerranée. Le Roi confie à Duquesne la mission de bombarder Alger après que le Dey ait déclaré la guerre à la France en 1681. À la tête d’une flotte d’une quarantaine de bâtiments, Duquesne quitte Toulon et, après une traversée sans encombre, mouille à Ibiza où il retrouve quinze galères commandées par le duc de Mortemart, général des galères en survivance de son père le duc de Vivonne. La flotte française se présente ensuite devant Alger en juillet 1682 et bombarde la ville à plusieurs reprises au mois d'août. Des dégâts considérables sont infligés à la ville et au port d'Alger, sans déplorer de pertes majeures du côté français. Toutefois, face au mauvais temps, la flotte repart sans qu'un traité ne soit signé même si le bombardement a conduit le dey à demander la paix. Au cours des bombardements qui suivront en 1683, 1684 puis 1688, Duquesne, puis Tourville, forceront le dey à libérer tous les chrétiens réduits à l'esclavage sans réussir toutefois à mettre fin à la guerre de course. De nouvelles expéditions militaires seront menées par le royaume de Grande-Bretagne, le royaume d'Espagne et les États-Unis jusqu'au début du XIXe siècle. Remarquable exemplaire à patine bicolore, les reliefs dorés sur les champs marrons. Traces d'un vernis dans les champs, en partie enlevé

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N° 49
Algérie, l'humiliation de Louis XIV pour la Paix France-Alger et la restitution d'Avignon au Pape Alexandre VIII, 1689
A/SE IPSISSIMO
Explosion d'une bombe aux armes de France ; à l'exergue : IMP: GALLIC.
R/NECESSITATI NE QUIDEM DII RESISTUNT
Louis XIV agenouillé reçoit un lavement du Pape qui tient un clystère et un pot de chambre inscrit IMM. D. L., à ses côtés, une bassine inscrite AVENIO. Par ailleurs, Louis XIV vomit des pièces d'or dans une bassine tenue par le dey d'Alger ; à l'exergue : LUD: M. XIV DIT: LEGAT: IMMUNITA:/ ET AVINIONE P. AL: VIII CEDENTe/ ETIAMQ: AURO PACEM AB/ ALGER: PETENTE./ 1689.
SUP+-RR - Argent - 49,2 mm - 49,25 g - 12 h -
VL.III.458 - Esc.VIII - BM G3/FD.264
Provient de la collection Bouchereau-Boyer. De qualité superbe à splendide avec une jolie patine de médaillier. Cette extraordinaire médaille, dont le caractère scatologique d'un des côtés est atténué par sa grande qualité artistique, est l'un des témoignages numismatiques les plus significatifs de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697) à laquelle la Paix de Ryswick mit fin. De ce conflit particulièrement âpre, la France sortit épuisée et non victorieuse.
Malgré la trêve de 10 ans conclue avec l'Empereur par la paix de Ratisbonne en 1684, la guerre reprit dès le renversement en 1688 du Roi d'Angleterre Jacques II, cousin de Louis XIV. Jacques II fut remplacé par Guillaume-Henri d'Orange-Nassau dit Guillaume d'Orange, statshouder (chef du pouvoir exécutif) des Provinces-Unies (actuels Pays-Bas). Guillaume d'Orange était l'ennemi personnel de Louis XIV le plus acharné. Devenu Guillaume III d'Angleterre, il suscita immédiatement une coalition générale en Europe contre le Roi-Soleil. Ce dernier fut alors réduit à mettre fin aux différents qui l'opposaient alors au Pape Alexandre VIII ainsi qu'au Dey d'Alger. Ces accords lui étant indispensables, compte tenu de son isolement en Europe face à la coalition emmenée par Guillaume d'Orange, Louis XIV dut s'abaisser d'une manière particulièrement humiliante.
C'est le sujet de cette médaille, du côté des trois portraits. Louis XIV représenté dans une attitude grotesque, accroupi et déculotté, vomit dans une urne que lui tend, debout, le Dey d'Alger des pièces de monnaies destinées à acheter la paix avec ce vassal du Sultan de l'Empire ottoman ; au pied de celui-ci est posée une bombe évoquant les armes que Louis XIV s'est engagé à livrer au Dey. Dans le même temps, le Roi de France expulse dans un pot de chambre le résultat d'un lavement purgatif que le Pape, assis, vient de lui administrer avec un clystère ; cet objet était alors l'instrument privilégié des médecins de Molière pour pratiquer les lavements, le lavement étant, avec la saignée et la purge, le principal remède médical de l'époque. Les fesses à l'air, le Roi-Soleil a déjà rempli un premier pot de chambre correspondant à la restitution au Pape d'Avignon confisqué par la France. Le second pot de chambre concerne les privilèges diplomatiques revendiqués par Louis XIV auxquels il accepta de renoncer.
Sur l'autre côté de la médaille, une énorme bombe fleurdelisée explose pour signifier, avec le concours de la légende, que la France se fait sauter elle-même.
Cette médaille n'est pas isolée, elle fait partie d'un groupe de médailles satiriques virulentes, hostiles à Louis XIV, que les Hollandais firent frapper tout au long de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg afin de ridiculiser Louis XIV aux yeux des Européens. [Nos remerciements à Christian Charlet pour ce commentaire]

Algérie, l'humiliation de Louis XIV pour la Paix France Alger et la restitution d'Avignon au Pape Alexandre VIII, 1689 …
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