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N° 1
[ASSOUCY, FURETIÈRE & SCARRON].
Recueil de pièces burlesques, 1648-1656:
- ASSOUCY (Charles Coypeau d'). Le Ravissement de Proserpine. Poeme burlesque.
Enrichy de toutes ses figures. Paris: Pierre David et Edme Pepingui, 1653.
- ASSOUCY (Charles Coypeau d'). Le Jugement de Paris en vers burlesques. Dedié a monseigneur de Lionne. Paris: Toussaint Quinet, 1648.
- [FURETIÈRE (Nicolas)]. Le Voyage de Mercure. Satyre. Divisé en cinq livres. Paris:
Louis Chamhourdy, 1653.
- SCARRON. Leandre et Hero. Ode burlesque. Dediée. A Monsigneur Foucquet, procureur general, sur-intendant des Finances, & ministre d'Estat. Paris: Antoine de
Sommaville, 1656.
4 ouvrages en un volume in-4, 223 x 160: (8 ff.), 112 pp.: (14) ff., 92 pp., (2 ff.): (5 ff.), 125 pp., (1 f.): (2) ff., 68 pp. - Maroquin lavallière, double encadrement de filets et roulette dorés avec fleurons dans les angles et armes dorées au centre sur les plats, dos à nerfs orné (reliure de l' époque).
Précieux recueil de pièces burlesques du milieu du XVIIe siècle par les maîtres du genre.
L'illustration comprend 3 gravures à pleine page pour Le Ravissement de Proserpine, mais pas le portrait «très rare» selon Tchemerzine: 1 frontispice et 1 gravure à pleine page pour
Le Jugement de Pâris.
Les deux figures de Léandre et Héro font défaut.
Poète et musicien errant, suspect à toutes les autorités en raison de ses opinions et plus encore de ses moeurs, Charles Coypeau d'Assoucy fut, selon le mot de Henri Coulet, «un authentique avatar du picaro». Surnommé «l'empereur du burlesque», Assoucy joue en virtuose du contraste entre la condition des personnages - héros et dieux de l'Antiquité - et le langage volontiers trivial qu'il leur prête. Il demeura fidèle à un genre qui fit sa renommée, ignorant le mépris que Boileau lui témoigna dans son Art poétique.
Le futur et savant lexicographe Nicolas Furetière débuta par la satire: Mercure envoyé par les dieux sur Terre rapporte ce qu'il a vu et ceux qu'il a rencontrés, ridiculisant vaniteux et personnalités en vue.
Léandre et Héro conte l'histoire de deux amants malheureux, condamnés à s'aimer en secret.
Exemplaire en reliure décorée de l'époque, vraisemblablement hollandaise, frappée d'armoiries non identifiées.
Reliure restaurée: éraflures sur les plats. Plusieurs cahiers brunis: quelques manques dans les marges. Le dernier ouvrage est plus court de marges. Les gravures ont été coupées par le relieur.
Provenance: L.-A. Barbet, avec cachet répété à plusieurs pages (cat. II, 1932, n° 483). -
Professeur Millot, avec ex-libris (cat. 1975, n° 67). - Pierre Michel, avec ex-libris.

[ASSOUCY, FURETIÈRE & SCARRON]. Recueil de pièces burlesques, 1648 1656: ASSOUCY (Charles Coypeau d'). Le Ravissement de…
Estimation - 1 000 - 1 500 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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19 févr. 2019

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N° 12
[CATHERINE DE MÉDICIS].
Discours merveilleux de la vie, actions & deportemens de Catherine de Medicis Royne mere. Auquel sont recitez les moyens qu'elle a tenu pour usurper le gouvernement du royaume de France, & ruiner l'estat d'iceluy.
S.l., 1575. — In-8, 160 x 100: 95 pp. Maroquin brun, double encadrement de deux filets à froid, fleuron doré et azuré aux angles, et fer ovale doré composé d'entrelacs, de motifs azurés et du mot Paulatim au centre sur les plats, dos à nerfs orné, dentelle dorée intérieure, tranches dorées (Capé).
Édition très rare, parue la même année que l'originale, imprimée en petits caractères, de ce célèbre et très violent pamphlet politique huguenot dirigé contre Catherine de Médicis.
Publié de façon anonyme, il fut tour à tour attribué à Henri Estienne, Théodore de Bèze,
Jean de Serre, Pierre Pithou ou encore Innocent Gentillet. Il ne serait en réalité d'aucun de ces auteurs.
«Se bornant au côté tragique de l'histoire, l'écrivain n'insiste sur aucun détail graveleux: il ne parle pas même de la visite de Catherine au cadavre de Soubise, le lendemain de la Saint-
Barthélemi. Le Discours merveilleux lancé dans le public entre la mort de Charles IX et le retour d'Henri III à Paris était un premier acte du parti des politiques, qui réunissait contre la reine et
Henri III les nobles catholiques et protestants autour du duc d'Alençon, encore prisonnier de
Catherine, ainsi que le roi de Navarre. Le but de ce pamphlet est de montrer Catherine visant tout le long de sa vie à anéantir la noblesse française, et la Saint-Barthélémi elle-même n'ayant pas d'autre portée. L'auteur ménage avec une intention marquée les gentilshommes catholiques qu'on a vus les plus animés contre les huguenots: il lave même les Guises du complot de la
Saint-Barthélemi pour en charger uniquement Catherine, représentée comme le patient et ambitieux assassin de la noblesse de France» (Sayous, Études littéraires sur les écrivains français de la Réformation, 1854, II, pp. 108-109).
L'importance et la notoriété de cet écrit était tels qu'on le réimprima à de nombreuses reprises jusqu'au XVIIe siècle: il fut même traduit en latin, allemand, hollandais et anglais.
Très bel exemplaire en reliure de Capé.
Quelques frottements d'usage aux coiffes, aux charnières et aux coins.

[CATHERINE DE MÉDICIS]. Discours merveilleux de la vie, actions & deportemens de Catherine de Medicis Royne mere. Auquel…
Estimation - 1 000 - 1 500 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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19 févr. 2019

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19 févr. 2019

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N° 14
[CONTES DE FÉ ES] - [AUNEUIL (Louise de Bossigny, comtesse d')].
Recueil de pièces.
Paris: Pierre Ribou, 1702-1704. — 12 ouvrages en 1 volume in-12, 149 x 89. Veau blond, double fi let doré en encadrement et armes dorées au centre sur les plats, dos à nerfs richement orné de fl eurons et piè ces d'armes alterné es dorées, roulette dorée intérieure, tranches rouges (reliure de l' époque).
Précieux et rare recueil de 12 pièces, la plupart par la comtesse d'Auneuil, constitué pour la comtesse de Verrue.
La pièce de titre rend compte, avec humour, du contenu du recueil: «Beaucoup d'histoi[res]».
Il comprend des nouvelles et deux livres de proverbes, tous en édition originale.
Auteur de contes de fées publiés entre 1702 et 1710, la comtesse d'Auneuil animait en véritable précieuse un salon ouvert à tous les beaux esprits.
Le recueil comprend:
- [AUNEUIL]. Nouvelles diverses du temps. La Princesse des pretintailles. Mois de septembre 1702. 1702. 43 pp.
- [AUNEUIL]. Le Galant nouvelliste. 1703. 58 pp. [Attribué aussi à Mlle Gomez de Vasconcelle].
[Annonce à la fi n: «on donnera tous les mois un livre dans le même goût, si celui-ci plaist au public.»]
- [AUNEUIL]. L'Inconstance punie. Nouvelles du temps. Mois de novembre 1702. 1702. 48 pp.
- [AUNEUIL]. Les Colinettes nouvelles du tems. Mois de mars 1703. 1703. 52 pp.
- Abbé FAYDIT ?. Le Poete courtisan ou les Intrigues d'Horace à la cour d'Auguste. 1704. (1) f., 38 pp. la dernière non chiffrée.
- [AUNEUIL]. L'Origine du lansquenet, nouvelles du tems. Mois d'avril 1703. 1703. 48 pp.
- Suite de la lecture ambulante, ou les Amusemens de la campagne. Mois de juillet. Le Nouvel
Art d'aimer. Histoire galante. 1702. 36 pp.
- CHARMES [J.-A. de]. Dialogues des animaux. 1703. 34 pp., (1) f. blanc.
- CHARMES [J.-A. de]. Suite des dialogues des animaux. 1703. 30 pp., la dernière non chiffrée.
- Continuation des proverbes choisis, prose & vers. Seconde partie. 1703. 36 pp. la dernière non chiffrée.
- Continuation des proverbes choisis, prose & vers. Troisième partie. 1703. 36 pp.
- [AUNEUIL ?]. Zatide, histoire arabe. Par Mr. L. N. 1703. 38 pp. [attribué à la comtesse d'Auneuil mais aussi à Eustache Lenoble, ce que semble indiquer les initiales du titre.]
Charnière du premier plat fendue mais solide, celle du second plat n'est que très légèrement fendillée.
Rousseurs éparses.
Provenance: Jeanne d'Albert de Luynes, comtesse de Verrue, avec ses armes et pièces d'armes.
- Pierre Louÿs, avec note autographe à l'encre violette montée en tête (cat. 1918, n° 432, et cat.
1930, n° 464).

[CONTES DE FÉ ES] [AUNEUIL (Louise de Bossigny, comtesse d')]. Recueil de pièces. Paris: Pierre Ribou, 1702 1704. — 12 o…
Estimation - 1 500 - 2 000 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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19 févr. 2019

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N° 15
[CONTES DE FÉES].
Le Cabinet des fées. Contenant tous leurs ouvrages en huit volumes. Par Madame de M**.
Amsterdam: Marc-Michel Rey, 1754-1761-1752. — 12 tomes en 8 volumes in-12, 132 x 79: (8 ff.), 279 pp., 6 planches: (2 ff.), 260 pp., 6 planches: frontispice, (2 ff.), 412 pp., 10 planches ; (2 ff.), 426 pp., 6 planches: frontispice, 222, 230 pp.: frontispice, 229, 216 pp.: frontispice, (2 ff.), 204 pp., (2 ff.), 212 pp.: frontispice, 259 pp., 4 planches, 213 pp. Demiveau fauve, dos lisse orné (reliure de l' époque)
Rare édition de ce florilège de 79 contes de fées.
Elle précède de 30 ans la grande et célèbre compilation du chevalier de Mayer portant le même nom. La collection comprend les contes de Mmes d'Aulnoy, La Force, d'Auneuil et de Mailly.
Le premier Cabinet des fées a paru à Amsterdam en 1717 en six volumes: le titre a été repris, avec modifications, en 1731 puis en 1754.
L'édition est annoncée sur le titre en huit volumes: 4 d'entre eux sont en deux parties à paginations séparées. La seconde partie du dernier volume porte un titre différent, daté de 1752: La Tirannie [sic] des fées.
Charmante illustration gravée en taille douce: elle comprend 37 figures hors texte et 23 vignettes par Simon Fokke.
Iconographie narrative perpétuant une vision folklorique du genre, elle marquera «de manière déterminante la production ultérieure, y compris en Angleterre, alors que les planches produites pour le Cabinet de Rey ne seront plus utilisées» (Anne Defrance, Le Conte de fées en images).
La collection est conservée en modestes reliures de l' époque, usagées.
Provenance: Paul Éluard, avec ex-libris dessiné par Max Ernst.

[CONTES DE FÉES]. Le Cabinet des fées. Contenant tous leurs ouvrages en huit volumes. Par Madame de M**. Amsterdam: Marc…
Estimation - 600 - 800 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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19 févr. 2019

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N° 33
[INCUNABLE].
Ars morie(n)di ex varijs scrupturaru(m) sententijs collectaru(m) figuris ad resistendu(m) in mortis agone dyabolice sugestioni vale(n)s cuilibet christifideli. utilis ac multum necessaria.
[Leipzig: Konrad Kachelofen, vers 1495-1498]. — In-4, 200 x 139: (14 ff.) [sig. A6 B-C4].
Maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, double filet doré intérieur, tranches dorées (H. Fikentscher, Leipzig 1921).
Proctor, 2924. - BMC, III, 633.
TRÈS RARE ÉDITION INCUNABLE DE L'ARS MORIENDI.
Véritable succès de la littérature de dévotion du Moyen Age, l'Ars moriendi (Art de bien mourir), a été largement diffusé sous forme manuscrite avant d'être imprimé à de nombreuses reprises aux XVe et XVIe siècles. Il doit beaucoup son succès aux extraordinaires illustrations dont il est orné.
C'est en Allemagne que l'Ars moriendi vit le jour, d'abord dans une version longue en 1415, intitulée Tractatus artis bene moriendi, commandée à un moine dominicain resté anonyme, vraisemblablement lors du concile de Constance, puis aux Pays-Bas dans une version abrégée en 1450. Dans le second chapitre du texte primitif sont décrites cinq tentations assaillant l'homme face à la mort en lui montrant également les moyens d'y résister. La version de 1450 constitue essentiellement l'adaptation de ce second chapitre.
C'est vraisemblablement dans le milieu des épigones de Rogier der Weyden qu'un prototype
- aujourd'hui perdu - de l'illustration pour cet ouvrage est né. Il servit de modèle au Maître
E.S. (vers 1420-vers 1468) et aux éditeurs des éditions tabellaires. Une de ces séries de gravures a servi de référence aux graveurs ayant travaillé pour les éditeurs de Leipzig dans les années 1490, notamment Konrad Kachelofen qui donna 8 éditions du livre, à savoir 5 en latin et 3 en allemand, toutes non datées et devenues aujourd'hui d'une grande rareté. La particularité de ces éditions est que celles en latin, comme la nôtre, sont illustrées de 14 gravures à pleine page, alors que les éditions en allemand n'en comptent que 13.
L'exemplaire que nous proposons ici fait partie de l'une des 5 éditions latines donnée par
Kachelofen à la fin du XVe siècle, proposant la version courte du texte. Elle est imprimée en caractères gothiques sur une colonne, et comprend entre 25 et 32 lignes de texte. Elle est ornée des 14 gravures requises, représentant respectivement la confession, non retenue dans les éditions en allemand, le mourant recevant le saint viatique, les 11 figures évoquant les 5 tentations diaboliques, les 5 inspirations angéliques et la bonne mort, et Saint Michel pesant les âmes. Onze de ces bois ont été gravés d'après le Maître E.S., les trois autres sont de sources anonymes.
Bel exemplaire en reliure signée du début du XXe siècle, très bien conservé malgré le dos passé, de petites mouillures claires dans la marge supérieure et quelques salissures marginales.
Provenance: Gerhard Güttler, à Reichenstein (Silésie) et Berlin, avec sa marque de collection sur le feuillet de garde en regard du titre.

[INCUNABLE]. Ars morie(n)di ex varijs scrupturaru(m) sententijs collectaru(m) figuris ad resistendu(m) in mortis agone d…
Estimation - 20 000 - 30 000 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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19 févr. 2019

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N° 40
[MANUSCRIT].
Livre de prières d'Andrée de Vivonne, duchesse de La Rochefoucauld.
S.l., vers 1660. - Manuscrit petit in-12, 104 x 72: (8 ff. blancs), 1 planche d'armoiries sur peau de vélin, 1 encadrement ornemental peint sur peau de vélin, 49 pp. de prières, (154 ff.
blancs), 10 peintures sur peau de vélin. Galuchat noir, double encadrement d'un triple filet doré avec hermines dorées aux angles et au centre sur les plats, dos lisse encadré d'un triple filet doré avec hermine dorée au centre, doublures de maroquin gris-vert entièrement décorées d'une dorure au pointillé avec un motif central quadrilobé enfermant une hermine dorée, doubles gardes de papier teint en rouge, tranches peintes, dorées et ciselées, fermoir en or en forme d'hermine ornée d'une peinture sur émail représentant Marie Madeleine au pied de la croix avec prière gravée au verso (reliure de l' époque).
Exceptionnel manuscrit enluminé: exécuté pour la duchesse de La Rochefoucauld, il est orné de 12 peintures à pleine page sur peau de vélin et conservé dans sa première reliure en galuchat, doublée de maroquin décoré, avec un fermoir en or émaillé.
Fille unique d'André de Vivonne, grand fauconnier de France et capitaine des gardes du corps de Marie de Médicis, Andrée de Vivonne, dame de La Châtaigneraie (1614-1670), a épousé en 1628 François VI, duc de La Rochefoucauld (1613-1680), mémorialiste et futur auteur des
Maximes (1664). Assez jolie, s'il faut en croire ses portraits, elle donna huit enfants à son mari: toujours discrète et dévouée auprès de celui qui a écrit: «Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux.»
Les armoiries d'Andrée de Vivonne, d'hermines au chef de gueules, sont peintes en tête du manuscrit. (Quentin-Bauchart, Les Femmes bibliophiles, II, p. 406, ne décrit qu'un seul volume lui ayant appartenu, un manuscrit de Jarry actuellement à la Bibliothèque nationale de France.)
Les douze peintures à pleine page, d'une qualité remarquable, sont attribuables à Louis du
Guernier ou Jean Petitot, deux peintres qui ont travaillé dans l'atelier de Nicolas Jarry.
Elles ont pour sujet:
- armoiries d'Andrée de Vivonne
- encadrement ornemental de forme ovale composé de têtes d'angelots ailés, fleurs et rinceaux
- sainte Agnès
- Madeleine pénitente
- L'enfant Jésus portant les instruments de la Passion - saint François
- sainte Catherine
- sainte Geneviève
- saint Jean-Baptiste
- sainte Marthe
- saint André
- sainte Cécile
Les peintures, extrêmement fines, usant de coloris aux tons très vifs, parfois rehaussées d'or, rappellent la manière des peintres sur émail. La présence d'une peinture émaillée sur le fermoir renforce l'hypothèse d'une attribution à Jean Petitot ou Louis Du Guernier qui furent tous deux peintres sur émail.
Jean Petitot (1607-1691) fut, comme Louis Du Guernier (1614-1659), apprenti joaillier et orfèvre chez Pierre Bordier, orfèvre et émailleur. Il eut ensuite pour collaborateur Jacques
Bordier, cousin de Pierre, et, ensemble, ils firent les portraits des plus éminents personnages de la Cour de Louis XIV. Plusieurs de ses émaux sont conservés au Louvre, à Amsterdam, à
Chantilly, etc.
Les prières manuscrites (49 pages numérotées) sont copiées sur papier d'une main sans apprêt, soulignant l'usage privé de ce livre de dévotion. On peut donc légitimement supposer que le choix des saints représentés dans les enluminures - le Propre des saints selon la terminologie liturgique - renvoie à un usage familial. Ainsi, François est-il le prénom du mari d'Andrée de
Vivonne, André celui de son père et Jean-Baptiste celui d'un de ses fils.
Le manuscrit compte ensuite 154 feuillets laissés en blanc et destinés à recevoir les prières qui, sans doute faute de temps, n'ont pas été inscrites.
La reliure de l'époque en galuchat, simplement décorée à l'extérieur de filets et pièces d'armes, est dotée de très riches doublures entièrement recouvertes d'un décor à répétition doré à petits fers avec, au centre, un motif quadrilobé enfermant une hermine dorée. Les tranches ont été ciselées, peintes d'un décor de fleurs au naturel, puis dorées.
Enfin, la reliure se recommande par la présence d'un fermoir en or en forme d'hermine, pièce d'armes de la famille de Vivonne: il est orné sur le recto d'une peinture sur émail représentant la Crucifixion avec Marie Madeleine agenouillée au pied de la Croix.
Le fermoir rend la reliure extraordinaire, sinon unique.
Commentant l'acquisition par la Bibliothèque nationale d'une reliure émaillée de la fin du
XVIIe siècle, Madeleine Marcheux, conservateur du Musée de Limoges, remarquait: «Dès le
XIIIe siècle, c'est-à-dire dès l'apparition des émaux champlevés, les reliures émaillées avaient été complètement abandonnées [...]. Le seul rappel, indirect, des reliures anciennes, semble être une paire de fermoirs de livres, sans doute du XVIIe siècle, composés chacun de trois plaques en grisaille, avec le Christ et deux évangélistes, qui figura à la vente Decloux sous le n° 31» (Bulletin de la Bibliothèque Nationale, mars 1977, p. 5).
Par la qualité de son illustration, sa provenance et sa reliure doublée et dotée d'un fermoir émaillé, ce manuscrit est un des témoignages les plus précieux du Grand siècle français.
Charnière du premier plat légèrement craquelée.

[MANUSCRIT]. Livre de prières d'Andrée de Vivonne, duchesse de La Rochefoucauld. S.L., vers 1660. Manuscrit petit in 12,…
Estimation - 30 000 - 40 000 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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19 févr. 2019

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N° 44
NUGÆ VENALES, sive Thesaurus ridendi & jocandi ad gravissimos severissimosque viros, patres melancholicorum conscriptos.
S.l., 1720. — In-12, 135 x 78: frontispice, (2 ff.), 328 pp., 3 planches. Veau blond, triple filet doré en encadrement et fleuron doré aux angles sur les plats, dos lisse orné, roulette dorée intérieure, tranches dorées (reliure du début du XIXe siècle).
Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour et livres facétieux, III, 428: «Une des éditions les plus complètes.» - Cohen, 760, pour la réimpression de 1741.
Fameux recueil d'anecdotes et de «bagatelles» facétieuses du XVIe siècle. Il fut réimprimé plusieurs fois jusqu'au XVIIIe siècle.
Il renferme le tautogramme de 253 vers hexamètres Pugna porcorum par le moine dominicain
Léo Le Plaisant.
Cette «guerre des porcs» dont chaque mot commence avec la lettre p, est longuement décrite par Peignot dans ses Amusemens philologiques (1824): «La bizarrerie et la difficulté des petits poëmes de ce genre les rend curieux.»
Elle est ici suivie par la «bataille du chien et du chat» (Canum cum catis certamen), rédigée sur le même principe.
Amusante illustration gravée sur cuivre, composée d'un frontispice figurant un marchand ambulant et de 3 planches.
Très bel exemplaire en veau blond du début du XIXe siècle.
Quelques frottements d'usage et 2 coins émoussés.

NUGÆ VENALES, sive Thesaurus ridendi & jocandi ad gravissimos severissimosque viros, patres melancholicorum conscriptos.…
Estimation - 400 - 500 €
Pierre Bergé & Associés - Paris, France
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