“Quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor ”, écrit Daniel Pennac.

Pour transformer son intérieur, les ventes aux enchères d’Arts décoratifs proposent des objets usuels finement ornementés en bronze, bois, céramique, verre, métal, nacre, écaille, ivoire, textile, etc.

Les ventes online d’Arts décoratifs rassemblent des objets de décoration produits par des artisans d’art bronziers, ébénistes, céramistes, verriers, orfèvres et tapissiers : des cadres anciens et modernes, des coffrets et des boîtes, des miroirs, des vases, des objets de vitrine, des tapis et des tapisseries.

L’ornement triomphe dans ces miroirs en bois sculpté et doré dans ces vases en verre d’Emile Gallé et de Daum et dans les textiles imprimés de William Morris.
Art Nouveau, Art Déco, Arts and Crafts conjuguent le beau et l’utile dans ces ventes aux enchères d’Arts décoratifs, jusqu’au design contemporain.

Le saviez vous ? L’un des ancêtres du coffret à bijoux n’est autre que la châsse, grand coffret en pierre, en bois ou en métal richement orné, qui renferme la dépouille ou les reliques d'un saint.

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N° 130
Exceptionnel coffret à estampe de forme rectangulaire, âme en bois recouverte de cuir et bandes de fer, couvercle bombé à huit frettes, serrure à moraillon à palustre repercée et contreforts travaillés, passants latéraux, intérieur doublé d'une toile rouge avec sous le couvercle sa xylogravure colorée.
Coffret fin XV° siècle
D. : 16,8 × 21,6 × 32,2 cm.
(Très bon état de conservation : quelques petits manques au cuir et au bois gravé).
Exemplaire comparable dans la collection Marie Thérèse et André Jeammes (vente Drouot Pierre Bergé et Associés 7 novembre 2007 Lot 20).

Saint Jérôme pénitent.
Xylographie coloriée au patron en rouge, ocre, jaune, vert et bleu et collée au revers du couvercle. Le saint découvre sa poitrine et tient à la main une pierre avec laquelle il fait pénitence. Au pied de l'image est imprimée la légende que l'on peut traduire de la façon suivante : " Dieu éternel et tout puissant qui par le glorieux Jérôme, ton serviteur bien aimé, marteau des hérétiques a voulu mettre en pleine lumière les saints mystères et qui à lui (Jérôme) comme consolation et considération... ".
La présente estampe peut-être rapprochée d'une autre assez semblable conservée à Hambourg attribuable au " Maître des très petites heures d'Anne de Bretagne " : Saint Jérôme en pénitent SCHREIBER 1531 TIBt.165 P206, 1531.
Paris, fin du XVe siècle.
D. du sujet : 23,6 x 16 cm.

Environ cent trente pièces de ce type sont connues, dont seize conservées à la Bibliothèque nationale de France, qui est l'ensemble le plus important au monde ; huit autres sont conservés au Musée de Cluny et à l'école Nationale des Beaux-arts (donation Masson).
Deux types de coffrets à estampe sont aujourd'hui connus selon la forme de leur couvercle, certains coffrets présentent des couvercles bombés tandis que d'autres, plats, dissimulent une logette sous leurs ferronneries.
Les coffrets sont ornés de xylographies coloriées au pochoir présentant dans la grande majorité des cas une iconographie religieuse : vie du Christ, Vierge à l'enfant, saints... Dans de très rare cas une iconographie profane peut être utilisée comme celui conservé à la BnF représentant un portrait d'Hercule.
Mais alors quelle est leur fonction ? Retables portatifs, boîtes pour messager, coffrets de pèlerinage, les hypothèses sur son usage sont très nombreuses. Longtemps, les coffrets à estampes ont été désignés sous le nom de coffrets de messager en pensant que l'image collée au revers du couvercle protégeait le porteur du message lors de son voyage. Par la fragilité et la taille du coffret à estampe cette hypothèse est considérée comme obsolète. Aujourd'hui les historiens de l'art pensent plutôt à un usage domestique.
Une première théorie se base sur les dimensions des coffrets à estampes. De taille à peu près similaire à celle des livres, ils peuvent servir à transporter, à ranger ou à protéger les ouvrages. Le volet droit du retable dit d'Aix attribué à Barthélémy d'Eyck, conservé au Musée royal d'art ancien à Bruxelles accrédite en partie cette thèse. Montrant le prophète Jérémy lisant dans une alcôve sous une étagère chargée de livres, on distingue parmi eux une boîte se rapprochant des coffrets à estampe à couvercle plat, probablement destiné à contenir un ouvrage. Les sujets religieux des xylogravures ornant l'intérieur du couvercle peut accréditer cette première théorie. L'iconographie et le style très proche des images illustrant les livres imprimés contemporains et les citations gravées qui les accompagnent sont tirés des livres d'heures à l'usage de Rome. Or le livre le plus souvent possédé dans la sphère privée est alors le Livre d'heures. En cela l'estampe semble faire le lien entre le contenant et le contenu.
La deuxième théorie coïncide avec le développement de nouvelles pratiques religieuses, plus intimes et individuelles, la devotio moderna. Le fidèle est invité à méditer sur les souffrances du Christ, et donc à prier seul, ce qui engendre le besoin d'images et d'objets. Ainsi les coffrets à estampe appartenaient probablement à ces objets de dévotion, ils revêtent en outre la fonction de retable privé.

Source et bibliographie :
Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE EA-5 (B)-OBJET.
Michel Huynh et Séverine Lepape, " De la rencontre d'une image et d'une boîte : les coffrets à estampe ", La Revue des musées de France, no 4, 2011, p. 37-50.
Séverine Lepape et Michel Huynh, " De nouveaux témoignages iconographiques des coffrets à estampes ", Nouvelles de l'estampe, no 256, automne 2016, p. 4-19.

Exceptionnel coffret à estampe de forme rectangulaire, âme en bois recouverte de cuir et bandes de f…
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