Bois, terre cuite, plâtre, pierre, ivoire, marbre, métal, bronze : les ventes aux enchères de Sculptures, marbres et bronzes conjuguent l’art et la matière. Ces ventes online font la part belle à la sculpture classique, des statuettes en bronze de la Renaissance italienne aux portraits en marbre blanc de Jean-Antoine Houdon en passant par les bustes en terre cuite d’Augustin Pajou.

Des Vierges à l’enfant aux sculptures animalières d’Antoine-Louis Barye, Rembrandt Bugatti et François Pompon, impossible de rester de marbre devant une telle profusion de sculptures en bois, de têtes en plâtre, de bustes en pierre et de fontes anciennes à la cire perdue.

Les sculpteurs modernes et contemporains font aussi les délices des initiés dans ces ventes online Sculptures, marbres et bronzes qui rassemblent Auguste Rodin, Camille Claudel, Aristide Maillol, Alexander Calder, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, Arman, César, ainsi que la star des ventes aux enchères Alberto Giacometti.

Le saviez vous ? Cent ans après la mort d’Auguste Rodin, une épreuve en bronze patiné de l’Eternel Printemps signée par ce génie de la sculpture s’est envolée près de deux millions d’euros à Drouot !

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N° 182
Attribuée à Lucas Faydherbe (1617-1697), Vierge à l’enfant et saint Jean-Baptiste, vers, 1670, terre cuite, h 33 × L 43 × P 12 cm, , De belles dimensions, cette terre cuite aux détails précis est caractéristique de l’art flamand, tant par son, style que par son iconographie. Elle est un modèle destiné à être présenté à un commanditaire et constitue un précieux témoignage de l’inspiration de l’artiste. La collection Van Herck du Musée Royal d’Anvers réunit une, série d’avant-projets similaires, tous réalisés en Flandres aux XVIIe et XVIIIe siècles., Ainsi, la représentation de la Vierge à l’Enfant régnant sur la Terre et triomphant du Mal est typique des, Flandres et de la Réforme ; cette iconographie fut étudiée vers 1675 par Lucas Faydherbe pour un marbre destiné à l’église saint Martin de Modave. Notre sculpture présente également un modelé semblable à celui d’une, Vierge à l’Enfant en terre cuite de Lucas Faydherbe conservée au British Museum de Londres et préparatoire, à un marbre conservé au Rockoxhuis Museum à Anvers. L’Enfant de la terre cuite londonienne est identique, à notre petit saint Jean-Baptiste : même attitude de profi aux bras tendus, même corps potelé coiff d’une, longue chevelure ondulée, même visage au nez droit et au menton pointu. Dans les deux terres cuites, les, mains de la Vierge sont fies, avec de longs doigts légèrement écartés dans une gestuelle gracieuse, son, décolleté profond est couvert d’un drapé plissé, des cabochons ferment sa robe., De même, la cohérence de la composition, l’alternance entre un manteau ample et un vêtement fiement, plissé, le naturalisme des attitudes sont caractéristiques de l’art de Lucas Faydherbe et se retrouvent tant, dans notre terre cuite que dans la Vierge couronnant l’Autel principal de l’église Notre Dame du Val des Lys, à Malines, réalisé entre 1663 et 1672 ou dans celle de la Rencontre de la Vierge, de l’Enfant et de saint Ignace, sculpté par Faydherbe vers 1675 pour la cathédrale de Malines. Enfi, dans notre terre cuite, l’artiste insiste, sur le lien qui unit la mère à son enfant. Il lui touche le visage, gestuelle caractéristique de Lucas Fayhderbe,, comme le démontre notamment sa Mater Dolorosa réalisée vers 1644 pour la cathédrale de Malines., Bibliographie : H. De Nijn, H. Vlieghe et H. Devischer, Lucas Faydherbe. Mechels Beeldhouwer & Architect. 1617-, 1697, cat. expo. (Malines, Stedelijk Museum Hof, 13 sept.16 nov. 1997), Malines, 1997, cat. 42, 46 et 47, 55 et 56.

Attribuée à Lucas Faydherbe (1617 1697), Vierge à l’enfant et saint Jean Baptiste, vers, 1670, terre cuite, h 33 × L 43 …
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N° 96
JEAN-BAPTISTE DEFERNEX (1729-1783)
Diane et Cupidon.
Sujet en terre cuite. Signé et daté 1771.
H. 44,5 cm, L. 20 cm, P. 13 cm

Provenance :
- Collection Loppin de Montmort, Dijon
- Collection Dr R. Jungbauer, Straubing (Bavaria)
- Collection particulière Rambrouch, Luxembourg.

Sculpteur de figures, bustes, portraits. D’entre le peu de renseignements biographiques sur cet artiste, on sait qu’il vécu à Paris et qu’il était membre de l’Académie de Saint-Luc, reçu en 1760, où il devint adjoint à professeur en 1763. Defernex semble avoir été un esprit indépendant, concentré dans l’exercice de son art et ayant vécu hors coterie. Sculpteur du duc d’Orléans, il ne figura cependant pas parmi les membres de l’Académie Royale. Il se présenta au Salon en 1774 avec plusieurs bustes, entre autres celui en marbre de M. de Sartine, lieutenant général de police. Defernex figura d’autre part à l’Exposition de l’Académie de Saint-Luc, en 1776, avec des œuvres importantes, comme le buste en plâtre, en grandeur naturelle, du Prince Repin, ambassadeur de Russie à la cour d’Espagne. On doit encore à ce sculpteur les deux groupes d’enfants soutenant les lanternes qui éclairaient le grand escalier du Palais-Royal, ainsi que les deux trophées en pierre qui décoraient l’attique des portiques de la première cour de ce palais.

Sa technique est celle des grands sculpteurs de l’époque, des Houdon, Pajou, Lemoine. Il recourt à la terre cuite, comme le font Clodion et Houdon. Il n’aurait pas trouvé d’autre mode d’expression pour extérioriser, en la traduisant de façon durable, l’impression fugitive qui était la caractéristique même de sa manière de sentir et d’appréhender le réel. La terre cuite, dans sa matité, conserve à jamais l’impression première, elle perpétue le sentiment même du modeleur, avec la nervosité de son coup de pouce, la fugacité de son intuition. Ses bustes de femmes sans draperie, échappent par là à la marque de l’époque. La manière est simple, excluant la recherche d’effets compliqués : tout l’art est dans l’expression des visages, le mouvement des yeux, des bouches.

Enfin, il n’est pas sans intérêt de remarquer que ce sculpteur, dont l’oeuvre accuse une recherche des valeurs qui l’apparente au peintre, a également trouvé l’emploi de sa manière essentiellement réaliste dans l’exécution de petits sujets de genre, à la Chardin, tels que La Mangeuse d’oeufs, L’écailleuse d’huitres, Le Bénédicité, qui représentent un autre aspect de son talent.

Diane (en grec Artémis), l’une des douze divinités de l’Olympe. L’aspect sous lequel on la connaît bien, celui de la vierge chasseresse des Grecs, personnification austère et sportive de la chasteté, n’est qu’une facette de cette déesse aux visages multiples. C’était à l’origine une divinité préhellène de la terre, dont l’une de ses fonctions était de protéger, non de détruire, la vie sauvage. On l’identifia pour finir à la déesse de la lune, Luna (Séléné), dont la chasteté n’était pas un trait caractéristique. Les Romains l’adoraient sous la forme triple : Luna (le ciel), Diane (la terre), Hécate (le monde souterrain). Le mythe en faisait la fille de Jupiter et de Latone (Léto), et la soeur jumelle d’Apollon. Figurée en tant que chasseresse, elle apparaît grande et mince, vêtue d’une courte tunique et les cheveux attachés en arrière. Elle est dotée d’un arc et d’un carquois, ou d’une javeline ; un chien ou un cerf l’accompagne. Depuis l’Antiquité, son char est attelé de cerfs. En tant que déesse de la Lune, elle a pour attribut, sur le front, un croissant de lune ; elle conduit un char tiré par des chevaux ou par des nymphes. Personnifiant la chasteté, elle porte parfois un bouclier pour se protéger des flèches de l’Amour. La Chasteté peut être assistée de Minerve, déesse de la Sagesse.

Diana and Cupid, terra-cotta, signed and dated 1771. H. 18 in, L. 8 in, P. 5 in.

JEAN BAPTISTE DEFERNEX (1729 1783) Diane et Cupidon. Sujet en terre cuite. Signé et daté 1771. H. 44,5 cm, L. 20 cm, …
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N° 100
FRANÇOIS-JOSEPH JANSSENS (BRUXELLES, 1744 – 1816)
Saint Jean et la Vierge
Deux sculptures en terres cuites.
Ca. 1770/1775.
H. 48 cm, L. 17 cm, P. 10 cm

Etudes préparatoires de deux sculptures commandées pour une chapelle Rue de la Madeleine à Bruxelles.

Élève de Verschaffelt à l'Académie de Bruxelles, il devint son assistant et le suivit dans
Mannheim en 1763. En 1764, il est signalé à Berne et ensuite à Florence. Il reste en Toscane un an avant de se rendre à Rome en 1766 ou y réalisa des sculptures d'après l'Antiquité
pour un certain seigneur Biouthe dont aucune n'a été retrouvé. Au cours de ses trois années romaines, il sculpte un Apollon qui se trouve maintenant au parc royal à Bruxelles. De retour à Bruxelles en 1769, il accède à la maitrise et contribue à la décoration de nombreux édifices religieux, influencés par la tradition flamande du XVIIème siècle.
Il sculpte un David pour l'église royale St-Jacques-sur-Coudenberg à Bruxelles. En 1780 il intervient en qualité d'expert pour l'évaluation de la collection de Charles de Lorraine. C'est à cette époque qu'il se lie également d'amitié avec le le sculpteur Charles-François van Poucke. Tous deux ont adhéré au style néoclassique. En 1784, il est participant à la réalisation du mausolée de l'évêque van Eersel à la cathédrale Saint Bavon de Gand. Connu pour ses sculptures religieuses du baroque tardif et ses œuvres profanes néoclassiques, une partie de son oeuvre sculpté est conservée au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles.

Saint Jean and the Virgin. Two terra-cotta sculptures, Ca. 1770/1775. H. 19 in, L. 7 in, P. 4 in.

FRANÇOIS JOSEPH JANSSENS (BRUXELLES, 1744 – 1816) Saint Jean et la Vierge Deux sculptures en terres cuites. Ca. 1770/…
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