Au top ten des enchères, les arts premiers ne sont pas les derniers. Qu’on les appelle « arts primitifs » ou « arts tribaux », ces trésors d’Arts d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie vendus aux enchères ont fasciné les collectionneurs d’André Breton à Pablo Picasso, de Pierre Vérité à Jacques Kerchache, lequel a contribué à faire entrer au Louvre en 2000 les productions de ces peuples jugés « sans écriture et sans histoire » en préfiguration de l’ouverture du musée du Quai Branly à Paris.

« Les chefs-d’œuvre du monde entier naissent libres et égaux », disait cet amateur au sujet de ces objets magiques venus des quatre coins du globe : d’Afrique (Côte d'ivoire, République du Congo, République démocratique du Congo, Nigeria, Angola, Burkina-Faso, Gabon, Madagascar …), d’Océanie (Papouasie Nouvelle-Guinée, Îles Marquise, Îles Cook, Îles Salomon, Nouvelle-Zélande, Polynésie …) des Amériques (Taïnos des Iles Caraïbes, Inuits du golfe de l’Alaska) et d’Insulinde (Bornéo, Indonésie …).

S’ils ont acquis tardivement le rang d’œuvres d’art, les arts premiers provoquent depuis 2000 le feu (sacré) des enchères online, qu’il s’agisse de masques Dogon, de statues Fang ou de figures de reliquaires Mbulu Ngulu Kota ; de pendentifs Maori ou de sculptures Eskimo

Arts d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie

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N° 56
Masque funéraire
Culture Teotihuacan, haut plateau central du Mexique
Classique, 450-650 après J.-C.
Pierre dure gris anthracite avec une veine blanche parcourant toute la largeur du masque.
H. 14,2 cm - L. 13 cm
Beau visage au crâne rituellement déformé vers l'arrière montrant nez et front dans le même alignement. Les paupières sont soulignées en léger relief avec des yeux de forme ovale supportant autrefois des inclusions de coquillage ou de pierre de couleur. Nez aquilin aux narines dilatées avec présence d'une petite bouche lippue, elle aussi décorée autrefois d'inclusions. Sur les côtés, rubans rectangulaires formant les oreilles, celles-ci percées à jour sur les lobes. Revers plat.
Provenance:
Collection privée, Bruxelles Collection privée, New York
Galerie Mermoz, Paris, 1989
On distingue les masques funéraires de Teotihuacan par leur style sobre et réaliste. Celui-ci est un excellent exemple de ce type de masque provenant d'une collection privée.
A Teotihuacan, le masque était utilisé tantôt dans les encensoirs rituels (masque en céramique), tantôt pour couvrir le visage de quelques sculptures représentatives de certaines divinités, ou bien encore faisait partie du matériel funéraire, dans son voyage dans l'autre monde. On retrouve aussi ce type de masque sur les peintures murales.
Le visage de l'Amérique ancienne a survécu, au-delà des siècles, à travers des masques en pierre. Ce masque date du classique, période d'apogée de Teotihuacan.

Masque funéraire Culture Teotihuacan, haut plateau central du Mexique Classique, 450 650 après J. C.…
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N° 86
Plat tripode à décor zoomorphe peint
Culture Los Tuxtlas, Sud du Veracruz, Mexique
Classique récent, 550-950 après J.-C.
Céramique à engobe beige orangé à décor polychrome, surface légèrement vernissée.
H. 9,8 cm - D. 34,4 cm
Coupe reposant sur trois pieds cylindriques formant grelots (l'un des trois est fracturé). Le fond circulaire est peint d'un animal stylisé debout sur ses quatre pattes (cervidé?), pris dans des motifs de fleurs exotiques. Les flancs sont décorés à l'intérieur d'une série répétitive de six oiseaux stylisés. La tranche extérieure de la coupe est peinte elle aussi d'un motif répétitif formant des triangles dessinés au trait noir. Cassures visibles.
Publication:
Art Précolombien du Mexique, Galeries Lafayette, Paris, du 1er au 26 février 2005, reproduit p. 26.
Le plat est accompagné d'un certificat de Monsieur Hasso von Winning du 29 avril 1990.
Durant la période Classique et le début de la période Postclassique, l'ancienne cité de Matacapan dans les montagnes Tuxtlas au sud du Veracruz fut le principal centre de production de céramiques de la région. Des tessons du style Tuxtlas, comme cette coupe, ont été mis au jour à Matacapan, avec d'autres types de céramiques, ainsi qu'un grand nombre de fours.
Les archéologues considèrent que les céramiques polychromes Tuxtlas étaient des produits de luxe pour l'élite dont la production et la distribution étaient contrôlées par les souverains de Matacapan. Habituellement peint sur un fond blanc ou orangé, le motif central est un animal ou un oiseau. Chauves-souris, rapaces, tatous, cerfs et animaux fantastiques étaient des motifs habituels.

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