A l’ère de la « génération vautrée », il suffit de faire le siège des ventes aux enchères pour se procurer bergères, canapés et banquettes, fauteuils, chaises et tabourets.
« Il y a autant de sièges que de modes de conversations », notait Philippe Jullian en 1961 dans sa petite encyclopédie érudite et pleine d’humour des « Styles ».

Causeuses pour converser à deux, chauffeuses pour bavarder au coin du feu et canapés pour chatter sur internet sont autant d’objets que l’on peut acheter dans les ventes aux enchères de Sièges

A moins que l’on ne préfère acquérir une méridienne pour s’isoler, ou encore une boudeuse, ce siège double du XIXe siècle dans lequel on s’assoit dos à dos…
Sur le divan, le chineur fait sa psychanalyse. Si les sièges selon Philippe Jullian se sont « abaissés pour les galanteries et évasés pour (accueillir) les crinolines » sous le Second Empire, le XXe siècle a célébré des assises iconiques : chaise Harry Bertoia, chaise longue de Charlotte Perriand, fauteuil Charles Eames.
Les addicts du design pourront les dénicher dans ces ventes online de Sièges, tout comme les canapés de Jean Royère, les chaises de Philippe Starck ou les fauteuils des frères Bouroullec… 

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N° 155
Suite de deux fauteuils et deux bergères en bois peint et doré, le dossier plat et cintré à colonnes détachées, sculpté de piastres, rosaces et frises de raies de cœur, reposant sur des pieds fuselés à cannelures ; étiquette ancienne inscrite Mr Reuzé / 4 fauteuils Louis XVI / 2 chaises / 2 bergères / 2 marquises.
Estampilles de Claude Chevigny et Barthélemy-Mammès Rascalon
Époque Louis XVI.
Fauteuils, H : 93 cm, L : 56,5 cm
Bergères, H : 96 cm, L : 59 cm

Provenance :
Vente Versailles, étude Chapelle, Perrin, Fromantin, le 29 novembre 1970, lot 76.
Deux fauteuils similaires mais de plus petite taille, également estampillés de Claude Chevigny et Barthélemy-Mammès Rascalon, ont été vendus à Paris chez Artcurial, le 16 décembre 2003, lot 315.

Une certaine confusion semble encore régner entre Barthélemy-Mammès Rascalon et son frère Antoine Rascalon auquel on attribue la sculpture du célèbre canapé à confidents réalisé pour Mesdames au château de Bellevue et conservé au musée Gulbenkian à Lisbonne (Portugal). Le mémoire publié par Pierre Verlet (Mobilier Royal, Tome IV, p. 145) indique notamment que Rascalon était installé rue de Cléry ; il semble cependant que les deux frères habitaient cette rue. Par ailleurs on ne répertorie pas d’estampille pour Antoine, ce qui paraît logique pour un sculpteur ; à l’inverse de Barthélémy-Mammès qui était également menuisier et estampillait B.M. Rascalon. Or le catalogue de la collection Gulbenkian indique que le canapé de Mesdames est estampillé de Rascalon. Il conviendra de trancher la question de savoir si l’auteur du canapé de Mesdames et de cette suite de sièges n’est pas une seule et même personne et que cette personne se nomme Barthélemy-Mammès Rascalon.

Suite de deux fauteuils et deux bergères en bois peint et doré, le dossier plat et cintré à colonnes détachées, sculpté …
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