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N° 128
CABINET en placage d'ébène, la partie supérieure ouvrant à deux vantaux au revers desquels on retrouve des scènes représentant le sacrifice d'Abraham et la rencontre des trois anges. Ils découvrent un intérieur ouvrant à neuf tiroirs et un portilon architecturés représentant des scènes de l'histoire d'Abraham. Les peintures par Pieter Lisaert vers 1620 telles que: Sur les vantaux : Le sacrifice d'Isaac (à gauche) La rencontre d'Abraham et Melchisedech (à droite) Paire de panneaux 36 X 21 cm Sur les neuf tiroirs de haut en bas : A gauche : - Agar et l'ange au puits - Abraham et deux anges - Sarah présente Agar à Abraham - Abraham et les trois anges ou le lavement des pieds Au milieu : - Agar et Ismaël dans le désert sauvé par un ange - Le sacrifice d'Isaac A droite : - Abraham préparant le sacrifice d'Isaac - Abraham et la visite des trois anges : le repas - Sarah exigeant le bannissement d'Ismaël et Agar - Le renvoi d'Agar et Ismaël PANNEAUX Sur le couvercle : Eliezer et Rébecca au puits (à gauche) Le retour du fils prodigue (à droite) Paire de panneaux 21 X 9 cm Travail Anversois du XVII° siècle Il repose sur un piétement torse à pieds réunis par une entretoise postérieure. HAUT. : 125 - LARG. : 63 - PROF. : 34 cm Lorsque nous évoquons les cabinets, nous les rattachons immédiatement au XVII° siècle. En réalité leur vogue commence dès le milieu du XVI° siècle. Le cabinet est un meuble se composant d'un corps d'armoire muni de multiples tiroirs et casiers dissimulés ou non par des vantaux le tout supporté par un piètement élevé. Il faut noter qu'il constitue le premier exemple d'ébénisterie. En effet, le bâti est recouvert d'un placage d'ébène dans la plupart des cas ou de tout autre matériau plaqué ou incrusté. Les cabinets sont dus à de nombreuses influences. Ainsi, ceux que nous pouvons rencontrer en France sont dus à des artisans des Pays-Bas, d'Italie et d'Allemagne. A l'origine, ils faisaient office de coffre à bijoux pour les dames et sont ensuite devenus des meubles de collectionneurs et ont donné leur nom à la pièce qui les abritait. Ce sont des meubles d'apparat que tout homme cultivé du XVII° siècle se doit d'avoir. Toutes les résidences royales et les personnages importants en possèdent un. Il faut retenir certains grands noms d'ébénistes tels que Domenico Cucci et Pierre Golle.

CABINET en placage d'ébène, la partie supérieure ouvrant à deux vantaux au revers desquels on retrouve des scènes représ…
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N° 143
Grand lit en bois sculpté, laqué gris et partiellement doré. Le dossier surmonté d'attributs de l'Amour, un couple de colombes s'inscrit dans une couronne de roses encadrées de carquois et torches surmontant un arc. Les traverses sculptées de frises de postes, les angles formés de colonnes à cannelures torses, larges palmes à la base de médaillons d'empereurs romains. Les pentures sculptées en leur centre de médaillons d'empereurs romains encadrés de frises de quartefeuilles, cannelures et guirlandes. La tête du lit (modifiée ?) à décor d'un panier fleuri d'où s'échappent des guirlandes de roses. Travail piémontais vers 1780-1790. Attribué à Giuseppe Maria BONZANIGO. Hauteur :166 cm - Largeur : 172 cm - Profondeur : 220 cm Vraisemblablement livré pour le Palais royal de Turin. Le dessin ainsi que la qualité de la sculpture de ce lit d'apparat font naturellement penser que celui qui en est l'auteur n'est autre que Giuseppe Maria Bonzanigo, le plus grand sculpteur du renouveau néoclassique en Italie à la fin du XVIIIème siècle et qu'il s'agit probablement d'une commande royale. 37 lits sont mentionnés dans les archives de la Maison de Savoie Carignan dont 21 ont été exécutés par Giuseppe Maria Bonzanigo. Parmi ceux livrés par Bonzanigo, les descriptions des archives font état de grandes ressemblances stylistiques avec le lit que nous présentons : les quatre montants en colonnes. Les descriptions indiquent également la présence d'ornements en forme de plumes. La forme de ces montants ornés de longues feuilles sculptées se retrouve sur le guéridon réalisé par Bonzanigo pour le cabinet de l'appartement du duc d'Aoste, au second étage du Palais Reale de Turin (voir G. Ferraris, op.cit. planche 17). Un dessin de Leonardo Marini représentant un lit avec des montants similaires, réalisé pour Vittorio Amadeo III en1785, est reproduit dans l'ouvrage de Bertolotto et Villani. Giuseppe Maria Bonzanigo (1745-1820) D'origine piémontaise, il s'établit à Turin en 1773. Il travailla pendant plus de 20 ans pour la cour de Savoie et fut nommé sculpteur sur bois officiel de la couronne. Les comptes de la famille royale établissent qu'il a fourni un nombre considérable de meubles de menuiserie livrés pour le palais royal de Turin et les différentes résidences de Moncarlieri, Rivoli, Stupinigi et Venaria.

Grand lit en bois sculpté, laqué gris et partiellement doré. Le dossier surmonté d'attributs de l'Amour, un couple de co…
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N° 139
Paire de chaises en bois naturel mouluré. Le dossier ajouré en forme de gerbe à décor d'une frise de piastres Pieds cambrés à cannelures Fin du XVIIIe siècle Estampillées P. GERARD 88 x 45,5 x 43 cm Ponce Gérard reçu maître à Paris le 13 mai 1778. La composition générale de ces chaises, fortement influencée par le goût anglais des années 1780, s'inspire librement des projets de sièges de George Hepplewhite et de Thomas Sheraton publiés en Angleterre dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Cette influence est particulièrement mise en lumière dans certaines lettres de correspondance entre le marquis de Marigny, frère de la marquise de Pompadour, et Pierre Garnier, dans lesquelles le marquis empresse l'ébéniste de lui réaliser des sièges en acajou dans le goût anglais (voir S. Eriksen, Some letters from the marquis de Marigny to his cabinet-maker Pierre Garnier, in FHSJ, 1972, p.78-85). Cette même inspiration est à l'origine de la réalisation de la paire de chaises présentées, qui bien qu'estampillées Ponce Gérard, sont à l'origine issues de l'oeuvre de Georges Jacob auquel Ponce Gérard a emprunté le modèle. En effet, l'on connaît plusieurs sièges de Jacob offrant ce même dossier, parfois avec des pieds cambrés similaires. Citons particulièrement : une paire de chaises à pieds fuselés illustrée dans P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Paris, 1989, p.425 ; ainsi qu'une paire de chaises à pieds cambrés vendue chez Christie's, à Londres, le 7 décembre 2006, lot 2 ; et un fauteuil offrant ce même piétement passé en vente chez Sotheby's, à Monaco, le 26 décembre 1992, lot 301

Paire de chaises en bois naturel mouluré. Le dossier ajouré en forme de gerbe à décor d'une frise de piastres Pieds camb…
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N° 109
Important meuble d'entre deux, à ressaut central, en placage de sycomore marqueté de quarte feuilles dans des encadrements à filet de buis ou d'ébène. Il ouvre par deux portes centrales dissimulant trois rangs de tiroir sans traverse, marquetés de bois de rose dans des encadrements d'amarante. La ceinture présente trois tiroirs. Sur les côtés, en léger retrait, quatre casiers. Montants plats. Pieds fuselés à pans coupés. Riche ornementation de bronzes ciselés et dorés à guirlandes, draperies, glands, encadrements à palmettes, sabots et lingotière godronnés. Estampille de RVLC. Epoque Louis XVI (transformations). Plateau de marbre blanc veiné gris. H. 102,5 cm - L. 185,5 cm - P. 56 cm Provenance : - Didier Aaron, Paris. - Collection privée, France. - Vente Christie's, Londres, le 17 juin 1987, lot 63. - Vente Sotheby's, Londres, le 14 juin 2000, lot 59. Cette commode a supporté d'anciennes transformations qui ont altéré sa composition originale, cela est probablement dû au coût particulièrement onéreux de ce type d'ébénisterie. En effet, il n'était pas rare que leurs commanditaires les fassent mettre au goût du jour ou modifier pour s'harmoniser avec un nouveau décor ; c'est notamment le cas de plusieurs commodes conservées au Musée du Louvre et aux châteaux de Versailles, de Fontainebleau et de Compiègne, que Beneman copia ou transforma profondément. Bien qu'elle porte l'estampille de Roger Vandercruse, dit Lacroix (1727-1799), elle présente certaines caractéristiques qui permettent d'attribuer son décor de bronze doré et ses panneaux de marqueterie à treillis de bâtons rompus centré de quartefeuilles à Martin Carlin (1730-1785), beaufrère de RVLC. Ce type d'interactions entre confrères ébénistes était fréquent au XVIIIe siècle ; ainsi de nombreux meubles portent plusieurs estampilles différentes ce qui rend leur attribution d'autant plus complexe. Ainsi ces mêmes enroulements de feuilles d'acanthe qui ornent les parties latérales de la façade et des côtés apparaissent à l'identique sur un secrétaire à abattant, estampillé Carlin et Pafrat, illustré dans P. Verlet, Les meubles français du XVIIIe siècle, Paris, 1982, p.43, fig.27 ; ainsi que sur une commode ornée de plaques de porcelaine, dont le dessin des portes et les pieds fuselés à facettes sont dans l'esprit du meuble présenté (ancienne collection Guy de Rothschild ; reproduite dans P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Paris, 2002, p.179). Enfin mentionnons tout particulièrement une commode ornée de plaques de porcelaine de Sèvres illustrant des scènes galantes livrée par le marchand Poirier à la comtesse du Barry en 1772 ; aujourd'hui conservée au Musée du Louvre (D. Alcouffe, A. Dion-Tenenbaum et A. Lefébure, Le mobilier du Musée du Louvre, Tome 1, Dijon, 1993, p.218, catalogue n°67) ; notons que son ordonnance tripartite à panneau central en ressaut reprend une composition similaire au meuble proposé ; ce même décrochement apparaît sur une exceptionnelle commode à panneaux de pierres dures estampillée Carlin et provenant des collections de Mlle Laguerre et du baron de Besenval, de nos jours conservée dans les collections royales anglaises. La frise de draperie en ceinture se retrouve également sur de nombreuses réalisations de l'ébéniste ; mentionnons tout d'abord un secrétaire en placage d'acajou moucheté illustré dans A. Pradère, French Cabinet Makers : The Art of the Ebéniste from Louis XIV to the Revolution, Tours, 1989, p.346, fig.405 ; puis un rare secrétaire en cabinet à panneaux de laque provenant des collections de Mlle Laguerre vendu chez Christie's, à Londres, le 9 décembre 1982, lot 74 ; ainsi qu'une commode à l'anglaise ornée de panneaux de laque, probablement réalisée sous la direction du marchand-mercier Dominique Daguerre, saisie sous la Révolution dans les collections de Françoise- Emilie de Pérusse des Cars comtesse de Brunoy, belle-fille du célèbre financier Pâris de Montmartel (voir A. Pradère, op.cit., Tours, 1989, p.355, fig.419) ; enfin un secrétaire en cabinet orné de plaques de porcelaine de Sèvres dont les étagères latérales offrent de plus des bordures de bronze doré identiques (illustré dans G. Wilson et C. Hess, Summary Catalogue of European Decorative Arts in the J. Paul Getty Museum, Los Angeles, 2001, p.29, catalogue n°49). Son rare décor marqueté à treillis de bâtons rompus centrés de quartefeuilles appartient également au répertoire décoratif de Martin Carlin qui le déclina avec variantes. Il figure notamment sur une table de nuit conservée au Fine Arts Museum de San Francisco (illustrée dans A. Pradère, op.cit., p.354, fig.418) ; ainsi que sur la tablette d'une table en chiffonnière, portant la marque du Palais de Pavlovsk, probablement acquise par la Grande Duchesse Maria Feodorovna (vente Christie's, Genève, le 8 mai 1973) ; enfin mentionnons une commode, attribuée à Carlin, dont la marqueterie est composée de motifs géométriques imbriqués à bâtons rompus de bois de rose et d'amarante (ancienne collection Maurice Segoura ; voir P. Kjellberg, op.cit., p.175, fig. b).

Important meuble d'entre deux, à ressaut central, en placage de sycomore marqueté de quarte feuilles dans des encadremen…
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