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N° 878
RIEGEL (Jobst). 22 aquarelles signées sur Versailles aux armes de Louis II de Bavière (Inspirations pour le Herrenchiemsee). sl, sd.
In-4 oblong veau sur bois, grandes armoiries en relief du roi Louis II de Bavière sur le premier plat, avec écusson en couleurs peint, couronne et bordure avec des restes de dorure, 4 petites cabochons de laiton sur le deuxième plat, 2 fermoirs (reliure signée Albert FEUCHT, Stuttgart).
Magnifique album de 22 AQUARELLES ORIGINALES (format moyen 81 mm x 101 mm) montées avec soin sous un fort passepartout cartonné.
Travail commandé par le Roi Louis II de Bavière à l'artiste Jobst Riegel, ces aquarelles avaient pour but de servir d'inspiration au Roi pour la construction de son château d'Herrenchiemsee. Les livres de caisse du cabinet du Roi attestent du paiement de 30 aquarelles à Riegel dans les années 1875-1876. 22 des 30 sont réunies dans cet album. Le peintre offrit un autre album au roi qui se trouve toujours dans la collection du fonds de Wittelsbach.
Né en 1821 à Nuremberg, Jobst (Jost) Riegel (1821-1878) travailla la gravure pour Johann Poppel et les frères Lang à Darmstadt. Un dessin du "Jardin anglais" ("Englischen Gartens") ainsi que d'autres travaux se trouvent dans la collection Maillinger au musée de Münich. Aquarelliste doué, il attira l'attention du roi Louis II qui lui confia de nombreuses commandes.
Document très intéressant d'un point de vue historique (création du château de Herrenchiemsee), dans une magnifique reliure.

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N° 225
225 - SUITE DE SIX CHAISES en bois sculpté et doré. Le dossier rectangulaire et la ceinture à décor de marguerites, fleurons et fleurs de lotus. Les pieds antérieurs fuselés épaulés de cannelures, les pieds postérieurs en gaine arqués.
Marque à l'encre au pochoir de de Louise Marie Thérèse Bathilde d'ORLEANS, duchesse de BOURBON (1750-1822) (LB timbrée d'une couronne ducale dans un ovale), et étiquette à l'encre manuscrite "Cabinet du Prince". Sur les sangles marque à l'encre au pochoir "ARC".
Epoque Empire, vers 1808 (accidents à la dorure)
H. 96,5 cm - L. 50 cm - P. 45 cm
Bibliographie :
L'excellente étude de Mathieu CARON "LB" THE FURNITURE LEGACY OF LOUISE BATHILDE D'ORLEANS, DUCHESSE DE BOURBON (1750-1822)
Provenance :
- Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1734-1838) : nos sièges faisaient partie de l'ameublement de l'Hôtel de Monaco, actuel Hôtel Matignon, occupé.par TALLEYRAND de 1808 jusqu'en 1811 (en mars 1808, Talleyrand échange avec soulte, son immeuble de la rue d'Anjou-Saint-Honoré, n°35, contre l'Hôtel de Matignon-Monaco, rue de Varenne, n°23 (actuellement 57) des mains de Mme Eléonora Franchi, dite Craufurd). Ils figurent dans l'inventaire dressé au moment où il rendit ce luxueux hôtel à la Couronne le 11 décembre 1811 avec tout son entier mobilier (voir l'excellente étude de Mathieu CARON)
- Domaine de la Couronne de décembre 1811 à septembre 1815.
- Louise Marie Thérèse Bathilde d'ORLEANS, duchesse de BOURBON (1750-1822) : après son retour d'exil, elle récupéra le 3 juin 1814 son palais de l'Elysée-Bourbon qu'elle échangera officiellement le 15 septembre 1815 contre l'Hôtel de Monaco avec tout son ameublement et éléments de décoration. Elle y mourut le 10 janvier 1822 et le légua à sa nièce Marie-Adélaïde d'Orléans, sœur de Louis-Philippe (futur roi des Français en 1830).
- Adélaïde Louise d'Orléans (1777-1847) . Louis-Philippe "trouvant convenable de ne pas dégarnir l'hôtel …" lui a fait "cession et abandon à titre de partage partiel …" de sa part "des meubles et effets mobiliers". Elle y mourut le 31 décembre 1847 et le légua à son neveu Antoine, duc de Montpensier, fils du roi Louis-Philippe, qui le loua au Colonel Herman Thorn (1783-1859) puis au général Cavaignac (1802-1857), le président du Conseil de la Seconde République.
Adélaïde avait aussi hérité de sa mère Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans (1753-1821) divers biens et propriétés et notamment le vieux château d'Arc-en-Barrois. Qui avait appartenu à son grand-père maternel Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (1725-1793). En 1845, Madame Adélaïde, décida de reconstruire le château et demanda que l'on restaure le mobilier de l'Hôtel de Monaco pour qu'il y soit envoyé.
- François, Prince de Joinville (1818-1900), son neveu, frère d'Antoine, duc de Montpensier, et fils du roi Louis-Philippe, qui reçut en héritage le domaine d'Arc-en-Barrois avec son mobilier provenant de l'Hôtel de Monaco. A sa mort en 1900 il le légua à son fils Pierre, duc de Penthièvre qui mourut peu de temps après.
- La propriété passa donc à son neveu, Jean d'Orléans, duc de Guise (1874-1940)
- Monseigneur le comte de Paris (1908-1999), fils du précédent.
- "Vente de tableaux, mobilier et livres appartenant à Mgr le comte de Paris et Mme la comtesse de Paris, provenant de la Quinta do Anjinho à Sintra", Sotheby's Monaco, 14 et 15 décembre 1996, lot 188. Provenant du château d'Arc en Barois.
 

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N° 243
PANNEAU DE TAPISSERIE dit de «boiseries» des Manufactures de la ville D'AUDENARDE du milieu du XVIe siècle. Le panneau de tapisserie présenté ici à pour registre la chasse princière au faucon pratiquée en équipage (dans ses différentes phases) aussi bien par les princesses que par les princes, dans un environnement de plaine.
Laine et soie.
H. 198 cm - L. 296 cm
F.K.
Pratique de la chasse au faucon:
La fauconnerie semble trouver son origine dans les steppes et les hauts-plateaux d'Eurasie centrale, dans des régions où, maintenant encore, se rencontre la plus grande concentration naturelle d'oiseaux de proie aptes à être affaités (dressés). Les
Kirghizes, guerriers nomades et chasseurs, sont les héritiers d'une tradition qui remonte à l'Antiquité et qui pourrait être apparue chez les Scythes ou d'autres peuples plus anciens. Cette pratique reste très vivace encore de nos jours en Asie centrale.
Bien que Le monde antique gréco-latin ait eu connaissance de cet «art», il ne le pratiquera pas. Nous trouvons tout de même une plaque de ceinturon gallo-romain qui évoque la chasse au vol... Les faucons pèlerins (oiseaux rapides par excellence) volant jusqu'à plus de 200 mètres au-dessus de leur proie avant de redescendre en piqué à plus de 300 km/h pour percuter leur cible.
C'est au VIIe siècle que le monde gallo-romain découvre «l'art» de la chasse au faucon. Les Arabes et les Gaulois l'ont appris des Germains lors des grandes invasions. Au Moyen Âge, on verra vraiment se développer la fauconnerie dans tous les pays d'Europe, avec un âge d'or en France. Selon les périodes et les régions, elle est largement pratiquée par tous, ou, au contraire, demeure l'expression jalouse de la noblesse, voire privilège royal. La fauconnerie fait partie, avec le chant poétique, la chevalerie et le maniement des armes, des arts nobles donnant lieu à des concours entre tous les jeunes nobles d'une région, comme l'atteste la cour de l'Épervier dans le Languedoc. Les rapaces font l'objet d'un commerce important et constituent un produit considéré comme précieux et prestigieux. Les ordres chrétiens de chevalerie créés à partir du XIIe siècle ont une approche différente de la pratique de la chasse. SI au sein de l'ordre du Temple, la fauconnerie est interdite, en revanche c'est la seule méthode de chasse qui soit autorisée au sein de l'ordre des hospitaliers de Saint- Jean de Jérusalem. La technique s'affine peu à peu, en particulier grâce à l'usage du leurre et du chaperon rapportés d'Orient par les croisés en 1247. Puis apparaît le plus riche et le plus célèbre traité de fauconnerie d'Occident, De arte venandi cum avibus de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, qui pratiquait la chasse avec le faucon dans les bois du Vulture, dans la région italienne de Basilicate. Quant aux rois de France, ils ont toujours eu des équipages de vol et la plupart d'entre eux l'ont effectivement pratiquée. Les renseignements les plus précis ne remontent qu'au XIIIe siècle. À cette époque, et jusqu'au début du XVe siècle, le responsable des équipages royaux portait le titre de fauconnier maître; sous Charles VI, on sépara les services de la vénerie et de la fauconnerie en créant, en 1406, la charge de grand fauconnier de France qui subsista jusqu'à la Révolution.
Sous Louis XIII, fauconnier dans l'âme, cet art connaît son apogée et son second âge d'or; la fauconnerie française est alors la première d'Europe tant par l'éclat de ses équipages que par sa technique. Déjà en 1616, la fauconnerie du roi comporte 300 oiseaux subdivisés en six équipages spécialisés: vol pour le héron, vol pour milan et corneille, vol pour perdrix, etc.
Raffinements et subtilités permettent des prouesses. Les oiseaux volent de compagnie (en équipe), chacun tenant un rôle distinct. Mais dès 1617, Louis XIII a des oiseaux en propre au Louvre (cabinet d'Apollon) qui va composer, indépendamment de la Grande fauconnerie, les «Oiseaux du Cabinet du Roi» et qu'il emportait continuellement avec lui dans ses déplacements de résidences en résidences ou à la Guerre. Sous son règne la chasse au vol connut son apogée, non seulement en France, mais dans la plupart des cours européennes (Allemagne, Grande-Bretagne, Hollande, etc.). Peu à peu, à la fin du XVIIe siècle, la fauconnerie va passer de mode avec le développement des armes à feu. Louis XIV installe à partir de 1670 la Fauconnerie du Cabinet du Roi à Montainville, village non loin de Versailles.
Les Maîtres fauconniers du Cabinet du Roi étaient souvent originaires de la région d'Anvers en Flandres. Louis XIV, Louis XV et Louis XVI sont plus veneurs que fauconniers mais les services de la Fauconnerie royale subsistent. La fauconnerie du Cabinet du Roi sera aux mains de la famille Forget durant les XVIIe et XVIIIe siècle. La Fauconnerie du Cabinet du Roi persistera jusqu'à la Révolution. Cette Fauconnerie restera avec tout son personnel dans ce village jusqu'à la Révolution durant laquelle deux décrets de la Convention vont supprimer tant les charges royales de la fauconnerie que toute pratique de cet art trop évocateur du passé. Bien que Napoléon ne fût pas un grand chasseur, il créa les services impériaux de vénerie et de fauconnerie surtout par souci de prestige. En fait, la chasse au vol sera officiellement inexistante au XIXe siècle car ne figurant pas parmi les modes de chasse autorisés. La loi de police de 1844 continuant de l'ignorer.
Le flambeau sera néanmoins repris par quelques puristes et amateurs éclairés, dont certains aristocrates, anciens émigrés nostalgiques qui avaient rapporté de l'étranger l'amour de la chasse au vol et surent transmettre cet art. Cette pratique ignorée des règlements ne fut guère contestée, d'autant que les rapaces, depuis la Révolution, figuraient au bestiaire des nuisibles. En 1865, Napoléon III donne même au «Club de Champagne «une autorisation officielle de voler au champ à Chalons, mais l'essai se termina en 1870 avec la chute de l'empire. Le renouveau de la fauconnerie en France est dû, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, au périgourdin Abel Boyer, entouré de quelques amis. Ensemble ils fondent l'Association nationale des fauconniers et autoursiers français, ils redécouvrent et vulgarisent les techniques de la chasse au vol et entreprennent des efforts pour la reconnaissance légale de ce mode de chasse, obtenue en 1954. La fauconnerie moderne est aussi employée par l'armée autour de ses bases aériennes pour éviter les collisions entre oiseaux et avions, pour lutter contre les drones en certaines occasions ou encore pour chasser les pigeons des cours de stade Roland Garros.
Sources: Jacqueline Boccara Ames de laine et de Soie aux Éditions d'ART MONELLE HAYOT; Saint-Just- En-Chaussée, 1988; internet

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N° 377
Maurice DENIS (Grandville, 1870 - Paris, 1943) Éloa, c. 1916 Toile marouflée sur panneau. Envoi au dos "Au Docteur Galimard / cette esquisse de Maurice Denis / (pour l'illustration d'Éloa) / en souvenir de ses années de / travail aux Grillons du Prieuré / B M Denis" Haut. 27 Larg. 21 cm (deux rayures en haut à gauche) Panneau de 28 x 22 cm. Provenance : collection du docteur Galimard (1912-2008), psychiatre et pédiatre à Versailles, par descendance. Expert/assesseur près le tribunal pour enfants, consultant au diocèse, outre la pratique des psychanalyses, le docteur Galimard s'est beaucoup intéressé aux enfants en difficultés mentales, sociales, familiales et scolaires, à son cabinet ou dans des établissements spécialisés. Il a publié plusieurs ouvrages. Illustré par 24 bois de Maurice Denis, le poème d'Alfred de Vigny, " Éloa ou la sœur des anges ", est publié en 1917 à Paris. Ce texte qui fit la gloire du poète en 1824 narre la détresse d'Éloa, un ange qui ne parvient plus à se réjouir dans le concert divin du fait de l'absence d'un de ses frères, Lucifer. Voulant le sauver, Éloa finalement se perdra. Ce travail d'illustration marque la coupure de la guerre chez Maurice Denis, avec ses "larmes raffinées de bleu sombre répondant à celle que le Christ verse au début du poème sur le corps de Lazare, et prélude aux deux grands tableaux de repliement et de résurrection qui suivent." (J-P Bouillon, "Maurice Denis l'estampe et le livre", cat. exposition au musée d'Orsay, Paris, 2006)

Maurice DENIS (Grandville, 1870 Paris, 1943) Éloa, c. 1916 Toile marouflée sur panneau. Envoi au dos…
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