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N° 105
Commode en marqueterie de fleurs, le plateau très richement décor marqueté de bois teinté et ivoire sur fond d’ébène à décor d’un vase de fleurs surmonté d’un dais à encadrements de rinceaux de fleurs au naturel, oiseaux et papillons, reposant sur des montants arrondis à pieds découpés, la façade ouvrant à trois tiroirs en marqueterie de fleurs et feuillages à poignées de bronze doré et entrées de serrure à mascaron.
Époque Louis XIV, vers 1710-1720.
H : 79 cm, L : 130 cm, P : 68 cm



Une commode comparable mais de taille inférieure (L : 119 cm) a été vendue à Rouen (Normandy Auction, le 19 avril 2015, lot 103. Une commode également similaire, présentant des montants arrondis et rectilignes et non pas mouvementés à la façon des commodes dites « mazarine » est aujourd’hui conservée au musée des Arts décoratifs à Paris (inv Cluny 11762). Cette forme de commode a plus largement été déclinée au début du XVIIIe siècle en marqueterie d’écaille et laiton.

Ce type de marqueterie apparaît dès les années 1670 sur plusieurs types de meubles à la mode à cette époque. Il s’agit notamment de coffres, cabinets et bureau dits Mazarin, notamment réalisés par l’ébéniste Pierre Gole. Un petit groupe de commodes reprend ce décor dès l’invention de la forme même de la commode, au tout début du XVIIIe siècle, certaines ont été assez récemment attribuées à Renaud ou Aubertin Gaudron, ébéniste travaillant pour le garde-meuble de la Couronne. Parmi celles-ci, citons celle passée en vente chez Artcurial, le 8 juillet 2014, lot 59, présentant une marqueterie très similaire mais dont les montants étaient mouvementés. Une autre commode présentant de grandes similitudes faisait jadis partie de la collection Wildenstein (vente Christie’s Londres, les 14-15 décembre 2005, lot 115) une troisième provenait de la collection du comte Amherst (vente Christie’s Londres, le 9 décembre 1993, lot 156).

Commode en marqueterie de fleurs, le plateau très richement décor marqueté de bois teinté et ivoire sur fond d’ébène à d…
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N° 878
RIEGEL (Jobst). 22 aquarelles signées sur Versailles aux armes de Louis II de Bavière (Inspirations pour le Herrenchiemsee). sl, sd.
In-4 oblong veau sur bois, grandes armoiries en relief du roi Louis II de Bavière sur le premier plat, avec écusson en couleurs peint, couronne et bordure avec des restes de dorure, 4 petites cabochons de laiton sur le deuxième plat, 2 fermoirs (reliure signée Albert FEUCHT, Stuttgart).
Magnifique album de 22 AQUARELLES ORIGINALES (format moyen 81 mm x 101 mm) montées avec soin sous un fort passepartout cartonné.
Travail commandé par le Roi Louis II de Bavière à l'artiste Jobst Riegel, ces aquarelles avaient pour but de servir d'inspiration au Roi pour la construction de son château d'Herrenchiemsee. Les livres de caisse du cabinet du Roi attestent du paiement de 30 aquarelles à Riegel dans les années 1875-1876. 22 des 30 sont réunies dans cet album. Le peintre offrit un autre album au roi qui se trouve toujours dans la collection du fonds de Wittelsbach.
Né en 1821 à Nuremberg, Jobst (Jost) Riegel (1821-1878) travailla la gravure pour Johann Poppel et les frères Lang à Darmstadt. Un dessin du "Jardin anglais" ("Englischen Gartens") ainsi que d'autres travaux se trouvent dans la collection Maillinger au musée de Münich. Aquarelliste doué, il attira l'attention du roi Louis II qui lui confia de nombreuses commandes.
Document très intéressant d'un point de vue historique (création du château de Herrenchiemsee), dans une magnifique reliure.

RIEGEL (Jobst). 22 aquarelles signées sur Versailles aux armes de Louis II de Bavière (Inspirations pour le Herrenchiems…
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N° 92
Cabinet et son piétement en bois noirci et plaques en émail peint ouvrant à deux vantaux qui découvrent treize tiroirs. Vantaux ornés de miroirs dans des encadrements de moulures guillochées accostés de rinceaux et de masques feuillagés; façades de sept tiroirs à décor de plaques émaillées de forme ovale représentant des paysages en camaïeu sépia avec maisons, pont, tour, fontaine, ruines à l'antique, arbres, rochers animés de personnages; entourages et façades des autres tiroirs sculptés de motifs feuillagés avec fleurons et volutes; partie supérieure avec coffre à ressauts à profil en doucine ouvrant à deux petits tiroirs, un en façade, un autre latéral; prises en forme de buste en bronze doré, entrées de serrure et pentures en rosace en cuivre doré et gravé. Piétement ouvrant à un tiroir avec arc cintré agrémenté de rinceaux entre deux montants doublés de gaines et de consoles, pieds boules.
Allemagne du sud, XVIIe siècle
H_141 cm L_55,7 cm P_48,5 cm
(petits manques et restaurations, miroirs des portes d'époque postérieure)

Provenance:
- acheté en 1948 par l'amie d'Ernie Wuid [?], petit-fils de l'Empereur François-Joseph 1er de Habsbourg, à Rosa Müller-Schratt, antiquaire à Vienne et nièce de la "favorite de l'Empereur" ("La Schratt") (facture).
- collection privée, Paris
Il semble qu'aucun cabinet orné de plaques en émail ne soit répertorié dans les ouvrages sur le mobilier allemand. Les plaques de belle qualité d'exécution qui imitent ici des gravures sépia s'inspirent vraisemblablement d'oeuvres d'artistes flamands qui n'ont pu être identifiées.

Cabinet et son piétement en bois noirci et plaques en émail peint ouvrant à deux vantaux qui découvrent treize tiroirs. …
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N° 155
Cabinet en bois noirci, ébène, écaille rouge et ivoire. De forme rectangulaire, il ouvre à deux séries de quatre tiroirs superposés encadrant une porte centrale flanquée de colonnes, surmontant un soubassement en forme de tiroir et couronnée d’un autre tiroir simulant une balustrade. La partie centrale dévoile une grotte à damier, ornée de concrétions polychromes et d’un jeu de glaces.
Les faces des tiroirs latéraux, le tiroir central sous la porte ainsi que cette dernière et les panneaux latéraux sont ornés de scènes peintes dans des encadrements de moulures ondées illustrant les Métamorphoses d’Ovide d’après les estampes d’Antonio Tempesta. On peut distinguer, de gauche à droite, Vertumne et Pomone, Enée et Anchise fuyant Troie en flamme, Thisbé effrayée par le lion, Jupiter et Callisto, Persée et Andromède, Narcisse, Hermaphrodite et Salmacis, Hippomene et Atalante, Neptune et Amphitrite, Apollon et Marsyas. Sur les côtés Apollon et Coronis, et Pyrame mort au-dessus duquel se suicide Thisbé désespérée, à l’intérieur de la porte, Vénus et Adonis.
Travail anversois du XVIIème siècle
H : 55 - L : 87,5 - P : 36 cm
Eléments manquants ou à refixer, parties refaites, restaurations
Piétement en métal laqué noir postérieur
H : 72 – L : 87 – P : 36 cm


Ce type de mobilier formé d’une suite de tiroir, casiers ou niches, dissimulés ou non par des vantaux et supporté par un piétement élevé et aéré, apparait au XVème siècle et sa vogue et son développement sont liés au goût de la collection pour les objets de curiosités. Il donna ainsi son nom à la pièce qui l’abritait. Ceux que l’on rencontre en France sont dus à des artisans des Pays-Bas, d'Italie et d'Allemagne. L’exemple que nous présentons se distingue de ceux originaires de Nuremberg et Augsbourg et qui, ornés de tous côtés, étaient destinés à être présentés au centre d’une table. Celui-ci est au contraire doté d’un piètement et était adossé à un mur.
Les amours des dieux relatées dans Les métamorphoses constituaient des sujets appropriés pour les cabinets de curiosité dont la fonction de recueillir les naturalia du monde trouvait un écho dans les sujets issus des fables désireuses d’expliquer la réalité physique du monde. Le poème épique d’Ovide racontait ainsi l’histoire des origines du monde depuis le chaos originel jusqu’à l’avènement d’Auguste.
La multiplication des petits panneaux peints témoigne de l’essor de la gravure qui diffusait les sujets à la mode et était lié aux courants artistiques contemporains. Nombres d’interprétations peintes des œuvres d’Antonio Tempesta sont connues des faïenciers et des décorateurs jusqu’au XIXème siècle. Le choix des estampes claires animées de sujets vigoureux dont la composition est en grande partie respectée permettait de constituer un cycle reprenant plusieurs fables du poème, avec des adaptations judicieuses.

Bibliographie
C. Derveaux van Ussel, Bulletin des Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, 1970-71, p. 99-130.
Exposition Métamorphoses juillet 2015-mars 2016, Louvres Lens

Cabinet en bois noirci, ébène, écaille rouge et ivoire. De forme rectangulaire, il ouvre à deux séries de quatre tiroirs…
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