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N° 95
CABINET en marqueterie et son piètement en bois plaqué d'ébène, il repose sur un piètement à six pieds en colonnes réunies par une entretoise.
Il est orné d'une riche marqueterie avec un léger ressaut dans la partie centrale, surmonté d'une corniche et d'une galerie à balustres. Le cabinet s'ouvre en façade par une série de treize tiroirs décorés de fleurs et de feuillages, entourant deux portes ornées de vases fleuris posés sur une table.
Le «théâtre» s'ouvre sur un fond de glace encadré de petits tiroirs, sur un perron et un dallage blanc et noir.
Les panneaux intérieurs des portes s'ornent de rosaces en marqueterie.
Les panneaux latéraux reprennent des grands motifs de vases, accompagnés de perruches ou de perroquets.
Des tiroirs sont dissimulés en partie haute.
Époque Louis XIV
H: 189 - L: 141 - P: 50 cm
Piètement postérieur
Importantes restaurations
Les cabinets dérivent des «barguenos», eux-mêmes hérités de la culture hispano- mauresque, transportés dans les Flandres de l'Empire de Charles Quint. Ils sont alors en bois exotique rapporté des bouts du monde, avant que la mode de l'ébène ne s'impose au début du XVIIe siècle. Les portes sont sculptées de bas-relief, reprenant la Fable ou l'Histoire Sainte, mais le nom des artisans spécialisés s'est fixé. Par opposition aux menuisiers, ils deviennent des «ébénistes», qui traitent les placages de bois précieux quand les premiers travaillent des bois massifs.
Ce cabinet de la seconde moitié du XVIIe siècle rappelle, par la qualité de son décor végétal, les ouvrages marquetés des artisans privilégiés travaillant aux Gobelins pour le Roi, tel Pierre Gole. Comme beaucoup d'autres artisans flamands, ce dernier fait son apprentissage à Paris et devient en 1651 ébéniste du Roi. Il réalise des marqueteries florales, des «tableaux en peinture de bois», où les essences sont choisies en fonction de leur couleur et de leur grain, voire de leur capacité à prendre la teinte (on remarquera sur les côtés le plumage des oiseaux avec des traces encore nettes de bleu).
Les modèles sont fournis par les gravures tirées des tableaux des peintres de fleurs, comme Monnoyer ou Blin.

CABINET en marqueterie et son piètement en bois plaqué d'ébène, il repose sur un piètement à six pie…
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N° 177
PAIRE DE CABINETS en laque japonais de forme rectangulaire, chaque boîte se ferme par un couvercle totalement indépendant, sans charnières. Elle repose sur quatre pieds dans la continuité des angles, avec une ceinture inférieure découpée. Des ouvertures permettent de faire passer des cordelettes fermant l'ensemble et permettant le transport. Chaque face est entièrement laquée d'un décor géométrique en nid d'abeille alternant des fleurs stylisées traitées en deux ors, et frappé de l'écusson d'une famille le «Mon».
L'intérieur est garni d'un papier fleuri à fond rouge. Cornières et pentures en bronze doré et patiné.
Japon, fin XVIIe - début XVIIIe siècle
H: 46,5 - L: 85 - P: 52 cm
Ces cabinets en forme de coffres servaient à transporter les biens, vêtements ou armures, d'un seigneur en voyage. Ils s'ouvrent sans charnières ni serrures, fermés simplement par les cordes qui permettaient leur transport, suspendus à une longue tige de bois portée par deux hommes. Le «Mon» est à la fois une marque de possession et une affirmation de la puissance d'un clan dans le Japon féodal. Les quatre feuilles qui forment le fond du décor se retrouvent sur des objets de la période 1640-1730. Le laque s'obtient à partir de la résine d'un arbre particulier, que l'artisan laqueur va appliquer par couches successives, après séchage et polissage. Ce travail nécessitait un soin constant durant de longues années, chaque grain de poussière pouvant venir le remettre en question. Le résultat obtenu était à la fois splendide et résistant.
Le Japon était devenu maître dans cet art, dépassant la Chine. La fermeture de l'archipel nippon au commerce avec l'Occident amena une raréfaction de ces biens pourtant très appréciés en Europe.

PAIRE DE CABINETS en laque japonais de forme rectangulaire, chaque boîte se ferme par un couvercle t…
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N° 128
CABINET en marqueterie et son piètement en bois plaqué d'ébène, il repose sur un piètement à six pieds en colonnes réunies par une entretoise. Il est orné d'une riche marqueterie avec un léger ressaut dans la partie centrale, surmonté d'une corniche et d'une galerie à balustres. Le cabinet s'ouvre en façade par une série de treize tiroirs décorés de fleurs et de feuillages, entourant deux portes ornées de vases fleuris posés sur une table.
Le «théâtre» s'ouvre sur un fond de glace encadré de petits tiroirs, sur un perron et un dallage blanc et noir. Les panneaux intérieurs des portes s'ornent de rosaces en marqueterie.
Les panneaux latéraux reprennent des grands motifs de vases, accompagnés de perruches ou de perroquets. Des tiroirs sont dissimulés en partie haute.
Epoque Louis XIV
H: 189 - L: 141 - P: 50 cm
Piétement postérieur (Importantes restaurations, notamment au piètement)
Les cabinets dérivent des «barguenos», eux-mêmes hérités de la culture hispano-mauresque, transportés dans les Flandres de l'Empire de Charles Quint. Ils sont alors en bois exotique rapporté des bouts du monde, avant que la mode de l'ébène ne s'impose au début du XVIIe siècle. Les portes sont sculptées de bas-relief, reprenant la Fable ou l'Histoire Sainte, mais le nom des artisans spécialisés s'est fixé. Par opposition aux menuisiers, ils deviennent des «ébénistes», qui traitent les placages de bois précieux quand les premiers travaillent des bois massifs.
Ce cabinet de la seconde moitié du XVIIe siècle rappelle, par la qualité de son décor végétal, les ouvrages marquetés des artisans privilégiés travaillant aux Gobelins pour le Roi, tel Pierre
Gole. Comme beaucoup d'autres artisans flamands, ce dernier fait son apprentissage à Paris et devient en 1651 ébéniste du Roi. Il réalise des marqueteries florales, des «tableaux en peinture de bois», où les essences sont choisies en fonction de leur couleur et de leur grain, voire de leur capacité à prendre la teinte.
Les modèles sont fournis par les gravures tirées des tableaux des peintres de fleurs, comme
Monnoyer ou Blin.

CABINET en marqueterie et son piètement en bois plaqué d'ébène, il repose sur un piètement à six pie…
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N° 173
PAIRE DE CABINETS en laque japonais de forme rectangulaire, chaque boîte se ferme par un couvercle totalement indépendant, sans charnières. Elle repose sur quatre pieds dans la continuité des angles, avec une ceinture inférieure découpée. Des ouvertures permettent de faire passer des cordelettes fermant l'ensemble et permettant le transport. Chaque face est entièrement laquée d'un décor géométrique en nid d'abeille alternant des fleurs stylisées traitées en deux ors, et frappé de l'écusson d'une famille le «Mon».
L'intérieur est garni d'un papier fleuri à fond rouge. Cornières et pentures en bronze doré et patiné.
Japon fin XVIIe, début XVIIIe siècle
H: 46,5 - L: 85 - P: 52 cm
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Ces cabinets en forment de coffres servaient à transporter les biens, vêtements ou armures, d'un seigneur en voyage. Ils s'ouvrent sans charnières ni serrures, fermés simplement par les cordes qui permettaient leur transport, suspendus à une longue tige de bois porté par deux hommes. Le «Mon» est à la fois une marque de possession et une affirmation de la puissance d'un clan dans le Japon féodal. Les deux plumes de faucon en sautoir appartiennent au clan Asano, possessionné dans les provinces de Bingo et Aki (qui inspira l'histoire des 47 ronins).
Les quartefeuilles qui forment le fond du décor se retrouvent sur des objets de la période 1640-1730. Le laque s'obtient à partir de la résine d'un arbre particulier, que l'artisan laqueur va appliquer par couches successives, après séchage et polissage. Ce travail nécessitait un soin constant durant de longues années, chaque grain de poussière pouvant venir le remettre en question. Le résultat obtenu était à la fois splendide et résistant.
Le Japon était devenu maître dans cet art, dépassant la Chine. La fermeture de l'archipel nippon au commerce avec l'Occident amena une raréfaction de ces biens pourtant très appréciés en Europe. Cela entraîna un accroissement de la cherté de ces produits de luxe, et suscita une véritable industrie de l' «erzatz» à qui on doit les progrès de la chimie moderne. Détournés de leur vocation première ces objets trouvèrent dans les demeures aristocratiques une nouvelle place d'honneur et des collectionneurs comme Madame de Montespan, n'hésitèrent à se faire peindre à coté de leurs trésors.

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N° 79
VITRINE EN ACAJOU SERRURIER-BOVY (1858-1910)
Ouvrant en façade à une porte vitrée à glaces biseautées et ceintrées dans la partie supérieure, ornée de filets en marqueterie de bois dans la partie inférieure.
A montants plats reposant sur des pieds droits, à plateau de bois surmonté d'une tablette et d'un fond à trois glaces biseautées.
Travail belge
Epoque XXème siècle
H: 154 ; L: 89 ; P: 38 cm

Gustave Serrurier-Bovy est un architecte et décorateur belge né à Liège en 1858 et mort à Liège en 1910. Il est l'un des principaux représentants belges de l'Art nouveau (parmi lesquels on peut aussi citer Paul Hankar, Victor Horta ou Henry van de Velde).
Après avoir exercé l'architecture jusqu'en 1888, à Liège, il se tourne vers le commerce des meubles et s'intéresse aux productions anglaises. En 1891, il part en Angleterre et s'intéresse au mouvement des Arts and Crafts. Dès 1893, il devient facteur de meubles. En 1894, il présente un cabinet de travail à l'Exposition de la Libre Esthétique à Bruxelles. C'est immédiatement le succès. Il milite pour la simplicité dans le décor du home et se fait le défenseur de la beauté à la portée de tous. Pour cela, dès 1902, il se détourne de la production artisanale, trop chère, pour se tourner vers l'esthétique industrielle. En 1903, il fonde avec un architecte parisien, René Dulong, la société « Serrurier et Cie ». De 1903 à 1907, la maison produira ses plus belles réalisations.
Gustave Serrurier-Bovy a construit sa propre maison, la « Villa l'Aube », située dans le parc privé de Cointe, à Liège (inscrite au Patrimoine exceptionnel de Wallonie), et réaménagé et décoré le château de la Cheyrelle (Dienne, Cantal), classé, à ce titre, monument historique.
Serrurier-Bovy doit être considéré comme un précurseur du mouvement moderne et du design. Le MAMAC à Liège lui consacre, en 2008, une grande rétrospective intitulée « Serrurier, acteur du futur ». Une monographie est publiée à la même date: « Serrurier-Bovy, un créateur précurseur, 1858-1910 », éditions Faton, 2008.

VITRINE EN ACAJOU SERRURIER BOVY (1858 1910) Ouvrant en façade à une porte vitrée à glaces biseauté…
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