Consoles et encoignures

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N° 24
PAIRE D'ENCOIGNURES EN LAQUE DE CHINE Paris, époque Régence, vers 1720 Matériaux Bâti de chêne, placage de bois violet, bois noirci, laque de Chine, bronzes dorés et marbre brèche d'Alep H. 91 cm, L. 72 cm, P. 55 cm Provenance Galerie Perrin, Paris. Collection particulière acquise auprès de celle-ci Cette paire d'encoignures fait partie de l'une des premières étapes dans l'évolution de l'emploi des panneaux de laque en matière de mobilier au XVIIIe siècle. Les façades sont en effet ornementées de panneaux en laque de Chine se détachant sur fond de marqueterie à motif de chevrons en bois violet. Très vite, les panneaux en laque de Chine ou du Japon occuperont l'intégralité de la surface du meuble excluant dès lors le recours à la marqueterie. De forme légèrement galbée, elles ouvrent par deux vantaux en marqueterie de bois violet sur laquelle prend place un panneau en laque de Chine à paysages lacustres animé de personnages souligné d'une élégante moulure de perles en bronze doré animée aux angles d'écoinçons d'agrafes rocailles. Les montants à ressaut, le tablier et le piètement en bois noirci se parent de délicates chutes et de feuilles d'acanthe déchiquetées en bronze doré. Un plateau de marbre brèche d'Alep coiffe l'ensemble. La discrétion du galbe et des ornementations de bronzes dorés, toutefois fortement découpées, caractérisent bien cette production qui se développa sous la Régence; tout comme l'emploi des panneaux laqués importés d'Extrême-Orient dans un premier temps par les marchands hollandais avec rareté puis par les comptoirs français qui se développent après les années 1720; ce qui fait de notre paire d'encoignures, un excellent exemple.

PAIRE D'ENCOIGNURES EN LAQUE DE CHINE Paris, époque Régence, vers 1720 Matériaux Bâti de chêne, placage de bois violet, …
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N° 89
PAIRE DE CONSOLES «AUX ÉGYPTIENNES» Attribué à Pierre-Philippe THOMIRE (1751-1833) Reçu Maître Fondeur-ciseleur en 1772 et Martin-Eloi LIGNEREUX (1752-1809) Paris, époque Consulat, vers 1800 Matériaux Bronzes dorés et patinés, marbre Portor H. 90 cm, L. 72 cm, P. 34 cm Témoignage de l'engouement pour l'Egypte au tout début du XIXe siècle en France, cette paire de consoles en bronze patiné et doré repose sur un jarret de lion sommé d'un buste d'égyptienne. Celle-ci est coiffée du némès couronné du cobra-aureus. Leurs ailes, finement ciselées, supportent la ceinture ornée d'étoiles, de palmettes et de fleurettes. Le dessus et le socle du piètement sont en marbre Portor. Une console avec un piètement identique fut acquise par le Tsar Pierre Ier en 1799 et aujourd'hui conservée au Musée de l'Ermitage (fig. 1). Comme dans notre oeuvre, le buste est couvert d'un corset à cannelures. Selon Jean-Pierre Samoyault, dans Mobilier Français Consulat et Empire, les bronzes peuvent être attribués au grand bronzier Pierre-Philippe Thomire car ces figures ailées prennent directement leurs sources dans les «chimères» figurant sur la cheminée de la Galerie de François Ier à Fontainebleau fondue en plomb par le maître en 1787 (fig. 2). Il serait probable que ce soit le marchand Lignereux qui participa à la remise au goût du jour de ce motif dans des consoles. On retrouve ce jarret à l'égyptienne sur une superbe console exécutée en 1797-1798 pour le salon du premier étage de l'hôtel Delannoy (fig. 3). Attribuée à la collaboration du marchand-mercier Lignereux et du bronzier Thomire, elle s'agrémente d'un magnifique décor en pietra dura. Il y eut plusieurs variantes notamment dans les couleurs du bronze qui parfois mêlent l'or et la patine antique comme dans celle appartenant à une collection privée où le jarret se voit même paré d'une bague (fig. 4).

PAIRE DE CONSOLES «AUX ÉGYPTIENNES» Attribué à Pierre Philippe THOMIRE (1751 1833) Reçu Maître Fondeur ciseleur en 1772 …
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