Sculpture en plâtre

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N° 170
PAUL GAUGUIN (Fonte postmortem) Oviri, vers 1893 - 1894 Épreuve en bronze à patine brune richement nuancée Fonte d'édition ancienne de Valsuani Edition réalisée par la galerie galerie Spiess, Paris, en 1969 d'après un modèle de Paul Gauguin Cachet de Fondeur, Justificatif de tirage, numérotée 9/12 Inscrit " OVIRI " et " PGO " Haut. 73 cm env. Historique :
Conçu en 1893-1894, notre modèle fait partie de l'édition réalisée par la fonderie Valsuani vraisemblablement à la demande de Ambroise Vollard.

Provenance :
Collection particulière, France

Bibliographie sélective :
Belinda Thomson (ed.), Gauguin by himself, London, 1993, n. 212, reproduit page 269 (version en pierre).
Gauguin in New York Collections: The Lure of the Exotic (Catalogue d'exposition).
The Metropolitan Museum of Art, New York, 2002, fig. 53, reproduit page 138 (version figurqnt sur la tombe de Gauguin).
Carole Andréani : Les céramiques de Gauguin, Les éditions de l'amateur, Paris 2003, reproduit pages 46,47,48 (verson en grés)
Gauguin, Tahiti, L'Atelier des tropiques (catalogue d'exposition), Galeries Nationales du Grand Palais, Paris & Museum of Fine Arts, Boston, 2004, planches 129 & 129, reproduit pages 190 & 193 (version en pierre).
Gauguin, Maker of myth (catalogue d'exposition), Tate Modern, London & National Gallery of Art, Washington, 2011, n. 112, reproduit page 173 (version en pierre).

" La céramique n'est pas une futilité (...) Dieu fit l'homme avec un peu de boue. Avec un peu de boue, on peut faire du métal, des pierres précieuses, avec un peu de boue et un peu de génie ! N'est- ce donc point là une matière intéressante? "
Paul Gauguin, 1889

En 1886, Paul Gauguin rencontre le céramiste Ernest Chaplet par l'intermédiaire du graveur Félix Bracquemont. Un an plus tard, Gauguin invite Bracquemond à la sortie des fours pour lui montrer ses 55 oeuvres. Il continuera cette activité jusqu'à son départ en 1894, la dernière oeuvre sortie du four sera la plus impressionnante : Oviri.
Gauguin qualifiera cette oeuvre d' étrange figure cruelle énigme " lors d'un envoi à son ami Stéphane Mallarmé.
D'après Christopher Gray, " Le thème d'Oviri est la mort, le sauvage, le farouche. Oviri trône sur le corps d'une louve morte, écrasant son louveteau (...) C'est une destructrice, Le sphinx de la légende d 'Oedipe, et la tueuse Kali, avatar de Parvati, la mère créatrice. Toutes les mythologies ont créés des symboles pour évoquer ces deux aspects de la femme et Oviri est l'autre aspect de Hina, la grise, la Déesse de la nuit et de l'amour " (1)
Les difficultés de Gauguin pour la montrer et l'exposer sont multiples.
Il écrit en 1897 à Vollard qui cherche à éditer des sculptures en bronze " ma grande statue céramique est un morceau exceptionnel qu'aucun céramiste n'a fait jusqu'à ce jour et qu'en outre, en bronze ce serait très bien. "
Monsieur Fayet acquière la céramique après la mort de Gauguin, Elle passera ensuite chez Vollard et entrera au Musée d'Orsay en 1987 par l'intermédiaire de Maurice Malingue.
Trois plâtres patinés de cette oeuvre sont connus et vraisemblablement moulés sur un modele en bois selon Maurice Malingue. C'est ce modèle qui a certainement été édité en bronze par Valsuani et dont un exemplaire orne la tombe de Gauguin à Atuona depuis 1973 selon son désir: " Je voudrais l'avoir pour la mettre sur ma tombe à Tahiti, et avant cela faire l'ornement de mon jardin. (...) ma petite propriété sera alors au complet " (2)

(1) Gray, 1963, p.64
(2) Joly-Segalen, 1950, Lettre LXVIII, octobre 1900, p.165

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N° 57
Jacques LIPCHITZ (1891-1973)
Joueur de guitare au fauteuil, Modèle de 1922
"Guitar Player in Chair" (Seated Man with Guitar)
Sculpture en bronze à patine brun nuancée
Signé et porte l'empreinte du pouce, daté 1922 et numéroté 5/7.Cachet du fondeur Luigi Tommasi Pietra Santa.
40,5 x 29,3 x 28,8 cm
Provenance :
Collection particulière, New York, (Une autre version en plâtre se trouve à la Tate Collection, Londres)
Bibliographie :
- Alan G. Wilkinson, The Sculpture of Jacques Liptchitz, A Catalogue Raisonné, Volume 1 : The Paris Years 1920-1940, référencée sous les numéros 141 et 142 (autres versions). Également reproduite page 175
- A.M. Hammacher, Jacques Lipchitz, his Sculpture, version en granite référencée sous le numéro 34 - Alfred Werner, Lipchitz : The Cubist Period, une autre version en bronze référencée sous le numéro 34
- Alan G. Wilkinson, Jacques Lipchitz : A Life in Sculpture, une version en basalte référencée page 96 sous le numéro 38.
- David Fraser Jenkins and Derek Pullen : The Lipchitz Gift : Models for Sculpture, Tate Gallery, London 1986 référencée pages 40-41.
L’œuvre que nous présentons ici s’intitule "Joueur de guitare au fauteuil" et date de 1922. Ce titre nous permet en effet de mieux comprendre et appréhender les formes de cette œuvre. Les jambes du musicien sont également les pieds du fauteuil, l’homme se mêle à l’assise et fait corps avec son instrument. C’est à partir de 1920 que Lipchitz approfondit ses recherches cubistes sur différents thèmes dont celui de la musique et développe une figuration plus poussée. Ses musiciens adoptent différentes poses, allongées ou assises, et les lignes cubistes deviennent plus fluides, gracieuses et arrondies de façon à retranscrire une vision plus poétique de la musique. Lipchitz a élaboré différentes versions de cette sculpture, dans de multiples matériaux, du basalte au bronze en passant par le granite (cf Bibliographie).
Un des autres exemplaires en plâtre connu de cette œuvre se trouve à la Tate collection de Londres.

Jacques LIPCHITZ (1891 1973) Joueur de guitare au fauteuil, Modèle de 1922 "Guitar Player in Cha…
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N° 338
Alfred de VIGNY. 2 L.A.S., Paris 1855-1856, à Émile Chatrousse ; 4 et 3 pages in-8.
Belle correspondance à l’auteur d’une médaille sur Cinq-Mars et de Thou, qui est jointe à ces lettres, le sculpteur Émile Chatrousse (1829-1896).
9 janvier 1855. Il veut depuis longtemps remercier Chatrousse et lui témoigner « combien j’avais trouvé votre pensée heureuse et touchante sur ces deux pauvres jeunes gens martyrs de l’amitié et de l’honneur. Vous avez résumé leur vie et leur mort par un bas-relief ingénieux. L’attitude de la tête de Mr de Thou est bien celle de l’ami qui voulut mourir le second et baisa le sang de Cinq-Mars sur l’échaffaud avant de s’y coucher. La hache qui les unit dans la mort porte le chiffre de Richelieu et son chapeau rouge de Cardinal. Rien n’est omis par vous et je n’ai rien oublié non plus de cet envoi que vous m’aviez fait en silence, de cet ouvrage qui pourrait être la médaille consacrée à ce double martyre. Vous me l’avez envoyé en 1848, au moment où je partais pour la Charente. J’y ai passé, chez moi, beaucoup de temps. […] On vient de découvrir pour moi votre atelier. Permettez que j’aille vous y serrer la main un matin »…
16 mai 1856. « Ne vous a-t-on rien dit sur moi lorsque vous avez bien voulu m’apporter ce médaillon de bronze ? – N’a-t-on pas dit que depuis le 10 mars j’étais au lit, blessé à la jambe par un cheval qui s’est emporté au moment où je descendais de voiture, que j’ai passé ainsi soixante-quatre jours, (on les compte lentement dans ces cas-là) priant que l’on me laissât voir tous mes amis. Vous auriez dû monter, avec ce petit bas-relief qui est à mes yeux un monument portatif. Je vous remercie bien d’avoir encore songé à moi et de me l’avoir réservé. Je vois en effet que l’ombre du plâtre est trop pâle et ne fait pas assez voir les formes caractérisées de la sculpture. Le dernier regard de ces yeux mourans échangé au moment du dernier soupir est plus visible dans le bronze et le tableau est plus sombre et plus en accord avec cette scène funèbre ». Il commence à pouvoir sortir, et invite Chatrousse à le visiter : « Vous savez quel plaisir j’aurais à parler encore avec vous des beautés de l’art »…
On joint le médaillon en bronze d’Émile Chatrousse, légendé Cinq-Mars et de Thou.12 septembre 1642 sur le pourtour et signé et daté dans le bas « Émile Chatrousse – 1848 Lyon ». Diamètre : 12 cm.

Alfred de VIGNY. 2 L.A.S., Paris 1855 1856, à Émile Chatrousse ; 4 et 3 pages in 8. Belle correspond…
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N° 54
BRONZE "L'AVOCAT MAITRE LABORI" DE THEODORE RIVIERE (1857-1912)
Bronze à pâtine marron représentant le fameux avocat Fernand Labori (1860-1917) , défenseur de Zola et du capitaine Dreyfus.
Signé sur la terrasse"THEODORE RIVIERE". Marque du fondeur "COLIN"
Dédicacé sous la base "A MON AMI LABORI AD"
Fonte ancienne.
H: 34,5cm

La dédicace signée du monogramme"AD" selon toute vraisemblance Alfred Dreyfus, suggère qu'il s'agirait d'un exemplaire offert par le capitaine à son défenseur.

Le Musée Carnavalet à Paris possède un exemplaire en plâtre de 38 cm

Théodore Louis Auguste Rivière, né à Toulouse le 13 septembre 1857 et mort à Paris le 8 novembre 1912, est un sculpteur français.
Il reçoit une formation traditionnelle à l'école des beaux-arts de Toulouse, puis à l'école nationale des beaux-arts de paris.
Attiré par l'orient, le voyage le revèle à son art en lui apportant, non seulement de nouveaux thèmes d'inspiration, quelques fois à travers la littérature, mais aussi un style personnel et novateur dont l'illustration type est l'œuvre-phare, Salammbo chez Mitho.
De retour à Paris, il se distingue par une sculpture de petit format qu'il applique également au nu et au portrait en pied de ses contemporains. Il associe des matériaux à la polychromie raffinée qui participent à l'expression de son sujet. Il collabore en même temps avec des éditeurs du bronze et de la porcelaine. Il répond ainsi aux orientations souhaitées par l'union centrale des arts décoratifs et à son inclination pour les théories de l'art social dès 1900, il retourne à la statuaire de ses débuts en l'adaptant aux monuments publics ériges en Indochine et en France, sans abandonner toutefois le genre décoratif qui lui a valu le succès. Sa sculpture, le plus souvent d'inspiration littéraire et anecdotique, vaut non seulement par les qualités de vie et de mouvement exprimes, mais encore par le raffinement des formes et celui des matériaux. Elle est le reflet des goûts contemporains. Elle témoigne aussi d'un art qui s'adapte à l'idéologie de la IIIe république. »

BRONZE "L'AVOCAT MAITRE LABORI" DE THEODORE RIVIERE (1857 1912) Bronze à pâtine marron représentant…
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