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Collection Béatrice et Patrick Caput - Arts d'Afrique et d'Océanie

jeudi 15 novembre 2018 - 17:00
Salle 9 - Drouot-Richelieu- 9, rue Drouot 75009 Paris
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15 nov.

N° 5
STATUETTE BUTHIB LOBI, STYLE DAGARA-LOBR, BURKINA FASO
Bois
H. 17 cm
LOBI FIGURE BUTHIB, DAGARA-LOBR STYLE, BURKINA FASO
H. 6.69 in

Provenance:
- Collectée par Maine Durieu
- Galerie Akagni, Paris
- Collection André Schoeller, Paris
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Maine Durieu, Statuaire Lobi, carton du vernissage d'inauguration de la Galerie Akagni, 1987
- Daniela Bognolo, Lobi, 2007, p.133, pl.28
- Laurence Durieu-Gendelman, L'arbre et la statuaire Lobi, 2016
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.84-85

Exposition:
- Paris, Galerie Akagni, Statuaire Lobi, avril - mai 1987

En 1987, ouvrait à la Galerie Akagni la première exposition française entièrement consacrée à la statuaire Lobi. Organisée par Maine Durieu (1941-2015) à l'occasion de l'inauguration de son nouvel espace parisien, elle témoignait avec force de la richesse et de la créativité de ces artistes établis à la jonction du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire et du Ghana. La célèbre marchande choisit précautionneusement pour son carton d'invitation, cette remarquable statuette féminine qu'elle avait collectée en pays Lobi quelques temps auparavant.

Cet objet fascine par la puissance de son modelé et la modernité de ses proportions. Sa construction n'est pas sans évoquer un petit bronze de Matisse, La Vie, daté de 1906 et ayant appartenu à Alfred Stieglitz, une provenance très symbolique, à New York dans les années 1920.

Dressé sur des jambes légèrement fléchies, le personnage semble en total tension. Bien que le modelé du corps soit minimaliste, les lignes sont nerveuses, dynamiques. Les bras sont dressés vers le ciel afin d'éloigner la sorcellerie et les maladies. À la puissance de la posture s'ajoute ici l'expressivité du visage. Retranchés sous de lourdes paupières, les yeux sont empreints d'une douce sérénité. La profonde patine nuancée témoigne de préhensions fréquentes. Cette œuvre s'impose d'elle-même comme un chef-d'œuvre de la sculpture Lobi.

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15 nov.

N° 7
CIMIER BAMANA TJI WARA REPRÉSENTANT UNE ANTILOPE FEMELLE ORYX ET SON FAON, MALI
Bois et métal
H. 66 cm
BAMANA CIWARA CREST REPRESENTING A FEMALE ORYX ANTELOPE AND ITS FAWN, MALI
H. 25.98 in

Provenance:
- Collection Henri Kamer, Paris
- Collection Jacques Boussard, Paris
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.154-155

Artiste, peintre et esthète, Jacques Boussard (1915-1989) fit évoluer sa recherche artistique au fil des grands mouvements du XXe siècle (réalisme, cubisme, abstraction). Particulièrement sensible à la question de la forme, il s'intéressa à l'art africain à partir des années 1950 suite à ses nombreuses visites chez ses amis F. H. Lem et I. Païlès, eux-mêmes collectionneurs d'arts primitifs. Cette rencontre avec les arts lointains résonna ensuite tout au long de son travail. Amateur d'art antique, son goût le porta davantage vers la statuaire que vers les masques. Il appréciait particulièrement «la gravité et la noblesse, la sérénité, la logique, la clarté» des sculptures sub-sahariennes (voir Arts primitifs dans les ateliers d'artistes).
Ce beau cimier fait indéniablement écho à l'intérêt de Jacques Boussard pour la pureté plastique. Alliant merveilleusement la stylisation des formes à la pureté des volumes, il s'inscrit, à travers l'envolée remarquable des cornes, dans la verticalité. Le corps de l'antilope oryx est réduit à sa plus simple expression. Elle porte sur son dos un petit faon, dynamique et graphique. Ce jeu entre les deux personnages, la mère et l'enfant, leur modelé et leur touchante patine nuancée témoignent d'une grande ancienneté.

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15 nov.

N° 8
CANNE TEFALIPITYA SÉNOUFO AVEC UNE SCULPTURE FÉMININE ASSISE, CÔTE D'IVOIRE
Bois et métal
H. 35 cm - 165 cm
SENUFO TEFALIPITYA STAFF WITH A SEATED FEMALE SCULTPURE, IVORY COAST
H. 13.77 in - 64.96 in

Provenance:
- Collection Bernard Bottet, Cannes
- Collection Alain Schoffel, Paris
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- François Neyt, Trésors de Côte d'Ivoire, 2014, n°107
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.148-149

Les cannes tefalipitya étaient offertes aux cultivateurs Sénoufo les plus méritants à titre de récompense. Véritables trophées honorifiques, elles étaient remises à l'issue d'une compétition agraire où chaque jeune initié du poro démontrait sa force de travail, sa rapidité et sa dextérité.
Enrichies d'une figure sommitale, symbolisant l'épouse que le champion serait en droit de recevoir, elles étaient brandies devant l'assemblée.
Elles apparaissaient également lors des cérémonies funéraires en guise de sceptre.
Exaltant la beauté féminine et la fécondité, la jeune fille est ici agrémentée d'une élégante coiffure tressée traditionnelle (voir photographie ci-dessus). Des scarifications linéaires rythment délicatement son visage sensible. Assise sur un petit tabouret, elle déploie ses longs bras fins autour de son ventre rebondi. Cette statuette présente un parfait état de conservation.
La canne se termine par une pointe en fer forgé «qui permettait de la planter dans le sol à côté du travailleur pendant le labeur des champs» (voir Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, p.140). Notons ici la belle marbrure rouge et noir du bâton en bois.

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15 nov.

N° 9
MASQUE WAN-SILGA (ÉPERVIER) MOSSI-SUMKOMSE, BURKINA FASO
Bois dur et pigments
H. 26 cm
MOSSI-SUMKOMSE MASK WAN-SILGA (HAWK), BURKINA FASO
H. 10.23 in

Provenance:
- Collection William Wright, New York
- Collection Thomas G. B. Wheelock, New York
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Holly Solomon et Alexandra Anderson, Living with Art, 1988, n°119
- Christopher Roy et Thomas Wheelock, Land of Flying Masks: Art and Culture in Burkina Faso, The Thomas G. B. Wheelock Collection, 2007, n°106
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.156-157

Au sein du corpus des masques Mossi, cet objet très rare, en bois dur, se distingue par son ancienneté remarquable, sa surprenante rigueur géométrique, son abstraction formelle et son élégante polychromie. Appelé masque wan-silga ou «masque de l'épervier», il s'inscrit dans le style des masques Mossi Sumkomse, s'étant développé dans l'ancien royaume de Ouagadougou, au sud-ouest du pays Mossi.
De forme ovale, percé de quatre orifices circulaires figurant les yeux et la capacité à appréhender l'au-delà, ce masque n'était pourtant pas censé être porté devant le visage.
Il était plutôt placé au sommet de la tête, couronnant un lourd costume de fibres noires dissimulant ingénieusement l'identité du danseur. La beauté du jeu de polychromie - alternance de triangles bleus, rouges et blancs - s'allie parfaitement au travail géométrique des traits. Le nez est accroché au sommet du front.

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15 nov.

N° 10
CANNE AVEC TÊTE SUPPORTANT UNE PALETTE LUBA, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Bois et métal
H. 55 cm
LUBA STAFF WITH HEAD SUPPORTING A PALETTE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO
H. 21.65 in

Provenance:
- Collection Alain de Monbrison, Paris
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.56-57

Majestueux témoins de l'art royal Luba, les sceptres étaient l'apanage des membres de la noblesse, des chefs territoriaux et des devins. Transmis de génération en génération, ils possédaient chacun leur propre singularité car ils étaient étroitement liés à l'histoire, à la généalogie, aux migrations d'une famille, d'un lignage ou d'une chefferie spécifique. Chaque détail était porteur de sens et de mémoire, vecteur de souvenir et de réviviscence du passé. Mêlant remarquablement force et sensibilité, ces objets hautement symboliques exaltaient l'autorité de leurs détenteurs et symbolisaient le pouvoir de leurs familles. Ils renforçaient leur aura et les hissaient au-dessus de leur condition de mortel. Les sceptres servaient donc à la fois d'appareil mnémonique et d'emblème d'un pouvoir temporel et spirituel.
À leur iconographie complexe s'ajoute leur remarquable qualité sculpturale. Ces objets sont généralement agrémentés d'une figure féminine rendant hommage au rôle déterminant des femmes Luba dans l'exercice du pouvoir. Elles intervenaient en effet aussi bien dans la constitution des alliances que dans les prises de décision ou les rituels d'investiture.
L'œuvre que nous présentons ici se distingue par sa construction segmentée. Au centre, figure un ravissant visage féminin. Il est surmonté d'une imposante palette en bois. De forme triangulaire, elle est ornée de fines incisions formant un agréable décor abstrait. Les traits du visage ovoïde sont élégamment taillés et parfaitement équilibrés. Le front arrondi est auréolé d'un bandeau délicat. Les yeux en grains de café sont clos offrant au personnage une expression de recueillement. La bouche généreuse est légèrement entrouverte.
Une remarquable coiffure cruciforme rythme l'arrière. La partie inférieure est recouverte d'une torsade en cuivre soigneusement enroulée autour de la structure. Magnifiquement modelé, ce sceptre se distingue par la délicatesse des traits et l'incroyable expression de sérénité qui émane de son personnage sculpté.

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15 nov.

N° 13
STATUETTE D'ANCÊTRE BEMBE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Bois et perles
H. 14,5 cm
BEMBE ANCESTOR FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO
H. 5.70 in

Provenance:
- Collection Max Pellequer, acquis dans les années 1920, Paris
- Collection privée, transmis par descendance
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.34-37

Neveu par alliance du célèbre marchand et collectionneur André Level, Max Pellequer (1883-1974) s'inscrit parmi les grands protagonistes de l'art du XXe siècle. Banquier de profession, il rencontra Pablo Picasso dans les années 1920 par l'intermédiaire de son oncle. Les deux hommes se lièrent d'amitié. Pellequer devint également le conseiller financier de l'artiste et l'un de ses correspondants les plus prolifiques. Grands amateurs d'arts primitifs, ils prêtèrent ensemble une partie de leurs collections lors de l'exposition emblématique de 1930 organisée à la Galerie Pigalle.

A l'époque de sa rencontre avec Picasso, Max Pellequer avait déjà un œil certain et avait acquis de très beaux objets égyptiens et africains dont ce bijou de l'art Bembe. Dressée sur une fine base circulaire, cette figure d'ancêtre est très similaire à une œuvre conservée au British Museum (inv. MMO 14623).
La force du visage aux traits serrés, la dynamique de la pose - exprimée ici par la stylisation des omoplates et du sillon dorsal -, l'extrême finesse des modelés, l'attention minutieuse portée sur les pouces relevés et les malléoles, la beauté de la profonde patine nuancée, placent cette œuvre exceptionnelle au sein de l'étroit corpus du style Gangala dont ces détails sont la signature. Mis en lumière par Marc Félix en 1995 dans son ouvrage Art & Kongo, ce style avait déjà été répertorié par Raoul Lehuard comme l'arrivée de l'art Bembe à sa perfection (voir Bakongo, les centres de style, p.371). Cinq statuettes, trois féminines et deux masculines, y étaient alors rattachées. Hormis l'effigie conservée au British Museum (ancienne propriété du Museum of Mankind), elles demeurent toutes en mains privées. Découverte en avril 2015 lors d'une vente aux enchères à Vannes, la statuette Pellequer prouve que le style Gangala, véritable quintessence de l'art Bembe, n'a peut-être pas encore livré tous ses trésors...

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15 nov.

N° 16
STATUETTE RELIQUAIRE CULTUELLE LUBA, ATELIER DE LA MOYENNE LUKUGA, LUBA ORIENTAUX, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Bois
H. 19,5 cm
LUBA CULT RELIQUARY FIGURE, WORKSHOP IN THE MIDDLE LUKUGA, EASTERN LUBA, DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO
H. 7.67 in

Provenance:
- Collectée par Georges Van Halle entre 1940 et 1945
- Collection Pierre Dartevelle, acquis de Georges Van Halle en 1974, Bruxelles
- Galerie Bernard de Grunne, Bruxelles
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- François Neyt, Luba, aux sources du Zaïre, 1993, p.157
- Mary Nooter Roberts et Allen F. Roberts, Memory: Luba Art and the Making of History, 1996, p.196, n°79
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.88-89

Exposition:
- Paris, Fondation Dapper, Luba, aux sources du Zaïre, 25 novembre 1993 - 17 avril 1994
- New York, The Museum of African Art, Luba: to the source of the Zaire, 2 février - 8 septembre 1996
- Washington, The National Museum of African Art, Smithsonian Institution, Luba: to the source of the Zaire, 30 octobre 1996 - 26 janvier 1997
- Buffalo, Albright-Knox Art Gallery, Luba: to the source of the Zaire, 26 juillet - 5 octobre 1997
- Wellesley, Davis Museum & Cultural Center, Luba: to the source of the Zaire, 5 février - 7 juin 1998

Les statues cultuelles Luba sont rares. Intermédiaires entre le visible et l'invisible, elles étaient utilisées pour faire face à des puissances antagonistes, ambivalentes, qui engendraient le bonheur, la fécondité, la richesse mais aussi l'envoûtement, la possession ou la mort.
Elles apparaissaient principalement lors des rites de divination, de guérison et d'initiation.
Collectée entre 1940 et 1945 par l'officier colonial Georges Van Halle, cette statuette reliquaire s'impose comme un chef-d'œuvre de l'art Luba.
D'une très belle patine sombre, elle mêle magistralement à la fois des influences Luba, Hemba et Tabwa.
La tête, siège de pouvoir, lieu de sagesse et de clairvoyance, est surmontée d'une petite coupe circulaire finement décorée. Logée au sommet d'une élégante coiffure gaufrée, cette dernière était destinée à accueillir des remèdes magiques. Les immenses yeux en amande mi-clos suggèrent une grande intériorité. Le nez et la bouche sont sculptés avec une extrême délicatesse. Le long cou magnifiquement annelé mène à une poitrine généreuse rappelant l'importance de la féminité dans l'art Luba. Les mains sont symboliquement posées sur l'abdomen rebondi.
La beauté de cette sculpture, la plénitude de ses formes, l'expressivité de son visage, et plus précisément son haut front bombé, ses grands yeux en amande et son long cou annelé, permettent de l'attribuer à un atelier établi aux confins des pays Luba et Hemba, dans la région de la Lukuga. D'après François Neyt, les plus belles représentations Luba, les plus prestigieuses d'un point de vue esthétique, ont été réalisées dans cette contrée du Congo (voir Luba aux sources du Zaïre, p.158).

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15 nov.
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15 nov.

N° 20
STATUETTE RELIQUAIRE ASSISE, UNE MAIN SUR LA JOUE, VILI, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Bois
H. 13 cm
VILI SEATED RELIQUARY FIGURE WITH ONE HAND ON THE CHEEK, DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO
H. 5.11 in

Provenance:
- Collection Bela Hein, Paris
- Collection Gisèle Weinberg, Paris
- Collection privée, Paris
- Galerie Schoffel-Valluet, Paris
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.86-87

Assis en tailleur, ce personnage Vili présente une incroyable force esthétique exprimée ici à travers le dynamisme des volumes et la majesté de la pose.
La tête est couronnée d'une coiffure rase. Les traits sont puissants, ordonnés selon une géométrie rigoureuse. Sous les sourcils délicatement arqués, les yeux percés en amande offrent une très belle expressivité. Les lèvres sont généreusement ourlées. La sérénité du visage fait écho au mouvement du corps, évoquant le respect et la méditation. Le bras gauche est replié, la main droite soutenant délicatement la joue comme une invitation à la réflexion. D'après Frank Herreman, cette attitude évoquerait la sagesse d'un chef qui réfléchit avant de parler ou «la figure d'un ancêtre qui médite sur la mort et pleure sur le sort de ceux qui viennent après lui» (voir Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, p.76).
Empreinte d'une belle patine sombre nuancée, la particularité de cette œuvre réside dans l'agencement de ses espaces évidés, destinés à accueillir des médecines aux propriétés spirituelles et aux pouvoirs surnaturels appelées bilongo. Comme il est généralement d'usage sur certaines grandes statues Songye, ces réceptacles creusés dans la tête, le ventre et le socle sont reliés entre eux. Ce réseau favoriserait ainsi le déplacement du pouvoir des bilongo dans l'ensemble de la statuette.

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15 nov.
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