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L’Empire à Fontainebleau, Manuscrits - lot 1 à 72

dimanche 09 décembre 2018 - 11:00
9-11, rue Royale 77300 Fontainebleau
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N° 51
CONDÉ (Louis II de Bourbon, prince de). Pièce signée « Louis de Bourbon » en qualité de seigneur de Chantilly. Chantilly, 22 avril 1651. 1 p. in-folio oblong sur parchemin, sceau absent. Lettres de confi rmation « des charges et offi ces de cappitaine et gouverneur de la forteresse et chasteau dudit Chantilly, cappitaine des chasses, forestz, bois, buissons, landes, plaines, varennes, eaues et rivieres qui sont dans l'estandue de ladite seigneurie de Chantilly, comté de Dampmartin et leurs dependances, maistre particulier des eaues et forestz, gruier et maistre garde-marteau esdites forestz de Chantilly, Pontharmé, Montespillouer et dependances... » LE GRAND CONDÉ Considéré comme un des grands hommes de guerre de son temps dès l'âge de 22 ans par sa victoire de Rocroi (1643), Louis II de Bourbon (1621-1686) était entré dans la carrière militaire en 1640. Portant le titre de duc d'Enghien jusqu'à la mort de son père (1646), il lui succéda alors comme prince de Condé, gouverneur de la Bourgogne et du Berry. Sa puissance et celle de sa famille, qui comptait notamment son frère le prince de Conti et son beau-frère le duc de Longueville (tous deux gouverneurs de provinces), commençait à inquiéter le pouvoir royal. Lors de la minorité de Louis XIV, Mazarin eut encore recours à lui, dans la dernière campagne de la guerre de Trente ans (victoire de Lens en 1648) et contre les Parisiens frondeurs (siège victorieux en 1649), mais la rupture fi nit par intervenir, provoquée par l'insolence et les exigences du prince de Condé. Celui-ci, Conti et Longueville furent alors emprisonnés (1650-1651), ce qui provoqua la Fronde des princes. Condé libéré entra à Paris mais s'aliéna bientôt les Parisiens et dut s'exiler, se mettant au service de l'ennemi espagnol. Louis XIV accorda son pardon après la paix des Pyrénées (1659) et le prince, dès lors, se montra d'une fi délité absolue, brillant de nouveau à la tête des armées en Hollande, aux Pays-Bas, en Alsace. Il avait fait de son château de Chantilly un centre brillant où il reçut des personnalités comme Boileau, Molière, Bossuet, Bourdaloue où Nicole. C'est là qu'il passa ses dernières années.

CONDÉ (Louis II de Bourbon, prince de). Pièce signée « Louis de Bourbon » en qualité de seigneur de Chantilly. Chantilly…
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N° 54
CONDÉ (Louise Marie-Th érèse Bathilde d'Orléans, princesse de). – Lettre autographe signée « L. M. T. B. d'Orléans Bourbon » à mademoiselle de Puget [probablement de la famille de Puget de Barbentane, liée aux Orléans]. S.l.n.d. 3/4 p. in-12, adresse au dos avec déchirure due à l'ouverture portant atteinte à quelques mots de l'adresse, infi me galerie de vers. « Rien n'est plus joli... que le tableau de fl eurs que vous voulez bien me donner, la fraîcheur du coloris en est délicieuse et j'aurai un double plaisir à le regarder en pensant qu'il est votre ouvrage... » La dernière occupante de l'Élysée sous l'Ancien Régime SOEUR DE PHILIPPE-ÉGALITÉ, MÈRE DU DUC D'ENGHIEN, TANTE DE LOUIS-PHILIPPE IER, ELLE FUT DUCHESSE DE BOURBON et la dernière princesse de Condé. Femme d'une grande liberté d'esprit, la princesse (1750-1822) se sépara de son mari dès 1780 et s'adonna au mysticisme et à l'occultisme. D'opinion libérale, elle se montra favorable à la Révolution mais fut retenue en captivité sous la Terreur. Libérée en 1795, elle fut bannie de France en 1797 tandis que le Directoire vendait son palais de l'Élysée comme bien national. Elle se réfugia alors en Espagne avec sa belle-soeur la duchesse d'Orléans. Bien que favorable à Bonaparte, elle eut la douleur de voir son fi ls le duc d'Enghien exécuté et ne put rentrer en France qu'en 1814. RARE.

CONDÉ (Louise Marie Th érèse Bathilde d'Orléans, princesse de). – Lettre autographe signée « L. M. T. B. D'Orléans Bourb…
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N° 55
CONDÉ (Louis-Henri-Joseph de Bourbon, prince de). Lettre autographe signée « L. H. J. de Bourbon » à la duchesse d'Orléans et future reine MARIE-AMÉLIE. Chantilly, 3 septembre 1829. 1 p. 1/2 in-4. Portrait. JOINT, une lettre de sa maîtresse la baronne de Feuchères, et une lettre du mari complaisant. PRÉCIEUX DOCUMENT RELATIF À UN DES GRANDS SCANDALES DE L'HISTOIRE DE FRANCE. Immensément riche, le prince de Condé rédigea son testament le 30 août 1829 en faveur du duc d'Aumale, fi ls du futur roi Louis-Philippe Ier et de Marie-Amélie, en y incluant une large dotation pour la baronne de Feuchères. Fille d'un pêcheur d'huîtres de l'île de Wight devenue servante d'auberge, Sophie Dawes avait été remarquée en 1811 par Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé alors en exil, qui l'emmena en France et en fi t sa maîtresse offi cielle. Quand, le 27 août 1830, on retrouva du prince de Condé pendu à son espagnolette, le scandale éclaboussa Louis- Philippe, la famille d'Orléans étant la principale bénéfi ciaire de son testament : deux instructions conclurent au suicide mais on accusa le roi d'avoir voulu étouff er l'aff aire. « MADAME, J'ÉPROUVE UNE VÉRITABLE SATISFACTION DES CHOSES AIMABLES QUE VOUS ME DITES À L'OCCASION DES DISPOSITIONS QUE J'AI FAITES EN FAVEUR DE VOS ENFANS : mon coeur, et mon amitié pour toute votre famille me les ont dictées , et je serai très empressé de vous le répéter, lorsque j'aurai le plaisir de vous voir. Mde DE FEUCHÈRES ME CHARGE DE VOUS TÉMOIGNER COMBIEN ELLE EST SENSIBLE À VOTRE BONTÉ POUR ELLE : IL EST VRAI QU'ELLE A MIS DANS CETTE AFFAIRE UNE CHALEUR QUI M'A FAIT VAINCRE DES DIFFICULTÉS que je rencontrois pour la terminer aussi promptement. Je peux vous confi er, Madame, qu'elle mérite votre intérêt par les sentimens purs, nobles et distingués qui la caractérisent... » FILS DU CHEF DE L'ARMÉE CONTRERÉVOLUTIONNAIRE ET PÈRE DU DUC D'ENGHIEN QUI FUT ASSASSINÉ SOUS L'EMPIRE, Louis-Henri-Joseph de Bourbon (1756-1830) garda le titre de duc de Bourbon même après la mort de son père (1818). Il avait épousé sa cousine Louise Marie-Th érèse Bathilde d'Orléans dont il se sépara en 1780. Il avait reçu la charge de gouverneur de la Franche-Comté, participa à l'expédition de Gibraltar en 1782, et, après 1789, suivit son père en émigration – il reçut une blessure à la bataille de Bertzheim en 1793. Envoyé en Angleterre en 1795 pour tenter de préparer un débarquement du comte d'Artois (en vain), il y demeura jusqu'en 1814, menant une vie frivole. Il tenta également sans succès de soulever l'Anjou sous les Cent Jours. Après 1815, grand-maître de la Maison du roi, il partagea sa vie entre le château de Chantilly, le palais Bourbon à Paris, et le château de Saint-Leu acheté en 1821. – FEUCHÈRES (Sophie Dawes, baronne de). Lettre autographe signée [au duc d'Orléans et futur LOUIS-PHILIPPE Ier]. Palais-Bourbon [à Paris], 7 février 1830. 3 pp. in-4. « AFIN QUE VOTRE ALTESSE VOIE L'ÉTAT ACTUEL DE NOTRE PAUVRE PRINCE [DE CONDÉ], et son éloignement pour recevoir du monde, j'aime mieux Lui envoyer tout à fait confi dentiellement les deux petites lettres que j'ai reçues de lui hier et aujourd'hui , puisqu'il n'est nullement en danger, Votre Altesse ne pense-t-elle pas qu'il vaut mieux retarder encore son voyage à Chantilly. J'y vais toujours demain, et Votre Altesse peut compter sur mon exactitude pour la tenir au courant s'il y avait quelque chose de nouveau. JE SUIS TOUTE EN ÉMOI, ET PRESQUE TREMBLANTE EN PENSANT AU GRAND ÉVÉNEMENT DE CE SOIR , j'éprouve un vif regret, c'est de n'avoir pas l'honneur de faire ma cour à Leurs Altesses Royales Mad. la dsse d'Orléans et Mademoiselle. Si je ne craignais pas de commettre une indiscrétion, j'aurais demandé la permission d'aller en sortant des Th uileries déposer à Leurs pieds l'hommage de ma reconnaissance pour tout ce qu'Elles ont daigné faire dans cette circonstance pour moi... » Fille d’un pêcheur d’huîtres de l’île de Wight, Sophie Dawes se fi t servante dans une auberge près de Londres où elle fut remarquée en 1811 par Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé alors en exil. Le prince lui donna des rudiments d’éducation et l’emmena à Paris où il lui fi t épouser l’un de ses aides de camp, Jean Feuchères, qu’il nomma baron de Feuchères pour l’occasion. Apprenant la supercherie, le mari la quitta, et la belle devint alors la maîtresse offi cielle du prince de Condé. Quand on retrouva celui-ci, le 27 août 1830, pendu à son espagnolette, le scandale éclaboussa Louis-Philippe et la famille d’Orléans : bien que deux instructions aient conclu au suicide, on accusa le roi d’avoir voulu étouff er l’aff aire, car la baronne de Feuchères avait obtenu l’année précédente que le prince de Condé rédigeât son testament en faveur du duc d’Aumale, fi ls de Louis-Philippe – en y incluant une large dotation pour elle. Après avoir intenté sans succès un procès pour obtenir le château d’Écouen, la courtisane rentra en Angleterre où elle fi nit ses jours. L'époux de la sulfureuse baronne de Feuchères – FEUCHÈRES (Adrien Victor de). Lettre autographe signée. Château de Chantilly, « 5 septembre ». Concernant les travaux de sellerie pour le prince de Condé.

CONDÉ (Louis Henri Joseph de Bourbon, prince de). Lettre autographe signée « L. H. J. De Bourbon » à la duchesse d'Orléa…
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N° 56
LOUIS-PHILIPPE Ier (Louis-Philippe d'Orléans, futur). Lettre autographe signée « L. P. d'Orléans » adressée avec mention « private » à un Anglais [le duc de Kent d'après une note postérieure]. Palerme, 26 janvier 1813. 8 pp. in-4, sur 2 bifeuillets reliés à couture. EXTRAORDINAIRE LETTRE OFFRANT UN TABLEAU D'UNE RARE CRUDITÉ SUR L'INTIMITÉ DU FUTUR ROI FRANÇOIS Ier DES DEUX-SICILES, PÈRE DE LA DUCHESSE DE BERRY. Louis-Philippe d'Orléans avait en 1809 épousé Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, soeur du futur François Ier, et demeurait à la villa Santa Teresa. Repliée en Sicile sous protection anglaise, la famille royale de Bourbon-Siciles avait dû abandonner Naples aux Français, où le roi Murat allait bientôt revenir après sa participation à la campagne de Russie. LE FUTUR LOUIS-PHILIPPE Ier EN EXIL, DISCOURANT AVEC NATUREL ET ESPRIT, LOIN DES ATTÉNUATIONS DU LANGAGE DIPLOMATIQUE, ET AVEC DES REMARQUES SUR LA CUISINE À LA COUR DES DEUX-SICILES. C'est au Canada en 1799 que le duc d'Orléans en exil rencontra pour la première fois le prince Édouard (1767-1820), duc de Kent et père de la reine Victoria, qui y commandait en chef les troupes britanniques d'Amérique du Nord. Ils conservèrent par la suite des relations très amicales, échangeant une correspondance intime. « Vous êtes étonné de ce que je vous ai mandé précédament que la maladie du prince héréditaire [le futur François Ier] devait avoir été pour lui une forte leçon, parce que vous avés l'idée qu'il n'a jamais commis d'excès. VOTRE IDÉE EST JUSTE À CERTAINS ÉGARDS, SURTOUT RELATIVEMENT À CES TROIS EXCÈS AUXQUELS IL EST RARE QUE LES HOMMES ÉCHAPPENT ENTIÈREMENT, LE VIN, LE JEU & LES FEMMES. LE PRINCE HÉRÉDITAIRE EST EXEMPLAIRE SUR CES TROIS POINTS-LÀ, & relativement à eux sa conduite est au-dessus de tout éloge. Mais pourtant son système de vie est destructeur de sa santé, & vous en jugerés par les détails suivans. LE PREMIER POINT BLÂMABLE DU SYSTÈME DE VIE DU PRINCE HÉRÉDITAIRE, C'EST LE RÉGIME HABITUEL & LE CHOIX DE SES ALIMENS. Ceci est un défaut de toute sa famille, & je mets en fait qu'il faut avoir vécu avec eux pour savoir combien ils se nourrissent mal. Ce n'est pas qu'ils fassent mauvaise chère, ni que le dîner soit court, mais c'est qu'ils ne mangent rien de substantiel, & qu'ils se remplissent comme le singe de Gulliver de toutes espèces de cochonneries tant en salaisons qu'en vinaigres & en épices & en choses fortes. Ils ont outre cela certains ragoûts dont la seule vue suffi t presque pour défaire l'estomac, un entr'autres qui s'appelle des gniocchi : c'est une pâte composée de mies de pain bouillies jusqu'à réduction à peu près comme ce que les marins anglais mettent dans le sea pye avec cette diff érence qu'ici on la met dans du beurre fondu comme de l'huile, & qu'on les couvre de parmesan. On sert cela dans une soupière, & la famille s'en applique des lampées dans de grandes assiettes à soupe. Le prince héréditaire demande à être servi le dernier, afi n d'avoir le fonds qui est le plus gras où il y a le dépôt du beurre & du fromage, & puis il s'empiff re de tout cela avec délices. Tout le dîner va comme cela, & aucun Anglais, mais vous surtout, Monseigneur, qui êtes si plain dans ce que vous mangés, vous ne pouvés point en avoir d'idée, & Don Léopold [Léopold de Bourbon-Siciles, prince de Salerne, frère cadet du futur roi François Ier, et futur beau-père du duc d'Aumale] est pis que le prince pour la quantité & pour la qualité. Pour le vin, le prince boit du vin rouge & de l'eau, & rarement un verre de Malaga, mais ce vin rouge est un vin épais & doucereux fait avec du raisin qu'on passe au four avant qu'on le mette au pressoir, & il n'y a que lui qui en boive au Palais. Or ce vin-là ne raccommode pas ses digestions & ne fait pas circuler son sang. AUCUN EXERCICE, OU DU MOINS TRÈS PEU, & EN VÉRITÉ LA VIE DU PALAIS REND PRESQU'IMPOSSIBLE D'EN FAIRE par le mauvais arrangement des heures, & la manière dont le tems est coupotté, car si on veut sortir avant dîner, à peine est-on dehors que toutes les montres se tirent, & vous avertissent que si vous ne rentrés pas au plus vite, vous ne serés pas à tems pour le dîner royal, & après le dîner, il faut sortir le morceau dans le bec, ou la nuit vous attrappe, & cela ne va pas. Aussi le roi [Ferdinand Ier], qui aime beaucoup le mouvement & qui en fait beaucoup, est à Palerme le moins qu'il peut, & je ne doute pas que ce ne soit au mouvement que le roi doive d'avoir une meilleure santé que ses fi ls. Vous concevés déjà, Monseigneur, par ce que je vous en ai dit, que le prince héréditaire avec ces habitudes-là ne peut avoir une bonne santé, mais pour vous faire une confi dence complette de tout ce qui la lui détruit, il vous faut encore entendre des détails non moins étonnans. Ce système de vie lui a donné une épaisseur de sang à laquelle il s'est habitué à remédier par de fréquentes saignées. À présent il ne se fait plus saigner qu'une fois tous les trois ou quatre mois, mais cela lui paraît peu, & il m'a dit que, plus jeune, il se faisait saigner au moins une fois par mois. ceci seul suffi rait, je crois, pour lui faire un mal irréparable. Mais ayés encore un peu de patience. Comme il fait très peu d'exercice, ses viscères ont peu de ton, & que fait-il grand Dieu ! pour leur en donner ? Il les régale d'une diarrhée perpétuelle ! Il croit qu'à moins de quatre ou cinq évacuations par jour, un homme n'est pas bien, & dès qu'il en est réduit à ce taux, il avale des médecines pour activer les évacuations. Aussi, partout où il va, ne fut-ce que pour dîner, il doit y avoir un cabinet fourni de tous les ustensiles requis, & surtout une chaise non percée que l'on met devant la perçée, afi n que les jambes royales puissent être élevées pendant l'opération, car c'est là l'étiquette de l'ancienne Cour de Naples. Il est aussi contraire à la même étiquette que le prince soit laissé seul pendant ces augustes fonctions, & les vieux courtisans prétendent que c'est là le moment des épanchemens les plus précieux à recueillir pour s'insinuer dans les faveurs royales. Heureusement, Monseigneur, que ces étiquettes ne sont d'usage que dans les branches masculines de la Maison : grâces à Dieu, les branches féminines en sont exemptées. Enfi n, Monseigneur, puisque vous voulés tout savoir, il faut bien vous parler d'une autre habitude non moins funeste à la santé du prince héréditaire, & que lui attribue la chronique secrette du Palais. EN GÉNÉRAL, IL FAIT LA CIESTE APRÈS SON DÎNER, & ON CROIT QUE C'EST DANS CE MOMENT, C'EST-À-DIRE, DANS LE MOMENT DE LA DIGESTION, QU'IL SE LIVRE AU TRAVAIL DE LA CONTINUATION DE SA RACE ROYALE. Vous sentés bien qu'il est diffi cile de pénétrer ces mystères-là, cependant qu'est-ce qu'on ne pénètre pas dans un palais, & surtout dans ce palais-là ? Les médecins en ont fait des remontrances qui, à ce qu'on dit, ont été sans eff et, & on prétend même que l'un d'eux a reçu de la première femme (l'Autrichienne, morte il y a douze ans [Marie-Clémentine d'Autriche, mère de la duchesse de Berry]) une injonction assés nette de se désister de ces conseil-là. Outre cette complication d'habitudes déplorables, le prince est fort tourmenté d'une humeur rhumatismale qui tantôt se fi xe dans un endroit, & tantôt dans un autre, & il est remarquable que depuis assés longtems avant sa dernière maladie, il ne souff rait plus de son rhumatisme, & que cela faisait craindre quelque maladie aux médecins. Depuis qu'il est rétabli, le rhumatisme est revenu, & le tourmente comme auparavant. Sa maladie consistait à ce que son estomac eût perdu le pouvoir de la digestion. Il vomissait tout ce qu'il prenait, remèdes & alimens, & il éprouvait de tems à autre des coliques très violentes & des douleurs très aigres. Il commença par éprouver de loin en loin ces coliques & ces vomissemens (accident auquel la famille est très sujette par suite de son régime), puis peu à peu cela devint plus fréquent, puis journalier, & alors on eut de sérieuses inquiétudes , mais bientôt les accidens devinrent plus rares & à présent déjà depuis longtems, ils ont disparu. C'est l'assa fetida qui a fait cette cure, tous les autres remèdes n'ont pas passé. Je crois, Monseigneur, que vous entendés à présent comment la régularité de la conduite du prince héréditaire ne l'a pas empêché de ruiner sa santé. TOUT CELA EST LE TRISTE RÉSULTAT DU SYSTÈME DE SON ÉDUCATION. C'EST ENCORE LÀ UN POINT DONT AUCUN ANGLAIS NE PEUT SE FAIRE D'IDÉE, JE PUIS MÊME AJOUTER AUCUN FRANÇAIS, CAR IL Y A ICI UN SYSTÈME ORIENTAL OU MAHOMÉTAN DE DÉPENDANCE & DE RENFERMERIE dont en vérité on n'avait pas plus d'idée en France qu'en Angleterre. Quelle chronique j'aurais à vous faire, si je devais vous dévoiler tout cela comme je viens de vous détailler le système manducatoire du prince héréditaire... »

LOUIS PHILIPPE Ier (Louis Philippe d'Orléans, futur). Lettre autographe signée « L. P. D'Orléans » adressée avec mention…
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N° 57
LOUIS-PHILIPPE Ier. Pièce signée en trois endroits, une fois de son nom « Louis Philippe » et deux fois de son paraphe, contresignée par le ministre des Aff aires étrangères et président du Conseil Louis Mathieu MOLÉ. Palais de Neuilly, 14 octobre 1836. 2 pp. 1/2 in-folio, cachet armorié de cire sous papier, petites mouillures. « L'article neuvième de la première des deux conventions que nous avons conclues à Paris avec Sa Majesté le roi du Royaume-Uni, de la Grande-Bretagne et d'Irlande, l'une, le 30 novembre 1831, l'autre, le 22 mars 1833, et qui ont pour objet commun L'ENTIÈRE RÉPRESSION DU CRIME DE LA TRAITE DES NOIRS, – portant que les puissances maritimes de l'Europe seraient invitées à accéder aux dites conventions –, NOUS AVONS, DE CONCERT AVEC SA MAJESTÉ BRITANNIQUE, INVITÉ LES SÉNATS DES VILLES LIBRES ET ANSÉATIQUES DE HAMBOURG, BRÊME ET LUBECK, À Y ACCÉDER , et ces Sénats, animés des mêmes sentiments que nous, ayant manifesté le désir de concourir au même but d'humanité, nous avons pensé que le moyen le plus effi cace d'arriver à ces heureux résultats, serait de signer avec ces villes, conjointement avec le roi de la Grande-Bretagne, une convention formelle d'accession aux dites conventions. À ces cause, nous confi ant entièrement en la capacité, prudence, expérience, zèle et fi délité à notre service de notre cher et bien aimé le baron de Lasalle..., nous le nommons commettons et constituons notre plénipotentiaire, et lui... donnons plein et absolu pouvoir et mandement spécial à l'eff et de se réunir aux plénipotentiaires également munis de pleins pouvoirs... de la part desdits Sénats des villes libres et anséatiques de Hambourg, Brême et Lubeck, et de Sa Majesté britannique, dans le but de négocier, conclure et signer... tels traité, convention ou articles qu'il jugera le plus convenables pour établir et constater ladite accession... »

LOUIS PHILIPPE Ier. Pièce signée en trois endroits, une fois de son nom « Louis Philippe » et deux fois de son paraphe, …
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N° 58
MARIE-AMÉLIE (Reine). 2 lettres autographes signées de son paraphe. – À LOUIS-PHILIPPE Ier. Saint-Cloud, 23 juin 1831. BELLE LETTRE AMOUREUSE, d'une teneur très riche, évoquant la vie politique (fatigue du roi en déplacement, élections, Dupin, Russie), la vie amicale (duchesse de Frioul, Hortense de Beauharnais duchesse de Saint-Leu), la vie familiale (promenade et pique-nique dans le bois de Malmaison) : « ... PAR DES CHEMINS DÉLICIEUX NOUS AVONS ÉTÉ À LA FONTAINE QUE [L'IMPÉRATRICE] JOSÉPHINE AVOIT FAIT ARRANGER et là sur l'herbe nous avons fait notre dîner tout de choses froides que nous avions apportées, c'étoit charmant, et les enfans étoient dans le bonheur... Nous avons encore promené dans les bois les enfans s'amusant à cueillir les fraises qui y sont en abondance et nous sommes revenus à pied jusqu'à Vaucresson... » (5 pp. 1/3 in-12). – À un de ses fi ls. Paris, 31 mai 1846. « Mon bon grand (je ne peut plus dire gros)... NOUS SOMMES TOUS BIEN, ET J'AI REÇU CE MATIN UNE LETTRE DU 23 DE CE BON AUMALE [alors commandant la province de Titteri]. IL PARTAIT LE LENDEMAIN POUR MILIANA D'OÙ, SI LE TEMPS LE PERMETTAIT, IL COMPTOIT ALLER AVEC 3000 BAYONNETTES FAIRE UN TOUR DANS LES MONTAGNES DE L'OUANSÉRIS [Djebel Ouarsenis] où Bugeaud craint qu'Abd-el-Kader puisse aller se réfugier... et il est bien sur ses gardes pour ne pas se laisser mettre le paquet sur les bras... "Tant" [surnom familier de son fi ls Louis d'Orléans, LE DUC DE NEMOURS] EST DEPUIS HIER À CHANTILLY POUR LES PRÉPARATIFS DES COURSES et chasse aujourd'hui dans la forêt d'Alat [Halatte]... » (3 pp. in-12). ÉPOUSE DE LOUIS-PHILIPPE Ier, LA REINE MARIE-AMÉLIE (1782-1866) était fi lle du roi de Naples Ferdinand Ier et de Marie-Caroline de Habsbourg, tante de la duchesse de Berry, et, par alliance, nièce de la reine Marie-Antoinette aussi bien que tante de l'impératrice Marie-Louise. Elle avait épousé Louis-Philippe d'Orléans en 1809, qui devint roi de France en 1830.

MARIE AMÉLIE (Reine). 2 lettres autographes signées de son paraphe. – À LOUIS PHILIPPE Ier. Saint Cloud, 23 juin 1831. B…
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N° 59
FAMILLE D'ORLÉANS. Ensemble de 13 lettres. Le roi – LOUIS-PHILIPPE Ier. Lettre autographe signée de ses initiales en deux endroits, [adressée à sa soeur Adélaïde d'Orléans]. Neuilly, 20 juin 1844. 3 pp. in-8 carré. « Ce matin à dix heures, une dépêche télégraphique venue de Toulon en cinquante minutes nous a appris que Joinville y était heureusement arrivé ce matin à huit heures & demie [l'amiral de Joinville, fi ls de Louis-Philippe Ier, allait s'embarquer à Toulon pour intervenir dans la crise marocaine liée à la lutte contre Abd-el-Kader]. Je regrette bien que nous n'ayons pas de ligne télégraphique qui passe près de Randan [château d'Adélaïde dans le Puy-de-Dôme]... » Le roi évoque également son fi ls le duc de Montpensier (« Totone », « Tony »), des proches, donne des détails sur son intimité quotidienne, et livre son avis sur la situation politique en Angleterre. La reine – MARIE-AMÉLIE (Reine). Lettre autographe signée de son paraphe, adressée à son fi ls le prince de JOINVILLE. Palais de Saint-Cloud, 7 juillet 1831. 5 pp. 1/2 in-4. Très longue lettre : navigations du prince, nouvelles familiales, festivités de l'anniversaire de la révolution de Juillet (dont un déplacement en province avec Louis-Philippe Ier, Soult, Sébastiani), élévation du prince de Saxe-Cobourg au trône de Belgique, etc. Les princes et princesses leurs enfants – AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Lettre autographe signée à son ami le peintre Édouard Odier. Orleans House à Twickenham, 30 novembre 1860. 2 pp. 1/2 in-12, en-tête gaufré à son chiff re couronné. Il le remercie pour l'envoi de trois DESSINS D'ISIDORE PILS, actuellement conservés au château de Chantilly (deux intitulés « Chasseur à pied » et un « Clairon de zouave ») : « ... Un vrai chef-d'oeuvre, trois troupiers en chair et en os, qui parlent, qui remuent, qui vont se battre, et qui rosseront, j'en suis bien sûr, Kabyles, Cosaques et Kaiserlicks. Il me semble que j'ai vu ces trois fi gures-là et que je connais leurs noms. Celui de gauche est aussi bon sujet que brave , je l'avais fait caporal , il a dû faire son chemin depuis. J'ai donné quelque part une pipe au clairon. Quant au 3e, c'est un remplaçant , il est pratique, mais vaillant, et lorsqu'on l'a mis à la salle de police pour une bordée, on l'en a fait sortir , car il se bat si bien ! Enfi n... je suis aussi touché de votre souvenir que ravi de voir qu'il y a encore un pinceau pour conserver à nos neveux le type de ce soldat français que nous connaissons et que nous aimons... » – LOUISE D'ORLÉANS, REINE DES BELGES. Lettre autographe signée à la duchesse de Nemours, Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary. Palais de Laeken, 26 avril 1840. 4 pp. in-8. Voeux de bonheur écrits le jour même da sa correspondante avec le duc de Nemours : « ... Je joins à ces lignes une bague moins massive que celle que je vous ai déjà donnée, et que vous pourrez plus facilement porter toujours. Elle associera mon souvenir à celui d'un jour qui vous sera, je l'espère, toujours de plus en plus cher... » – JOINVILLE (François d'Orléans, prince de). Lettre autographe signée. S.l.n.d. 1 p. in-8. « A pas pu avoir de loge pour ce soir. Vous êtes libre. Allez. Je vais passer une jolie mi-carême. Tout le monde boude, Vatout [l'homme politique Jean Vatout], Tan malade [surnom du duc de Nemours], les princesses grognon. Bonjour réjoui... » – MONTPENSIER (Antoine d'Orléans, duc de). Lettre autographe signée à une duchesse. Palais d'Orléans à Sanlúcar de Barrameda (près de Cadix), 3 pp. 1/4 in-8. Belle lettre de remerciements pour des condoléances après la mort de son père le roi Louis-Philippe Ier, et exprimant des inquiétudes sur la santé de sa soeur Louise, reine des Belges, qui allait mourir quelques jours plus tard. Le duc de Montpensier avait épousé l'infante d'Espagne Marie- Louise-Fernande de Bourbon, et vivait en Espagne depuis 1848. – NEMOURS (Louis d'Orléans, duc de). Lettre autographe signée à son père le roi LOUIS-PHILIPPE Ier. S.l., 3 mars 1843. 2 pp. 1/2 in-12. Relative à des aménagements dans la ville du Havre. – ORLÉANS (Ferdinand-Philippe d'Orléans, duc d'). Lettre autographe signée de ses initiales à monsieur Guérard, professeur de mathématiques des enfants de Louis-Philippe Ier. S.l., « samedi soir ». 3/4 p. in-12 AVEC CROQUIS ORIGINAUX. « Nous, sabreur, spadassin, bâtoniste, savatier, & tireur de fl éau, invitons le sieur Guérard, professeur d'escrime appliquée aux mathématiques, à se rendre demain à 11 heures & demie au quartier de Panthemont, rue de Bellechasse, pour s'y faire donner un gilet par son très humble & très obéissant serviteur... » – SAXE-COBOURG (Clémentine d'Orléans, future princesse de). Lettre autographe signée « Clémentine d'Orléans » à sa mère la reine Marie-Amélie. Bruxelles, 13 avril 1833. 2 pp. in-4. Récit de deux jours de son séjour en Belgique où elle rendait visite à sa soeur Louise, première reine des Belges depuis le mois d'août de l'année précédente. Elle raconte notamment une anecdote dans laquelle, lors d'un repas, son frère le duc de Nemours joua un tour à l'assistance en criant qu'une dépêche venait de lui annoncer un « événement » révolutionnaire à Paris. – WURTEMBERG (Marie d'Orléans, future duchesse de). Lettre autographe signée à une dame. Palais de Laeken, 25 juillet 1833. 2 pp. 1/2 in-12. Elle annonce la naissance du premier enfant que sa soeur, la reine de Belgique Louise d'Orléans, venait de mettre au monde – l'enfant, Louis-Philippe de Belgique, mourrait l'année suivante. La soeur du roi Louis-Philippe Ier – ORLÉANS (Adélaïde d'). Lettre autographe. Vienne [en Autriche], 29 août 1835. 1 p 1/2 in-12. IMPORTANTE LETTRE RELATANT UNE ENTREVUE AVEC METTERNICH où celui-ci approuva le tournant autoritaire de la monarchie de Juillet après l'attentat de Fieschi : « Ainsi, j'ai tout espoir, ajoutait Mr de Metternich, que l'ère nouvelle qui commence pour la France, produira des résultats durables, et si je les crois tels à l'avance, c'est qu'ils sont fondés cette fois sur une réaction conservatrice dont votre Gouvernement semble bien apprécier la portée. 1830 et 1835 seront deux époques immenses dans l'histoire. Une attaque insensée aura renversé un trône en 1830, une défense juste et énergique en aura fortifi é un en 1835. Voilà ce que c'est que de bien connaître la valeur des temps , tout est là, en politique et personne ne possède mieux que le roi cette science sans laquelle il n'y a que fautes et désordres." » Le ministre de l'Intérieur Adolphe Th iers, qui voulait en fi nir avec l'agitation populaire et républicaine, avait déjà pris une série de mesures pour limiter la liberté d'association et prévenir toute action contre la sûreté de l'État (avril 1834). À la suite de l'attentat de Fieschi contre Louis-Philippe Ier (28 juillet 1835), il fi t passer des lois restreignant la liberté de la presse et réorganisant les cours d'Assises (septembre 1835). – Femme de tête, la princesse Adélaïde d'Orléans (1777-1847) joua le rôle de CONSEILLÈRE POLITIQUE ÉCOUTÉE AUPRÈS DE SON FRÈRE le duc d'Orléans puis roi des Français Louis-Philippe Ier. La belle-soeur de la reine Marie-Amélie – DEUX-SICILES (Marie-Isabelle d'Espagne, reine des). Lettre autographe signée, en italien, à son fi ls le prince de Capoue Charles-Ferdinand de Bourbon-Siciles, en italien. Naples, 13 janvier 1841. 1 p. in-4, transcription et traduction jointes. Lettre déchirante pour le faire renoncer à sa mésalliance. Le prince de Capoue Charles de Bourbon-Siciles, qui avait en 1836 contracté une union avec une Irlandaise sans le consentement du roi son frère, fut exclu de la succession au trône des Deux-Siciles. Il vivait alors en exil à Malte avec son épouse. LA REINE DES DEUX-SICILES ÉTAIT AUSSI LA BELLE-MÈRE DE LA DUCHESSE DE BERRY : l'infante d'Espagne Marie-Isabelle était la seconde épouse du roi François Ier des Deux-Siciles, donc la belle-mère de la duchesse de Berry (issue du premier mariage du roi) et la belle-soeur de la reine Marie-Amélie (mère du duc d'Aumale). L'épouse du duc d'Orléans – ORLÉANS (Hélène de Mecklembourg-Schwerin, duchesse d'). Lettre autographe signée à une dame. Palais de Saint-Cloud, 18 octobre 1841. 1 p. in-8. « Je suis heureuse... d'avoir pu être, de concert avec mon frère le duc d'Aumale, votre interprète auprès du roi et de ma famille... » La princesse de Mecklembourg-Schwerin avait épousé le duc d'Orléans Ferdinand-Philippe d'Orléans.

FAMILLE D'ORLÉANS. Ensemble de 13 lettres. Le roi – LOUIS PHILIPPE Ier. Lettre autographe signée de ses initiales en deu…
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N° 60
AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Lettre signée avec corrections autographes et apostille autographe signée de 7 lignes, adressée au gouverneur général de l'Algérie le maréchal BUGEAUD. Au bivouac à Dar El Beïda, 7 mai 1846. 2 pp. 2/3 in-folio, avec apostille autographe du destinataire. LONG ET IMPORTANT EXPOSÉ STRATÉGIQUE. « ... LORSQU'ABD EL KADER PARAISSAIT DÉCIDÉ À SE MAINTENIR LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE DANS LES OULED NAÏL et à prendre ensuite pour base d'opérations l'Ouennougha et le Jurjura, je pensais qu'il importait d'agir avec des forces considérables dans le premier de ces groupes de montagnes. En eff et, il me semblait utile d'enlever à l'ennemi un de ses points d'appui, et aussi d'avoir immédiatement des troupes sous la main pour marcher sur Abd el Kader dans le cas d'un mouvement de sa part vers le Nord-Est AUJOURD'HUI, ABD EL KADER EST EN PLEINE RETRAITE VERS L'OUEST , ses plus chauds partisans nous demandent l'aman [mot arabe signifi ant protection, sauf-conduit accordé à un ennemi ayant fait sa soumission] , toutes les résistances tombent. Les circonstances sont donc changées et l'expédition de l'Ouennougha a perdu de son actualité. Elle n'en reste pas moins utile comme toute opération qui ramène à la soumission une partie du pays , mais elle se complique d'une diffi culté assez sérieuse qui tient à la position géographique de cette contrée, aux habitudes et aux relations de ses habitants. Les montagnes de l'Ouennougha ne sont qu'un chaînon de la Grande Kabylie , toutes les fois qu'une colonne y pénètre, une grande partie de ses habitants va demander un refuge chez les béni Yala et autres. Il faut aller les chercher dans cet asyle, ou s'arrêter devant les rassemblements kabyles qui les protègent. Si l'on s'abstient, on ne peut obtenir que la soumission incomplète d'une partie du pays. Il me semble qu'il y aurait à entreprendre une tâche plus utile, ou du moins plus conforme à nos besoins actuels , ce serait le commencement d'ÉTABLISSEMENT DU POSTE-MAGASIN DE L'EST. L'OCCUPATION D'UNE POSITION DANS CETTE RÉGION ME PARAÎT INDISPENSABLE AU MAINTIEN DE LA TRANQUILLITÉ DANS LE HAMZA ET L'EST DU TITERY , PEUT-ÊTRE SUFFIRA-T-ELLE À FAIRE CESSER L'INSOUMISSION DE L'OUENNOUGHA. Enfi n ce serait une base d'opération essentielle pour les opérations sérieuses et longues que l'on sera forcé de faire un jour dans la Kabylie. Nous avons, en ce moment, sous la main dans l'Est, un homme qui, par ses qualités militaires et son intelligence me paraît éminemment propre à commencer une création de ce genre , c'est M. le colonel Mollière [le futur général Pierre-Alexandre-Jean Mollière]... » Le duc d'Aumale entre ensuite dans les détails de ses propositions.

AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Lettre signée avec corrections autographes et apostille autographe signée de 7 lignes,…
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N° 61
AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Lettre autographe signée AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE JULES GRÉVY. Chantilly, 11 juillet 1886. 1 p. in-folio, enveloppe. CÉLÈBRE LETTRE OUVERTE AYANT MARQUÉ L'HISTOIRE DU ROYALISME EN FRANCE. PROTESTATION DU DUC D'AUMALE À L'ÉGARD DE LA LOI CONTRE LA FAMILLE ROYALE LE RADIANT DE L'ARMÉE. Après les brillantes festivités qui accompagnèrent le mariage de la princesse Marie- Amélie d'Orléans (14 mai 1886), les Républicains manifestèrent une grande inquiétude devant l'agitation qui souleva les milieux royalistes. Une loi fut votée le 22 juin 1886 pour interdire le territoire aux chefs des familles ayant régné sur la France, ainsi qu'à leurs héritiers directs, de même que pour leur interdire tout mandat électif et toute fonction publique dans l'administration et dans l'armée. Cette loi entraînait la radiation des cadres de l'armée du duc d'Aumale et du duc de Nemours (généraux de division), du duc de Chartres (colonel), du comte de Paris (lieutenant-colonel). LA PRÉSENTE LETTRE ENTRAÎNA LE GOUVERNEMENT À CONDAMNER DÈS LE LENDEMAIN LE DUC D'AUMALE À UN NOUVEL EXIL. « Il y a trois ans, sans prétexte, sans précédent, vous m'avez infl igé la plus sévère des peines disciplinaires [un décret gouvernemental l'avait placé le 26 février 1883 en non-activité par retrait d'emploi]. J'ai gardé le silence. Il ne me convenait pas de rompre un lien qui, s'il me retenait dans votre dépendance, me rattachait à l'armée française. Aujourd'hui, en me faisant rayer des contrôles, vous me dégagez de cette contrainte, mais vous touchez à la charte de l'armée. Sans tenir compte des titres acquis à la guerre ou garantis par la loi, VOS MINISTRES VONT FRAPPER, jusque dans le cadre de réserve des armées de terre et de mer, DES HOMMES SANS REPROCHE, HONORÉS PAR LEURS SERVICES ET PAR UN DÉVOUEMENT LÉGENDAIRE À LA PATRIE. Je laisse à mes conseils le soin de défendre par des arguments de droit une cause qui est celle de tous les offi ciers. QUANT À MOI, DOYEN DE L'ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL, AYANT REMPLI, EN PAIX COMME EN GUERRE, LES PLUS HAUTES FONCTIONS QU'UN SOLDAT PUISSE EXERCER, IL M'APPARTIENT DE VOUS RAPPELER QUE LES GRADES MILITAIRES SONT AU-DESSUS DE VOTRE ATTEINTE, et je reste le général H. d'Orléans, duc d'Aumale. » Lettre publiée notamment dans Le Duc d'Aumale et ses soeurs, Louise d'Orléans reine des Belges, Clémentine d'Orléans, duchesse de Saxe-Cobourg et Gotha. Correspondance. Évreux, Imprimerie Charles Hérissey, 1910, appendice IV, p. 369.

AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Lettre autographe signée AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE JULES GRÉVY. Chantilly, 11 juil…
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N° 62
AUMALE (Henri d'Orléans, duc d') et autour. 15 lettres et pièces. Années 1830-1877. Rares manuscrits d'enfance du duc d'Aumale – 2 manuscrits autographes signés en tête. S.d. THÈME LATIN SUR LA QUESTION DES RAPPORTS ENTRE JUSTICE ET MORALE, notamment pour les personnages publics (1/2 p. infolio, en apostille : « Place : troisième ») et VERSION GRECQUE SUR LE RÉCIT DU MYTHE D'HERCULE à la croisée des chemins (1/2 p. in-folio, en apostille : « Place : quatrième »). Après avoir pris ses premières leçons à domicile avec ses frères, notamment sous le préceptorat d'Alfred Auguste Cuvillier- Fleury, le jeune duc d'Aumale suivit des cours au collège Henri IV, et étudia tôt le grec et le latin, travaillant à des thèmes et des versions dès 1831. Il se révéla un élève doué, et il semble que le solide enseignement qu'il reçut alors, auprès d'hommes de qualité comme Victor Duruy ou Jules Michelet, semble avoir déterminé son goût pour l'histoire et les Lettres – qui trouverait un prolongement dans sa pratique bibliophilique. « Pouvoir me retrouver encore à la tête de soldats frrrançais... » – Lettre autographe signée [à son ami et ancien professeur de mathématiques Guérard]. Orleans House à Twickenham, « 7 mars » [1855 d'après une note postérieure]. BELLE LETTRE DÉCRIVANT SA VIE D'EXILÉ : « ... Votre chambre est prête. Vous trouverez de nombreux improvements : un calorifère, une salle de bains et votre approvisionnement d'eau de Vichy intact... La reine est à Saint-Léonard où elle continue de se rétablir [la reine de Belgique Clémentine d'Orléans, soeur du duc d'Aumale, alors en visite en Angleterre et qui, malade, se reposait dans la station balnéaire de Saint-Leonards près de Hastings]... J'ai manqué me casser la cuisse en roulant avec mon cheval... Je travaille et m'entretiens en high spirits... » Avec, pour fi nir, cette belle profession de foi : « ... TOUT CE QUE JE DEMANDE À DIEU, C'EST DE POUVOIR ME RETROUVER ENCORE À LA TÊTE DE SOLDATS FRRRANÇAIS , VOUS SAVEZ QUE JE SUIS CHAUVIN, AUTREMENT QUE DU BOUT DES LÈVRES... » (3 pp. in-8). « On chassera à tir à Chantilly... » – Lettre signée au général Pierre-Joseph Jeanningros. Chantilly, septembre 1877. « On chassera à tir à Chantilly les 6, 20 et 27 octobre , 3, 11, 17 et 24 novembre. Vous me feriez grand plaisir de choisir, pour y venir, un jour qui puisse s'accorder avec vos projets et vos occupations... » (1 p. in-12, en-tête imprimé « Chantilly »). – [AUMALE (Henri d'Orléans, duc d')]. Portrait photographique. Cliché Eugène Appert à Paris, 1878. Tirage 224 x 171 mm, monté sur carton fort avec légende imprimée. Provient de la célèbre Galerie contemporaine. – AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Portrait photographique avec mention autographe signée au recto, datée du daté du 30 décembre 1887. Cliché Alphonse Liébert à Paris. Tirage de format 143 x 97 mm, monté sur bristol imprimé de format 163 x 106 mm. – AUMALE (Henri d'Orléans, duc d'). Lettre sur l'histoire de France. Paris, H. Dumineray, 1861. Plaquette in-8, 31-(1 blanche) pp., brochée. RARE ÉDITION ORIGINALE DE CETTE LETTRE OUVERTE AU PRINCE JÉRÔME NAPOLÉON, pamphlet apologétique en réponse à un discours de celui-ci au Sénat mettant en cause la famille royale. L'édition fut saisie et l'imprimeur condamné par le pouvoir impérial. – 5 PAMPHLETS IMPRIMÉS EN RÉPONSE À CETTE LETTRE DU DUC D'AUMALE, également parus en 1861 : La Brochure du duc d'Aumale (position offi cielle), Lettre d'un Français à M. Henri d'Orléans par Étienne Moreau de Bauvière (position plutôt bonapartiste), Réponse à Henri d'Orléans par Michel-Marie de Pomereu (position légitimiste), Réponse à la lettre écrite par Henri d'Orléans par Henri Ternaux-Compans (position orléaniste), La Vraie réponse au duc d'Aumale (position plutôt démocrate). – AUMALE (Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, duchesse d'). Lettre autographe signée à Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury. S.l., 26 mars 1848. 1 p. in-12. Un portrait lithographié joint. BELLE LETTRE ÉCRITE PEU APRÈS LA RÉVOLUTION DE FÉVRIER QUI RENVERSA LOUIS-PHILIPPE IER : « Je profi te d'une occasion sûre... pour vous dire combien j'ai pensé à vous depuis ces derniers événements, combien vous plains et combien je compte toujours sur votre bonne amitié qui est si bien réciproquée par moi : je ne saurais vous dire tout ce que j'ai éprouvé depuis un mois... il vaut mieux ne pas revenir sur le passé : quant à moi je jouis de pouvoir être de quelque utilité à mon mari, à mon enfant, et je suis heureuse dans mon petit intérieur... » ÉPOUSE DU DUC D'AUMALE, Marie-Caroline de Bourbon-Siciles était la nièce de la reine Marie-Amélie, et était donc la cousine germaine de son mari. – L'écrivain Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury (1802-1887), après avoir servi Louis Bonaparte en qualité de secrétaire particulier, passa un temps au service de la famille d'Orléans dont il resta proche : il fut le précepteur puis le secrétaire des commandements du duc d'Aumale. C'est Cuvillier- Fleury qui, académicien, recevrait le duc d'Aumale sous la Coupole en 1880. – LEBLANC (Léonide). Lettre autographe signée. S.l., « dimanche 4 heures » [janvier 1886]. RENDEZVOUS GALANT : « Je croyais que vous viendriez tantôt vers 2 h. 1/2, mais point ne vous ai vu ! Vous avez sans doute attendu un mot de moi, mais je n'ai pas eu le temps de vous écrire et d'ailleurs je ne croyais pas que cela fût nécessaire puisque je vous attendais... Je n'ai plus une minute d'ici à la première du Fils de famille [la pièce Un Fils de famille, de Bayard et Biéville, reprise le mardi 2 février 1886, dans laquelle elle interpréta un rôle]... Voulezvous venir dimanche prochain vers 2 heures. Je ne vous dis pas de venir mercredi de 5 h. 1/2 à 7 h. puisque vous êtes mal avec Tiercelin [l'écrivain Louis Tiercelin] que je vois assez souvent. Je suis curieuse de savoir ce que vous avez eu ensemble. Si vous ne craignez pas de le rencontrer, venez samedi si vous voulez , je n'épouse pas les querelles que je ne connais pas, vous avez trop d'esprit pour ne pas le comprendre. Un mot pour me dire ce que vous décidez. Mille et mille choses aimables... » (3 pp. in-8). MAÎTRESSE DU DUC D'AUMALE ET DE CLEMENCEAU, LÉONIDE LEBLANC (1842-1894) dut à son éclatante beauté et ses excentricités une double carrière d'actrice et de demi-mondaine. – DUVAL (Charles). Lettre autographe signée. Palais-Bourbon, 9 mars 1843. L'architecte demande pour le compte du duc d'Aumale à emprunter des charriots du mobilier royal afi n de faire transporter à Chantilly, des « corps d'armoire renfermant de riches harnais » (1 p. in-folio). Le Palais-Bourbon appartenait encore pour partie au duc d'Aumale, qui le vendrait à l'État en juillet 1843.

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N° 64
HISTOIRE. XIXe siècle. Ensemble d'environ 70 lettres et pièces. François ARAGO (2 L.A.S., 1827 et s.d.), Paul BERT (L.A.S., 1883, évoquant Marcellin Berthelot), la duchesse de BROGLIE Albertine de STAËL (3 L.A.S. de la fi lle de madame de Staël à son amie Télésie de Girardin, Coppet, 1823, condoléances après la mort du mari de celle-ci, Louis Pépin de Belle-Isle, quelques semaines après leur mariage), Philippe-Joseph-Benjamin BUCHEZ (L.A. en qualité de président de l'Assemblée nationale constituante, vers mai 1848), Sadi CARNOT (L.A.S., 1876), Jean CASIMIRPÉRIER (2 L.A.S., s.d.), Édouard DRUMONT (une lettre et 2 cartes A.S., s.d., 1890, 1892, évoquant La France juive , une lettre et 3 cartes A.S. concernant un directeur de prison pour jeunes détenus qui appartient à la franc-maçonnerie , L.A.S., 1887, pour obtenir des renseignements sur le séjour en Allemagne d'une personnalité juive durant la guerre franco-prussienne , L.A.S., 1887, citant le Journal des Goncourt , L.A.S., s.d.), l'évêque d'Orléans Félix DUPANLOUP (L.A.S. à un ministre, 1849, un angle découpé, accompagnant l'envoi de son ouvrage De la Souveraineté temporelle du pape et citant le prince Louis-Napoléon Bonaparte : « ... J'ai essaié de défendre, selon mes forces, une grande et sainte cause, indignement outragée , mais à laquelle la France a témoigné une profonde et immense sympathie. J'ai invoqué plusieurs fois dans cet écrit le nom, l'autorité et les nobles paroles du président de la République française : tous les catholiques de France ont applaudi à son langage et à ses sentiments... », 8 L.S., 1857-1877 , apostille signée sur la supplique d'un maître répétiteur du lycée d'Orléans adressée au ministre de l'Instruction publique, s.d. , joint, son faire part de décès), Armand FALLIÈRES (L.A.S., 1882), le ministre de l'Instruction publique Alfred de FALLOUX (2 L.S., 1849), le futur président de la République Félix FAURE (L.A.S., 1879), l'évêque d'Orléans et homme politique Jean-Jacques FAYET (L.A.S., 1847), Jules FERRY (6 L.A.S., s.d., dont une annonçant ses fi ançailles), Léon GAMBETTA (L.S. en qualité de président de la Chambre des députés adressée au ministre de l'Intérieur, 1879), Jules GRÉVY (L.A.S. en qualité de président de la Chambre des députés adressée au commissaire général de l'Exposition universelle de 1878 le sénateur Jean-Baptiste Krantz, 1876, au sujet d'un architecte pour l'exposition), le député Florent GUILLAIN (L.A.S., 1904), François GUIZOT (L.A.S., 1850, recommandation en faveur de l'entrée du médecin Victor Coste à l'Académie des Sciences , 2 L.A.S., 1833 et 1867 , une L.A.S. incomplète du début), Henri-Dominique LACORDAIRE (L.A.S. à Albert Du Bouchet de Sourches, épouse du diplomate Auguste Ferron de La Ferronays, 1840, concernant la princesse Borghèse mère et une action de soutien en faveur des Polonais opprimés par les Russes), le maréchal Patrice de MACMAHON (L.S. en qualité de gouverneur général de l'Algérie, s.d.), le directeur du journal Le Gaulois Arthur MEYER (L.A.S. à un artiste, s.d., concernant l'illustration d'un livre de Paul Bourget), Alexandre MILLERAND (3 L.A.S., 1885-1897 et s.d.), la célèbre courtisane marquise de PAÏVA Esther Lachmann (2 L.A.S., 1867), le magistrat Oscar PINARD (2 L.A.S. et une L.S., 1848 et s.d.), Eugène-René POUBELLE (L.S., 1891), Claude-Philibert Barthelot de RAMBUTEAU (L.A.S., s.d., joint 2 L.A.S. d'un autre comte de Rambuteau, probablement son père), Henri ROCHEFORT (L.A.S., 1875, concernant l'ouvrage qu'il allait publier l'année suivante avec Olivier Pain, intitulé Voyage aux antipodes , L.A.S. à la comtesse de Loynes, 1887, concernant ses travaux journalistiques , L.A.S., 1870 , manuscrit A.S., incomplet du début, sur le journalisme), SCIENCES PO (2 L.A.S. de son fondateur Émile Boutmy, 1875 et s.d.), Jules SIMON (3 L.A.S. et une L.S., 1875 et s.d.), Adolphe THIERS (5 L.A.S., 1833-1876 et s.d.).

HISTOIRE. XIXe siècle. Ensemble d'environ 70 lettres et pièces. François ARAGO (2 L.A.S., 1827 et s.D.), Paul BERT (L.A.…
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N° 65
BAINVILLE (Jacques). Correspondance de 26 lettres autographes signées à l'historien, écrivain et journaliste Christian Melchior-Bonnet, alors conseiller littéraire chez Flammarion. 1925-1935. « MAURRAS ME DEMANDE – chose qu'il m'est impossible de retrouver – où a paru il y a environ un mois LE RÉCIT D'UNE CONVERSATION DE TAINE À QUI L'ON DEMANDAIT QUEL SORT IL EÛT VOULU POUR LA FRANCE ET QUI RÉPONDAIT : "CELUI D'UNE RÉPUBLIQUE ITALIENNE."... » (août 1934). – « Je suis très touché de la peine que vous avez prise de m'écrire. Évidemment ce qui a dû intéresser Maurras dans ce mot introuvable c'est qu'il a senti un écho de son propre goût "municipal". Sur ce point, quand nous en disputons, je fi nis toujours par lui dire qu'il préfère Florence à Rome... » (9 août 1934). – « ... Maurras a retrouvé le mot de Taine qui l'intéressait tant. Il a été cité par Hanotaux dans la Revue de France... J'ai reçu de M. [André] Chevrillon une lettre qui m'a beaucoup touché à propos de la menace allemande » (1er septembre 1934). Il évoque également la préparation et la publication de ses ouvrages LOUIS II DE BAVIÈRE, NAPOLÉON, VIE DE NAPOLÉON, BONAPARTE EN ÉGYPTE, HISTOIRES DES DEUX PEUPLES. – Etc. JOINT, 3 lettres autographes signées de la veuve de Jacques Bainville (1938 d'après des notes d'une autre main), 2 coupures de presse, un brouillon manuscrit de réponse à Jacques Bainville.

BAINVILLE (Jacques). Correspondance de 26 lettres autographes signées à l'historien, écrivain et journaliste Christian M…
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N° 66
BAINVILLE (Jacques). 2 manuscrits autographes signés de ses initiales. ARTICLES POLITIQUES ET DIPLOMATIQUES INCISIFS ET CRITIQUES SUR L'ALLEMAGNE NAZIE. – « SI C'ÉTAIT VRAI ! » : « Rien de plus ridicule, à la voir de loin, qu'une opposition systématique. Celle des nazis dépasse déjà l'absurde, toutes les bornes du genre. Ils s'étaient déjà faits contre Hindenburg, Schleicher et Papen [le président Paul von Hindenburg et les chanceliers Kurt von Schleicher et Franz von Papen], les champions du régime parlementaire, de la Constitution de Weimar, de la liberté de la presse, etc... Ils soutiennent maintenant que la politique extérieure du Gouvernement des généraux et des barons a été désastreuse, qu'elle a ranimé la méfi ance de l'étranger et reconstitué, ou peu s'en faut, une coalition contre l'Allemagne. Si seulement les nazis pouvaient dire vrai ! Si l'on pouvait donner à la note du Gouvernement britannique ce sens que l'Angleterre adresse au militarisme prussien un sérieux : "Halte là !"... Va-t-on prendre les hitlériens pour des pacifi stes parce qu'ils disent, en haine de Papen, que les barons viennent d'humilier le peuple allemand ?... » (probablement 1932, 2 pp. 1/2 in-8). – « Révélation » : « Donc, avec ou sans permission, l'Allemagne s'armera. La Conférence de Genève s'est trouvée devant cette révélation. Puisqu'elle siégeait en dépit de l'établissement du régime hitlérien, il fallait bien que, par quelque chose, Hitler se révélât à un comité qui continuait à délibérer à peu près comme le Congrès de Vienne, après le retour de l'île d'Elbe, eût poursuivi ses travaux sans tenir compte de Bonaparte. L'Allemagne est en rupture de ban... Croyait-on que... l'Allemagne hitlérienne, le troisième Reich, s'en tiendrait là ?... » (1933, 2 pp. in-8). JOINT : une coupure de presse portant le texte de l'article « Révélation » (L'Action française, 13 mai 1933) , une lettre autographe signée d'un journaliste de L'Action française (1929).

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N° 67
HISTOIRE. XXe siècle. Ensemble d'environ 70 lettres et pièces. ALBERT Ier DE BELGIQUE (carte A.S., 1919), ALPHONSE XIII D'ESPAGNE (carte signée, 1927), Vincent AURIOL (carte de visite A.S.), Léon BLUM (3 L.A.S., soit 2 relatives à son activité littéraire et une à son activité politique), Joseph CAILLAUX (4 L.A.S. et une L.S., 1899-1928), une assignation à témoin adressée à un employé du Figaro dans l'aff aire de l'assassinat de Gaston Calmette par Mme CAILLAUX (1914), le préfet de Police Jean CHIAPPE (une carte A.S. et 2 L.S., 1928-1932, dont une recommandation en faveur du journaliste et futur ambassadeur et ministre de Pétain Fernand de Brinon), Edgar COMBES (2 L.A.S. et une L.S., 1901-1902), Émile COMBES (7 L.A.S. et une carte de visite autographe, 1904-1909 et s.d.), l'avocate et femme de lettres féministe Manon CORMIER (L.S., 1936, belle évocation de la féministe Marguerite Durand qui venait de mourir), René COTY (L.S., 1954), Paul DESCHANEL (11 L.A.S., dont 8 à Louis Barthou, 1895-1921 et s.d., et manuscrit A.S., 1901), Paul DOUMER (L.A.S. et L.S., 1931), Gaston DOUMERGUE (L.S., 1924), le maréchal Louis FRANCHET d'ESPÈREY (L.S., 1937), Ferdinand FOCH (L.A.S. au général Henri Gouraud, 1922, pour recommander le fi ls du général Massenet qui va construire une usine en Syrie , L.A.S., 1923), le diplomate André FRANÇOIS-PONCET (L.A.S., 1934, et belle carte A.S., 17 juillet 1939 : « ... Les moeurs actuelles ne permettent plus aux pays démocratiques d'avoir une diplomatie. À quoi bon, du reste, quand on a en face de soi un paranoïaque [Staline] et un syphilitique avancé [Hitler] ? L'histoire se confond avec les manifestations individuelles de deux anormaux ! C'est comme aux temps de Caracalla et de Néron !... »), le général Joseph GALLIENI (3 L.A.S., 1891-1915), le cardinal Pietro GASPARRI, futur signataire des accords du Latran qui réglait les rapports entre l'État du Vatican et l'État italien (L.S. au ministre des Aff aires étrangères français Denis Cochin, 1917, concernant le sort de quelques prisonniers allemands), le général Augustin GÉRARD (L.A.S., 1914, belle lettre sur Gallieni dont il fut le chef d'état-major à Madagascar, « ... Je voudrais bien que le gal Gallieni soit maintenu après la limite d'âge , c'est l'intérêt de l'armée, car c'est le seul vrai cerveau que nous ayons boulevard des Invalides... »), le général Henri GOURAUD (carte de visite autographe), le diplomate et historien Gabriel HANOTAUX (L.A.S. évoquant « le "péril jaune" »), le maire de Lyon Édouard HERRIOT (L.S., 1930), le préfet Pierre JOUHANNAUD, qui fut en 1919 directeur des Aff aires civiles du Palatinat occupé (L.A.S., 1919), Albert LEBRUN (P.S. en qualité de président de la République contresignée par le ministre des Postes André Mallarmé, 1934), Émile LOUBET (2 L.A.S., 1910 et 1916), Hubert LYAUTEY (L.A.S., 1912, évoquant le Maroc , L.S., s.d., annonçant son départ pour « les manoeuvres de Champagne »), la grande-duchesse de Russie MARIA (L.A.S. à la couturière madame Grès, 1986, pour la remercier d'un cadeau), Jacques MASSU (L.A.S., 1979, évoquant son désir de faire un pèlerinage en Israël, et sa femme décédée, la résistante Suzanne Rosambert), Charles MAURRAS (3 L.A.S., 1926-1930), Pierre MENDÈS FRANCE (L.S., 1963), François MITTERRAND (L.S. en qualité de ministre de la France d'outre-mer, 1950), le général Paul PAU (L.A.S., 1912), le maréchal Philippe PÉTAIN (L.A.S. au gouverneur général de l'A.O.F. Jules Carde, 1925, évoquant son voyage en Afrique, et recommandant le fi ls d'un ami qui part bientôt dans ces régions), Raymond POINCARÉ (2 L.A.S., 1902 et 1923), le président du Conseil Alexandre RIBOT (L.A.S., 1917), l'ancienne prostituée à l'origine de la fermeture des maisons closes en 1946 Marthe RICHARD (L.S., 1954, sur les « enquêtes offi cieuses » déclenchées à son sujet concernant sa participation à la Résistance), Maxime WEYGAND (L.A.S. à un professeur, 1929, concernant les rapports entre la France et la Pologne où Weygand avait rempli une mission dans ce pays en juilletaoût 1920). – PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : adresse collective d'hommage au directeur du Telegraf pour son courage et son indépendance en faveur de « la cause du droit et de la liberté » (1915, signée par le géographe Raoul Blanchard, le médecin et biologiste André Chantemesse, le compositeur Gustave Charpentier, etc.). JOINT, 3 PIÈCES CONCERNANT LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE : une copie dactylographiée de l'époque du message de démission de Charles de GAULLE qu'il diff usa par écrit mais ne prononça pas à la radio à la demande du président Vincent Auriol (puissante dénonciation des faiblesses de la IVe République) , un tract imprimé appelant Charles de GAULLE à renoncer à se rendre à Nice pour le centenaire du rattachement à la France en raison de la personnalité du maire de la ville, Jean Médecin, accusé de collaboration durant la Seconde guerre mondiale et adversaire déclaré du général , une L.A.S. de SON ÉPOUSE Yvonne Vendroux (1958).

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N° 68
[MASSÉNA (André)] KOCH (Frédéric). Mémoires de Masséna rédigés d'après les documents qu'il a laissés et sur ceux du dépôt de la guerre et du dépôt des fortifications. Paris : Paulin et Lechevalier, Rousseau, 1848-1850. — 7 volumes in-8, 203 x 130 : (2 ff.), CXXIII, 311 pp., (1 f.) , (2 ff.), 544 pp. , (2 ff.), 508 pp. , (2 ff.), 400 pp. , (2 ff.), 448 pp., (2 ff.) , (2 ff.), 451 pp., (2 ff.) , (2 ff.), 614 pp., (1 f.), 3 tableaux. Demi-veau bleu-vert, dos lisse orné, initiales C.A. dorées en bas du dos (reliure de l'époque). Édition originale extrêmement rare des mémoires du maréchal André Masséna (1758-1817) rédigés par le général Frédéric Koch (1782- 1861). Il s'agit d'un ouvrage purement historique, destiné avant tout aux militaires. On y trouve décrites toutes les campagnes que Masséna conçut et exécuta en tant que général en chef de Napoléon et non en qualité de lieutenant, couvrant ainsi 23 années de la vie militaire de ce célèbre personnage. Le premier volume débute par une longue Notice sur la vie et les campagnes de Masséna et chaque volume se termine par les pièces justificatives. Exemplaire d'Anatole Chatelain (1817-1898), chef du bureau de la statistique des affaires étrangères, portant ce très bel envoi de l'auteur : « A Monsieur Anatole Chatelain fils du brave Lieutenant qui a exécuté spontanément la charge sur la digue de Porchil, à la tête de 20 dragons et qui par cette action a contribué au gain de la bataille d'Arcole. Témoignage d'estime et d'attachement de l'auteur. Gal Koch. » Sous cette dédicace a été ajouté un extrait d'article concernant l'ouvrage du capitaine Chatelain, père du dédicataire, intitulé Mémoire sur la colonisation d'Alger. Cet exemplaire est d'autant plus intéressant que le dernier tome est un volume d'épreuves comprenant plusieurs corrections de la main de l'auteur et quelques passages réécrits (premier tableau, pages 147, 148, 157, 158, 417 à 448, 593 et 594). Le faux titre et le titre du tome 4 ainsi que les 2 feuillets d'errata se trouvant dans le tome 5, sont également des tirages d'épreuves, sans correction. L'exemplaire a été également enrichi à la fin du second tome d'un plan gravé de la Bataille d'Arcole, comprenant un élément mobile. Manque l'atlas. Quelques frottements d'usage, légères craquelures aux charnières des volumes 2 et 7. Mouillures dans le premier volume. Mouillures et déchirures aux derniers feuillets du second volume. Notes de lecture marginales et traits au crayon dans le 3e volume, sans doute de la main de Chatelain car elles ont été apportées avant la reliure, certains mots ayant été légèrement coupés par le relieur. Le titre du tome 5 est celui du tome VII. Rousseurs.

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N° 69
LACROIX (Pamphile de). Mémoires pour servir à l'histoire de la révolution de Saint-Domingue. Paris : Pillet Ainé, 1819. —2 volumes in-8, 213 x 134 : xv, 416 pp. , (2 ff.), 350 pp., (1 f.), 1 plan, 1 carte, 1 tableau. Demi-maroquin rouge à long grain à coins, dos lisse orné, plats de papier maroquiné, ornés au centre du chiffre ML couronné, non rogné (reliure de l'époque). Sabin, 38495. Édition originale. Le lieutenant-général Pamphile de Lacroix (1774-1841) faisait partie de l'armée de Saint-Domingue, sous les ordres du général Leclerc. Il fut notamment chargé des négociations « qui entraînèrent les redditions de l'ouest et du sud, et la défection des trois quarts de l'armée de Toussaint-Louverture. » Dans cet ouvrage, il entreprend de donner la relation des événements qui se déroulèrent à Saint-Domingue depuis 1789 jusqu'en 1802 et qu'il vécut en partie personnellement durant les 13 mois qu'il passa sur l'île. Il puisa le reste de ses connaissances dans la correspondance du ministère de la Marine, dans les travaux de la commission d'enquête présidée par Garran de Coulon et dans de nombreux témoignages de français et de britanniques. Il s'agit de l'une des principales sources pour la connaissance des événements qui se déroulèrent dans cette île à cette période troublée. Plus que des mémoires, l'auteur propose une véritable étude générale de la révolution haïtienne en en retraçant les aspects politiques, sociaux et économiques. On trouve en tête une « Explication de quelques termes usités à Saint-Domingue » ainsi qu'une intéressante « Note relative à la population de couleur. » L'édition est illustrée d'un plan dépliant figurant le siège de la crête à Pierrot par l'armée française, et d'une belle et grande carte dépliante de l'île de Saint Domingue dressée spécialement pour l'ouvrage par le colonel et géographe Pierre Lapie (1777-1850). Elle compte également un tableau dépliant hors texte donnant l' « État général des forces de terre et de mer employées à l'expédition de Saint-Domingue, sous le gouvernement du capitaine-général Leclerc. » exemplaire de l'impératrice marie-louise, rélié à son chiffre doré sur les plats. Bel exemplaire à toutes marges, très bien conservé malgré de minimes trous de vers à deux charnières. Rousseurs à la grande carte dépliante.

LACROIX (Pamphile de). Mémoires pour servir à l'histoire de la révolution de Saint Domingue. Paris : Pillet Ainé, 1819. …
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N° 70
[SACRE DE NAPOLÉON]. Le Couronnement de Napoléon premier, empereur des français , ou relation historique des cérémonies, Fêtes et Réjouissances publiques Qui ont eu lieu à l'occasion du Sacre et du Couronnement de Leurs Majestés Impériales , Avec la Liste nominative des Fonctionnaires présens à cette Solemnité. Paris : Guerin, Barba, 1806. — In-8, 201 x 126 : 2 portraits, xxij, 438 pp., 1 portrait. Maroquin rouge, roulette et filet dorés en encadrement et fleuron doré aux angles sur les plats, dos lisse orné, roulette dorée intérieure, tranches dorées (Langard). Édition originale de ce rare ouvrage resté anonyme, donnant le récit complet « de la conduite de Bonaparte jusqu'au jour de son couronnement » avec le détail des cérémonies du sacre. Il se termine par un « Tableau de la situation de l'Empire Français » et par la longue « liste nominative des fonctionnaires Appelés à la Cérémonie du Sacre et du Couronnement. » L'édition est illustrée de 3 portraits gravés sur cuivre, ceux de Napoléon, de Joséphine et de Pie VII. Précieux exemplaire de présent, offert à l'un des participants à la cérémonie, le commandant Joseph Forel, du département de la Meurthe, dont le nom figure bien dans la « liste nominative », page 426. Il comporte cet ex-dono manuscrit sur la première garde blanche : « Donné par ordre de Napoléon Premier Empereur des françois & Roy d'Italie, à monsieur Joseph Forel, Membre du corps municipal, Juge supléant au tribunal de commerce, Colonel commandt en chef la garde nationale & Négociant à Nancy, Député commandant les Gardes du Département de la Meurthe au Couronnement à Paris. » Sous cet ex-dono a été ajouté, d'une autre main, les dates 1799-1815, correspondant au règne de Napoléon, surmontant une accolade et les armes impériales imprimées et collées. En regard a été collée une silhouette noire figurant le portrait de profil de Joseph Forel, avec cachet à son nom au verso. Cet exemplaire est d'autant plus intéressant qu'il fut relié à l'époque au nom de son destinataire par le relieur et libraire nancéien Claude Langard. Légers frottements aux coiffes. Petite mouillure dans la marge supérieure des 50 premières pages. Restauration de papier au feuillet 183.

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N° 71
BARTHÉLÉMY Douze journées de la Révolution Poèmes Paris : Perrotin, 1832 In-8, 203 x 126 : (2 ff.), viij pp., pp. 17-32, pp. 1-16, pp. 33-396, 12 planches Veau bleu nuit, plaque rocaille à froid entourée de filets dorés sur les plats, mention « Offert par l'Auteur » en lettres dorées au centre du premier plat, dos lisse orné, roulette dorée intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). Édition originale et premier tirage des 12 eaux-fortes hors texte de Raffet et des frères Johannot, gravées par Raffet, Friley et Pourvoyeur. L’ouvrage parut en douze livraisons, chacune reprenant une date historique de la période révolutionnaire : 20 juin 1789 : Le jeu de Paume. – 14 juillet 1789 : La Bastille. – 5 et 6 octobre 1789 : Le peuple aux Tuileries. – 10 août 1792 : Le peuple roi. – 2 et 3 septembre 1792 : Les Massacres. – 21 janvier 1793 : La mort de Louis XVI. – 31 mai 1793 : Les Girondins. – 9 Thermidor an 2 (27 juillet 1794) : La chute de Robespierre. – 1er prairial an 3 (20 mai 1795) : Le peuple à la Convention. – 13 vendémiaire an 3 (4 octobre 1795) : Bonaparte. – 18 brumaire an 8 (9 novembre 1799) : Saint-Cloud. Chaque poème est précédé d’une introduction et suivi de notes. Bel exemplaire en reliure de l'époque, portant sur le premier plat l'indication « Offert par l'Auteur » en lettres dorées. Reliure restaurée, gardes renouvelées. Mouillures claires. Le cahier 2 a été relié par erreur avant le cahier 1.

BARTHÉLÉMY Douze journées de la Révolution Poèmes Paris : Perrotin, 1832 In 8, 203 x 126 : (2 ff.), viij pp., pp. 17 32,…
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